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Réveil Communiste

Syrie : les rebelles mal partis

11 Juin 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Impérialisme

Sur Investig'action

 

Conclusion de la mission d’enquête sur la Syrie : c’est une guerre par procuration
Maired Corrigan-Maguire

 

Rapport et appel à la communauté internationale pour l’appui à un processus de dialogue et de réconciliation en Syrie entre le peuple et l’État, le rejet de la guerre et de toute intervention étrangère.

 
Après une visite de 10 jours (du 1° au 11 mai 2013) au Liban et en Syrie, à la tête d’une délégation de 16 personnes de 8 pays différents, invitée par l’organisation Musalaha, je suis revenue optimiste en pensant que la paix est possible en Syrie si on fait cesser toute ingérence étrangère et si on laisse les Syriens régler leurs propres problèmes en faisant respecter leur droit à l’auto-détermination.
L’appel à faire cesser les violences et à ce que les Syriens soient laissés libres de décider entre eux sans ingérence extérieure est lancé par tous ceux que nous avons rencontrés lors de notre visite. C’est ce que nous cherchons à transmettre à la communauté internationale dans notre Déclaration finale.
Au cours de notre visite, nous nous sommes rendus dans des camps de réfugiés, auprès des communautés touchées, et nous avons rencontré des chefs religieux, des combattants, des représentants du gouvernement, des délégations de l’opposition et bien d’autres, acteurs et victimes, au Liban et en Syrie.

Visites dans les camps de réfugiés

Au Liban, nous avons visité plusieurs camps de réfugiés, qui sont accueillis par les communautés libanaises ou palestiniennes.
Une femme nous a raconté : "avant que ce conflit n’éclate, nous étions heureux et notre vie était agréable (En Syrie, les études sont gratuites, les soins de santé aussi, et ils recevaient des aides pour le carburant), maintenant, nous vivons dans la pauvreté".
Sa fille et son gendre (elle, pharmacienne et lui, ingénieur), qui vivent dans un camp de réfugiés palestinien dans un logement dont le sol est en ciment et où il n’y a même pas de matelas, nous ont raconté que cette violence avait éclaté à la surprise générale et s’était répandue si vite qu’ils étaient encore sous le choc.
Quand des combattants étrangers bien armés sont arrivés à Homs, ils se sont emparés de leurs maisons, ont violé les femmes et tué les jeunes gens qui refusaient de se joindre à eux, et, donc, la population, terrorisée, a fui.
Ils nous ont expliqué que ces combattants étrangers venaient de nombreux pays, il y a, entre autres, des Libyens, des Saoudiens, des Tunisiens, des Tchéchènes, des Afghans, des Pakistanais, des Emiratis, des Libanais, des Jordaniens, des Turcs, des Européens, des Australiens, et ces bandes sont financées et entraînées par des gouvernements étrangers.
Ils font enfiler aux gens des gilets bourrés d’explosifs et les menacent de les faire sauter s’ils ne font pas ce qu’on leur dit de faire.
Une réfugiée m’a demandé : "quand pourrons-nous retourner chez nous ?" (A ma grande joie, quelques jours plus tard, à Damas, j’ai rencontré une femme qui travaillait à un programme gouvernemental qui aide les réfugiés à revenir en Syrie et plus de 200 sont revenus à ce jour).
Les chefs religieux et les haut-responsables gouvernementaux ont appelé la population à ne pas fuir la Syrie et il faut espérer que beaucoup d’entre eux entendront cet appel, car, après avoir vu tous ces réfugiés syriens vivre dans des tentes et être exploités de multiples façons, y compris sexuellement, je pense que la meilleure solution est la stabilité de la Syrie afin que son peuple se sente suffisamment en sécurité pour y rester.
Si les réfugiés continuent de fuir la Syrie, les pays voisins pourraient être alors déstabilisés, ce qui déclencherait une réaction en chaîne et déstabiliserait tout le Moyen-Orient.
Beaucoup de gens ont fui vers des camps dans les pays limitrophes comme la Turquie, la Jordanie ou le Liban, où tous s’efforcent de gérer au mieux l’afflux énorme de réfugiés syriens. Mais, si les pays d’accueil font le maximum pour faire face, ils sont submergés par le nombre de réfugiés (le chiffre officiel que donne l’agence des Nations Unies pour les réfugiés – l’UNHCR - est d’un million et demi de réfugiés).
Lors de nos réunions, nous avons appris que la Turquie invitait les réfugiés syriens à venir s’installer chez eux et leur interdisait ensuite de retourner en Syrie.
Il est avéré que les réfugiés syriens en Turquie et en Jordanie sont maltraités. Des jeunes réfugiées syriennes sont vendues pour être mariées de force en Jordanie. Les rapports du Conseil des droits de l’homme nous indiquent que plus de 4 millions de Syriens ont été déplacés dans leur propre pays et vivent dans une pénurie extrême.
Un représentant de la Croix Rouge nous a dit que les ONG et le Croissant Rouge syrien, en coordination avec le Ministère des Affaires Sociales, ont toute latitude pour travailler sur tout le territoire syrien, et, en ces circonstances épouvantables, ils s’efforcent de fournir des services à un maximum de personnes. Cependant, ils manquent cruellement d’aides financières pour faire face à cette tragédie humanitaire que subissent les réfugiés et la population déplacée à l’intérieur du pays.
Les sanctions économiques, comme en Irak, infligent de terribles souffrances à beaucoup de personnes et toutes celles que nous avons rencontrées demandaient que ces sanctions soient levées.
Notre délégation appelle à la levée de ces sanctions illégales imposées à la population syrienne sous la direction des Etats-Unis pour des motifs purement politiques dont l’objectif est le changement de régime.
 
 

Les hôpitaux

Nous avons effectué une tournée des hôpitaux et avons vu beaucoup de gens qui avaient été blessés à la suite de fusillades, de bombardements et d’agressions armées.
Un imam sunnite modéré m’a raconté qu’il avait été enlevé par des djihadistes, qui l’ont torturé, lui ont sectionné l’oreille, ont tenté de l’égorger, lui ont lacéré les jambes et l’ont laissé pour mort.
Il dit que s’il retourne dans sa mosquée, ils vont l’assassiner.
Il nous a expliqué : "ces gens-là sont des combattants étrangers, des djihadistes de pays étrangers, bien armés, bien entrainés, qui ont de l’argent, et qui sont dans notre pays pour le détruire. Ce ne sont pas des vrais musulmans, ce sont des extrémistes religieux, des fondamentalistes qui terrorisent, enlèvent et tuent notre peuple".
Le porte-parole du gouvernement a également confirmé qu’ils détiennent actuellement des combattants étrangers capturés qui sont issus de 29 pays différents, parmi lesquels des Tchétchènes, des Irakiens, et bien d’autres.
Le ministre de la Santé nous a montré un documentaire sur les effroyables tueries commises par les djihadistes et la terreur qu’ont provoquée ces étrangers en assassinant des médecins et en détruisant des infrastructures médicales de l’Etat syrien, ce qui a rendu difficile la tâche de répondre aux besoins de la population.
 
 

Rencontres avec l’Opposition

Notre délégation a participé à un débat public avec de nombreux représentants des partis de l’opposition interne. Un des opposants politiques qui a passé 24 ans en prison sous le régime d’Assad, et qui en est sorti il y a 11 ans, veut un changement politique avec plus de 20 autres composantes de l’opposition interne, mais sans ingérence étrangère et sans violence.
Nous avons rencontré des membres de l’opposition armée dans une localité qui nous ont dit qu’ils avaient accepté la proposition d’amnistie du gouvernement et cherchaient à parvenir à une solution pacifique.
Un homme m’a raconté qu’il avait accepté de l’argent de djihadistes pour combattre mais avait été choqué par leur cruauté et la façon dont ils traitaient leurs coreligionnaires syriens, ne les considérant pas comme des vrais musulmans.
Il dit que les djihadistes étrangers veulent s’emparer de la Syrie, pas la sauver.
Le 10 mai, une partie de notre délégation s’est rendue à Homs, invitée par le groupe d’opposition du quartier d’Al-Waâr, où des familles déplacées de Baba Amro, de Khalidiyeh et d’autres bastions des rebelles viennent chercher refuge.
La délégation a constaté toutes les conditions de cette ville et se penche actuellement sur un projet pilote en vue d’une réconciliation et de la réintégration pacifique entre cette communauté et les communautés non-rebelles des environs (les chiites et les Alaouites) avec lesquelles, il y a 15 jours, a été signé un accord de non-belligérance par l’intermédiaire du mouvement Syrien Mussalaha- Réconciliation.
Le ministre, après avoir vérifié la liste des noms, a reconnu qu’en effet, c’était des opposants politiques non-violents et il a dit qu’il accepterait, en principe, de libérer ces détenus non-violents.
Il nous a également indiqué qu’ils n’appliquaient pas la peine de mort et qu’il espère que quand la situation s’arrangera en Syrie, ils prendront les mesures pour abolir la peine capitale.
Nous avons également posé des questions au ministre (qui est avocat international) sur les violations des droits humains commises par le gouvernement syrien, à savoir les tirs d’artillerie sur une zone interdite où se trouvaient les djihadistes et l’opposition armée.
Le ministre a reconnu les faits, mais a expliqué que le gouvernement avait le devoir de faire dégager ces zones.
Nous avons suggéré qu’il y avait une meilleure façon de traiter le problème que de faire procéder à des tirs d’artillerie, mais il a maintenu qu’il était de la responsabilité du gouvernement de débarrasser ces zones des forces rebelles et que c’était leur façon de le faire à eux.
Les ministres et le gouverneur ont affirmé que le président Assad était leur président et qu’il avait leur soutien. Beaucoup de personnes à qui nous nous sommes adressés avaient le même discours. Toutefois, certains jeunes disent qu’ils soutiennent l’opposition, mais afin de protéger l’unité de la Syrie de la destruction par des forces étrangères, ils disent qu’ils soutiendront le gouvernement et le président Assad jusqu’aux élections de l’année prochaine et qu’ils voteront alors pour l’opposition.
Ils disent que la Coalition de Doha au Qatar ne les représente pas et que personne d’étranger à la Syrie n’a le droit de faire partir le président Assad, si ce n’est le peuple syrien à l’issue des élections de l’année prochaine.
La vie des journalistes en Syrie est gravement menacée par les extrémistes/fondamentalistes religieux, et, au cours de ma visite à une chaîne de télévision, un jeune journaliste m’a raconté que sa mère avait été tuée par des djihadistes et m’a montré le bras où il avait reçu une balle et avait failli être tué.
 
 

La réunion avec les chefs religieux

Nous avons assisté, à la Grande Mosquée des Omeyyades de Damas, à un service œcuménique dirigé par le Grand Mufti de la République Arabe Syrienne, le docteur Ahmad Badr Al-Din Hassoun et le patriarche catholique grec Grégoire III Laham, ainsi que le délégué du patriarche orthodoxe grec Jean X d’Antioche, et des religieux de toutes confessions.
L’assemblée a prié pour la paix et l’unité de la Syrie et la non-ingérence d’étrangers dans leur pays. Ils ont souligné que ce conflit en Syrie n’est pas un conflit de religions, musulmans et chrétiens ayant toujours vécu côte à côte en Syrie, et ils sont (malgré le fait qu’ils vivent dans la souffrance et les violences, dont la majorité n’est pas de leur fait), unis dans leur souhait d’être une lumière de paix et de réconciliation pour le monde entier.
Le patriarche a dit que de la mosquée et des églises chrétiennes émerge un grand élan pour la paix et la réconciliation et a demandé à ceux à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la Syrie, de refuser toute violence et de soutenir le peuple de Syrie dans ses efforts d’instaurer le dialogue, la réconciliation et la paix.
Les chefs spirituels musulmans et chrétiens sont très conscients que si les extrémistes/fondamentalistes religieux accélèrent le mouvement et parviennent à contrôler la Syrie, l’avenir de ceux qui ne soutiennent pas les fondamentalistes, comme les musulmans, les chrétiens et les autres minorités modérés, ainsi que d’autres Syriens, est en grand danger.
En effet, le Moyen Orient pourrait perdre son précieux tissu social pluraliste, les chrétiens, comme en Irak, étant les premiers à fuir le pays. Ce serait une tragédie pour tous ceux qui sont concernés dans cette Syrie multiconfessionnelle, multiculturelle et laïque, naguère lumière de convivialité paisible dans le monde arabe.
 
 

Vision d’ensemble

Suite à de nombreux reportages officiels des médias institutionnels et à nos propres constats, je peux affirmer que l’État syrien et sa population subissent une guerre par procuration menée par des pays étrangers et financée et soutenue directement principalement par le Qatar qui a imposé sa volonté à la Ligue Arabe.
La Turquie, une partie de l’opposition libanaise et certains responsables jordaniens, offrent une zone protégée à tout un tas de groupes djihadistes, tous avec leurs propres objectifs, et recrutés dans de nombreux pays.
Des groupes de djihadistes armés et financés par des pays étrangers envahissent la Syrie en passant par la Turquie, la Jordanie et le Liban, franchissant des frontières poreuses pour tenter de déstabiliser la Syrie. On estime à 50.000 le nombre de combattants djihadistes étrangers qui terrorisent la Syrie.
Ces escadrons de la mort détruisent systématiquement les infrastructures de l’État syrien (les centrales électriques, les usines à gaz, les installations pétrolifères et d’eau potable, les pylônes de haute tension, les hôpitaux, les écoles, les bâtiments publics, les sites historiques, et même les sanctuaires religieux).
En outre, le pays est envahi par les tireurs isolés, les poseurs de bombes, les agitateurs, les criminels.
Ils se servent de l’agression et de la charia pour s’emparer de la liberté et de la dignité du peuple syrien. Ils torturent et tuent ceux qui refusent de se joindre à eux.
Ils ont des croyances religieuses bien à eux qui font qu’ils n’éprouvent aucune gêne même quand ils commettent les crimes les plus atroces comme assassiner et torturer leurs opposants.
Il est établi que beaucoup de ces terroristes sont en permanence sous l’effet d’amphétamines comme le captagon. Le manque de sécurité générale permet la multiplication d’enlèvements destinés à obtenir une rançon ou pour exercer des pressions politiques. Des milliers d’innocents ont disparu, dont les deux évêques, Youhanna Ibrahim et Paul Yazigi, et de nombreux prêtres et imams.
Les sanctions économiques imposées par l’ONU et l’UE, ainsi qu’un embargo cruel, poussent la Syrie au bord de la catastrophe sociale.
Hélas, les médias internationaux ferment les yeux sur ces réalités, occupés à diaboliser, à mentir, à déstabiliser le pays et à engendrer davantage de violence et de contradiction.
En résumé, la guerre en Syrie n’est pas, comme on le prétend, une guerre civile mais c’est une guerre par procuration avec des violations graves des lois internationales et des lois internationales sur les droits humains.
La protection qu’accordent aux combattants étrangers certains pays parmi les plus puissants les autorise en quelque sorte à ne pas avoir de comptes à rendre et les incite à commettre en toute impunité toutes sortes d’actes de barbarie contre des civils innocents.
Même les conventions relatives aux guerres ne sont pas respectées, ce qui a pour conséquence de nombreux crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité.
 
 

Conclusion

Lors de notre visite en Syrie, notre délégation a été accueillie par tout le monde avec beaucoup de gentillesse et je tiens à exprimer toute ma gratitude à tous ceux qui nous ont facilité la tâche ou qui ont reçu notre délégation.
Nous avons constaté que la population en Syrie a énormément souffert et continue de le faire. Les 23 millions de personnes qui constituent la population syrienne sont sous la terrible menace d’infiltrations permanentes de terroristes étrangers.
Beaucoup sont encore sous le choc des horreurs et de la soudaineté de toute cette violence et craignent que leur pays soit agressé et divisé par des forces extérieures, et sont tous parfaitement conscients que les forces géopolitiques sont à l’œuvre pour déstabiliser la Syrie et s’emparer du pouvoir, du pétrole et de leurs ressources.
Un dirigeant druze a déclaré : "si les occidentaux veulent notre pétrole – le Liban et la Syrie ont tous deux des réserves de pétrole – entamons des négociations à ce sujet, mais ne détruisez pas notre pays pour le prendre".
En Syrie, le souvenir de la destruction de l’Irak voisin par les forces US–GB-OTAN est encore bien présent à l’esprit de la population, parmi laquelle le million et demi d’Irakiens qui ont fui la guerre, dont de nombreux chrétiens, et qui ont trouvé refuge en Syrie grâce au gouvernement syrien.
Le plus grand espoir qui nous a été donné vient du mouvement Syrien Mussalaha- Réconciliation, un mouvement apolitique composé de toutes les couches de la société syrienne, qui a des équipes qui travaillent dans toute la Syrie qui œuvrent actuellement grâce au dialogue à construire la paix et la réconciliation.
Mussalaha sert de médiateur entre les tireurs armés et les forces de sécurité, contribue à obtenir la libération des nombreuses personnes qui ont été enlevées et rapproche toutes les parties du conflit pour les amener à discuter et à trouver des solutions pratiques.
C’est ce mouvement qui nous a logés, sous la direction de Mère Agnès-Mariam, Mère supérieure du monastère de Saint-Jacques, soutenue par le patriarche Grégoire III Laham, chef de la hiérarchie catholique de Syrie.
Ce grand mouvement de la société civile qui construit un processus de paix et de réconciliation nationale depuis la base jusqu’au sommet de la hiérarchie contribuera, si on lui donne la place, le temps et la non-ingérence étrangère, à apporter la paix en Syrie.
Ils reconnaissent qu’il faut qu’il y ait une solution politique inconditionnelle, comprenant toutes les parties en présence, et avec des compromis et ils sont convaincus que c’est cela qui se produit à maints niveaux de la société, et que c’est la seule solution pour parvenir à la paix en Syrie.
Mairead Maguire,
25 mai 2013
Mairead Corrigan-Maguire (née le 27 janvier 1944 à Belfast, Irlande du Nord) est une militante pacifiste nord-irlandaise, lauréate du prix Nobel de la paix 1976.
 
Source : Le Grand Soir

Les faits démentent le mythe “Bachar allié d’Israël”
Cécilia Fany Fandi

Certains justifient la guerre menée par le Qatar, l’Arabie saoudite et d’autres forces contre la Syrie en disant que “de toute façon, Bachar ne combat pas Israël, il est son allié”. Mais les faits démentent ce mythe, comme le démontre cet article qui analyse ensuite pourquoi la rébellion armée est en position stratégique de plus en plus difficile... (IGA)

 

 

« Le plateau du Golan a été occupé par Israël en 1967 et depuis cette date il n'y a pas eu de violences directes entre les deux pays, théoriquement en état de guerre » (sic). C’est du moins ce que Le Figaro avec l’AFP nous annonce dans son numéro du 30 mai effaçant ainsi d’un simple trait sur le papier une guerre avec des conséquences mondiales graves, à savoir la guerre israélo-arabe de 1973. Celle-ci a opposé du 6 octobre au 24 octobre 1973 Israël à une coalition menée par l'Égypte et la Syrie qui voulaient libérer leurs territoires occupés par Israël en 1967.

 

En effet, le monde entier a été touché par cette guerre qui a connu le choc pétrolier de 1973, quand l'OPEP a décidé de l'augmentation de 70 % du prix du baril de pétrole ainsi que de la réduction de sa production sans parler des accords de paix de Camp David entre l’Etat hébreux et l’Egypte et sans oublier non plus que la Syrie a pu libérer la ville Kuneitra, capitale du Golan, occupée en 1967. Mais comment AFP suivie par ses consoeurs a-t-elle oublier ce détail d’une telle importance de notre Histoire contemporaine avec une telle conséquence sur l’économie mondiale ? Décidément, les médias français ont la mémoire trop courte ou peut-être, l’AFP ne faisait que répéter les propos de ses amis opposants selon lesquels « le régime n’a jamais tiré une balle sur le Plateau du Golan  », prenant ainsi partie dans ce conflit abandonnant toute éthique professionnelle.

 

Par ailleurs, un article publié le 15 mai (15 jours avant l’article de l’AFP) par le site français Slate, fait un rapprochement entre la situation actuelle entre la Syrie et Israël et la guerre de Kippour de 1973 dans le cas d’une « introduction de S-300 en Syrie [qui] sera considérée par Israël comme un casus belli qui le pousserait à renoncer à sa neutralité dans le conflit syrien avec toutes les conséquences militaires que cela entraine pour la région ».

 

Faux, Israël n’est pas neutre dans le conflit syrien

 

Israël menace d'intervenir en Syrie et utilise le Hezbollah comme prétexte

 

Israël a déjà mené trois raids aériens en territoire syrien, le premier en janvier, les deux derniers il y a trois semaines sous prétexte d’empêcher le transfert d'armes au Hezbollah.

 

Pour l’Etat hébreux, comme le dit Benyamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, cette attaque militaire contre un pays souverain est justifiée pour défendre son pays contre l’Iran et le Hezbollah, oubliant que son pays occupe non seulement un territoire syrien, à savoir le Plateau du Golan depuis 1967, mais qu'il l’a annexé purement et simplement contre la volonté et la décision de l’ONU, et enfin que ni le Hezbollah ni l’Iran n’ont agressé son pays. Par contre, c’est l’Etat hébreux qui a agressé le Liban occupant même Beyrouth, la capitale, en 1982. D’ailleurs, le sud du Liban a été aussi occupé lors de la Guerre israélo-arabe de 1948-1949 et envahi par l'armée israélienne lors de l'Opération Hiram.

 

C’est suite à l'intervention militaire israélienne au Liban de 1982 qu’Israël a occupé cette zone jusqu'en juin 2000. C’est le Hezbollah, un mouvement de résistance islamique, qui l’a libéré. Et en juillet 2006, Israël pénètre dans la zone une trentaine de jours puis s'en retire.

 

Cette guerre de 2006 contre le Hezbollah a imposé de nouvelles équations stratégiques dans la région où Israël n’a plus la suprématie militaire. Pour Israël, il faut donc casser cette nouvelle force de résistance pour garder sa suprématie dans la région.

 

Rappelons que la Syrie a toujours soutenu Hezbollah – même militairement – depuis sa création, notamment dans sa guerre contre l’occupation israélienne et c’est aussi pour cette raison que le Hezbollah soutient la direction actuelle de la Syrie. Le 9 mai dernier, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a affirmé que « Nous ne permettrons pas que le pays tombe aux mains des Etats-Unis, d'Israël ou des groupes takfir. » (les fondamentalistes sunnites, alliés de l’Occident).

 

Rebelles le dos au mur… israélien, soignés par Tsahal

 

Plusieurs combats et des accrochages sont souvent en cours à l’extrémité ouest de la Syrie, autour de la localité de Jubata al-Khachab depuis au moins l’été dernier.

 

Déjà en novembre dernier, ces idiots utiles cherchaient à prendre le contrôle de plusieurs villages dans cette zone sensible, notamment Bir Ajm et al-Herche. Ils se sont filmés samedi 24 novembre en train d’attaquer non l’armée israélienne mais leurs propres compatriotes, les soldats syriens avec leur habituel hystérique « Allah Akbar ! ».

 

Après le dernier bombardement israélien contre Damas, début mai dernier, Hassan Rastanaoui, un chef de l’opposition armée à Homs (Syrie centre) et l’invité surpris du journaliste Yaari Ehud de la deuxième chaine israélienne, a exprimé sa joie et sa gratitude à l’armée israélienne.

 

D’ailleurs, selon l’AFP (16 février) et Le Figaro (29 mars 2013), les soi-disants patriotes syriens de l’ASL sont hébergés et se font soigner auprès de Tsahal dans l’hôpital de Ziv, à Safed en Galilée. Quel raccourci symbolique et signifiant !

 

Ce contact entre officiels rebelles syriens et Israël remonte au moins à l’année dernière où une équipe de la télévision israélienne Channel 2 rentre en territoire syrien avec les deux journalistes Itai Anghel et Amir Tibone à Khirbet al-Joz à Jisr al-Choughour dans la région d’Idleb au nord-ouest à la frontière turque.

 

C’est ainsi que dans le même temps, les troupes israéliennes s'activaient ouvertement sur la ligne de démarcation au Golan pour apporter des facilités aux terroristes et leur offrir une protection. En coordination avec leurs amis du Golfe et jordaniens, les Israéliens sont devenus des partenaires à part entière dans l'agression contre la Syrie, après s'être réconciliés avec la Turquie, sous le parrainage de Barak Obama. Les chambres d'opération installées sur le territoire turc jouent un rôle de premier plan dans la destruction de la Syrie

 

Israël se sert des rebelles syriens pour accroître son emprise sur le Golan

 

Des bandes rebelles tentent régulièrement de « transiter » par la zone démilitarisée (5 kilomètres dans sa plus grande largeur) qui fait tampon entre le Golan annexée et le territoire syrien, notamment à Jubata al-Khachab.

 

Il y a plusieurs mois, Benjamin Netanyahu a annoncé la construction d’une « clôture de sécurité » sur la ligne de démarcation entre Israël et la Syrie, sur les hauteurs du Plateau du Golan syrien occupé par l’Etat hébreu depuis 1967 et annexé depuis 1981. Cette clôture d’une dizaine de kilomètres serait sur le modèle de celle séparant déjà Israël des territoires palestiniens autonomes. Cet audacieux programme de « travaux publics » concrétise l’isolement et l’enferment d’un pays-ghetto, cadenassé de partout, faisant de lui le seul Etat au monde dont les frontières seront visibles par satellite, comme l’est la muraille de Chine.

 

 

En effet, Israël se sert du prétexte des djihadistes pour pérenniser son emprise sur un territoire géographiquement et économiquement stratégique, riche en eau (alors que la pénurie d'eau est une réalité qui alimente aussi la tension), et dont l’annexion n’a jamais été reconnue, ni par la Syrie ni par l’ONU. Et la « révolution syrienne » joue le rôle de l’idiot utile pour l’État hébreu en lui permettant de consolider, de la plus concrète des façons, son emprise sur un territoire syrien. Voilà au moins un « apport » de la révolution syrienne sous perfusion occidentale et wahhabite sans oublier que le Golan est devenu aussi une colonie de peuplement israélien au mépris des résolutions de l’ONU.

 

 

Donc, ce conflit risque de plus en plus de dépasser les frontières syriennes. D’ailleurs, Bachar al-Assad a affirmé, dans une interview diffusée la semaine dernière sur al-Manar, la chaine libanaise pro-Hezbollah, sa volonté d'ouvrir le front au Golan avec Israël. De même, il a promis de riposter à toute nouvelle attaque de l’Etat hébreux qui a mené depuis janvier dernier trois raids contre des positions militaires syriennes près de Damas. D’autre part, personne ne connait le sort des casques bleus enlevés par les rebelles terroristes depuis plusieurs semaines déjà.

 

Qussayr, une guerre sans merci où se joue le destin de la région

 

C’est bien un gigantesque fiasco qui s’est accéléré depuis quelques semaines pour le front des faux amis de la Syrie. Et le sens qu’il a pris est très loin d’être favorable à la « révolution » et ses parrains étrangers.

 

La victoire militaire de l’armée syrienne dans la région stratégique de Qussayr est plus que vitale non parce qu'« elle sur le chemin d’une région côtière où vivent les alaouites, la communauté chiite à laquelle appartient Bachar el-Assad et où il pourrait se replier, en cas de défaite » (sic) comme nous écrivait rfi dans son numéro du 20 mai dernier, mais bien parce que dans cette région stratégique endossée à 35 km au sud de Homs (Syrie centre), l’avenir de la soi-disant « révolution » syrienne se joue cruellement et pour plusieurs raisons :

 

  1. Perdre une zone maintenue depuis plus d’un an et demie est non seulement un échec mais une défaite quasi décisive. Les rebelles terroristes, al-Nosra à leur tête, sont prêts à « rayer les villages alaouites et chiites de la carte » comme le menace le colonel Abdul-Hamid Zakaraya depuis Istanbul à travers la chaine saoudienne, Alarabia.

  2. Côté syrien. Pour le régime syrien, cette bataille est un objectif prioritaire. Le mois dernier, le président Bachar al-Assad avait affirmé que les combats dans cette région étaient « la principale bataille » menée par l’armée syrienne. Vu sa position stratégique, l’armée peut sécuriser pour toujours la route reliant la capitale à la côte, une zone épargnée par la violence à part les incidents de Bayada à Banyass il y a quelque temps, privant ainsi les rebelles de toute aide extérieure, sans parler du coup psychologique d’une telle victoire sur leur moral.

  3. Côté Hezbollah. La vraie raison de l’intervention des combattants du Hezbollah dans cette région dépasse de loin la volonté de défendre les chiites ou les chrétiens, en majorité libanais, habitant les vingt trois villages et fermes du Qussayr ayant survécus aux accords de Sykes Picot du 1916.

  4. Le Front al-Nosra, allié d’Al-Qaïda avec la brigade al-Farouq, jadis héros de Bab Amr à Homs, a occupé non seulement la quasi-totalité de la région de Qussayr pendant plus d’un an et demi, mais il a obligé la population « hérétique » – à savoir chiites et chrétiens – à partir et avec eux beaucoup des sunnites non inspirés par leur « révolution » nihiliste au risque d’être qualifiés des chabihas, mot devenu bien utile pour épurer tout ce qui ne marche pas avec la « révolution » démocratique.

 

L’intervention des miliciens du Hezbollah n’est donc pas pour protéger les chiites sinon, pourquoi n’interviennent-ils pas dans d’autres localités chiites comme, par exemple, pour les 60 000 habitants de villages Nubbol et Zahra, situés au Nord d'Alep, assiégés et terrorisés depuis plus de dix mois ? (Voir l’article http://www.michelcollon.info/Solida..., mis en ligne le 1er mai)

 

Cependant, les vraies raisons de l’intervention des combattants du Hezbollah dans cette région dépassent de loin cette volonté à caractère religieux :

 

  1. Vu sa proximité avec le Liban, cette zone est stratégique car les rebelles peuvent fermer la route reliant Damas à la côte depuis Qussayr et gêner ainsi les mouvements de troupes de l’armée syrienne.

  2. Sa proximité avec le Liban lui facilite aussi le trafic d’hommes et d’armes de tout genre.

 

Mais la raison la plus importante, c’est que cette zone présente un menace direct contre le Hezbollah car elle se trouve à mi-chemin entre Hermel et Bekaa, deux zones libanaises où se trouvent les réserves des armes du Hezbollah, notamment les missiles. Par ailleurs, c’est pour cette même raison que l’aviation israélienne a bombardé en 2006 la localité libanaise de Bekaa al-Qaa, limitrophe de Jussiyeh, village syrien (al-Qaa, c’est aussi cette même localité chiite qui a accueilli les déplacés chrétiens syriens de Rableh dans la région de Qussayr, chassés par les islamistes).

 

  1. Le passage de Jussiyeh, le plus proche de Homs, tombé aux mains de l’armée syrienne, prive non seulement les rebelles de tout secours venant du Liban mais il fait du Qussayr une tenaille.

  2. De même, la chute des villages de Tal Mendou, de Tal al-Hanach et de Jabal al-Charqi affaiblit à jamais la rébellion islamiste qui connait sa plus grande concentration en hommes et en armes dans cette zone.

  3. Le reportage Russia al-Yaoum dans al-Ghassaniyeh et d’autres villages libérés montre une armée nationaliste reçue en libérateur avec le riz, très loin de cliché présenté par les médias occidentaux.

 

Le reportage de la télévision russe montre les dégâts laissés par les terroristes qui ont privé les habitants d'eau et coupé le pont reliant les deux côtés de la ville, voulant empoisonner le maximum des personnes sans aucune distinction entre civiles et militaires. On voit aussi les dégâts du couvent de Rableh, un village chrétien de Qussayr.

 

 

Signalons aussi qu'il existe huit villages chiites dans la province de Qssayr qui ont subi destruction et déplacement de leurs habitants par les fanatiques islamistes les considérant comme hérétiques.

 

 

Destruction du monastère Mar Elias à Qusseir par l'ASL/Al-Nosra.

 

Reportage : al-Manar, al-Mayadeen.

 

Le monastère de Mar Elias, victime du terrorisme et des auteurs de l'idéologie obscurantiste. Occupé, profané, utilisé comme lieu de détention et torture puis détruit par les obscurantistes, il vient d’être libéré par l’armée syrienne.

 

Le monastère de Mar Elias à Jussiyeh dans le Qusseir dans la banlieue de Homs occupe une place très importante chez les Chrétiens et Musulmans, puisque la fête de Mar Elias est célébrée chaque année comme une incarnation de la cohésion entre les différentes confessions et les habitants de la région. Ce monastère est considéré comme l'un des plus importants vestiges antiques et remonte à 2000 ans. Le monastère comprend l'icône de Mar Elias datant de 1000 ans.

 

  • Côté français

 

Avec l’entrée des miliciens du Hezbollah en scène, la bataille de Qussayr prend encore plus d'importance, non seulement pour les Syriens et le Hezbollah, leur allié, mais aussi pour les Occidentaux, notamment les Français. Pourquoi ?

 

Depuis que Paris a annoncé sa décision d’inscrire la branche armée du Hezbollah sur la liste du terrorisme en Europe, la France est confrontée à des échéances syriennes et libanaises embarrassantes et la bataille de Qoussayr pourrait bien être la dernière chance pour la France qui a parié dès le départ sur le mauvais cheval, espérant aujourd’hui une victoire militaire des rebelles terroristes de Qussayr, une victoire qui pourrait éventuellement lui redorer son image tant ternie sur la scène internationale.

 

De même, l’ancien colonel de l’armée française Alain Corvez indique dans une interview sur le site Manar que Qoussayr présente une grande importance en raison de « sa position stratégique ». En effet, la ville contrôle toutes les routes menant à la côte syrienne et à Damas et constitue, comme il le dit si bien, « le nœud de communication stratégique entre Tripoli, Homs et la Békaa libanaise d’un côté, et Tripoli et la capitale syrienne Damas de l’autre ».

 

Celui qui contrôle cette ville remporte la bataille du centre de la Syrie, et assure la protection de son dos dans la bataille de Damas et toutes les batailles du nord de la Syrie.

 

De plus, confie Corvez, cette bataille permettra une étude approfondie pour mieux comprendre les tactiques du Hezbollah face à la guérilla, surtout concernant les tunnels qu’il a été le premier à inventer dans la guerre moderne. Ce qui constitue tout le contraire de la guerre de juillet 2006, menée par Hezbollah.

 

Rappelons que ce sont les Français qui ont qualifié la stratégie de la Résistance islamique durant la guerre de juillet 2006 de stratégie du « combat inégal », d’après une longue analyse présentée en 2007 par le colonel Michel Goya, écrivain militaire de l’armée française et auteur de La théorie du Hezbollah.

 

Selon ces militaires français, « l'opposition armée engagée dans la bataille a commis d’importantes erreurs stratégiques et meurtrières, tandis que le Hezbollah a réussi à les vaincre psychologiquement parlant, en les forçant à quitter une colline stratégique dans la province de Qousseir, et qu'ils n’auraient pas dû abandonner si facilement », sans parler de beaucoup d’autres erreurs commises dans cette bataille.

 

La volonté farouche de Paris soutenue par Londres de lever l’embargo de l’UE sur les armes à destination des rebelles n’est-elle pas pour changer la donne des combats à Qussayr, surtout avant la conférence de Genève ? La question reste posée.

 

Ici le lien de l’article publié mardi 4 juin.

 

Dans cette guerre de Qussayr, l’armée syrienne, une grande armée classique préparée pour une guerre contre Israël, a du se muer en une force de contre-guérilla, et apprendre sur le tas les exigences de la guerre asymétrique en milieu urbain. La rébellion ne peut que mettre son drapeau en berne vu sa situation d’encerclement et les pertes importantes qu’elle subit. L’armée secondée désormais par les miliciens du Hezbollah, les prenant à la gorge, mène des opérations chirurgicales, une stratégie dictée par la configuration urbaine. Une stratégie certes plus lente que celle du marteau-pilon. Pourtant, les hélicoptères continuent de mitrailler à Qussayr et les secteurs avoisinants les positions et déplacement des rebelles terroristes.

 

Ces fanatiques qui ont mis à dos non seulement la minorité chrétienne de Qussayr en lançant l’année dernière des appels à partir des mosquées demandant ainsi à plus de dix milles chrétiens de quitter la ville mais surtout les chiites avec des appels haineux à les égorger, appuyés par des fatwas des cheikhs salafo-wahhabites dont la dernière venait tout juste lors du prêche de vendredi dernier dans la mosquée de Doha, lancée par le cheikh Qaradawi, mufti du Qatar et de l’OTAN qui a appelé les musulmans dans les quatre coins du monde à venir en Syrie tuer les chiites pour défendre les sunnites massacrés selon lui par ces « hérétiques ».

 

On ne voit vraiment pas, dans ces conditions, ce que peuvent espérer les rebelles fanatiques. Ils sont condamnés à la défaite, et à la fuite en avant dans le terrorisme, malheureusement. La Syrie est capable de gagner la partie militaire surtout que le front international anti-syrien est de plus en plus fissuré. Le rapport de force international a basculé et pour Poutine et son administration, il s’agit non seulement de la crédibilité internationale de la Russie mais aussi de sa sécurité nationale, et ce n’est pas seulement la base navale de Tartous qui est en jeu en Syrie comme certains le pensent naïvement.

 

 

Source : Invetsig'Action

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GQ 06/07/2013 12:06








06/07/2013 11:49:10
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