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Réveil Communiste

Rencontre Communiste de Marseille: le compte rendu de Paul Barbazange, militant communiste biterrois

2 Septembre 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Positions

Ce texte à été rédigé par Paul Barbazange, secrétaire de la section de Béziers du PCF et participant à l'initiative marseillaise:

J’étais parmi les 90 (environ) militants communistes qui ont participé aux trois jours de formations communistes organisés à Marseille par « Rouge Vifs 13 »(les 27,28 et 29 août NDLR). J’en reviens, comme tous les participants, mieux informé des analyses des uns et des autres, de leurs forces organisées aux quatre coins de la France où leur travail porte des perspectives dépassant le cercle étroit des plus militants. Conforté dans notre détermination à rassembler tous les communistes comme condition nécessaire si ce n’est suffisante aux futures victoires des exploités. Depuis 15 - 20 ans des dizaines de milliers de communistes ont fait le choix, en ordre dispersé…les uns après les autres, de quitter le PCF auquel ils étaient pourtant très attachés.

Certains ont purement et simplement été exclus. Depuis ils cherchent, souvent avec des anciens, maintenant de plus en plus avec de jeunes n’ayant pas vécu cette histoire à reconstituer une force communiste nationale. Trop de militants sont isolés sur le bord de la route. Aucune tentative n’a réussi ! Les participants ont été en mesure de dresser ensemble ce bilan et de constater que le parti communiste est toujours là, force communiste principale. En dépit d’une direction dont la majorité poursuit ses tentatives de dilution – disparition bloquée parfois par une résistance interne qui réussit comme lors du dernier congrès en juin 2010 lorsqu’a été refusé la perspective de l’adhésion directe de citoyens au « Front de Gauche ».

L’élargissement du « Front de gauche » dans plusieurs régions, dans une grande diversité, à des forces révolutionnaires localement organisées ouvre des perspectives aux communistes militant dans le PCF et ceux de l’extérieur pour en faire un front social et politique. Dans la filiation de la stratégie de fronts mise en œuvre avec succès par le PCF au long du XXème siècle. Ce qui ne peut se substituer à la construction d’un grand parti communiste français à nouveau rassembleur sur les positions de la classe ouvrière. Le débat a d’ailleurs longuement porté sur les réalités de actuelles de la classe ouvrière, sa composition, ses limites, les couches sociales qui sans en faire strictement partie sont exploitées et vivent de façon proche de celles des ouvriers au sens strict. Si des différences d’appréciations sont apparues, la volonté de progresser dans les analyses permettant le rassemblement a été réaffirmé par tous. Rappel a été fait de l’analyse de Marx sur le risque de « solo funèbre » pour une classe ouvrière isolée. La construction de l’organisation communiste de demain est en mesure d’intégrer toutes ces dimensions. La crise et l’échec de toutes les opérations de social-démocratisation créent une situation nouvelle : le besoin d’analyse et d’actions communiste.

Au-delà des militants eux même, la masse des citoyens engagés face au capitalisme se rend compte qu’il n’y a pas d’alternative : Ou l’on choisit de s’inscrire dans une forme ou l’autre de réformisme ou l’on choisit de construire et utiliser une force communiste révolutionnaire rassemblée dans le cadre national.

L’état du capitalisme, l’accentuation de l’exploitation l’imposent et le permettent. Les communistes qui n’ont pas renoncé, dans ou hors du parti communiste français, en sont tous plus à l’aise. La construction d’une force unifiée communiste parvenant à l’analyse de l’histoire des dernières décennies, affinant l’étude marxiste de la société, organisant la participation aux luttes gagne en crédibilité.

Ce constat d’expériences théorisées a ouvert ce week-end de nouvelles portes à l’action.

Des objectifs pour les mois à venir ont été retenus à l’unanimité :
- participer à diverses rencontres à la fête de l’Huma, y apparaître pour ce qu’est chacun de nos groupes et notre mise en commun ;
- travailler ensemble à un projet pour la formation théorique des militants,
- riposter à l’Otan (manif en octobre à Lisbonne),
- organiser une action nationale avec les travailleurs de la chimie,
- travailler ensemble à la commémoration du 90 ème anniversaire du PCF….

Travailler sur chacun de ces objectifs avec toutes les organisations du PCF ou militants qui le souhaiteront…Rester ouvert à la collaboration, à l’apport de tout militant se réclamant du communisme. Se revoir dans quelques mois pour faire un bilan et si possible choisir de nouveaux objectifs.

La période de tendance à l’émiettement est peut être sur sa fin.

Travaillons au rassemblement dans et dehors du PCF.

mardi 31 août 2010

Paul Barbazange

secrétaire de section de Béziers du PCF

(Ceci est une réaction personnelle rapide, en rien un compte rendu exhaustif, encore moins une analyse formalisée, rédigée collectivement ; ce travail viendra à son heure).

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sam82 09/09/2010 17:50



oui des millions de travailleurs votent pour les partis réformistes , il faut ajouter quand même que le PCF depuis plus de trente ans au travers de ces errances politiques unitaires a bien
contribué a les crédibilisé , et continue avec le FDG .   la dénonciation seule a ces limites , a plus forte raison quand le PC ,n'a a proposer aucune perspective politique alternative au
capitalisme ,si ce n'est du bout des lèvres quelques replâtrages qui n'ont rien a envier aux réformistes . quand a permettre la construction d'une unité politique large sur un programme clair ,
le programme commun de la gauche était un programme clair , celui de la gauche plurielle aussi , il faut arrêter ces conneries , des programmes qui ne servent je le répète que la tambouille
électorale , dans le même temps a corrompre avec des postes de ministres des taupes réformistes cachées au sein du parti . et la liste commence a être longue . sur ce terrain là les communistes
seront toujours perdants . oui il faut affirmer dès le départ une perceptive politique révolutionnaire et travailler au rassemblement sur ces bases  , ce que fait d'ailleurs le KKE en Grèce
. quand aux bolcheviks effectivement ils sont arrivés au pouvoir avec les mencheviks , on connait la suite , quand il a fallu entamer le processus révolutionnaire les bolcheviks ont tranché a
juste raison , quand aux autres ils ont combattu la révolution de l'intérieur du pays ,comme de l'extérieur , a partir de là on pourrait en plus du stalinisme qui n'est pas sans lien avec ce
contexte . la révolution cubaine dans un contexte différent et a une époque différente , a eu a peu près les mêmes problèmes , jusqu'au moment ou pour entamer le processus révolutionnaire
notamment la réforme agraire  Castro décrète Cuba socialiste et reconstruit un parti communiste digne de ce nom . allons au Venezuela ou la plupart des sociaux démocrates combattent la
révolution bolivarienne , et on pourrait continuer . pour revenir au contexte français compte tenu de nos institutions , compte tenu également de nos expériences participatives a des
gouvernements avec des majorités réformistes les programmes clairs n'ont pas pesé lourd . d'où j'y reviens pour en terminer , dans le contexte politique et institutionnel dans lequel nous sommes
, tenant compte aussi des expériences de nos différentes participations gouvernementales , nous n'avons pas d'autres choix en tant que communistes que de proposer une perspective politique
révolutionnaire , a assumer ce choix de manière a créer les conditions d'un rassemblement populaire qui devienne majoritaire , pour nous permettre d'aller vers le socialisme en toute conscience .
c'est vrai ce n'est pas la solution de facilité mais a mon avis c'est la seule solution . sam 82 .    



Eric RUIZ 08/09/2010 19:20



Fichtre ! Me voilà relégué "suppôt" du Front de Gauche ! Suppo-sitoire éventuellement, cela aurait été possible ...


Je ne me pose pas en donneur de leçon. Je fais comme toi, je donne mon avis. Mais si mon avis est différent, je te le donnerai quand même !


Sur le fonds, et c'est ça le pire, c'est que nous sommes d'accord sur la nécessité d'un rassemblement sur des bases de classes et sur l'analyse du Front de Gauche tel qu'il est vu et mené par les
directions des partis politiques qui le composent. Bref ! Je ne suis pas gaga face au FdG et je vois bien où veulent en arriver la direction du PCF et celle du PG.


Néanmoins, je soutiens que des millions de travailleurs, honnêtement, considèrent des partis réformistes comme des alternatives crédibles et votent encore pour eux en espérant voir leur quotidien
changer.


Pour faire comprendre à ces travailleurs qu'il y a impasse avec le réformisme (réformisme aujourd'hui social-libéral), comment s'y prendre ? La dénonciation ne marche pas ; elle a même un effet
repoussoir sur la majorité.


C'est pour ça qu'il y a nécessité de rassemblements du type Front, partant du niveau politique des travailleurs pas de celui qu'on souhaiterait qu'ils aient ! L'objectif n'est pas d'édulcorer nos
positions et nos propositions mais de permettre la construction d'une unité politique large sur un programme clair (et pas forcément révolutionnaire au départ) ; c'est dans l'action que les
communistes démontreront la pertinence de leurs analyses : face à l'impossibilité de dépasser certains blocages dans le cadre du système capitaliste ou face à la démission des plus réformistes.
Les bolchéviks ne sont-ils pas arriver au pouvoir dans un premier temps avec les menchéviks ?


Les communistes portugais, au sein de l'alliance CDU ne font pas autre chose. Sont-ils réformistes pour autant ? Je ne crois pas.


A l'inverse, les Fronts type Izquierda Unida ou Die Linke deviennent vite des instruments électoraux au service des plus réformistes. A éviter donc.


 



sam 82 08/09/2010 11:31



et cette idée sam 82 de créer les conditions d'un front large,mais en excluant tous ceux qui ne pensent pas comme nous . est absolument affreuse !


 


 


              alors pour commencer je ne parle pas d'exclusion de pensée , ton interprétation est totalement erronée , que tu sois
un suppôt du front de gauche soit ! dans le même temps souffre qu'il y ait des communistes , même s'ils sont sans cartes , soient critiques envers cette orientation , que je considère en totale
contradiction avec l'idée communiste que seul un parti communiste ; reste l'outil de classe , capable de créer un rassemblement sur ses bases , de manière a élever les consciences , vers la
perspective du socialisme . ensuite je n'ai jamais cru pour ma part au spontanéisme , quand a la prise de conscience , de la part des travailleurs de leur appartenance  a une société dont le
moteur est la contradiction capital / travail . je n'ai que trop entendu ce raisonnement au sein du parti , quand nous étions quelques uns a être en désaccord avec les différentes politiques
d'unions ( programme commun , gauche  plurielle , comités en tous genres  etc etc ........  j'en passe . ) et maintenant front de gauche  cela avec une posture de donneurs de
leçons . il me semble que la pratique politique a tranché . je maintiens que le front de gauche est une union au sommet ,entre directions politiques dont la perspective est de faire leur
tambouille électorale ; et cela n'a rien a voir avec l'ambition de remettre en cause le capitalisme . croire , et faire croire en tant que parti communiste que le front de gauche est le passage
obligé pour créer les conditions d'un rassemblement sur des bases de classes , ayant pour but de remettre en cause le capitalisme , tout en étant dilué dans un front dont les responsables sont
avant tout anti communistes , et réformistes , ne visant qu'a aménager le système , relève soit de l'inconscience soit du mensonge . a partir de là je considère que le front de gauche dans toutes
ses composantes , est de nature réformiste , qui une fois de plus amène les travailleurs dans une impasse politique . c'est la raison pour laquelle en tant que communiste je combat le front de
gauche . et je suis loin d'être le seul .  sam 82 .             



Eric RUIZ 05/09/2010 20:31



Entièrement d'accord avec Pasquale !


Et cette idée, Sam82,  de créer les conditions d'un Front large mais en excluant tout ceux qui ne pense pas comme nous est absolument affreuse ! Arrêtons de croire que les travailleurs vont
subitement se rendre compte que l'avenir c'est le socialisme et que les communistes purs sont les meilleurs ! Créons d'abord les conditions d'un rassemblement, avec les travailleurs, quelles que
soient les chapelles politiques auxquels ils souscrivent, puis travaillons à leur prise de conscience. Si on attend qu'ils soient d'abord tous communistes et que les mots d'ordres soient tous
révolutionnaires....


Si, pour ce mouvement populaire, il faut en passer par un rassemblement "large" du type Front de Gauche, cela ne me dérange pas.


L'important est d'éviter effectivement que ce FdG devienne un outil de dilution du combat communiste et un tremplin pour la carrière d'un tribun social-démocrate. Mais ça, c'est notre rôle.



Pasquale 04/09/2010 18:49



 Il ne faut pas donner plus d'importance au Front de Gauche qu'il n'en a en réalité notamment pour ce qui serait du "danger" qu'il représente pour nous les communistes. Les fronts de lutte
drainent des militants et des personnes qui se cherchent politiquement. Si nous sommes absents de ce terrain, on devienda rabougris et sectaires. Je ne dis pas que certains n'ont pas des petites
idées derrière la tête pour 2012. Mais cela n'empêche pas de militer en tant que communistes, fiers de l'être, dans un mouvement de luttes (qui ne doit rester que cela et pas devenir un parti ).
Un exemple : les collectifs anti libéraux où il y avaient des soit disants "non encartés" ne l'étaient pas en réalité puisqu'ils avaient leur carte dans leur milieu associatif et que  la
plupart étaient anti communistes et manipulés par des militants du NPA qui voulaient tirer la couverture à eux dans cette stupide organisation d'un quartel à l'égo démesuré . Je pense que le
contexte a changé. Que rien ne nous empêche de porter notre projet communiste et d'être dans le Front de Gauche à partir des luttes, tant que nous resterons lisibles, clairs et
révolutionnaires. Arrêtons d'avoir peur de tout. Franchement, cela n'en vaut pas la peine. Ce front est un rassemblement "à gauche" qui prend des formes différentes selon les régions,
les villes, les quartiers même. Selon aussi ce que nous, les communistes, nous apportons.


A nous d'y mettre du contenu, si nous estimons qu'il en manque.


A nous d'être vigilants, si nous pensons qu'il risque d' y avoir manipulation.


Mais ne boudons pas ce que le parti communiste a toujours été :


un rassembleur du peuple dans sa diversité  qui ouvre la voie de la lutte des classes.