Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Réveil Communiste

Pourquoi je vais m’engager avec le Front de Gauche: pour faire réussir ce gouvernement et cette présidence par danielle Bleitrach

20 Mai 2012 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Élections

 

sur son blog

by histoireetsociété

Cette position en faveur du rassemblement de toute la gauche  n'a pas toujours été la mienne mais aujourd'hui ce que je crains est que l'échec de cette gauche nous conduise à quelque chose de plus terrible que ce que nous pouvons l'imaginer. Je n'ai aucune solution, je fais un pari sur l'avenir et c'est pourquoi je souhaite non pas que l'on suive mon choix mais que chacun en son âme et conscience réflechisse à ce qui peut contribuer à cette réussite.

Nous devons nous dépasser parce que nous sommes confrontés à l'Histoire pas aux trafics politiciens autour des postes, pas aux jeux des factions, non à l'Histoire et à la capacité d'un peuple à y faire face.

Il y a une première étape: les législatives,il faut absolument renforcer le choix de la présidentielle, battre la droite et son extrême de plus en plus confondues et apporter une majorité confortable, forte et combative au président élu. C'est à cela que pour le moment il faut réfléchir individuellement et collectivement.

j'ai toujoiurs eu de la sympathie - le mot est faible- pour le combat mené par mes camarades du Pas de Calais et je crois que tout le monde a bien perçu les réserves - le mot est faible- que j'avais non seulement sur la candidature de Melenchon mais sur son choix d'Henin Baumont. je crains plus que tout le coup médiatique quand la situation est d'un telle gravité et qu'un peuple est dans une telle souffrance.

A ce titre, si durant la campagne présidentielle je n'ai jamais relayé celle du Front de Gauche tout en me gardant de lui nuire en quoique ce soit je n'ai pas plus relayé les débuts de la campagne des legislatives de Melenchon dans le Pas de Calais. Mais j'ai beaucoup réfléchi à ce à quoi nous étions confrontés, quels étaient les enjeux, les obstacles et les points d'appui. Comme vous tous sans doute...

J'avais souligné vers la fin de la campagne présidentielle que "les digues avaient sauté". Face à la crise le principal enjeu est qui va payer la note du capital? Cette question sous différentes formes se pose partout, pas seulement en france, en Europe, en Grèce, en Espagne mais au Moyen orient et sur tous les continents. partout sous des formes divers on assiste à la tentative de créer de nouvelles alliances pour contenir les colères populaires, les dévoyer. Partout on assiste à l'installtion de conservatismes qui s'appuient sur des néo-fascismes adaptés à l'état des masses quitte à faire de ces spécificités politique, religieuses le moyen d'opposer les peuples entre eux.

En Europe, en france le modèle est déjà à l'oeuvre et dans un récent article je soulignais le laboratoire que constituaient des pays à forte traditions social-démocrate comme la Belgique, le Danemark et les Pays Bas. partout on retrouvait les mêmes données: des pays où une gauche honteuse confrontée aux abandons de sa propre gestion se trouvait confrontée à une droite qui avait perdu toute réserve républicaine et menait une politique anti-peuple, pro-capital en s'appuyant sur des forces xénophobes attisant les haines, les divisions et la recherche des boucs émissaires.

Voilà le danger principal qui guette cette présidence de gauche et ce gouvernment récemment élu. Et s'il se conforme au modèle de cette social-démocratie lâchant pied la situation est d'autant plus dangereuse que la droite grâce à Sarkozy est désormais en train d'avancer à pas de géant vers l'abandon de tout principe républicain. nous allons y être confrontés dès ces législatives. Et je vois déjà l'extrême-droite avec ses rires de hyène s'attaquer à tous les éclopés, aux bêtes blessées et offrir aux assoifés de pouvoir de partager le festin.

Ce gouvernement n'est pas assez fort pour résister à la pression de l'Europe, celle chez nous du mur d'argent et ce n'est pas parce qu'il serait ceci ou cela mais parce qu'aucun gouvernement n'est en capacité d'une telle résistance sans une force populaire pour le soutenir.

Je sais ce que je vais faire mais je ne peux agir ou penser pour personne parce que chacun s'il partage ce diagnostic est trés capable de se rendre compte par lui-même où il sera le plus utile pour apporter cette force. Ce que personnellement je vais faire c'est tenter le pari de faire confiance au Front de gauche et en particulier à mes camarades du Pas de calais. S'ils ont accepté melenchon je ne vais pas leur donner de leçon et je vais être à leur côté comme je l'ai toujours été parce qu'ils représentent ce à quoi j'ai toujours adhéré. Ce parti qui rassemblait des gens qui avaient si peu de colère et tant de générosité véritable, si désintéressés qu'ils étaient capables de donner leur vie dans l'ombre, leur santé, leur force, ceux qui les ont côtoyés en sont restés marqués à jamais, je veux parler des communistes. A ce propos, il y a eu une déclaration de Melenchon qui m'a poussé à choisir c'est celle où il a affirmé qu'il ne copierait pas die Linke et qu'il laisserait à chaque composante du Front de gauche, à commencer par le PCF son autonomie. Peut-être qu'un jour l'unification sera possible mais aujourd'hui à mes yeux ça aurait été une erreur terrible parce que cela aurait fini d'abattre sous les projecteurs et les légeretés médiatiques ce dont nous avons absolument besoin: ce monde humilié, attaqué de toute part et qui demeure une des principales forces de résistance. Cela aurait accru les divisions et tous ceux qui se sont ralliés au Front de gauche l'ont fait parce qu'ils en avaient marre des querelles de pouvoir, des luttes de place de tendances...

Si je suis capable de quelque conviction je propose à tous mes camarades qui éprouvent les mêmes réserves que moi de tenter ce dernier pari en étant bien conscient  que rien n'est sûr. Il faut se souvenir de la capacité politique de la France, en 1936, alors que partout le nazisme et le fascisme s'imposaient, cette france a été capable d'inventer le front populaire comme à la Libération tous se sont attelés à tenter d'appliquer le programme de la Résistance dans une France dévastée. Tout cela n'a pu exister que parce que des gens ont su soulever comme dans notre grande révolution les masses populaires et donner un élan incomparable qui a affronté et battu toutes les offensives du capital.

Certes nous avons des expériences et l'enthousiasme de ces époques ne peut pas être au rendez-vous, nous savons tous ce dont nous sommes capables du pire comme du meilleur... Peut-être est un atout que de se rassembler sans illusion mais avec la claire vision de ce qui nous menace si nous n'en sommes pas capables.

Danielle Bleitrach

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

stoni 19/06/2012 10:00


Moi ce qui me rassure, c'est que Pierre Laurent a dit qu'on travaillerait pour construire les conditions préalables à une entrée au gouvernement.


J'aime bien les mecs qui s'invitent ou qui refusent des invitations à des trucs où ils n'ont jamais été conviés.


Enfin.


Quelle désolation.

Jonathan 19/06/2012 09:07


Hier soir nous avions une AG de section dans le 19e. Autant celle qui avait suivi la présidentielle pouvait donner de l'espoir, autant celle-ci a montré qu'on a plus raison d'être pessimiste sur
l'avenir du PCF qu'optimiste :


- les refondateurs sont de retour et ils continuent de vouloir un nouveau parti ;


- aucune autocritique sur l'échec électoral subi aux législatives ;


- aucune autocritique sur l'échec complet de la ligne hystéro-gauchiste contre le FN ;


- poursuite du Fdg dans la même direction (je ne suis pas opposé à la poursuite du Fdg, mais à condition : 1. de ne s'en servir que comme d'un outil au service d'objectifs précis, comme le
blocage des loyers, une hausse des salaires ou la retraite à 60 ans ; 2. d'en élaguer le gauchisme néfaste qui le baigne, des pieds à la tête).

Par ailleurs, vues les difficultés qu'on connaît en interne pour faire admettre l'idée de l'exigence d'autonomie du PCF dans sa réflexion, son action, sa stratégie et ses objectifs politiques, et
pour le faire revenir à des positions plus marxistes, personnellement je serais très content que les mécontents à l'extérieur du PCF reviennent se bagarrer avec nous, plutôt que de lire leurs
commentaires attendant que le PCF change comme par magie avant de le re-rejoindre. Votre émancipation sera votre oeuvre, les gars, n'en restez pas spectateur et ne la regarder pas juste derrière
un écran d'ordinateur... A bientôt j'espère !


 

Eric RUIZ 19/06/2012 09:07


Une fois n'est pas coutume, je suis en grande partie d'accord avec Sam.


 


Cependant, il y a loin de la coupe aux lèvres.


C'est bien depuis les luttes que nous tentons de montrer la nécessité d'une alternative au capitaisme, de démontrer où sont les ptofiteurs et que le monde du travail devrait être solidaire, etc.


Les résultats sur le secteur d'Alizay autour de la papeterie M-real traduisent ce travail. C'est encourageant. Néanmoins, pendant que cette expérience réussi, nous ramons auprès d'autres salariés
en lutte car le défaitisme a profondément pénétré les esprots en même temps que l'individualisme : rapidement, quand sonne l'heure du PSE, chacun pense à sa prime de départ et oublie la bataille
pour maintenir l'emploi industriel... C'est une réalité d'aujourd'hui : il nous faut également combattre cet individualisme et ce fatalisme.


 


Enfin, d'accord sur la nécessité de relancer cellules et sections. Mais cela aussi, c'est un combat de chaque instant.


J'ai repris en main une section qui couvre un grand territoire rurbain au sud de l'Eure. Nous avons une conseillère générale de 73 ans, dynamique et réélue avec 61 % des voix au premier tour en
2008 (!) et un désert militant derrière, avec des scores faibles du PCF. En trois ans, j'ai réussi à remobiliser quelques camarades et à faire venir quelques militants supplémentaires. Trois ans
!... Il faudra au moins encore autant de temps, si tout va bien, pour relancer la section. Quant aux cellules, je n'en parle même pas !...


 


Même si le PCF possède une direction et une orientation "problématiques" (pour rester poli), il y a encore des militants sur le terrain (je ne parle pas que de moi) qui tentent de reconstruire
une organisation populaire, proche des simples gens, qui combatte fatalisme et individualisme.


En cela, effectivement, le PCF est un outil irremplaçable... tant que personne n'en propose un meilleur !

sam 82 18/06/2012 18:29


je propose de rester ou de revenir au PCF etc ...............


 


         pour ma part il n'est pas question d'y revenir , c'est clair , a moins d'un changement radical d'orientation , ce qui est loin d'être le cas , car
il n'a plus rien de communiste . je suis très méfiant envers les plate-formes crédibles , y compris par rapport a la notion de crédibilité , qui peut mener bien ficelée a ce qu'est devenu le PCF
au travers de la mutation . je vois que tu n'aime pas la critique , qui pour toi est une insulte , rassure toi tu maintiens la tradition , ancienne au sein du parti , quand on est en désaccord
avec son orientation , on connaît la chanson . pour ce qui est des compromis avec tous les communistes , ce n'est pas avec des compromis sur des bases politiques pourries que l'on va redonner un
contenu de classe au PCF . pour cela il faut partir des luttes , revendications des travailleurs pour leur satisfactions immédiates , ce sont les points d'appuis pour qu'un PCF digne de ce nom
redonne une perspective politique anti capitaliste , pour aller vers le socialisme .a partir de là il faut structurer le parti en conséquence , je pense aux sections et cellules d'entreprises
entre autres qui ont été détruites lpar les directions du parti . quand au centralisme démocratique il ne faudrait pas inverser les choses , j'ai toujours été un défenseur acharné du centralisme
démocratique , comme d'ailleurs de la dictature du prolétariat , pour la pratique du centralisme démocratique il est indispensable de s'appuyer sur la base militante du parti , sur sa pratique ,
et ne pas imposé d'en haut des projets d'orientations , ou plutôt de désorientation bien ficelé par les technocrates du parti qui pour la plupart n'ont jamais travailler de leur vie , ou alors il
y a bien longtemps , et de ce fait coupés des réalités du travail , restant engoncés dans des préoccupations stratégiques , et de carrières avant tout électorales . par contre une fois n'est pas
coutume je partage ton appréciation sur Gérin . sam 82 .

Eric RUIZ 18/06/2012 14:18


Je partage l'objectif de Gilles concernant le PCF : il faudrait effectivement que se rassemblent les nombreux militants, organisés ou non, qui militant pour un PCF qui tourne la page de la
mutation - liquidation.


Pour ce qui est de ton affirmation Emmanuel, je crois quand même que les résultats du PCF dans nombre de ses anciens "fiefs" ne sont pas si négatifs que cela. Je ne sais pas ce qu'il en est en
banlieue parisienne mais, si on se penche sur d'autres bassins militants, la défaite n'est pas au rendez-vous et les coins où Mélenchon a eu de surprenants bons résultats n'ont pas entrainé de
poussée aux législatives. Le soufflé Mélenchon est retombé dans nos zones de faiblesse et c'est bien l'impact communiste qui aura permis de bons résultats dans nos zones d'implantation.


 


L'exemple type, c'est Gonfreville-l'Orcher où le député sortant communiste obtient 74 % sur sa commune au premier tour et est éliminé avec 30,26 % des voix dans une circonscription redécoupée
depuis 2007 (il avait obtenu 16,25 % des voix à l'époque et avait quand même gagné !). Il a perdu sa circonscription car devancé de 83 voix par la candidate socialiste.


Idem avec Sébastien JUMEL sur la 6ème de Seine-Maritime, qui réalise un bon 16,55 % sur une circonscription retaillée et intégrant le très rural et droitier pays de Bray. Il réalise 22,42 % à
Penly, 35 % sur Dieppe, 31,5 % au Tréport, 38 % à Arques-la-Bataille.


Idem pour Hubert Wulfranc sur sa circonscription (la 3ème du 76) où il réalise près de 25 % dont 49 % sur sa commune de St Etienne du Rouvray et près de 38 % sur Oissel.


Idem dans l'Eure sur la commune communiste d'Alizay (49,49 % au jeune Arnaud LEVITRE) et de très bons scores dans les communes voisines. C'est le fruit d'une implantation militante forte et d'une
bataille de fonds pour la survie de la papeterie M-real.


Je pourrai continuer les exemples en Haute-Normandie avec Tourville-la-Rivière, Grand-Couronne ou Brionne.


Et on pourrait regarder le Nord où trois députés (dont 2 communistes, Boquet et Candelier) ont été réélus avec d'excellents scores dans leur circonscription.


Etc.


Ce qui est vrai par contre, c'est l'usure de nombre de ces "bastions" notamment lorsque la transition générationnelle se passe mal (exemples d'Evreux ou du Havre en Haute-Normandie). C'est un
signe de dépolitisation de nos bastions où l'image du notable compte plus qu'un programme politique dont les objectifs ne sont pas clairs (volontairement).