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Réveil Communiste

UNITE COMMUNISTE Thèses pour le parti communiste de demain

22 Mars 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

Thèses pour le parti communiste de demain

                                              Appel à contribution

1/ Introduction aux thèses (quelques propositions)

 - Reconstruire et organiser le parti communiste révolutionnaire de demain pour qu’il œuvre par la classe ouvrière et non pas comme dans les expériences passées, pour la classe.

 - Pour une large participation des travailleurs producteurs de richesses,  au service de la collectivité.

 - Pour une nouvelle République faisant, dans les villes et les campagnes, une large part a l’organisation de contre pouvoirs nécessaires à l’exercice populaire de la démocratie ouvrant la voie au socialisme.

                                         _____________________________

La situation politique et l’évolution du salariat dans notre pays depuis la fin de la guerre mondiale sont liées à la progression du capitalisme mondial dans sa phase de concentration des moyens de productions et d’échanges, dans son pouvoir de domination par la finance. Depuis la disparition de L’URSS, quelles que soient ses erreurs, peu de forces se révèlent susceptibles aujourd’hui de contraindre ce capitalisme à une position défensive. Pendant les 70 ans d’existence du pouvoir soviétique les travailleurs du monde industrialisé ont pu forcer le patronat à concéder des avancées sociales considérables et les peuples opprimés ont reçu  très souvent un soutient à leur lutte de libération nationale. Depuis la disparition de cet Etat le capitalisme tente de reprendre ces concessions, c’est bien l’orientation  actuelle des Sarkozy, Lagarde et autres politiciens, agents objectifs de ce capitalisme vainqueur d’une bataille, mais laquais impuissants de sa crise permanente.

L’idéologie bourgeoise, pour pérenniser le système, tente de cultiver un rejet de la révolution ouvrière de 1917. Cette bourgeoisie s’essaie en vain, par exemple, de faire croire que le capitalisme est la fin de l’histoire, que toutes idées contraires sont vouées à l’échec etc. De pseudos philosophes ou historiens écrivent sans fin des mensonges sur le premier pouvoir ouvrier. Les dirigeants de Vilnius, Varsovie, Prague, tentent de faire interdire le mot même de communisme pendant que dans le même temps ils réhabilitent les anciennes ligues factieuses et anciennes divisions SS de leurs pays respectifs.

L’évolution du travail dans notre pays depuis une cinquantaine d’années est caractérisée par moins de travail industriel, (plus de 2 millions de postes perdus depuis les années 80 rien qu’en France au profit des pays moins développés).Dans la dernière période les délocalisations se multiplient dans les secteurs de l’automobile, de la chimie, de l’électronique etc.   Elles entraînent  chômage, et repliement sur soi, égoïsme (culture propre au capitalisme), elles poussent les travailleurs à s’opposer les uns aux  autres, pour la protection de leurs propres emplois. Le redéploiement de la main d’œuvre dans les activités tertiaires (qui sont aussi productrices de plus value) s’opère souvent au prix d’une déqualification, d’une précarisation et d’une sous rémunération dont sont victimes principalement les femmes, les jeunes et les immigrés.

Ces conditions matérielles et idéologiques sont présentent dans la culture sociale de notre nation et particulièrement dans le PCF. Pour échapper à la régression, notre parti se réfugie dans des positions sociétales et un électoralisme poussé, tendant à accepter toutes les alliances possibles pour la conservation de quelques postes. Cette position droitière pousse ces dirigeants à transformer le parti en aile gauche de la sociale démocratie, nous pensons que cette « transformation  / disparition » est arrivée à maturité et les présidentielles constitueront avec le congrès du parti le seuil de non retour. Cette situation explique aussi le refus des dirigeants de mettre en pratique les principes marxistes de batailles des classes sociales.

Pendant ce temps la classe ouvrière et l’ensemble des salariés voient leur niveau de vie s’amoindrir. Techniciens et petits cadres,  aristocratie ouvrière et couches moyennes se voient prolétarisés. La paysannerie familiale est conduite vers sa disparition, pour baisser le coût de reproduction de la force de travail salariée .Tous sont aujourd’hui orphelins d’un parti et de syndicats révolutionnaires.

Construire ou Reconstruire le Parti  en tenant compte de l’évolution du capitalisme

Depuis la révolution soviétique notre culture politique a été imprégnée par l’orientation d’un parti qui indiquait aux travailleurs ce qu’il fallait faire, l’objectif étant la prise de pouvoir politique par le parti « pour » ou au « service » de la population.

C’est bien d’une déviation du marxisme dont il s’agit ; qui, rappelons le, appelle les travailleurs à briser leurs chaines par eux- mêmes, pour eux-mêmes. Il n’y a aucune raison pour eux d’accepter de déléguer en permanence ce rôle à des politiciens étrangers à leurs conditions productives et sociales. C’est bien le cœur du problème posé en URSS avec le développement d’une bourgeoisie bureaucratique, phénomène constaté très tôt par Alexandra Kollontaï (l’opposition ouvrière) et qui exige de notre part une réponse, sur les solutions alternatives à proposer à une délégation permanente dans l’appareil d’Etat.

 

Si ce sont bien les masses qui font l’histoire, si les masses attendent de la délégation la réponse à la crise de leurs acquis, nous, moins que quiconque, ne devons nous étonner que ces acquis partent à veau l’eau !

Dans la dernière période des idées ont circulé parmi les militants communistes ces idées laissent à penser que la « forme parti » n’est plus adaptée ! Ce n’est pas, selon nous, analyser le problème correctement ; le parti communiste de type révolutionnaire est nécessaire pour fournir aux masses des outils politiques en vue de leurs combats. Si les travailleurs ne s’y retrouvent plus ce sont les bases politiques et les formes d’organisations du mouvement ouvrier qui sont en causes.

Ce qu’il faut, dans le mouvement des salariés, ce sont des diffusions des thèses de Marx et des marxistes qui lui ont  succédé, pour faire pénétrer les idées du changement radical de la société. Des efforts considérables doivent à présent être faits pour retravailler les idées sur ce terrain afin de battre l’idéologie bourgeoise. Ceci suppose la renaissance d’écoles de bases, d’écoles fédérales et de l’école centrale. Ceci suppose également de faire paraître des textes politiques fondamentaux  et de les diffuser à l’atelier ou au bureau.

Nous devons échapper aux  analyses et pratiques économistes et nous consacrer à la bataille pour la disparition du capitalisme ; sans détour avec détermination, sortant de nos déviations droitières électoralistes et de leurs déviations politiques social- démocrates et réformistes.

Nous devons travailler à l’organisation de rassemblements populaires mais  sur des bases qui mettent en cause le capital, avec des propositions qui attaquent ses fondements, la propriété privée des moyens de productions et d’échanges, la réindustrialisation et le réaménagement du territoire si nous ne travaillons pas dans ce sens il ne faut pas s’étonner du désengagement des salariés à notre égard.

Reconstruire c’est aussi accepter l’avis de minorités dans un parti comme le notre. Rappelons que la vitalité du PC bolchevique avant et après la révolution, n’as jamais été égalée par la suite lors de la glaciation du centralisme (dit démocratique) et de l’interdiction des tendances ce fut la porte ouverte aux procès en sorcellerie de Moscou ou a Paris, ce fut la disparition de la démocratie dans nos organisations, ceci perdure aujourd’hui, masqué par des votes à répétions sans que les orientations ne soient discutées a priori.

Reconstruire ce doit être la volonté de faire rentrer dans la réalité que les directions politiques à tous les niveaux soient confiées à une proportion considérable de travailleurs en activité au détriment des permanents fonctionnaires et des élus du parti, (La direction nationale est saturée par ces derniers environ 90%)

Pour une large participation des travailleurs

Le changement de société vers le socialisme (phase intermédiaire de lute de classe pour aller vers le communisme), ne peut pas se faire sans la participation effective du monde du travail producteur de plus value. Ce sont les travailleurs manuels et intellectuels qui doivent faire naître et construire la société nouvelle socialiste cette société doit être placée sous leurs contrôles effectifs et permanent par des organisations propres (syndicats révolutionnaires, multiples organisations de contre pouvoir etc.)

Pour une nouvelle République faisant, dans les villes et les campagnes, une large part a l’organisation de contre pouvoirs nécessaires à l’exercice réel et populaire de la démocratie, menant vers l’amoindrissement du rôle de l’Etat.

L’orientation marxiste de l’amoindrissement du pouvoir de l’Etat est un objectif prioritaire de notre politique mais que proposons nous concrètement pour y parvenir ?

Il semble que sur ce sujet bien des choses soient à penser, à organiser, d’ailleurs certaines formes d’organisations dans la société d’aujourd’hui pourraient très bien être mises en pratiques, le PCF sur ce point aussi a abandonné les idées d’organisations de masse, il fut une période ou tous les communistes devaient participer à une organisation populaire dans le souci constant de rester lié aux masses. Proposons, innovons là aussi !

Construire un nouvel internationalisme :

Créer une organisation révolutionnaire mondiale est dans l’air du temps, nous y sommes favorables. Il faut développer un nouveau projet économique et social mondial qui nous fasse rompre avec l’impérialisme. Mais une internationale a- principielle ou nostalgique de la social-démocratie d’avant 14, ne nous aidera pas, au contraire. L’internationale communiste nouvelle voilà ce qu’il nous faut. Nous devons multiplier nos efforts vers les autres PC d’Europe et du monde, participer aux assemblées qui tentent de mettre cette stratégie sur pieds.

Groupe « unitecommuniste »

(Mars 2010)

                                        ___________________________________________________

 

Pour participer a cette action individuellement ou collectivement ; ou  nous faire parvenir vos réflexions, vos amendements.

                                                              Centralisation

Par courriels : mélinamiche@orange.fr

Par courriers : Mélinand  Michel  4 square du village  95110 Sannois

 

Le texte final devenant collectif  il serra  contre signé et popularisé collectivement 

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