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Réveil Communiste

Tunisie : déclaration du PCOT sur l'assemblée constituante, nouvelle victoire du peuple

15 Mars 2011 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #L'Internationale

 

Mardi 15 Mars 2011 sur le blog de Nicolas Maury

Nous publions ci-dessous la déclaration du Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (PCOT) titré "la vigilance et la mobilisation populaire doivent se poursuivre jusqu'à la victoire décisive de la révolution"
Tunésie : déclaration du PCOT
Dans son allocution du 3 mars dernier, le président par intérim a annoncé l'abandon de la feuille de route qu’il avait annoncée au lendemain de la chute de Ben Ali, c'est-à-dire l’abandon de l'organisation des élections présidentielles, dans le cadre de la constitution actuelle. Il a désormais annoncé la nécessité d'élire une assemblée constituante le 24 juillet prochain qui "sonne la rupture avec l'ère ancienne".

Le président par intérim a également confirmé que lui et le gouvernement de transition, à la tête duquel il a désigné Béji Caïd Sebssi, demeuraient au pouvoir jusqu'à ce que l'assemblée nationale constituante entame ses fonctions. Par ailleurs, il a annoncé qu'une instance dite « instance de réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique » allait se charger de préparer le texte de loi régissant l'élection de cette assemblée.

Le parti communiste des ouvriers de Tunisie, tient à s'adresser au peuple tunisien au sujet de ces annonces :

1- La reconnaissance du président par intérim de la nécessité d'élire une assemblée constituante pour préparer une nouvelle constitution, est une nouvelle victoire du peuple tunisien et de sa révolution, particulièrement pour les centaines de milliers de tunisiennes et de tunisiens qui ont organisé les sit-in, manifesté et offert des martyrs pour faire chuter le gouvernement Ghanouchi qui a fait perdre un temps précieux au peuple tunisien.

2- Cette victoire demeure menacée en dépit de son importance. La feuille de route annoncée par le président intérimaire pour aboutir à une assemblée constituante est floue et minée d'autant qu'il ne s'est aucunement concerté avec les forces politiques et civiles attachées à la révolution et à ses objectifs. Si cette feuille de route n'est pas révisée, elle risque de permettre aux ennemis de la révolution de revenir aux affaires sous les slogans de la révolution.

3- L'élection d'une assemblée constituante consacrant la volonté du peuple et de sa révolution politique, sociale et nationale, mettant définitivement fin à la tyrannie, exige :

- Un accord sur la date des élections pour éviter toute précipitation, permettre aux forces politiques une meilleure préparation, mais aussi pour que le peuple tunisien participe pleinement à ces élections. Il s'agit tout de même de la mise en place d'une nouvelle constitution, qui portera des défis multiples et variés et qui définira les modèles politique, social et culturel à venir en Tunisie.

- Prendre des mesures concrètes pour permettre au peuple tunisien de jouir de la totale liberté d’exercer ses droits, aux forces politiques de faire connaître leurs positions, leurs opinions sans pression ni répression. Parmi ces mesures :

* La dissolution de la police politique, la poursuite de ceux qui parmi ses membres seraient impliqués dans des actes de tortures et d'assassinats.

* L'abrogation des lois contraires aux libertés ou du moins leur suspension : lois régissant les associations, les partis, les réunions, les manifestations... La mise en place de dispositions provisoires garantissant l'ensemble des ces libertés et permettant la reconnaissance des partis et associations qui le souhaitent.

* Assainir l'administration des figures de la tyrannie et de la corruption, par la nomination, par concordance, de nouveaux responsables à la tête des gouvernorats et des délégations, vu l'influence de ces fonctions dans le processus électoral.

* Assainir l'appareil judiciaire des symboles de la tyrannie et de la corruption, avec le concours de l'association des magistrats, afin de garantir l'indépendance de la justice lors des élections.

* Élaborer une loi électorale spécifique pour élire l'assemblée constituante garantissant la participation des différentes forces politiques et civiles, afin d'être à la hauteur des attentes de notre peuple et pour lui permettre d'exprimer sa volonté : mode de scrutin, découpage des circonscriptions électorales…

* Désigner une instance nationale sur accord des différentes forces politiques et civiles pour superviser les élections.

* Définir les modalités de financement des élections pour contrecarrer les risques de falsification de la volonté populaire, notamment en monnayant des voix grâce à des financements douteux à l'intérieur du pays, par les forces de la contre révolution; ou à l'extérieur, par des Etats réactionnaires et colonialistes qui ambitionnent l'avortement de la révolution et l'instauration d’un régime à leur solde.

4- "Le conseil national pour la protection de la révolution" constitue le cadre adéquat pour s'accorder sur une feuille de route visant à réaliser un changement démocratique qui rompt définitivement avec la dictature. Ceux qui s'opposent à ce conseil, prétextant qu'il serait illégitime (car non émanant d'un vote populaire) oublient sciemment que la seule légitimité qui existe aujourd'hui est celle de la révolution, ce conseil est l'unique cadre bénéficiant d'une large représentativité des forces défendant la révolution.

La présidence par intérim et le gouvernement de transition ne doivent aucunement échapper à la surveillance du peuple et des forces de la révolution, dans les décisions et les dispositions qu'ils prennent.

5- Le maintien de la mobilisation populaire et le renforcement des cadres instaurés par la révolution (les assemblées et comités locaux pour la protection de la révolution) et leur implication sont aujourd'hui, les seuls garants du contrôle de la présidence par intérim et du gouvernement de transition. Ils sont l'unique moyen de consolider la révolution jusqu'à son triomphe total dans notre pays.

Les ennemis de la révolution demeurent, aujourd'hui encore, forts de leurs finances, des appareils de l'État, du soutien de l'extérieur. Ils courbent l'échine juste pour rebondir une fois la tempête passée, pour resserrer à nouveau l'étau autour de notre peuple et le soumettre. Jusqu'à présent, ils n'ont, à aucun moment hésité à s'en prendre à nos concitoyens, à saccager leur bien en faisant appel à des bandes criminelles. Ils ont aussi mené des campagnes de menaces et de dénigrements contre les forces révolutionnaires et populaires.

6- En cette période cruciale, le front du 14 janvier a le devoir de protéger la révolution et de la faire avancer. Aux cotés des travailleurs, des précaires, des pauvres, des étudiants, des intellectuels, des créateurs progressistes et de toutes les couches populaires, le Front du 14 janvier doit faire face aux tentatives de faire avorter la révolution et de la réduire à une simple « réforme » de l'ancien régime sans remise à plat de ses fondements et de ses bases économiques et sociales.

Tunis, le 5 mars 2011

http://www.ptb.be/nieuws/artikel/tunesie-declaration-du-pcot.html http://www.ptb.be/nieuws/artikel/tunesie-declaration-du-pcot.html

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Tunisie


Titre : Chokri BELAID et Gilbert NACCACHE : deux déserteurs de conscience, deux déserteurs d'une conférence...


 par Mounir Ben AICHA


L'ISPOR c'est bel et bien "l’Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique " qui est toujours présidée par Yadh
BEN ACHOUR mais qui a changé de nom depuis le 18 janvier 2011 alors qu'elle s'appelait avant cette date "la Commission Nationale pour la Réforme politique" présidée également par Yadh BEN ACHOUR.


Le 22 mars, lors de la deuxième réunion du Conseil de l'Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution ( I.S.P.O.R.) un membre présent de ce Conseil, avait quitté la
conférence en signe de protestation : il s'agissait d'un tunisien de confession juive, le nommé Gilbert NACCACHE.


Gilbert Naccache savait tout ce qui se passait au sujet de l'ISPOR. Malgré cela, Gilbert NACCACHE animé d'un esprit révolutionnaire, avait assisté à la première réunion du 17 mars 2011 ainsi qu'à
la deuxième réunion du 22 mars 2011 du Conseil de l'ISPOR.


Néanmoins, au cours de cette deuxième réunion du 22 mars 2011 du Conseil de l'ISPOR, la goutte avait débordé le vase et Gilbert NACCACHE ne pouvait plus supporter sa présence au sein du Conseil
de l'ISPOR notamment lorsqu'il avait constaté que le Président du Conseil de l'ISPOR , le nommé Yadh BEN ACHOUR avait décidé que les débats et travaux du Conseil de l'ISPOR du 22 mars 2011
allaient se dérouler à huis clos, c'est-à-dire en toute discrétion, sans la présence des journalistes.


C'est alors que Gilbert NACCACHE, ce tunisien de confession juive n'avait plus la conscience tranquille. Il s'est senti gêné et suivant son réflexe révolutionnaire, il a préféré quitter la
réunion du Conseil de l'ISPOR du 22 mars 2011.


A sa sortie, des journalistes ont demandé à Gilbert NACCACHE la raison de sa désertion de la réunion et Gilbert NACCACHE avait répondu ainsi : " Avec tous mes respects, je n'en veux pas d'un
débat privé"(...)"il faut un dialogue ouvert avec le peuple où les médias doivent assurer un rôle de premier plan ".


lI est à rappeler que Gilbert NACCACHE est un militant au sein du" Conseil National pour la Protection de la Révolution" tunisienne ainsi que du "Front du 14 janvier"


En effet, on ne comprend pas la raison de Yadh BEN ACHOUR d'avoir décidé le huis clos des travaux du Conseil de l'ISPOR !


Est-ce que Yadh BEN ACHOUR avait peur que le peuple tunisien ne sache ce qu'il était entrain de faire à l'égard de la révolution tunisienne du 14 janvier, préférant ainsi cacher ses débats et ses
travaux ? En tout cas, c'est là une preuve que les choses au sein du Conseil de l'ISPOR ne se déroulent pas d'une manière normale mais vont dans le sens de la récupération de la révolution du
peuple tunisien et il n'y a pas de fumée sans feux...!


Déjà, les deux réunions du conseil de l'ISPOR présidé par Yadh BEN ACHOUR se sont déroulées dans un climat de protestation où des membres de ce Conseil ont reproché à Yadh BEN ACHOUR, d'avoir
sélectionné à sa guise et à sa façon les membres du Conseil de l'ISPOR, sans aucune consultation des représentants du peuple tunisien tout en soulignant également l'absence au sein de ce Conseil
de l'ISPOR , des représentants du peuple tunisien figures de la Révolution du 14 janvier.


D'ailleurs, durant le déroulement de ces deux réunions du Conseil de l'ISPOR au siège du Conseil Economique et Social de Tunis, le peuple tunisien était venu devant ce siège manifesté son
mécontentement à l'égard de l'ISPOR de Yadh BEN ACHOUR l'accusant de bien vouloir détourner la révolution tunisienne de ses objectifs fixés par le peuple tunisien...


Et Gilbert NACCACHE, ce tunisien de confession juive a préféré ce jour du 22 mars 2011, rejoindre le mécontentement du peuple tunisien à l'égard de l'ISPOR tout en s'exprimant parfaitement en
Arabe, assurant de sa solidarité avec le peuple tunisien.


En effet, Gilbert NACCACHE ce tunisien de confession juive , maîtrise parfaitement la langue Arabe car étant natif de la Tunisie, ses ancêtres aussi le sont depuis des siècles et des siècles,
n'est-ce pas le juif tunisien, c'est aussi un tunisien juif, un sémite, c'est aussi un arabe dès lors qu'il est imprégné de cette culture arabe....


Sans rentrer dans les considérations politiques plus larges, n'est-ce pas l'Arabe et le Juif sont des sémites, des descendants d'Abraham ?


Également, le 17 mars 2011 lors de la première réunion du Conseil de l'ISPOR, un autre membre du Conseil de l'ISPOR avait réagi de la même manière que Gilbert NACCACHE : il s'agissait de Chokri
BELAID qui s'est retiré de la réunion en signe de mécontentement à l'égard de la composition du Conseil de l'ISPOR ainsi que de son Président Yadh BEN ACHOUR


Il est à rappeler que Chokri BELAID est signataire du "front du 14 janvier" et également signataire du "Conseil National pour la protection de la Révolution".


En désertant la réunion du 17 mars 2011, Chokri BELAID s'est adressé à Yadh BEN ACHOUR, le président de l'ISPOR en lui disant "Nous ne voulons pas être un miroir aux alouettes".


Sans rentrer dans les considérations religieuses, Chokri BELAID, ce musulman, et Gilbert NACCACHE, ce juif , tous les deux ont eu quelques choses en commun au sein du Conseil de l'ISPOR présidé
par Yadh BEN ACHOUR à savoir : la défense d'une révolution répondant aux revendications du peuple tunisien.


Est-ce là un message suffisant qui serait adressé à Yadh BEN ACHOUR pour qu'il accepterait désormais de :


1- refaire une liste des membres du Conseil de l'ISPOR en consultation avec les représentants du peuple tunisien


2- de ne pas s'emparer de la rédaction des projets de textes uniquement par la Commission des Experts de l'ISPOR mais d'accepter de rédiger ces projets de textes conjointement avec les membres du
Conseil de l'ISPOR qui doivent avoir une part active dans cette rédaction


3- de procéder au vote de ces projets de textes non pas à la majorité simple des participants mais en retenant une majorité des participants reflétant d'une façon unanime les représentants
défenseurs des revendications de la révolution du peuple tunisien


4- d'ouvrir le débat des travaux du Conseil de l'ISPOR aux journalistes pour que le peuple tunisien soit informé des travaux du Conseil de l'ISPOR, car ces travaux sont très importants pour
l'avenir politique du peuple tunisien, et de ne pas rechercher à récupérer la révolution du peuple


5- d'assurer la publicité des débats dans les journaux officiels et nationaux, notamment les travaux comportant les débats, les propositions émises par chaque représentant du peuple, les réponses
retenues à ces propositions et le vote leur correspondant. En bref, la publicité doit être assurée dans le détail pour l'ensemble des travaux du Conseil de l'ISPOR.


6- de ne pas communiquer, tout projet de textes au Conseil des Ministres présidé par Fouad M'BAZZAA en vue de son adoption sous forme de décret-loi, sans qu'il y ait à ce sujet le consentement
unanime des membres du Conseil de l'ISPOR.


par  Mounir BEN AICHA
le 25 mars 2011



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