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Réveil Communiste

Sarkozy, la gauche et le Capital. Analyse de la Canaille

1 Février 2012 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Qu'est-ce que la "gauche"

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Jusqu'à mai 2012 sera quotidien et livré à 20h00 dans vos lucarnes

 

Il fallait être bien naïf pour croire qu'en pleine crise structurelle mettant en jeux sa légitimité comme ordre social irremplaçable le capital allait faire la moindre pause.

La peur de l'avenir que sa crise crée est pour lui l'occasion de pousser les feux de ses solutions dont le poids doit être supporté exclusivement par les peuples.

Ce qu'a fait  hier soir le "troll du CAC qu'a rentes" n'est que la version francisée de la potion administrée en son temps par le capital en Allemagne puis en Irlande au Portugal en Grèce ou partout ailleurs où il ne rencontre pas d'opposition.

Notons qu'en Islande où les banques ont été nationalisées et leur dirigeant mis en prison pour fraude aggravée et vols le pays sort de la crise et l'économie repart les salaires progresse et le chômage recul.

Devant une telle situation, ici, que faire ?

La dénonciation avec des angles d'attaques différents au sein des forces dites de gauche est d'autant plus virulente que ceux qui s'expriment s'éloignent du dogme de l'UE. Cela aurait pu être un signe et faire que ceux qui disent condamner BCE, l'UE et sa commission etc. immédiatement hausse le ton en ce sens.

Pour autant tous se réfugie dans les faux espoirs de l'élection et n'appelle pas à protester massivement et rapidement. Pire alors que devant cette agression c'est de leur responsabilité constitutionnelle historique d'organiser l'expression de ce mécontentement, ils déclarent, glosent analysent mais ne travaillent pas à l'expression urgente et forte de cette colère qui taraude le peuple, le laissant désarmé dans les mains du capital lequel en profite pour tordre le corps social pour en extraire tout le jus possible. Rendez vous en avril disent-ils.

En attendant, pour le pouvoir d'achat, c'est :

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Le porte parole du PS fait exprès de donner de fausse piste : " le signe de l'affolement d'un président aux abois. L'exercice médiatique de ce soir n'est rien d'autre qu'une fuite en avant." . Non, c'est faux! Il s'agit pour un grand commis du capital de tout faire jusqu'au bout pour que si celui-ci était directement écarté des affaires il ait engrangé de quoi mener son combat. La lutte de classe existe les forces de l'argent la mène. Quand le PS déclare : " Ce soir, au cours d’un grand show médiatique, le candidat-président Sarkozy n’a cessé de renier ses engagements de 2007" cela doit-il dire qu'il y a cru ? Et sinon cela revient à cautionner un cirque politicard que les français ne supportent plus. Cela aussi fait le jeu de l'extrême droite.

Même raisonnement à la structure aléatoire de la part des "verts" ; "Ce président fait de la communication et des annonces parce qu'il est impuissant, il est sans doute terrorisé à l'idée de l'élection".  Ne voir que l'impuissance d'un politicien fait l'impasse sur la nature de classe de la politique qu'il mène. C'est d'ailleurs en cela que la traduction politique du souci écologique et environnemental est emmené dans l'impasse par ceux qui s'en réclame ou sert d'alibi aux crocodiles réactionnaires qui s'en parent.

Quand Mélenchon dit : "Nicolas Sarkozy vient d’annoncer un troisième plan d’austérité. Standard and Poor’s a été obéie. Cela va saigner."   Il n'a qu'à moitié raison. Raison dans l'énumération des conséquences mais tord en n'aidant pas à identifier clairement l'ennemi et la nature de l'agression. Il ne s'agit pas d'un troisième plan d'austérité mais bien d'une attaque frontale contre l'architecture sociale du pays et de la place de ses lois et acquis sociaux dans cette architecture. Ce ne sont pas les agences de notations (AdN) les responsables mais ceux qui les font travailler sur le devant de la scène et s'en servent de miroir aux alouettes. L'énumération de ce que va faire cette politique si elle persiste, est juste. En rester à la dénonciation de l'enfumage, c'est rester milieu du gué. A la limite cela crédibilise l'opération (AdN européenne) qui imposerait la même politique et sauverait le capital de la colère populaire dont l'urgence est d'organiser l'expression  

Quand Laurent dit :"C'est maintenant à la gauche de construire une alternative solide et le Front de gauche va y consacrer toutes ses forces" Il traduit toute la tragédie de ce que les choix du PCF ont produit d'absence d'outil politique pour combattre le capital.  Va –t-on construire cette alternative avec des forces qui votent comme la droite dès lors que le capital le demande ? Va-t-on persister dans la logique du traité de Lisbonne et de ses prédécesseurs qui ont produit la situation actuelle ? Ce n'est pas une alternative cela. Ce n'est que cette alternance qui fait les beaux jours du capital en maintenant l'exploitation forcenée de la force de travail comme moyen de l'enrichissement. Tout esprit qui cherche à penser communiste voit bien que c'est là qu'il faut faire porter la rupture.

Cette crise dans cette phase pourrait être le moment de reprendre le chemin du combat. L'appel à une construction alternative à date électorale convenue éclaire crument l'incapacité de mesurer l'urgence et la stérilité des orientations. Va-t-on leur laisser un trimestre devant eux pour enfoncer les stylets dans les veines du peuple pour le saigner en disant que dans trois mois le FdG amène l'extrait de foie de veau (s'il en trouve) pour redonner du tonus ?

Pourtant par endroit des choses se font.  L'idée des mêmes de manifester dès cette semaine comme ils appellent à le faire à Yquem symbole du luxe de son nouveau propriétaire (soutien permanent de la droite, présent au Fouquet's, ce Bernard Arnault qui émigra aux USA en 81) montre que l'imagination pour mobiliser et tenir le pavé contre ce plan est immédiatement réalisable.  

Des "Château Yquem" il y a en a partout. C'est là qu'il faut aller demander des comptes, là où sont visibles les signes des rentes du bouclier fiscal et de l'exploitation. Des permanences de l'UMP NC et autres, ces élus qui votent la ruine de l'architecture sociale du pays, il y en a dans tous les départements, dans toutes les grandes villes. Des préfets aux ordres notés sur la souplesse d'échine, peu de préfectures de département aucune de régions n'en sont exemptées. Des ministres réactionnaires ne sont pas, bien à l'abri, que dans le quartier des ministères.

 

Le rôle de partis se réclamant d'idée de gauche n'est-il pas d'organiser le harcèlement de toutes ces bandes de voleurs, menteurs, spoliateurs. Vont-ils laisser à l'extrême droite le terrain de la colère avec ce que cela veut dire (c'est quand même à un rassemblement de nazis que la führerin était samedi à Vienne).

Il s'agit d'en avoir la volonté politique et de ne pas avoir peur de froisser les éventuels distributeurs de maroquins qui eux, ont le sait, avant chaque élection repeignent en rose fluo le crépit tavelé d'usure de la vieille maison SFIO pour ensuite servir la soupe au capital.


http://bataillesocialiste.files.wordpress.com/2007/08/tract-sfio-1936-1.jpg

oui, médite sur l'écart entre l'idée et le programme du Bourget et même... celui du FdG

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marcel raym 01/02/2012 21:24


Juste un mot sur les trois flêches emblême historique de la social-démocratie: une contre le capital, une contre le fascisme et la dernière... contre le communisme.