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Réveil Communiste

Une nouvelle fois, l’abstention interpelle les partis politiques. Intervention de Michèle Picard, maire de Vénissieux dimanche 14 mars 2010

15 Mars 2010 , Rédigé par Réveil Communiste

Le Front de Gauche obtient 17% des suffrages exprimés à Vénissieux, où il arrive en deuxième position, avec 5.4% des inscrits.

par pam
popularité : 76%

Une nouvelle fois, l’abstention bat des records.


Une nouvelle fois, l’abstention interpelle les partis politiques.


Une nouvelle fois, l’abstention occupe le devant de la scène et il nous faut tirer fort et vite la sonnette d’alarme. C’est un péril pour l’expression démocratique dans notre pays ! C’est un péril pour notre République !


Au niveau national, plus d’un inscrit sur deux ne s’est pas déplacé dans les bureaux de vote ! C’est trop, c’est beaucoup trop et cela témoigne d’une cassure profonde entre la politique et les citoyens, d’une forme de résignation aussi très inquiétante.


Il va falloir trouver des réponses adaptées à ce mal profond. Il faut remettre le citoyen au centre des décisions, au centre de la chose publique, lui redonner l’espoir de faire bouger les choses, lui redonner le sentiment d’être utile à la vie de son quartier, à la vie de son pays. Et ce n’est pas avec la réforme des collectivités territoriales que l’on y parviendra, bien au contraire !


L’éloignement des centres de pouvoir, que ce soit Bruxelles ou bientôt les Métropoles et supra –régions, féodalités intouchables, suscite l’écœurement et le désarroi de nos concitoyens.


Plus de proximité avec les Français, plus de respect aussi de leurs paroles, plus d’écoutes et de réponses à leurs difficultés de tous les jours, plus d’implication dans nos villes : des solutions existent, des pistes sont à explorer, à inventer.


Car ce soir, la pratique du pouvoir, quasi monarchique, et les institutions de la 5ème République sont à bout de souffle. Chaque scrutin le prouve ! Il y a urgence !


Ma deuxième réaction, elle est simple. Dans toutes les régions, il faut battre la droite de Sarkozy et l’extrême droite, qui est toujours là avec son programme réactionnaire, fascisant et ses discours de haine et de repli. Là aussi il y a urgence. Dimanche prochain, il faudra transformer les résultats du 1er tour en vote sanction, en camouflet radical et sans rémission pour le trio Sarkozy-Fillon-Parisot.

La mobilisation pour le 2ème tour doit aussi devenir l’étincelle, la rampe de lancement d’un grand 3ème tour social, d’un vaste mouvement populaire pour sortir de ces années de plomb, de ces années de dividendes, de ces années de pure spéculation sur le dos des hommes et des femmes.


Le printemps 2010 va avoir besoin d’une gauche forte, sociale et frontale, une gauche fière de ses racines et proche des classes populaires.


Pour redonner aux Français des protections sociales, pour redonner aux jeunes des raisons d’espérer, pour sortir les plus fragiles de la résignation et du désarroi, pour défendre nos acquis fondamentaux, ceux du CNR et de l’après-guerre, des retraites par répartition et des services publics forts, éléments fondateurs et fédérateurs de notre identité nationale, charpente de notre avenir. Les résultats de ce soir, encourageants pour les forces de gauche, ne sont qu’une première étape. Loin de nous tout triomphalisme, l’abstention et le score du FN sont là pour nous le rappeler.


Pour les forces progressistes, ces élections doivent nous permettre de nous reconstruire, d’innover, de susciter un nouvel élan, de dessiner de nouvelles frontières. Il nous faut ré-insuffler des idées et idéaux progressistes dans un siècle de plus en plus réactionnaire. Près du peuple, par et pour le peuple !


En vue du second tour, nous appelons dès maintenant à un rassemblement massif autour de Jean-Jack Queyranne, sans le Modem et dans le respect et la pluralité de toutes les sensibilités de gauche.

Je vous remercie.

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Emmanuel Lyasse 16/03/2010 12:41


Lu dans Libé à l'instant

n Rhône-Alpes, le PS - dont
la liste était conduite par le président de région sortant Jean-Jack Queyranne - et Europe Ecologie - mené par Philippe Meirieu -, étaient tout proches d’un accord, ce mardi matin, qui laisserait
aux écologistes six vice-présidences dont l’une très importante, regroupant les questions d’éducation 


GQ 15/03/2010 19:01



Elections régionales : déclaration de la CGT


Avec une participation des électeurs de 46,36 %, le premier tour des élections régionales du 14 mars 2010 est marqué par un fort taux d’abstention, qui n’est pas un signe de bonne santé pour la…


Pour lire la suite sur le blog d'El Diablo cliquez ici



Emmanuel Lyasse 15/03/2010 17:57


En fouillant dans les archives du glorieux Collectif pour la démission d'Allègre (trop tôt disparu), j'ai trouvé cette anthologie. (http://webspace.webring.com/people/ou/um_6878/meirieu.htm)

Derrière la critique pseudo-gauchiste de l'école, on trouve une conception y excluant toute instruction critique, pour en faire un simple lieu d'apprentissage de l'ordre social… où le prof est voué
au rôle de gardiens de zoo et de défouloir pour les élèves et leurs parents.

Je ne peux imaginer qu'il y a ait des profs pour voter Queyranne & Co dimanche.





 





PHILIPPE MEIRIEU, MORCEAUX CHOISIS






.




Philippe MEIRIEU est le principal conseiller de Claude ALLEGRE : directeur de l'INRP, il a conduit l'an dernier l'opération « consultation » qui s'est déroulée dans les lycées.
Inspirateur des réformes actuelles dans les premier et second degrés, Philippe MEIRIEU se fait naturellement dans la presse leur défenseur le plus ardent, au nom, prétend-il, de l'idéal
républicain. 


Philippe MEIRIEU a aussi écrit des livres dans lesquels, pour dénoncer l'école d'aujourd'hui et le travail que vous faites, chers collègues, que nous faisons tous, il prend moins de
précautions que dans ses articles récents.


Voulez-vous vous faire une idée de ce que Philippe MEIRIEU pense de vous et de l'image de vous qu'il propose à l'opinion ¯ image sur laquelle reposent pour une large part ses projets de
réforme ?


Voici quelques extraits de son ouvrage écrit avec Marc GUIRAUD, journaliste à Europe 1 (à quand la leçon de pédagogie que nous feront sans doute bientôt les présentateurs et animateurs de
Chérie FM ou de Skyrock?) et intitulé L'école ou la guerre civile 
  
  



L'école ou la guerre civile (extraits)



 


« C'est en apprenant à lire que [l'élève] découvre la concurrence et comprend que, dans l'esprit du maître et de ses parents, la réussite des uns ne prend sa valeur qu'avec l'échec des
autres. » (p.12) 
  
 


« L'échec de l'école coûte aussi très cher aux familles et aux collectivités, obligées d'investir dans les leçons particulières, cours de vacances, rattrapages ou soutiens scolaires de
tous ordres.(...) Et c'est en termes sociaux que l'échec scolaire a les conséquences les plus graves : cela va des comportements d'incivilité dus à la simple ignorance des bases mêmes de
notre société (...) jusqu'à la violence des jeunes qui « ont la haine ». Marginalisés, ces derniers mobilisent une kyrielle de travailleurs sociaux et de formateurs en tout genre qui
s'efforcent tant bien que mal de réparer, si c'est encore possible, les dégâts de l'école défaillante. »(p.18) 
  
 


« L'histoire de l'école française, construite contre les familles, contre les pauvres obligés de scolariser leurs enfants plutôt que de les envoyer au travail et contre les riches qui
voyaient régresser l'influence de l'Eglise, explique le malaise, tantôt caché, tantôt avoué, entre l'école et les parents. Tant que, d'une part, l'école consolidait la patrie en danger et
que, d'autre part, elle laissait entrevoir l'espoir d'une promotion sociale, les Français acceptaient qu'elle concurrence et même supplante leur influence. Mais ces deux rôles majeurs ont
disparu et, avec eux, la légitimité même de l'institution. » (p.34) 
  
 


« Le professeur qui met une mauvaise note contribue à pousser l'élève vers la sortie : le voilà presque coupable de non-assistance à personne en danger. Ainsi s'expliquent, quoique
inexcusables, un certain nombre de réactions violentes d'élèves et même de parents. » (p.38) 
  
 


« Dès le jour de la première épreuve [du baccalauréat], des intellectuels en vogue de prêtent au jeu de la dissertation philosophique, histoire de se mettre au diapason de l'émotion
nationale !


Peu importe le coût, de plus en plus exorbitant d'une telle opération. Peu importe le caractère contestable des épreuves. Peu importe qu'elles contraignent les enseignants à sacrifier des
pans entiers de notre culture au profit d'un bachotage stérile. Le symbolique l'emporte sur la rationalité, un grand frisson s'empare de la population. » (p.55) 
  
 


« Pendant que l'enseignant parle, chacun vaque à ses occupations, range son cartable, prépare son devoir pour l'heure d'après, écrit son courrier ou songe à la récréation ; de temps en
temps, si une image frappe l'imagination, alors l'attention s'éveille brièvement : « Tiens, c'est pas idiot ce qu'il dit .... Dommage qu'on ne puisse pas de temps en temps changer de
chaîne ! » (p.70) 
  
 


« Le libéralisme larvé pousse nombre d'établissements à créer des filières d'élite camouflées. On les appelle classe «internationale », «européenne » ou «bilingue ». Elles renforcent la
ségrégation issue de la géographie urbaine, permettent de se retrouver entre bons élèves et d'éviter les mauvaises fréquentations. » (p.80) 
  
 


« Ici réside l'origine véritable de la fracture sociale, du malaise de la jeunesse et du mal des banlieues : la fracture
scolaire  (souligné par nou). Si les enfants vivaient moins d'injustices à l'école, si les jeunes des cités avaient plus de chances de réussir leurs études et si, pendant la
scolarité obligatoire, elles étaient mieux conçues, ils croiraient davantage à leur avenir. Mais, dès le cours préparatoire, l'école n'aide pas à réussir, elle sélectionne. Si tous les
jeunes pouvaient croire, ne serait-ce qu'une seconde, que l'école les aidera à devenir quelqu'un dans la société, à accéder à un statut social, avant même de décrocher un emploi, ils la
fuiraient moins, la casseraient moins, la respecteraient plus. Hélas, l'emploi manque et le statut social leur échappe. Confrontés à l'humiliation au quotidien, ils n'ont aucune raison de
respecter une institution qui ne met pas en pratique les valeurs qu'elle annonce et bafoue les principes dont elle exige le respect. » (pp. 81-82) 
  
 


« (...) si l'école (...) rejette (tel ou tel élève), qui l'éduquera ? Qui lui apprendra la Loi et le respect des règles nécessaires à toute vie collective ? Restent les bandes du
quartier, les groupes de supporters, les sectes de tous ordres, avec l'abandon de toute réflexion personnelle et le triomphe de la loi du plus fort. Inévitablement, on retrouvera cet
adolescent délinquant, marginal, violent. Qui sera responsable ? Sa famille, la société tout entière, mais aussi l'école qui a démissionné. » (p.98) 
  
 


« ( ...) la crispation de chaque professeur sur  'sa'  méthode, qui seule lui permet de survivre face à sa classe, participe aussi à l'exclusion. Quand le professeur applique
une méthode pédagogique unique, seuls les élèves qui lui ressemblent sont à même de comprendre et de travailler. »(p.101) 
  
 


« pour aller vers des classes de plus en plus homogènes, parents et enseignants poussent, chacun de leur côté, à regrouper les élèves en fonction de leur niveau, de leurs affinités, de
leurs origines sociales, culturelles, voire ethniques, quand ce n'est pas (...) en fonction de leurs options idéologiques ou religieuses. » (p.103) 
  
 


« Si nous abandonnons l'école à elle-même et aux démons de la société, nous risquons de voir nos grandes villes subir le sort de Sarajevo et la France celui de la Yougoslavie. »
(p.108) 
  
 


« Untel vient d'un quartier à fort taux de chômage : on le traite bientôt comme un malade. Fils d'ouvrier, c'est grave ? On s'en remet ? la perte d'emploi, c'est contagieux ? Et il







sam 82 15/03/2010 11:53


n'ayant pas pu voter pour une liste communiste je me suis abstenu . j'assume , et n'ait aucun regrets . je m'abstiendrai également pour le deuxième tour . une fois de plus la notion du moindre mal
s'est exprimé au travers du vote PS . a partir de là je n'ai aucune illusion sur cette gauche réformiste , quand a sa capacité a alimenter et soutenir nos luttes . ils vont gérer tranquillement le
déclin social des régions comme du pays . a partir de la nous ne pouvons compter que sur nous même . le capitalisme a de beaux jours devant lui malheureusement . sam 82 . 


Emmanuel Lyasse 15/03/2010 11:28


Assez d'accord avec la première partie.

Pas du tout avec la deuxième. Je vote dans l'Ain et il est hors de question que je donne ma voix à une liste comprenant Philippe Meirieu, le théoricien de l'assassinat de l'Education nationale par
Jospin et Allègre.

Je le dis clairement: si la droite avait la moindre chance de gagner, je voterais pour elle, pour éviter Meirieu vice-résident de la région (pour tout le reste, c'est du pareil au même). Comme
l'élection est pliée, j'hésite entre m'abstenir, ou exprimer sur un bulletin Queyrane mon opinion.