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Réveil Communiste

Une candidature communiste est indispensable !

23 Janvier 2011 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Élections

 23 janvier 2011

 

Chers camarades, collègues, amis,

 

Je voudrais vous convaincre de l’importance de signer l’appel du 4 décembre pour une candidature communiste. Cet appel qui a déjà recueilli plus de 750 signatures de militants dans toute la France est essentiel pour que la tentation d’effacement du PCF en 2012 soit surmontée. On peut le lire et le signer en ligne et il importe  peu pour cela d'être ou non à jour de cotisations.

 

Appel pour une candidature communiste, lancé à Aubervillers le 4 décembre 2010. Texte mis à jour après la réunion nationale du 8 janvier, plus actuel que jamais  

 

Il ne s’inscrit pas dans le soutien direct à l’un des trois candidats communistes qui se sont fait connaître, André Chassaigne, André Gerin, Maxime Gremetz,  même si les deux derniers l’ont signé, ainsi que Jean Claude Danglot, sénateur du Pas de Calais, Jean Jacques Candellier, député du Nord, et Jean Jacques Karman, conseiller général d'Aubervilliers.

 

 Il s’inscrit d'abord dans l’exigence du respect des statuts du parti et de la démocratie interne : le candidat doit être vraiment choisi par les militants. Pour le moment on s’achemine vers une proposition unique, en juin, qui devra être sanctionnée par une sorte de plébiscite, par oui ou par non, et le risque que cette proposition soit Mélenchon est important. L’assurance de ce dernier dans les médias semble montrer qu’il croit avoir obtenu une promesse ferme de certains dirigeants du PCF. Même si c’est le cas, ce que je veux ne pas croire, la décision finale dépend de l’équilibre des forces dans le parti.

 

Ensuite dans le refus de se voir imposer une fois de plus un candidat des médias. Mélenchon pratique une communication tribunicienne efficace, mais il est évident que sa présence nous fait littéralement disparaître, et seules les déclarations de candidatures internes ont un peu ramené le projecteur sur le PCF. Tout est fait pour nous conduire à nous résigner à accepter un candidat sélectionné à l’extérieur et faisant l'object d'une intense promotion médiatique. Or nous avons fait depuis 2007 de manière réitérée le choix du PCF, de la forme parti, et ceux qui s’étaient le plus fortement manifestés contre ce type d’organisation en ont tiré les conséquences en claquant la porte. La proposition de candidature Mélenchon est au fond la continuation de l’illusoire « politique autrement »  c’est-à-dire de la dictature de petits comités qui a abouti à la cacophonie des collectifs en 2006 et qui a enterré l’espoir suscité par le « non » victorieux du 29 mai 2005.

 

Enfin, le risque est grand de voir disparaître le PCF en tant que force réelle en cas d’absence en 2012. Qu’on le veuille ou non, les élections présidentielles sont un moment clé de la vie politique en France, on peut même dire que pour la plupart de nos concitoyens et particulièrement ceux des classes populaires, c’est le seul moment où la politique les atteint. Y manquer, c’est disparaître de l’écran radar. Et les conséquences seront immédiatement ressentie aux élections législatives qui suivront dans la foulée les présidentielles.

 

Mélenchon est ce qu’il est et beaucoup, dont moi, peuvent le trouver sympathique, mais ses exigences vu son faible poids réel sont inacceptables. Tout au plus pourrait-il demander une circonscription gagnable avec notre appui, ou une présidence de région. Or il veut s’arroger avec la candidature un leadership extérieur sur notre parti, sans apporter aucune force réelle au pot commun (ni élus, ni militants, ni influence, ni réseau, rien !). Je rappelle que Mélenchon, ancien sénateur, n’a littéralement jamais concouru à aucune élection en son nom propre. Il s’agit d’une proposition de sondeurs d’opinion, et plutôt faible dans le genre, très loin des objectifs irréalistes qu’il fait miroiter : deux chiffres, qualification pour le deuxième tour ( et dans ce cas d’ailleurs, victoire de Sarko !).

 

On le crédite d’un bon score, mais à mon avis devant le « vote utile » il ne ferait pas mieux que les 6% du front de gauche en 2006 (européennes) et 2010 (régionales) et sans doute bien moins. Mais deux choses l’une : ou il cartonne, et il s’en servira pour passer à son deuxième projet, un « die linke » français où le PCF disparaitrait comme le PCI a disparu en Italie, ou il échoue, et tout le monde aura perdu.

 

Mélenchon, comme candidat de substitution peut attirer des sympathisants, particulièrement chez ceux qui pensent que notre parti est trop mou. Il prend comme modèle Georges Marchais (dont il pousse la caricature) et n’hésite pas à sortir du politiquement correct. Mais je pense que ce n’est qu’une  posture. Il a beau jeu de critiquer l’Union européenne, alors que son parti (qui est vraiment rien autre chose que son parti personnel) a adhéré au PGE. Et son discours, si on en retire les provocations tactiques, est vieillot, marqué IIIème république, insignifiant sur les questions qui font monter le FN (sécurité et intégration) et creux sur les questions économiques de fond.

 

Enfin, pour éviter la droitisation du champ politique français il vaut mieux un candidat estampillé communiste, même « droitier », qu’un socialiste de gauche dont absolument rien ne garantit les positions à terme.

 

C’est pour ça qu’il me parait indispensable de gagner la bataille pour un candidat communiste en 2012. J’ai confiance que ce candidat, si c’est l’un des trois qui se sont proposés, saura faire bonne figure, et sera audible dans les classes populaires : Chassaigne qui peut réunir 70% des électeurs sur son nom dans sa circonscription, Gremetz, qui a été réelu à Amiens en 2007 malgré une primaire imposée par l’appareil local du parti, Gerin qui a reconquis aux socialistes à la surprise générale en 93 le siège historique de la banlieue rouge lyonnaise.

 

Rien n'est joué! Signons donc en masse l'appel du 4 décembre !

 

Pasquale Noizet, Paris, membre du CN du PCF, Gilles Questiaux, PCF Paris XXème (membre du CE)

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GQ 04/02/2011 21:44



le commentaire de Pasquale est publié directement sur le blog :


Pour des primaires au PCF!



Pasquale 04/02/2011 20:23




el diablo 01/02/2011 14:59



PETITE INFO EN PASSANT:


La fédération du PCF du Val d’Oise est l’une de celles qui s’engagent le plus fortement dans
le Front du Gauche derrière la direction nationale.


C’est aussi un département où la cohérence de cette stratégie est la plus éclairante.


Pour les sénatoriales de 2011, pour la première depuis la création du département, le PCF ne
présentera pas de liste, bien que le parti n’ait pas perdu en nombre d’élus depuis les dernières élections, où il avait obtenu un élu. Il n’y aura pas non plus de liste « Front de
gauche ».


Non, le choix est fait de présenter un candidat directement sur la liste du PS.


Et pas n’importe lequel ! Robert Hue !


Hue n’est plus membre du PCF. Il l’était encore lorsqu’il a été imposé (déjà) en 2004. Depuis, avec
son MUP (« Mouvement unitaire progressiste »), il a déjà fait le choix de se ranger derrière le PS dès le 1er tour aux régionales de 2010 en Ile-de-France.


Hue considère que le PCF a fait son temps, c’est son droit. Mais il ne dédaigne pas de profiter
encore un peu du Parti.


Maintenant, il est le candidat du Front de gauche derrière le PS. Finalement, tout cela est bien
logique. Hue se situe dans la continuité du rôle de précurseur de la mutation-liquidation du PCF qu’il a joué comme secrétaire national ; sur ce plan seulement, avec une longueur
d’avance. 


Côté démocratie interne au PCF, on notera que, pour l’instant, la direction nationale
négocie, déjà, avec le PS sans que le CN en ait discuté, que les adhérents du Val d’Oise n’ont pas non plus été consultés. 



Jonathan 01/02/2011 10:56



Marcel a raison. Personnellement, je pense pour Chassaigne, avec un unique argument : sa capacité à rassembler le PCF. J'exprime toujours des réserves quant à son contenu écologiste, qui ne me
convient pas, mais, à la différence de Gérin et Gremetz, il peut rassembler dans le parti et en dehors. Si l'on peut rassembler autour de lui dans le PCF, la direction pliera ou devra montrer son
vrai visage liquidateur pro-Mélenchon. Et comme ça ne plaira pas à ce dernier de se faire jeter par les communistes, le FdG sera mal en point, si bien que Chassaigne sera le candidat communiste,
de fait.


Quant à ses capacités à rassembler au delà du PCF, elles ne font aucun doute, à tel point qu'en 2006, j'avais suggéré qu'il soit candidat plutôt que MGB, en ajoutant qu'Alain Bocquet pourrait
aussi faire l'affaire.


 


 


 



marcel raym 01/02/2011 10:12



rectificatif: il est temps que FVR choisisse son candidat à la candidature.