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Réveil Communiste

QUESTION SOCIALE et QUESTIONS SOCIÉTALES, une méthodologie marxiste, par Georges Gastaud

25 Mars 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Théorie immédiate

Envoyé par le PRCF

Quelques réflexions préliminaires sur les « questions sociétales » Georges Gastaud , 1er décembre 2012…


Tenus de faire front sur les deux principaux terrains de l’affrontement politique national et mondial – l’approfondissement de l’antagonisme social Capital-Travail et l’accentuation des contradictions entre les politiques impérialistes et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes – les marxistes ont eu quelquefois tendance, ces dernières décennies, à fuir les débats « sociétaux », à n’y voir qu’une pure diversion mise en place par la social-démocratie pour échapper à un positionnement loyal dans la lutte des classes. Bien entendu, cette dimension de diversion existe bien dans le constant déplacement de la « gauche bobo » du terrain « social » vers le terrain « sociétal » et il y aurait de la naïveté à méconnaître le fait qu’en France, le pouvoir « hollandais » en pleine dérive patronale et euro-fédéraliste entend exploiter le « mariage homo » pour redessiner le clivage droite-gauche sur un terrain moins brûlant que celui des salaires, de la Sécu, des retraites, du produire en France ou de la défense des services publics. Cela ne signifie pas pour autant que les dits problèmes sociétaux n’existent pas, qu’ils n’ont pas une réel et très légitime ancrage de masse – notamment dans la jeunesse et dans les « couches moyennes » – et qu’il soit impossible aux marxistes de les aborder à partir de positions de classe et dans la perspective globale de l’émancipation sociale. Nous ne pouvons pas ici traiter sur le fond l’ensemble de ces problèmes très complexes, ni fournir une argumentation clé en main sur tous ces sujets fort délicats. Nous souhaitons seulement avancer quelques pistes méthodologiques pour permettre aux militants franchement communistes et franchement progressistes d’adopter sur ces sujets des positions fédératrices et mobilisatrices susceptibles d’aider au combat politique GENERAL de l’organisation. Il s’agit en l’occurrence d’éviter deux erreurs symétriques :


·           la première, caractéristique de l’opportunisme et du révisionnisme de droite – donc de la direction mutante, européiste et petite-bourgeoise du PCF-PGE – consiste à diluer et à minimiser la contradiction capital/travail, à flatter l’approche communautariste des problèmes, à penser toutes choses en termes de « minorités opprimées », à se désintéresser du combat pour une République souveraine, sociale et fraternelle, en un mot à dissoudre le « social » dans le « sociétal ».


·           La seconde approche, sectaire, ouvriériste et gauchisante, consiste au contraire à hausser les épaules, à refuser d’investir ce terrain de la lutte idéologique, à le décréter intrinsèquement «  petit-bourgeois ». Il s’agit là d’une grave erreur qui revient à abandonner le terrain aux disputes superficielles et piégées entre la réaction et la social-démocratie, entre le camp des « beaux-beaufs » et celui des « bobos ». En réalité, le rôle de la classe ouvrière et de son avant-garde marxiste est de DIRIGER – du point de vue prolétarien ET universaliste qui est celui du communisme – la lutte de l’humanité pour sa désaliénation sociale, économique, idéologique, et même anthropologique, sans exclure a priori aucun des terrains de lutte où se joue cette émancipation ; et il convient pour cela d’articuler les enjeux « sociétaux » au combat général pour le socialisme et le communisme.


Nous aborderons plusieurs sujets fort différents à très gros traits en appelant explicitement nos camarades à s’engager EN MARXISTES sur ces sujets en faisant abstraction autant que possible de leur « ressenti » purement individuel et en ayant aussi le souci, que doit partager tout communiste, non pas seulement d’affirmer des positions « justes en soi », mais de chercher à unir leur organisation en inscrivant leur réflexion dans le combat d’ensemble pour la renaissance communiste et pour l’alternative populaire. En apparence il est aberrant d’aborder dans un même article l’« ordre juste » (sic), l’immigration et le « mariage pour tous » (sic). En réalité, partir de questions aussi différentes peut s’avérer indispensable pour mettre à jour l’unité de la METHODOLOGIE MARXISTE , c’est-à-dire pour introduire le point de vue de classe dans le traitement théorique et pratique des problèmes « sociétaux ».


Pour ma part, je ne pars pas de rien sur ces sujets puisque pour une bonne part, mon livre de 2007 – publié en 2009 par le Temps des cerises – Sagesse de la révolution, aborde plusieurs de ces questions, en mettant au cœur de sa réflexion le rapport entre dialectique de la nature, sens de l’histoire et sens de la vie.


I – De l’« ordre » et de la « liberté » dans la vie sociale d’un point de vue de classe prolétarien et communiste. De la « sécurité ». De la « discipline à l’école ».

II – Comment aborder la question de l’immigration d’un point de vue de classe prolétarien ?

III-  A propos du « mariage pour tous » Eléments exploratoires pour l’élaboration du point de vue communiste.

 

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