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Réveil Communiste

Pétition en soutien au professeur Zbigniew Wiktor contre le maccarthysme en UE et en Pologne

13 Février 2012 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #l'Europe impérialiste et capitaliste

en ligne  le 11/02/2012

PETITION  lancée à l’initiative du COMITE INTERNATIONALISTE pour la SOLIDARITE DE CLASSE (CISC) et de l’ASSOCIATION des AMIS d’EDOUARD GIEREK (France)


A M. le Président de la Commission des Droits de l’Homme de l’O.N.U. ; Copie à M. l’Ambassadeur de la République de Pologne en France ; Copie pour demande d’intervention à M. le Ministre des Affaires étrangères de la République française.

NON à la CHASSE aux SORCIERES en POLOGNE et en EUROPE !


Le PROFESSEUR polonais Zbigniew WIKTOR doit être rétabli dans tous ses droits universitaires !

En application d’une loi scélérate de 2010 qui viole à la fois la liberté d’opinion et l’indépendance des universitaires, le professeur Zbigniew Wiktor vient d’être exclu de sa chaire de professeur de l’université polonaise de Wroclaw.


Les prétextes évoqués sont grotesques tant le professeur Zbigniew Wiktor a montré de compétences dans son travail d’enseignant-chercheur. Le vrai motif de l’exclusion indigne qui le frappe est que Z. Wiktor préside la Fédération des communistes de Pologne.


En effet, dans la Pologne prétendument « anti-totalitaire » actuelle, les symboles communistes auront été criminalisés (la loi scélérate visant à les criminaliser prévoit de punir de deux ans de prison le fait de porter un vêtement à l’effigie du « Che » !!!) et les enseignants sont soumis à un contrôle idéologique qui n’est pas sans rappeler les activités liberticides du sénateur états-unien Mac Carthy de sinistre mémoire.


Cette atteinte aux libertés survient dans un climat général marqué par la répression anticommuniste dans toute l’Europe orientale. Dans le même temps, des gouvernements fascisants prétextent de l’anticommunisme pour banaliser le fascisme et réhabiliter le nazisme. Ainsi les Etats baltes encensent-ils ceux qui combattirent l’URSS aux côtés des nazis ; ainsi, le président roumain actuel de la Roumanie va-t-il jusqu’à dire qu’il aurait envoyé des troupes à Stalingrad pour aider Hitler à vaincre l’Armée rouge ! Ne parlons pas d’Orban, le fascisant dirigeant hongrois, qui a ouvertement entrepris de fasciser la vie politique de son pays. 


Cette chasse aux sorcières tend d’ailleurs à déborder sur l’Europe occidentale : des militants antifascistes italiens viennent ainsi d’appeler à combattre l’entreprise fascisante qui vise à criminaliser le communisme au pays de Gramsci.


Quant à l’Union européenne, c’est peu dire qu’elle reste passive devant ces attentats contre la liberté. C’est de Bruxelles et de Strasbourg que vient l’impulsion qui tend à criminaliser à l’échelle continentale l’URSS et les communistes, lesquels ont pourtant joué un rôle décisif dans la victoire sur Hitler, de Stalingrad aux Brigades internationales d’Espagne en passant par les combats des FTPF et des FTP-MOI. Des textes scélérats ont été votés à Strasbourg pour mettre sur un pied d’égalité le pays de Stalingrad et le Troisième Reich au mépris de cette vérité historique naguère proclamée loyalement par le Général De Gaulle : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ».


Laisser l’extrême droite et ses relais gouvernementaux criminaliser les communistes et leur histoire en Pologne et en Europe de l’est, encourager ces attaques liberticides au niveau européen, c’est prendre d’énormes risques pour la liberté de tous en Pologne et dans tous les pays actuellement membres de l’Union européenne.


C’est pourquoi les soussignés demandent instamment :


•    que le professeur Wiktor soit rétabli dans tous ses titres,
•    que les lois d’exception anticommunistes soient supprimées,
•    que les communistes et tous les courants ouvriers, démocratiques et populaires puissent militer librement partout et que l’extrême droite pro-nazie et raciste soit mise hors d’état de nuire au lieu d’être banalisée et réhabilitée.

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Initiateurs : Henri Alleg, président d’honneur du C.I.S.C., a. directeur d’Alger républicain, auteur de La Question ; Désiré Marle, prêtre-ouvrier, président du CISC, Georges Gastaud, Vincent Flament, Stéphane Dubois, secrétaires du CISC ; Jacques Kmieciak et Georgette Tournel, militants de l’Association des Amis d’Edouard Gierek (France)
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Comité de parrainage : Daniel Antonini, resp. international du Pôle de Renaissance Communiste en France (62) ; Gilles Bachelier, dirigeant du Collectif National des Gaullistes de Gauche (75) ; Jean-Jacques Candelier, député PCF du Nord ; Michel Decourcelles, responsable de la Coordination communiste 59/62 ; Jean-François Dejours, enseignant syndicaliste, secrétaire de l’Université populaire Ch’ti Guevara (59) ; Denise Desaigle, a. syndicaliste EPS (31) ; Roland Diagne, du Rassemblement des cercles communistes ; Aurélien Djament, chercheur en maths, syndicaliste (44) ; Nicolas Douchin, ingénieur, militant communiste (31) ; Bruno Drweski, Maître de conférences HDR, INALCO, Paris, Ginette Dubat responsable du Centre de Recherches et de Documentation Marxiste (69) ; Barbara Y. Flamand, écrivain, Belgique ; François Eychart, secrétaire général des Amis d’Aragon et d’Elsa Triolet ; Virginia Fontes, historienne, Rio de Janeiro ; Benoit Foucambert, enseignant syndicaliste (81) ; Leïla Ganem, rédactrice en chef de Bada El Beiruth, Liban ; Marc-Olivier Gavois, professeur d’histoire (13) ; Jean-Jacques Gendillou, maire de la commune de THOURON Haute Vienne – France ;Sylvie Guduk, enseignante, syndicaliste (59) ; Georges Hage, député honoraire du nord, médaille de l’Amitié des peuples de la République de Cuba ; Jean-Pierre Hemmen, fils de commandant FTP fusillé par les nazis, vice-président du PRCF (81) ; Eric Macia, juriste (34) ; Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine à Paris VII (78) ; Léon Landini, a. officier F.T.P.-M.O.I., président du P.R.C.F. (92) ; Gilda Landini-Guibert, agrégée d’histoire (78) ; Jean-Claude Lanvin, prof. de philo retraité (84) ; Domenico Losurdo, philosophe (Italie) ; Jacques Maillard, physicien au CNRS ; Antoine Manessis, resp. PRCF relations inter-organisations (38) ; Dimitri Manessis, syndicaliste étudiant (38) ; Annette Mateu-Casado, enseignante retraitée (66) ; Dominique Mutel, professeur agrégé d’anglais (62) ; Laurent Nardi, professeur de français (74) ; Bernard Parquet, syndicaliste EDF (94) ; Jean-Michel Pascal, ingénieur ITRF (75); Pierre Pranchère, a. résistant FTPF, a. député (19) ; Jean-Luc Pujo, président des Clubs « Penser la France » ; Pascale Noizet, m. du C.C. du PCF ; Gilles Questiaux, professeur d'histoire, PCF-Paris 20ème; William Roger, enseignant, syndicaliste ; Roger Romain, ancien conseiller municipal de Courcelles, militant du PTB (Belgique) ; Marcelle Sage-Pranchère, militante associative (75) ; Jany Sanfelieu, enseignante retraitée, conseillère municipale (86) ; Jean-Luc Sallé, secrétaire général de l’Union des Révolutionnaires-Communistes de France ; Roger Silvain, syndicaliste CGT Renault-Billancourt, président du Front Syndical de Classe (92) ; Jean-Pierre Sienkiewicz, enseignant syndicaliste (62) ; Stéphane Sirot, historien (59) ; J.-Cl. Soulier, travailleur de l’Etat (78) ; Claude-Emile Tourné, médecin (66) ; Henri Vacher, militant communiste, syndicaliste FSU (87) ; Serge Zaina, syndicaliste EDF (06) ; Serge Zajac, professeur de philosophie (59) ;


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Nom-prénom                   qualité                      adresse postale et informatique                                  signature



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la pétition est accompagnée de ces lettres :


Jean BONHOMME Puvelin 38 160 CHATTE .  tel : 04 76 64 99 32 jeanbonhomme38@free.fr . Objet : défense des Droits de l’Homme et du Citoyen en Europe

Chers amis et camarades,  vous trouverez ci-joint un appel à la solidarité en faveur d’un universitaire polonais faisant l’objet dans son pays de discrimination en raison de ses choix politiques. Je vous remercie de diffuser cette initiative auprès des universitaires progressistes de vos connaissances, et de les prier de m’informer de leur intervention éventuelle. Salut et fraternité !



Amicale Révolutionnaire Ernst Thälmann – Le Président

Les anticommunistes retirent à Zbigniew Wiktor son titre de  Professeur

Dans les années qui ont suivi 1989, lorsque le pouvoir juridique ne rencontrait encore aucune entrave en Pologne, les universitaires de gauche n’étaient absolument pas rares. C’est ainsi que le Docteur Zbigniew Wiktor de l’Université Karl-Marx de Leipzig fut habilité en 2003 à enseigner en qualité de Professeur émérite à l’Université de Wroclaw. Il y enseignait à l’Institut d’Etudes Politiques.


A cette époque, il n’y avait apparemment aucun problème à ce qu’il fût le cofondateur et chef de la Fédération des Communistes Polonais. Zbigniew Wiktor est connu par les lecteurs et les membres de l’Association Front Rouge à travers ses exposés et ses articles  engagés et il a la réputation d’être un homme fort sympathique. En Pologne, il fut particulièrement remarqué par l’excellente analyse qu’il fit dans son livre sur la Chine. Toutes les tentatives précédentes de l’évincer échouèrent  en raison de sa réputation de scientifique et de sa popularité auprès des étudiants.


Avec l’arrivée au pouvoir des frères d’extrême droite Kaczynski en 2005, la situation changea du tout au tout. A partir de cette époque, la chasse aux sorcières anticommuniste prit en Pologne des proportions jusqu’alors inconnues. Avec la loi du 14 juin 2010, ce ne furent pas seulement les symboles communistes, mais aussi toute prise de position en faveur du peuple polonais qui furent interdits et condamnés. On assiste ainsi dans les Grandes Ecoles au « nettoyage » des militants de gauche. Tous les Professeurs éminents durent se plier à une  parodie de contrôle.
Le Professeur Wiktor se vit refuser sa chaire de Professeur au mépris de ses travaux de chercheur. La raison invoquée est grotesque : on mit en cause ses aptitudes en raison  de ses « réalisations scientifiques de qualité moyenne». La plupart de ses publications révèleraient des « lacunes méthodologiques ». En clair : on lui reproche en tant que marxiste de « ne pas être en mesure de réaliser un travail scientifique ». On lui reproche par ailleurs de ne pas avoir publié d’articles dans des revues universitaires.

Tout cela est inexact. Le Professeur Wiktor a écrit dix ouvrages et publié plus de deux cents articles dans des périodiques scientifiques réputés. Peu de monde est en mesure de le rivaliser sur son cursus : il a exercé comme professeur d’enseignement supérieur dans les Universités de Wroclaw, Moscou, Leipzig, Illinois (USA), et Wuhan (Chine). Au cours de quarante-six années de carrière, il a dirigé plus de trois cents diplômes et de nombreuses thèses de doctorat. Cela suffirait à lui conférer le titre de Professeur.

La procédure à l’encontre de Zbigniew Wiktor est en contradiction avec l’esprit de la constitution et les statuts de l’Université de Wroklaw. Devant cette situation, ses adversaires politiques, si prompts par ailleurs à se réclamer de l’état de droit et de la tolérance, restent de glace.

Une comparaison : le Président polonais Lech Kaczynski qui a péri lors d’un accident en 2010 - il fut l’inspirateur de cette action indigne contre les Universitaires de gauche – reçut en 1996 le  titre de Professeur d’Université, alors que ses travaux scientifiques sont totalement inconnus.

Dr. Bernhard Majorow
 
(Dans Rotfuchs N° 167 / décembre2011)

Traduction : Jean Bonhomme

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A mes amis et connaissances

Mon ami personnel Zbigniew m’a confirmé les faits mentionnés dans l’article publié par le Docteur B.Majorow invoquant explicitement la violation de la Constitution polonaise, qui - comme la plupart des constitutions européennes – postule la liberté de la recherche scientifique et de l’enseignement et l’égalité des droits de tous les citoyens.


Je demande à mes amis et connaissances d’aider à mobiliser les progressistes des Universités et des Grandes Ecoles, en intervenant auprès du Président de la République de Pologne afin d’exiger le respect de la Constitution de la Pologne et des Droits de l’Homme.

Les lettres sont à adresser à

Monsieur le Président de la République de Pologne, Bronislaw Komorowski,  ul. Wiejska 10, PL – 00-498 Warszawa

Je me permets de recommander aux expéditeurs de mentionner leurs titres universitaires personnels, afin que la protestation paraisse bien émaner de membres appartenants au milieu scientifique.

Je n’ai pas proposé de lettre modèle, la pluralité intellectuelle de la protestation étant susceptible de donner plus de poids à la démarche.

Ceux qui acceptent d’apporter cette aide peuvent m’adresser en toute confiance copie de la lettre adressée à Monsieur Komorowski, afin que je puisse informer Zbigniew Wiktor et le public en temps opportun (et après accord) de l’étendue de la protestation.

Je transmets le salut chaleureux de mon ami Zbiggniew.


Solidairement vôtre, Gerd Hommel, Juriste, Dohnaer Platz 9,01239 Dresden, Tel. : 0351-2882128, Gerd.hommel@arcor.de RFB.hommel@arcor.de
www.rfb-online.org

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GQ 13/02/2012 20:34


Complément à l'article :


 


Note de dernière minute sur l’évolution de la situation de Z. Wiktor


 


Il semble d'après les dernières informations reçues des universités polonaises que la pression visant à bloquer dans un premier temps la carrière du professeur
Zbigniew Wiktor pour en finale aboutir à son élimination du monde universitaire polonais se heurte à de fortes résistances tant de la part des chercheurs des disciplines humanistes de
l'université que de la part d'une grande partie de la communauté étudiante de Wroclaw. En effet, le professeur Wiktor est largement apprécié de beaucoup de ses collègues pour les apports que ces
travaux ont apporté dans le domaine de la recherche ainsi que pour son dévouement et sa gentillesse. Il est également très soutenu par beaucoup de ses étudiants et anciens étudiants. Les attaques
qui le visent viennent d'ailleurs de secteurs qui ne sont pas en rapport direct avec lui, mais qui sont liés aux dites "sciences dures", de la part d'enseignants-chercheurs connaissant mal les
règles de la méthodologie scientifique en sciences humaines, mais connus en revanche pour leurs opinions politiques et idéologiques radicalement conservatrices et bénéficiant par ailleurs de
subsides privilégiés de la part des pouvoirs étatiques et apparemment aussi privés, polonais comme étrangers.


Dans ce contexte, les mesures visant le professeur Wiktor tendent à devenir aujourd'hui plus "graduelles", ce qui explique qu'il peut continuer à enseigner dans son
université pour le semestre en cours et que la question de son licenciement n'est plus posée explicitement par ses adversaires. En revanche, le blocage de son avancement et de ses possibilités
d'accéder à des fonctions lui permettant de mieux développer ses capacités de recherche et de pédagogie sont toujours d'actualité."


 


Bruno Drweski ; lu et approuvé G. Gastaud (secrétaire du CISC) 13 février 17 h.