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Réveil Communiste

Rencontre à Béziers sur les retraites

26 Mai 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Luttes 2008-2011

Envoyé par Jacques Cros, du PCF Béziers

 

Repas à thème sur les retraites

 

Il avait lieu ce vendredi 21 mai. Oui le cercle populaire Joseph Lazare avait un peu bousculé son planning et programmé un repas à thème en dehors des  dates habituelles qui sont le premier  vendredi du mois. Mais devant l’urgence…

La gravité des choses avait conduit à répondre positivement à une proposition de l’UL CGT de prendre cette initiative sur un sujet très actuel. Très sensible aussi, en témoigne l’affluence à cette rencontre : une cinquantaine de personnes dont plusieurs engagées dans l’action syndicale ou politique.

Après une introduction de Paul Barbazange, la parole a été donnée à Robert Auzéby qui a présenté un exposé très complet de la situation. Très complet et permettant de comprendre ce qui se cache derrière les aspects complexes des réformes en cours.

Le patronat et le MEDEF ne supportent pas le système par répartition créé dans un contexte, celui de la Libération, favorable aux salariés. Ils s’efforcent par tous les moyens de faire main basse sur les sommes importantes qui jusqu’ici leur ont échappé.

L’offensive sur les retraites est un élément essentiel dans l’objectif qui vise à maintenir le taux de profit des capitaux accumulés et ce au détriment des conditions de vie de l’immense majorité des gens. Le pouvoir d’achat, l’emploi, la sécurité sociale, l’éducation… sont également dans le collimateur des mesures déjà prises ou annoncées.

Naturellement le gouvernement est au service des intérêts de la minorité qui est attachée à la pérennité d’un système dont elle tire profit. Les médias font chorus et entretiennent la confusion sur la réalité du problème. En fait est évacuée la question de fond, celle de ce qui est réellement en jeu, à savoir l’impasse à laquelle conduit un modèle de société en fin de course.

On nous sert et nous ressert à l’envi l’évolution démographique avec le Papy boom, le rapport entre le nombre de retraités et celui des actifs, oubliant au passage les gains de productivité acquis, les transferts d’une fraction toujours plus grande des richesses produites dans l’escarcelle des actionnaires des entreprises.

La finalité de notre société n’est pas à coup sûr de rendre la vie des gens, qu’ils soient retraités ou actifs, plus agréable, elle est de ponctionner toujours plus et de faire fructifier le capital. A partir de là tout est permis et, comme aurait dit Brassens, « qu’aucun impératif moral ne vous arrête » est-il dicté aux législateurs en tout cas pas les difficultés et les risques que la retraite par capitalisation ferait courir aux salariés.

La discussion a permis d’apporter quelques éléments supplémentaires dans un processus qui a commencé il y a déjà plusieurs années : le  décrochage des pensions sur les salaires par exemple qui s’est traduit par l’abaissement du pouvoir d’achat des pensions de quelque 20 % cependant que certains retraités (des retraitées surtout) vivent avec un revenu qui les place en dessous du seuil de pauvreté.

Le lien entre l’emploi et le financement des retraites a été mis en exergue. Sur la question plus précise de l’emploi des échanges ont eu lieu. Ce n’est certes pas par la division qu’on résoudra le problème mais par une autre logique que celle de la spéculation financière qui s’accompagne de la fermeture d’usines, de leur délocalisation, du refus de l’investissement productif et de la dégradation des services publics.

 Des interrogations se sont faites sur l’action proprement syndicale et l’analyse politique de ce qui est en cause. A ce sujet des réponses ont été apportées : chacun dans son domaine contribue à faire échec à la mise en place d’un dispositif qui n’est pas socialement acceptable et le succès de l’action du 27 mai, devant laquelle personne on ne peut pas… battre en retraite, est dans l’immédiat une nécessité incontournable même s’il faut déjà envisager une suite.

Une initiative donc très positive que cette soirée qui s’est terminée par le repas proprement dit, repas dont les canards ont fait les frais ! Oui, il y avait du canard aux olives au menu !

Jacques Cros

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David 27/05/2010 10:28



Pourquoi je ne me bat pas pour mes acquis mais pour un réel progrès social ?


Expliquons à tous que ce n’est pas sur un retour ou non en arrière qu’il faut se battre mais pour un grand pas en avant :


La retraite, la sécu, les congés, la semaine de 35H sont pour nous des acquis sociaux, s’en débarasser était inconcevable lorsqu’ils ont été combatus, créés. Aujourd’hui je me bat pour de
nouveaux progrès : -La réduction, répartition du temps de travail. -La collectivisation du systeme financier casino. -La collectivisation des richesses des travailleur, énergies, entreprises.
-Une sécurité social gratuite pour tous. etc...


Car les acquis, nos acquis ne peuvent être détruit sous le motif qu’ils sont bénéfiques au peuple.


La seule explication que nous donne le gouvernement pour minimiser cette destruction est la preuve que ces progrès sont indispensables aux travailleurs.


Il nous expliquent que s’il on vit plus vieux il faut travailler plus longtemps mais répondons leurs que s’il on vit plus vieux ce n’est pas grâce à un travaille moins pénible(car nos conditions
de travail ont que très peut évolués) mais bien grâce aux congés, sécu et retraites.


C’est pourquoi nous n’en voulons pas moins mais plus, beaucoup plus et tout de suite !!


A la dictature de la spéculation, opposons dès aujourd’hui la démocratie solidaire !


Pour un PCF de Luttes !!!


David PCF 79


PS: Tant que le plein emploi n'est pas atteint nous pouvons aussi revendiquer:
-Une retraite à 58 ans
-Une 6° semaine de congés payées
-Une réduction du temps de travail


Ne laissons pas la spéculation décider imposons lui nos choix