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Réveil Communiste

Syntèse de s résultats du sommet de l'OCS de septembre 2013

5 Décembre 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Chine

Sur le blog de Danielle Bleitrach


El Viejo Topo


Depuis qu'en 1877, le géographe Ferdinand von Richthofen a forgé le nom de "route en soie" pour désigner la grande voie caravanière qui depuis Xian menait à Constantinople par divers détours, unissant la Chine et l'Europe, sa renommée, au-delà de l'importance économique de cette route durant des siècles, a excité l'imagination de millions de curieux et de représentants de commerce. Cette route en soie est née grâce à l'initiative del' orient, et, aujourd'hui, plus de deux millénaires après, une fois encore l'orient parle d'une nouvelle route. L'intégration économique et la coopération entre les pays traversée par cette voie millénaire avec la Russie et l'Europe, contribuant à la croissance économique de l'Asie centrale et du Proche Orient, manifestant le désir de développer les régions les plus occidentales du pays sont au coeur de la proposition faite par le président chinois Xi Jinping; sans oublier, bien qu'il n'en ait pas fait mention, le désir de limiter la présence nord-américaine en Asie. Xi Jinping a présenté au Kazajastán cette initiative pour créer ce qu'il a appelé "une ceinture économique" sur l' antique route de la soie, initiative dirigée vers les pays de l'Asie centrale, mais aussi vers d'autres pays, le projet serait articulé autour d'une grande route commerciale au centre d'une aire qui regroupe presque la moitié de l'humanité : trois milliards de personnes. Une voie de communication, le transport, le commerce et des échanges, de la technologie, figurent parmi les priorités citées par le président chinois. Bishkek, où le sommet de l'OCS s'est réuni, figure parmi les populations accueillant les caravanes de la vieille route en soie.

La proposition chinoise a été annoncée à l'occasion du sommet de l'Organisation de Coopération de Shanghai, OCS. Au milieu du mois de septembre 2013, se sont réunis à Bishkek un sommet des présidents de l'Organisation, qui regroupe les six pays membres (Chine et Russie, plus le Kazajastán, Uzbekistán, Tayikistán et le Kirguizistán),auquel il faut ajouter la participation de cinq pays observateurs (l'Inde, le Pakistan, l'Iran, l'Afghanistan et la Mongolie) et de trois pays qui se sont définis comme des partenaires pour le dialogue (La Biélorussie, la Turquie et le Sri Lanka), et qui s'est renforcée d'une manière remarquable dans les dernières années. Aux deux extrèmesl' de l'OCS, des pays comme Azerbeiján et le Vietnam ont témoigné de l'intérêt à la rejoindre. A cette occasion, l'OCS a admis à ses réunions, en plus des états membres, les observateurs et les partenaires de dialogue , ainsi que les pays de la Communauté d'États Indépendants (CEI, l'héritière de l'URSS), ainsi que de la Communauté Économique Eurasiática (CEEA) et de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC).

Xi Jinping en a profité pour visiter le Tadjikistan et pour convenir avec Emomali Rakhmon de la construction d'un gazoduc qui unira l'Asie centrale et le territoire chinois, et pour sonder les possibilités de collaboration en matière d' infrastructure, d'agriculture et l'exploitation des ressources naturelles. Avec les séquelles de trafic de drogues et l'infiltration de groupes armés, la perméabilité des frontières étaient aussi au menu des conversations. Le Tadjikistan est très intéressé à lier son développement naissant au potentiel chinois, et de fortifier l'OCS. De plus, le président chinois a visité le Kazajastán, l'Ouzbékistan et Turkmenistán : la diplomatie chinoise embrasse les cinq pays de l'Asie centrale. Pékin s'est converti en partenaire principal commercial de la Russie et du Kazajastán, et est déjà en deuxième position en ce qui concerne le Kirghizistan et l'Ouzbékistan. La proposition de cette nouvelle route de la soie a été reçue avec intérêt par le Pakistan et l'Afghanistan, ainsi que par les anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale; de même, elle peut être un facteur de stimulation pour l'économie de l'Iran, et présente de grands intérêts stratégiques, en même temps qu'elle offre une possibilité de développement aux pays qui n'ont pas d'ouvertures sur les mers.

Après le grand développement expérimenté dans l'Est et le sud du pays, avec des foyers comme Shanghái et les villes de la rivière de la Perle (Cantón, Foshán, Shenzhen, Dongguan, et Hong Kong, cinq villes qui dépassent chacunes les sept millions d'habitants) la Chine s'est engagée dans le développement des régions occidentales, et, pour cela,porte une grande attention à l'Asie centrale dans sa politique extérieure, une zone qui possède de grands ressources dans le domaine des hydrocarbures et des minerais. La Chine est en train d'impulser un programme ambitieux pour réorienter les priorités de son économie. Li Keqiang, le premier ministre chinois, a annoncé à Davos que son pays maintiendra les hauts taux de croissance, à huit pour cent, et qu'il continuera à investir à l'extérieur. Si antérieurement Pékin avait mis l'accent sur l'exportation et les investissements, aujourd'hui elle prétend augmenter la consommation interne pour fortifier son économie, et à partir de là offrir des opportunités aux autres continents. Aussi bien en Asie centrale et méridionale, comme en Afrique et en Amérique latine, les gouvernements sont très intéressés par le marché chinois pour la vente de leurs produits, ainsi qu'en la collaboration en matière d'infrastructure. Les dettes des pouvoirs locaux, considérées comme l'une des hypothèques du développement chinois, préoccupent le gouvernement de Pékin, bien que Li Kequiang ne considère pas qu'elles sont spécialement graves.

Le président chinois a aussi présenté à Bishkek une proposition pour le renforcement de l'OCS qui, en somme, aboutirait à une plus grande collaboration entre les pays membres sur les questions de sécurité (en mettant l'accent sur le terrorisme et les mouvements nationalistes et sécessionistes), sur le développement de la confiance, la pacification de l'Afghanistan (un foyer permanent d'instabilité), et le développement de la route en soie. Pour cela, la Chine prétend à la construction de voies de transport qui uniraient l'océan le Pacifique à la mer la Baltique, et qui permettent l'accès depuis l'Asie centrale au golfe Pérsique et à l'océan Indien, routes, qui comme l'a rappelé le ministre chinois du commerce, Gao Hucheng, impulseraient les échanges économiques de la zone.Cependant, le pari n'est pas simple. La Chine croit aussi que la crise syrienne aggrave l'instabilité de toute la région, et, pour cette raison, Xi Jinping parie sur des négociations et un accord de paix à Genève.

L'alliance chinoise avec la Russie a contribué à résoudre des différents frontaliers, mais plusieurs des frontières continuent à être poreuses et sont utilisées par des groupes armés, souvent, travaillant pour des puissances comme les États-Unis, l'Arabie, le Pakistan et l'Inde. La Chine veut renforcer la sécurité de ses frontières occidentales : les différents avec l'Inde dans les régions d'Aksai Chin et de Demchok, ainsi que d'une partie du Karakorum, territoires que Dheli réclame à Pékin; le couloir étroit qui unit l'Afghanistan avec la Chine; le Cachemire au sujet duquel se disputent l'Inde et le Pakistan, ainsi que les frontières du Tadjikistan et du Kirguizistan, et, dans une moindre mesure avec le Kazajastán, sont des zones chaudes, également fréquentées par des groupes armés. Non sans raison, les mouvements nationalistes du Xinjiang, de caractère islamiste, et du Tibet, sont parmi les préoccupations de Pekin, conscient de ce que Washington joue ces cartes et qu'e les Etats-Unis ne vont pas renoncer à tout faire pour créer des difficultés à la Chine, limiter son renforcement, et éventuellement les utiliser comme des monnaies d'échange.

La sécurité est prioritaire, parce que sans la pacification de toute cette immense région, on ne pourra pas développer cette grande voie commerciale. De fait, la coopération en matière de sécurité entre les pays de l'OCS est la principale préoccupation des gouvernements, et elle englobe les activités terroristes et les groupes séparatistes, mais aussi le crime organisé, le trafic de drogue et d'armes. La sécurité s'est améliorée par rapport aux années antérieures, comme l'a indiqué Zhang Xinfeng, responsable de l'Agence de l'OCS qui s'occupe des questions de terrorisme, bien que le fondamentalisme religieux (surtout, musulman; mais aussi bouddhiste) qui maintient des liens avec les trafiquants d'armes et de drogues, et avec un enchevêtrement de services secrets, soit très actif. Zhang dépend directement du Conseil des chefs d'État de l'OCS. L'importance de l'agence contre-terroriste de l'OCS (créée en 2004 et qui a son siège à Tachkent, en Ouzbékistan), peut se mesurer au fait de ce que c'est l'un de deux organes permanents de l'organisation, et que le sommet de Bishkek a décidé de centraliser l'information et de porter l'attention prioritairement sur les complicités de groupes terroristes avec le crime organisé, vu le retrait des troupes de l'OTAN de l' Afganistán et de la nouvelle situation qui peut être créée dans la région. C'est une des raisons de l'entrevue de Poutine avec le président Afghan, Kharzai, qui a réclamé l'appui russe. Moscou fournit des armes au gouvernement de Kaboul, intéressé comme il l'est, surtout, dans la pacification du pays et pour éviter un effondrement afghan incontrôlé qui créerait des problèmes sérieux à ses frontières, ce qui renforcerait le trafic de stupéfiants, rendrait plus difficile l'endiguement des seigneurs afghans de la guerre, et renforcerait les groupes armés islamistes qui agissent dans le Caucase. Karzai se présentera à nouveau aux élections présidentielles qui doivent avoir lieu en 2014, elections qui ne sont même sûres, selon Karzai lui-même, bien que parler de démocratie en Afghanistan soit une plaisanterie de mauvais goût.

L'implication de l'OCS dans les principales crises internationales a été constatée avec son intérêt aux boucliers antimissile que prépare Washington qui peuvent romprel'équilibre international et affecter la stabilité stratégique.
La fréquence avec laquelle le pays nord-américain en appelle à son droit de garantir sa sécurité, a reçu une réponse ferme de l'OCS, arguant du principe qui veut que la sécurité d'un pays ne peut pas reposer sur l'augmentation des risques pour les autres. De la même manière, dans la manière d'aborder la crise syrienne, la situation en Corée, et les disputes à propos de l'Iran.

Sur la Syrie, le sommet de l'OCS a soutenu le contrôle et la destruction de l'arsenal chimique de Damas, en appuyant la proposition russe, et a appuyé la convocation de la deuxième conférence à Genève entre le gouvernement syrien et les groupes armés insurgés. Poutine a confirmé que la déclaration du gouvernement de Bashar al Assad en acceptant son intégration dans la Convention Internationale sur la Prohibition d'Armes Chimiques donnait une preuve de la disposition de la Syrie à résoudre la crise à travers des négociations avec l'opposition. L'appui iranien à la décision de Damas contribuait également à arrêter aussi la guerre syrienne et à empêcher son extension à d'autres pays voisins, et il a été souligné par le président iranien, Hassán Rohaní, que son pays a été une des principales victimes de l'armement chimique. Tous les pays de l'OCS et associés ont repoussé le recours à la force contre Damas que les États-Unis avaient annoncé et ils étaient conscients de l'avertissement d'Obama après que celui-ci ait affirmé que les États-Unis empêcheraient que l'Iran fabrique des armes nucléaires, et que, pour cela, il était disposé à intervenir militairement.

Cependant, les actes diplomatiques ont pu changer le scénario : après l'intervention de Hassan Rohaní à l'Assemblée Générale de l'ONU, et de la rencontre entre John Kerry et le ministre des affaires étrangères iranien, Javad Zarif, Obama lui-même a pris l'intiative de parler avec Rohani,avec le début d'une timide détente susceptible de faire baisser l'hostilité dans la région. Washington veut empêcher la prolifération nucléaire au Proche Orient, bien qu'il ne réclame pas le désarmement atomique israélien, une décision qui de fait défend le monopole nucléaire israélien dans la zone. Israël est l'un des rares pays du monde qui n'a pas souscrit au Traité de Non prolifération Nucléaire, circonstance qui, devant les exigences nord-américaines de contrôle du programme nucléaire iranien, a fait que Rohaní a rappelé à New York que si un pays accède aux inspections dans ses programmes et installations nucléaires, le reste des pays devraient en faire autant : Israël ne peut pas ignorer cette réalité. Dans une référence indubitable aux États-Unis, l'OCS a déclaré dans son communiqué final son rejet des menaces militaires et de l'imposition de sanctions contre l'Iran, qui ont été le recours habituel de Washington dans sa controverse avec Téhéran. Le fait de défendre l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins civiles et pacifiques a été une manière d'appui au président iranien, Hassán Rohaní, qui a offert à Bishkek des garanties de ce que le programme nucléaire iranien ne poursuit pas de fins militaires.

L'une des préoccupations de la Russie et la Chine est la prolifération de groupes terroristes qui agissent en Syrie dans les bandes rebelles et qui peuvent après se déplacer dans d'autres foyers de conflit dans beaucoup de pays asiatiques et même en Russie. Serguéi Smirnov, sous-directeur du FSB russe (le successeur du KGB soviétique), considère qu'environ quatre cents Russes islamistes luttent auprès des rebelles en Syrie, et il ne cache pas le danger qu'ils représenteront pour leur pays quand ils reviendront. Le recrutement de mercenaires, confirmé par Smirnov, affecte tous les pays d'Asie centrale, et la fréquence des attentats est inquiétante. Différentes sources ont établi qu'il y a plus de 10.000 étranger islamistes dans les rangs des rebelles syriennes, dont environ mille seraient originaires de l'Union Européenne. Pour ne pas parler d'autres risques : à la fin d'un septembre 2013, Lotfi Ben Jeddou, ministre de l'intérieur de Tunis, a déclaré que les forces de sécurité de son pays avaient empêché que plus de six mille tunisiens islamistes s'incorporent dans les rangs rebelles syriennes, et que des centaines de femmes avaient été enrolées dans un Jihad propre au-Nikah, ou une guerre sainte du sexe, pour satisfaire les nécessités sexuelles des groupes des insurgés. Selon Ben Jeddou, plusieurs d'elles retournent Tunis enceintes, parfois détruites physiquement, par ceux qui leur avaient promis le paradis des croyants.

Sur la Corée (la question qui préoccupe particulièrement la Chine), l'OCS a postulé la reprise des négociations, orientées vers la dénucléarisation de la péninsule, qui est défendue tant par Moscou comme Pékin, ainsi que par Séoul et Tokyo, tandis que Washington se refuse à donner des garanties à Pyongyang en signant un traité bilatéral de non agression avec la Corée du Nord, et refuse de discuter la dénucléarisation de la péninsule parce que cela affecterait son déploiement militaire dans la zone. De cette façon, malgré sa rhétorique diplomatique, il bloque une solution définitive pour la Corée.

La déclaration de Bishkek a repris les vieux principes de Bandung sur le respect pour la souveraineté et l'intégrité des pays, sur la résolution pacifique des crises, la non ingérence et la renonciation à l'usage de la force, et la défense du rôle des Nations Unies. Il n'était pas nécessaire de citer les États-Unis, le pays qui a violé dans les dernière décennie tous ces principes, et qui maintient 'une politique agressive extérieure , celle qui est à l'origine de beaucoup de conflits. Alexéi Arbátov, un membre de l'Académie Russe de Sciences et expert en sécurité internationale, rappelle que, dans les deux dernières années, le gouvernement Obama a paralysé n'importe quelle progression dans les négociations sur les armements stratégiques, sur les boucliers antimissile, sur des instruments tactiques de guerre et, en général, sur le contrôle des armes. Malgré tout, les États-Unis réévaluent leur politique extérieure, conscient de qui a perdu la guerre de l'Iraq, en dépit de la version de propagande qu'il diffuse; dont il(elle) n'a pas réussi à réduire l'Iran, et aussi dont, après douze ans de guerre, l'invasion de l'Afghanistan peut être considéré comme une défaite stratégique; mais cet examen est fait sans renoncer pour autant au rôle historique providentiel qu'il croît lui être dévolu.

La Russie renforce peu à peu son rôle au Proche Orient, immergée dans la contradiction entre sa faiblesse économique persistante dûe à l'incapacité du gouvernement à pousser la modernisation et la reconstruction de son industrie, et le renouvellement de son rôle international, évident dans la crise syrienne, loin déjà des jours de la diplomatie boîteuse d'Eltsin. Pour sa part, la Chine n'essaie pas d'assumer le rôle que les États-Unis ont rempli dans les dernières décennies, bien qu'elle ne cesse de se renforcer et de marquer les lignes rouges que Washington ne doit pas franchir. Une bonne partie de sa diplomatie est basée sur les offres de collaboration économique avec d'autres pays, comme dans le cas de la proposition de la nouvelle route en soie.

L'avertissement de Poutine face à la prétention nord-américaine de reconstruire un monde unipolaire illustre à la perfection le recul nord-américain mais aussi les dangers d'une situation volatile. "Nous voyons les tentatives de ranimer [] un modèle de monde unifié, unipolaire, d'éroder le droit international et la souveraineté des nations. Ce monde unipolaire a besoin des vassaux, pas des États souverains", a dit Poutine au Club Valdái. Avant, dans un article du New York Times, Poutine avait critiqué la supéerbe nord-américaine être considéré comme un pays exceptionnel
, avec les dangers que cela comporte, bien qu'Obama ait repoussé la critique dans son intervention devant l'ONU et il a réaffirmée "l'exceptionnalité nord-américaine" qui lui donne le droit de diriger le monde, étant donné que, selon le président nord-américain, "tout autre solution aboutirait à un vide de leadership parce qu'aucun autre pays ne pourrait le remplir, et parce que, de plus, selon Obama, les États-Unis l'ont montré "en sacrifiant du sang et de l' argent, une volonté de défendre non seulement leurs intérêts, mais ceux de tous". Cette vision stratégique, si proche de l'idée religieuse du"peuple élu" que prônent les Juifs rigoristes et le gouvernement israélien, c'est celle qui a provoqué les guerres des dernière décennie, les bombardements sur des populations civiles, les meurtres en Afghanistan, en Irak et en Syrie, et les attaques avec drones dans de nombreux pays. Échapper au chaos, des guerres et de destruction était l'une des préoccupations du sommet de l'OCS, et l'idée chinoise de revitaliser les vieilles routes commerciales qui traversaient le coeur de l'Asie était une piste en cette direction.

Si elle se réalise, la nouvelle route en soie peut inaugurer un échange intense entre l'Europe et l'Asie, et contribuer au développement de beaucoup de pays asiatiques, principalement alors que le temps nécessaire, pour parcourir le trajet entre Shanghái ou la rivière de la Perle et l'Europe est d'environ dix ou douze jours dans une système ferroviaire, un tiers du temps nécessaire pour la couvrir par une route maritime. La proposition de Xi Jinping de cette nouvelle route en soie inaugure un scénario qui peut changer la géographie torturée de l'Asie centrale et du Proche Orient, si les pulsions de guerre et de destruction que les agressions nord-américaines ont semée dans la zone cèdent le pas à une époque de paix, de collaboration et de développement.

traduit par Danielle Bleitrach pour Histoireetsociete.wordpress.com

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