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Réveil Communiste

Que savent les Etats-Unis sur le gaz sarin ? Un acteur méconnu la Turquie ? par Danielle Bleitrach

18 Septembre 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Impérialisme, #Turquie, #Syrie

 

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Si l’on ne se limite pas à la presse française qui, à l’inverse de celle des Etats-Unis, est sans doute l’une des plus dociles et des moins investigatrices qui existe dans un pays où la presse est sensée être libre, on trouve bien d’autres informations dans une situation qui sollicite de nombreuses questions.

Je veux parler de la Syrie et de l’attitude incohérente du gouvernement français, l’acharnement que met ce malheureux Fabius à tenter de pousser l’idée d’une intervention par bombardement que l’ensemble de la communauté internationale récuse à commencer par les Etats-Unis. Il est trop facile de voir en Obama un homme qui hait la guerre et qui est tellement dépassé par les conflits internes qu’il a avec son Congrès qu’il est soulagé de ne pas avoir à intervenir. Voici une autre vision qui parvient de Cuba et qui met en lumière à la fois les renseignements étatsuniens et un protagoniste oublié la Turquie.

 

La diplomatie survit souvent aux changements de régime: le rôle de la Turquie

Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe est un diplomate de haut niveau, Kerry aussi d’ailleurs, ils ne cèdent pas à leurs émotions mais ont le culte des faits et n’avancent des propositions que s’ils ont un minimum de certitude, ce qui n’interdit pas les coups de poker. Fabius dont hier j’ai noté l’invraisemblable écart affirmant à Moscou que Bachar-El-Assad n’avait pas le droit de vivre (penser une telle chose et prétendre en faire un argument au niveau international sont deux choses différentes) est soit un imbécile soit un vendu (et à qui) et pourquoi pas les deux? En tous les cas il ne défend ni les intérêts du peuple syrien ni ceux du peuple français.

ON parle beaucoup sans doute légitimement du rôle du Qatar, de l’Arabie saoudite et d’Israël mais un autre acteur est dénoncé du côté hispanique, la Turquie, peut-être parce que ce pays membre de l’OTAN est traditionnellement perçu comme l’exécuteur des intérêts américains dans cette zone. Hier alors que le silence était total en France sur ce fait, il était relevé un attentat à la voiture piégé dans un camp de réfugiés syriens (plus de 50.000 personnes) à la frontière entre la Syrie et la Turquie. S’agissait-il d’une manière pour l’ASL qui théoriquement contrôle cette zone de peser sur le conseil de sécurité ou d’un conflit à l’intérieur de la rébellion, parce que désormais les conflits sont multiples et se passent entre bandes rivales?

La Turquie a été très tôt le pion essentiel des Etats-Unis dans cette région méditerranéenne. Cette relation privilégiée s’appuyait sur trois points principaux. Tout d’abord, durant près de quarante ans d’ élections en Turquie, six électeurs sur sept ont soutenu les partis traditionnels juste au centre droit et gauche. Deuxièmement, la Constitution de 1982 et la loi électorale ont encore favorisé cet ancrage à droite et la conviction des Etats-Unis quant à la nécessité d’un islam modéré est passé par les turcs, ce qui a été plus ou moins battu en brèche par la situation récente en Egypte, largement reprise en main par une armée plus proche des Saoudiens. Troisièmement, la solide alliance de la Turquie avec l’Occident a été le pivot par lequel l’Union soviétique a été empêché de dominer Damas et le Caire comme elle l’a fait pour Varsovie et Prague. Le rempart turc donne à l’ensemble du Moyen-Orient (y compris Israël) une marge de manœuvre; sans elle, la région serait passée sous la coupe soviétique. Ce rôle noué durant le temps de l’Union soviétique s’est poursuivi sous le pouvoir actuel mais avec une rivalité de plus en plus marquée entre Saoudiens et Turcs dans le contrôle du bassin méditerranéen. Ce qui se passe en Syrie, la rébellion et les luttes à l’intérieur de la rébellion sont incompréhensibles sans ces rivalités qui s’exapèrent à la fois contre l’Iran et face à l’Occident et aux Etats-Unis.

 

Le point de vue cubain

Mais pour revenir à l’attitude des Etats-Unis et la manière dont ceux-ci se distinguent de leur "allié" français, hier une information est apparue , celle qui considère que Les Etats-Unis savait que les "rebelles" avaient des munitions avec du gaz sarin. Voici la traduction du texte tel qu’il a été publié en particulier à Cuba. Il s’agit d’une position donc plus ou moins officielle du gouvernement cubain qui présente deux caractéristiques à l’ordinaire: premièrement en matière diplomatique les Cubains n’ont rien de fantaisiste et ne sortent des informations qu’avec un minimum de preuve, il s’agit pourtant d’une reprise d’agence, le choix de mettre en évidence une information. Le point de vue cubain est en général marqué par la volonté de dénoncer la responsabilité du gouvernement des Etats-Unis (soigneusement distingué du "peuple" des Etats-Unis dont on a un tel amour que le 4 juillet on célèbre sa fête nationale) et de l’OTAN. Cela tient à la situation particulière de ce pays soumis depuis plus de 50 ans à l’hostilité de son puissant voisin après avoir été sa colonie et donc le fait que s’il ignore cela il est condamné à perdre son indépendance. Cuba dédaigne tout ce qui ne relève pas de cette connaissance de son cher ennemi et se moque totalement de la France comme d’un second couteau. En outre d’une certaine manière les relations privilégiées avec l’URSS ont survécu à sa chute surtout depuis que la Russie manifeste sont indépendance.

Nous avons donc avec la presse cubaine un prisme que l’on peut ignorer mais elle est sérieuse et crédible ne particulier en ce qui concerne les Etats-Unis et l’OTAN, avec des sources russes et elle n’intervient jamais sans une vision politique. Désigner la Turquie revient à démontrer que les Etats-Unis savaient et qu’au moins une part de son administration contrôlait la transmission du gaz sarin au rebelles. Donc selon cette presse:

 

"Le Gouvernement des Etats-Unis était averti [par ses services de] renseignements de ce que les "rebelles" syriens possédaient des munitions avec gaz sarín provenants de l’Iraq et la Turquie, selon un ex-haut responsable du Pentagone.

Dans une interview accordée à RT, Michael Maloof, ex-analyste de la politique de sécurité du Département de Défense d’Etats-Unis. a exhibé une page d’un rapport secret qui révèle comment les rebelles syriens étaient approvisionnés en gaz toxique.

"Les militaires américains ont réalisé une recherche basée sur environ une centaine de témoignages et d’interrogatoires secrets" qui indiquent la provenance irakienne du gaz sarín aux mains de l’opposition armée syrienne, selon Maloof.

Le gaz toxique est passé de l’Iraq à la Turquie, où en mai dernier une partie de l’envoi a été confisquée. Les experts remarquent qu’une grande partie de sarín produit dans ces deux pays destiné à la révolte syrienne a fini aux mains de terroristes d’Al-Qaeda et, en particulier, du groupe Al Nusra.

"Nous avons les preuves patentes de ce que des éléments d’Al-Qaeda sont présents dans les rangs de l’opposition syrienne d’une manière massive", a ajouté l’ex-analyste du Pentagone.

Le rapport des inspecteurs de l’ONU sur le terrain syrien confirme l’usage d’armes chimiques le 21 août dernier aux alentours de Damas. Cependant, les experts n’avaient pas l’autorisation de chercher à savoir qui a employé l’arme durant l’attaque. Il doivent revenir en Syrie pour éclairer ce point et d’autres."

texte original.

EE.UU. sabía que los “rebeldes” tenían munición con gas sarín

El Gobierno de EE.UU. estaba avisado por la inteligencia de que los “rebeldes” sirios poseían municiones con gas sarín provenientes de Iraq y Turquía, según un ex alto cargo del Pentágono.

En una entrevista concedida a RT, Michael Maloof, exanalista de la política de seguridad del Departamento de Defensa de EE.UU., mostró una página de un informe secreto que revela cómo los rebeldes sirios se abastecían del gas tóxico.

“Los militares estadounidenses realizaron una investigación basada en medio centenar de testimonios e interrogatorios secretos” que indican la procedencia iraquí del gas sarín en manos de la oposición armada siria, según Maloof.

El gas tóxico se mandaba desde el territorio de Iraq a Turquía, donde en mayo pasado una parte del envío fue confiscada. Los expertos señalan que una gran parte de sarín producido en esos dos países destinado a la rebelión siria acabó en las manos de terroristas de Al-Qaeda y, en particular, del grupo Frente Al Nusra.

“Tenemos distintas pruebas de que elementos de Al-Qaeda están presentes en las filas de la oposición siria en cantidades considerables”, añadió el exanalista del Pentágono.

El informe de los inspectores de la ONU sobre el terreno sirio confirma el uso de armas químicas el pasado 21 de agosto en las proximidades de Damasco. Sin embargo, los expertos no estaban autorizados para esclarecer la autoría del ataque. Aún tendrán que regresar a Siria para aclararlo e investigar otras denuncias sobre el presunto uso de armas químicas.

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