Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Réveil Communiste

Deux articles officiels chinois sur les relations internationales et le tournant économique mondial

6 Août 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Chine

Pour un remodelage de l'avantage comparatif chinois par la réforme
( le Quotidien du Peuple en ligne )
22.07.2013 à 14h46

Depuis l'adhésion de la Chine à l'OMC il y a un peu plus de dix ans, son économie a dépassé celles des puissances occidentales, et elle est même partie pour rattraper les Etats-Unis, ce qui ne laisse pas d'inquiéter l'Occident, qui pense que la Chine ne s'est pas intégrée comme il l'aurait souhaité dans sa voie stratégique, mais qu'elle l'a fait en quelque sorte en « franc-tireur », pour devenir « le plus grand gagnant de la mondialisation ».

Si l'on regarde de plus près les raisons de l'émergence de la Chine, au-delà de sa taille gigantesque, l'Occident incrimine surtout le soi-disant modèle « de capitalisme d'Etat » de la Chine, dans lequel les réformes politiques sont à la traîne, un grand nombre de subventions publiques sont accordées aux entreprises publiques, qui bénéficient ainsi d'un avantage concurrentiel injuste.

Mais les temps ont changé. Autrefois, les pays occidentaux étaient désireux de voir la Chine entrer dans le système international et à entrer dans le moule ; objectivement, ils ont aidé la Chine à s'intégrer dans la mondialisation, mais maintenant, ils relèvent le seuil de la nouvelle vague de mondialisation, pour tenter d'en écarter la Chine, pour empêcher que la Chine ne finisse, dans son parcours actuel, par rattraper l'Europe.

Par exemple, au cours des dernières années, l'Occident a mis en œuvre une « politique post-accord » à l'encontre de la Chine, dans l'espoir que l'accord de partenariat trans-Pacifique, l'Accord de Partenariat transatlantique pour le commerce et l'investissement et d'autres accords de libre-échange de haut niveau, déclenchant une nouvelle vague de mondialisation, où les coûts environnementaux et sociaux effaceraient l'avantage concurrentiel international de la Chine, la contraindraient à procéder à des réformes.

Lors du dialogue stratégique et économique Chine-États-Unis qui vient de s'achever, les Etats-Unis se sont montrés particulièrement inquiets de voir l'augmentation de l'avantage comparatif de la Chine et parallèlement la diminution de celui des Etats-Unis par rapport la Chine, et affiché une forte méfiance à l'égard de l'économie de marché socialiste à caractéristiques chinoises. Quant à l'UE, malgré son slogan « des relations équitables », les apparences réelles ne sont pas aussi avantageuses, puisqu'elle lance constamment des enquêtes anti-dumping ou anti-subventions contre le « Made in China », et qu'elle a même menacé d'appliquer des droits punitifs élevés croissants contre les produits photovoltaïques chinois.

Des faits ci-dessus, on peut tirer deux conclusions : la Chine a été reconnue par la communauté internationale comme une puissance émergence ; et aujourd'hui l'heure est arrivée de remodeler l'avantage comparatif international de la Chine.

La Chine, d'une part fait face à la pression de la restructuration de son économie nationale, et d'autre part, elle fait face à un Occident qui manque de confiance. L'avantage comparatif de la Chine est devenu une cible. Face à la reformulation d'une nouvelle vague de règles mondiales par les pays occidentaux pour améliorer les normes du commerce et des investissements internationaux, l'avantage comparatif de la Chine dans la concurrence internationale va-t-il pouvoir perdurer, comment le reconstruire? Ce qui se trouve en face de nous est un enjeu stratégique majeur.

Alors que faire ? S'isoler dans sa forteresse ? Monter en voiture ? Traverser la rivière en étant la cible des pays développés ? C'est clairement impensable. Il nous faut refondre l'avantage comparatif de la Chine, passer par une restructuration de notre économie et une modernisation de nos capacités, être présents au plus haut niveau des industries stratégiques émergentes, renforcer les règles internationales, les droits d'élaboration de normes et les capacités nationales de réponse.

Actuellement, même si l'Europe et les Etats-Unis redoublent également d'efforts pour mettre en œuvre les changements internes, ils sont impatients de rebâtir leurs nations. Parce qu'ils savent que la concurrence future sera un rapport de force. La réforme des bonus est liée au futur avantage comparatif international. En plus des réductions de droits, l'Accord de partenariat transatlantique pour le commerce et l'investissement doit aussi discuter de la réduction des barrières non tarifaires (BNT), de l'harmonisation du modèle capitaliste européen et américain et de la ré-industrialisation etc, afin de remodeler l'avantage comparatif de l'Europe et des Etats-Unis. Une fois que les États-Unis et l'Europe auront réussi à s'entendre sur des normes techniques, qui deviendront les nouvelles normes internationales, cela affectera l'ensemble des règles de décision globales et aura un impact significatif au niveau mondial. Ces nouvelles règles et l'accord de partenariat trans-pacifique permettront d'améliorer grandement la participation de la Chine aux coûts de la mondialisation. La Chine devra faire face alors une nouvelle fois à un Occident remodelé et y répondre, que ce soit par le biais du futur accord de libre-échange Chine-Japon-Corée du Sud ou des accords d'investissement Chine-Europe ou Chine-Etats-Unis, et ce sera un test de la sagesse stratégique de la Chine.

La prochaine vague de mondialisation concernera la lutte pour l'établissement de critères, la lutte pour l'établissement de règles, et ce sera le point central de la Chine et des pays occidentaux développés en matière de concurrence. L'avantage comparatif de la Chine s'est d'abord appuyé sur sa masse, ensuite sur ses institutions, il doit maintenant s'appuyer sur elle-même.

Wang Yiwei

Le Quotidien du Peuple, Edition Outre-mer (22 juillet 2013, 01 édition)

De l'égoïsme de l'Europe à l'égard de la Chine
( le Quotidien du Peuple en ligne )
23.07.2013 à 14h32

Récemment, la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du Groupe des 20 (G20) s'est achevée à Moscou. Face à la faiblesse de la croissance économique mondiale, les décideurs du G20 ont dégagé un consensus, dont l'objectif est « de réduire la dette des gouvernements » pour stimuler la « croissance économique ». En conséquence, de nombreux pays ont recommencé à parler de la Chine comme une « locomotive » de la croissance.

Depuis quelque temps, la croissance économique de la Chine ralentit, de sorte que de nombreux pays européens se sentent inquiets. Ils ont même proposé que la Chine adopte des mesures de relance agressives pour améliorer sa croissance économique, afin de d'encourager la reprise économique dans d'autres pays. La réponse du ministre chinois des Finances Lou Jiwei à cette idée a été claire : « Assumez d'abord vos propres responsabilités ».

Depuis cette année, l'économie de la Chine est également confrontée à de nombreuses difficultés et problèmes : les contradictions structurelles et en matière de ressources causées par la dépendance excessives sur les investissements du Gouvernement pour maintenir la croissance à long terme aggravent la pression sur l'environnement qui se détériore, la demande interne et externe est en baisse, et les nouvelles barrières non tarifaires en matière écologique, technique, anti-dumping ou anti-subventions ou de protection de la propriété intellectuelle adoptées par certains pays développés, qui ne sont rien d'autre que du protectionnisme commercial, entravent les exportations chinoises ; les attaques de capitaux spéculatifs dues à la dévaluation monétaire compétitive de certains pays développés, le renchérissement du RMB et l'inflation importée. Dans un environnement interne et externe aussi complexe et difficile, au premier semestre de cette année, l'économie de la Chine a atteint une croissance de 7,6%, une performance rarement obtenue ailleurs, qui montre de façon évidente la contribution de la Chine à la croissance économique mondiale.

Dans l'avenir, la tâche principale de la Chine va être d'ajuster sa structure économique et son mode de redistribution des revenus ; pour assurer la stabilité de son économie et une croissance efficace saine, durable, raisonnable, bénéfique pour le niveau de vie des citoyens, il est nécessaire de sacrifier un peu de croissance, et nous allons devoir supporter certaines difficultés liées à l'ajustement structurel économique et au changement de mode de croissance. La Chine comme le monde doivent en être pleinement conscients et y préparer leurs esprits.

Bien sûr, plus la durée de ces difficultés sera courte et mieux cela sera. Sacrifier temporairement une certaine partie de sa croissance sera bénéfique pour l'avenir de l'économie chinoise et une croissance soutenue et saine, et ce sera positif à long terme pour le monde comme pour la Chine.

Chaque pays se doit d'apporter sa pierre à la croissance économique : ainsi, les États-Unis devraient encourager l'épargne et réduire leur déficit budgétaire, éliminer les discriminations en matière d'investissements et de commerce ; les pays européens devraient s'efforcer de sortir dès que possible de la crise de la dette et maintenir la stabilité de l'Euro ; le Japon devrait modifier ses stratégies politiques de droite, et maintenir de bonnes relations avec ses voisins asiatiques, afin d'élargir la demande extérieure, tandis que les pays émergents et les autres pays en développement devraient s'efforcer d'accroître leur demande intérieure, renforcer la demande de consommation de leurs citoyens et réduire leur dépendance envers les marchés extérieurs.

D'un point de vue mondial, tous les pays sont confrontés aux trois mêmes questions : premièrement, trouver un nouveau point de croissance économique, deuxièmement, trouver un point d'équilibre entre la croissance économique et la protection de l'environnement et troisièmement, rechercher une coopération mutuellement bénéfique pour la croissance. Parvenir à « une croissance forte, durable et équilibrée » de l'économie mondiale exige que les pays à coopèrent plus étroitement ; on ne peut pas d'un côté se livrer soi-même à un protectionnisme vigoureux en matière d'investissements et de commerce, et d'un autre côté demander aux autres pays d'assumer la responsabilité de la croissance économique ; on ne peut pas d'un côté procéder à des dévaluations monétaires compétitives fortes, et d'autre part exiger des autres pays qu'ils réévaluent leur monnaie ; on ne peut pas d'un côté refuser ou réduire ses responsabilités en matière d'émissions de carbone, et d'autre part demander à la majorité des pays en développement de supporter le fardeau des obligations de réduction.

La coopération, le bénéfice mutuel et le gagnant-gagnant constituent la tonalité principale du développement économique futur du monde. Les États devraient prendre des mesures décisives pour retrouver le chemin d'une croissance économique forte, mais éviter de prendre des mesures de politique économique égoïstes.

Shi Jianxun


Le Quotidien du Peuple, édition Outre-mer (23 juillet 2013, 01 édition)

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

GQ 13/08/2013 20:14










  


13/08/2013 19:56:10
Un nouvel article sur le blog www.communcommune.com








" Dissidents"...


Liu Xiaobo est chinois. Il a publié des ouvrages et donné des interviews dans lesquels il affirme que la colonisation occidentale a fait beaucoup de bien à la Chine, qu’il faudrait maintenant
trois…


Pour lire la suite cliquez ici

GQ 10/08/2013 14:31


Et un article sur la démographie :


La Chine améliorera sa politique de population en fonction des conditions actuelles


La Chine améliorera progressivement sa politique de population en fonction des conditions actuelles, pour l'adapter au "développement économique et social ainsi qu'au développement équilibré", a
déclaré vendredi le porte-parole de la Commission nationale de la santé et du planning familial, Deng Haihua.