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Réveil Communiste

Nucléaire, OGM, ondes électromagnétiques : qui veut la peau des experts?

14 Décembre 2012 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Théorie immédiate

Mis en ligne le 5 décembre 2012, extrait d'une contribution pour le congrès du PCF d'Amar Bellal.

Episode 3

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La série « Les experts »

 

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La situation

La question des experts et du niveau de confiance qu’on leur accorde touche de près au fonctionnement de la démocratie. L'expert ne décide pas, il éclaire sur un problème afin qu’une décision politique puisse être prise en toute connaissance de cause. Dans le cas contraire on aboutirait à une technocratie. Sans experts  par contre, tous les avis se vaudraient, il n y aurait plus de rationalité dans les décisions politiques : ce serait le règne de la démagogie permanente. Les experts sont dans la plupart des cas des scientifiques : ingénieurs, chercheurs, médecins, ce sont des citoyens et salariés comme nous, des travailleurs de la science en somme avec une longue expérience dans un domaine bien précis. Cependant, régulièrement plane la suspicion de partialité dès qu’on fait appelle à leurs travaux notamment lorsqu’elles émanent de grandes institutions publiques. On les accuse de servir un lobby, on leur reproche leur passé professionnel, on met en avant de possibles conflits d'intérêts. Pourtant, difficile de parler de certains domaines sérieusement et comprendre de quoi il en ressort, sans faire appel à des ingénieurs de la discipline en question. Plus difficile encore d'en trouver qui n aient jamais travaillé pour une de ces institutions, entreprises publiques ou privées, tant décriées. On fait alors appel pour contrebalancer à des expertises hâtivement qualifiées de « citoyenne » et « indépendante », souvent l'oeuvre d’ associations fortes de leurs grand « I », « I » comme « Indépendant » : CRIIRAD pour le nucléaire, CRIIGEN pour les ogm, CRIIREM pour les ondes électromagnétiques[1]. Ces associations serviraient de garde-fou nous dit on, elles feraient avancer la démocratie et l'appropriation citoyenne des questions scientifiques et techniques, on argumente qu'il est sain d avoir ces "contre-pouvoirs" au sein de notre démocratie.

En fait ce n 'est pas aussi automatique, c'est même pour la plupart d'entre elles souvent le contraire qui se produit : elles ont plutôt tendance a renforcer les maux qu elles prétendent combattre

 

Des associations pas si indépendantes.

D'abord ces associations ne sont pas indépendantes : elles  sont toutes sans exception animées d’une idéologie de type « anti » plus ou moins affichée (antinucléaire, antiOGM, anti ondes électromagnétiques) et financées par des donateurs privés également acquis à cette idéologie ou qui y trouvent un intérêt [2]

Leurs travaux sont en réalité de véritables «Canada Dry» de l'expertise scientifique au sens professionnel du terme: elles ressemblent à des expertises, elles utilisent le langage des expertises, mais ce ne sont pas des expertises. Pour preuve :  il n y a pas de transparence sur la réelle compétence des auteurs, ni sur la méthodologie des mesures et leur interprétation, une limitation dans l’origine des sources, des rejets systématiques de résultats et travaux scientifiques qui font pourtant consensus mondialement, pas de publication avec évaluation par les pairs, pas de conseil scientifique...Il ne s agit pas de faire progresser la connaissance d'un phénomène, d'améliorer la diffusion d'informations, non. Les rapports ainsi produits n'ont logiquement qu'un seul but : le discrédit et le maintien de la peur d’une technologie particulière, comme l'indique leur profession de foi d ailleurs. Toute connaissance scientifique qui va dans le sens contraire est rejetée et taxée de provenir d'un lobby. Si vous souhaitez étayer votre argumentation contre l'implantation d'une usine ou alerter sur des nuisances supposées ou avérées au prochain conseil municipal : faites appel à de telles associations, vous ne serez jamais déçus des résultats de l' expertise.

La politique de Gribouille

On substitue donc une possible partialité d’un service public, certes perfectible et dont il faut sans cesse veiller à renforcer les conditions de son indépendance, comprenant des milliers de scientifiques de très haut niveau, recrutés sur concours, couvrant de nombreux champs disciplinaires, et dont le point fort est justement le financement d'origine publique et le statut de fonctionnaire de ces salariés, on substitue donc à tout cela la partialité certaine et assumée d’associations privées clairement militantes.  S'en remettre à ces associations en croyant gagner en impartialité, c'est la politique de Gribouille qui, pour se protéger de la pluie, décide de plonger dans la rivière.

 

La plage de tous les dangers

Pour illustrer, prenons un  cas d école : l’alerte lancée par la CRIIRAD sur le niveau élevé de radioactivité d’une plage dans le Gard en 2000. Panique assurée dés l annonce des mesures et biensûr la suspicion se porte sur d éventuels rejets de la centrale à proximité, la machine médiatique s’emballe...pourtant l IRSN[3] et le BRGM[4] fournissent l’explication : le sable en question est bien connu des géologues depuis les années 50 et se trouve naturellement radioactif au niveau mesuré. Bien que la radioactivité soit 50 fois supérieure à la radioactivité ambiante des plages environnante de la région, l'IRSN rassure sur le fait qu'il n’y a pas de conséquence sur la santé sur une plage fréquentée depuis des années et qui existe depuis des millénaires. Oui, c'est choquant, et cela heurte les idées reçues, mais il faut rappeler qu’en radiologie comme en chimie : c’est la dose qui fait le poison pas le phénomène en lui même qui peut être (et même avant tout!) d'origine naturelle. Mais on ne retiendra que ce chiffre impressionnant: "50 fois supérieur à la normale", on ignorera sans doute que sur certaines plages du Brésil pourtant a forte concentration humaine, le sable y est jusqu'à 200 fois plus radioactif, pour les même causes naturelles, et sans qu'on y ait constaté de surmortalité. Mais dans cette histoire, ce qu' il y a de plus grave, c'est que la CRIIRAD ne fera pas amende honorable, et ne fera pas tout ce travail d’explication, comme cela devrait être le cas pour tout scientifique capable de reconnaitre normalement une erreur, et même de progresser. Elle commentera par contre très minutieusement le calendrier des communiqués de l IRSN : ils seraient soit émis trop tôt, donc signe de précipitation et d irresponsabilité, soit émis trop tard donc signe d'opacité. C est la version moderne de la fable de Lafontaine «le meunier, son fils et l âne ». D'ailleurs cette association se contente le plus souvent de reprendre des mesures effectuées par l IRSN et de les commenter faute de pouvoir elle même mener des études exhaustives et de qualité. Autre pratique, faire quelques mesures et les rattacher à une étude plus large effectuée  par l'IRSN et se payer ensuite le luxe d'expliquer qu'elles sont insuffisantes, que tel aspect n a pas été pris en compte, que c est une preuve supplémentaire qu'on nous cache des choses. L'hommage du vice à la vertu. Les rares «scoop» dont elle est à l'origine, et  qu'elle ne manque pas de servir aux media sans prendre le temps de la vérification, sont du type de celui de l'exemple vu plus haut...C’est le même procédé qui se répète lors de l’accident dans un four industriel sur le site de Marcoule en septembre 2011 : « nous pensons qu'il n'y a pas eu de rejets radioactifs mais ce n’est pas totalement certain, nous trouvons suspect l’empressement des autorités (ici l' IRSN et la préfecture) à réagir et à rassurer la population », voilà la position de cette association.  On en oublierait le vrai drame : la mort de deux ouvriers, en notant que quelques semaines auparavant un accident mortel identique s’était produit en France : aucune réaction dans ce cas précis, en effet cela ne s'était pas produit sur un site nucléaire. Personne pour replacer ces événements dans le contexte terrible des milliers d'accidents du travail, souvent le fait d 'incurie de la part du patronat et de mauvaises conditions de travail. Ne parlons même pas des ouvriers légèrement brulés aux mains par de l'eau oxygénée sur le site de Fessenheim qui ont conduit a des déclarations politiques concluant à la nécessité de fermer le site !... Dans tous les cas, le mal est fait, d'autant que tous les démentis, toutes les explications, n'y pourront rien et n'auront de toute façon pas du tout le même impact médiatique: calomniez calomniez il en restera toujours quelques chose....

 

Informer le public ?

On est très loin d'un travail d'explication et d'éducation populaire qu'on pourrait attendre d'une telle association, pourtant déclarée d'utilité publique. C'est grave car c' est finalement tout l'édifice de la démocratie qui est en jeu en jetant régulièrement le discrédit et l'opprobre sur des institutions scientifiques construites par plusieurs générations d'hommes et de femmes, en brouillant les cartes de cette façon. Pourtant ce type d'association pourrait avoir un rôle tout autre, informer le public honnêtement en lien avec les connaissances du moment, tout en reliant les mesures effectuées et les études avec ceux des organismes publics sans forcément jeter la suspicion sur ceux ci. Eclairer sur ce qu'est une expertise dans ce domaine, en expliciter les raisonnements, expliciter les ordres de grandeurs, clarifier l état des connaissances du moment, au lieu par exemple de rejeter les travaux de l OMS (organisation mondiale de la santé , de l'ONU)  sous prétexte qu'elle a conclue des accords avec l'AIEA (agence internationale de l'énergie atomique, de l'ONU), et qu'elle serait donc liée au lobby nucléaire! (les travaux de l'OMS disqualifiés par la CRIIRAD, rien que ça...)

 

Nous pourrions sortir des dizaines d'exemples de ce genre où on joue sur les peurs, les ignorances, où des points de vue d'association de ce type sont mis à égalité, voir  sur-valorisé, dans les médias avec ceux émanants de grands services publics. Rappelons qu'il ne suffit pas de se procurer un compteur Geiger (appareil servant a mesurer la radioactivité) et avoir quelques connaissances en biologie pour se proclamer expert en radiologie et "lanceur d'alerte citoyen"! Sur le site de la CRIIRAD on y lit que l 'association y dispense des formations pour citoyens  pour faire des mesures de radioactivité et interpréter les résultats afin de constituer à travers tout le territoire  un « réseau citoyen » de mesures : «aucune connaissance scientifique préalable n'est requise» est il précisé. Est ce vraiment sérieux ? Cela devient d'ailleurs ingérable car dans ses rapports, on remarque que la CRIIRAD passe beaucoup de temps à rassurer ces fameux « citoyens lanceur d'alerte », qui ne comprennent pas toujours ce qu'ils lisent sur le cadran de leurs appareils, et ont tendance à faire des interprétations complètement erronés, comme cela a été le cas lors de l'accident de Marcoule.

Cette stratégie assumée  de "crier au loup" quelle que soit la situation, n'aide pas à la nécessaire  compréhension des problèmes et des enjeux. Ni même à appréhender les éventuels leviers qui pourraient être utilisés pour répondre aux interrogations légitimes que suscitent ces technologies. Pourtant notre société est de plus en plus impliquée dans la technique, et a plus que jamais besoin de réflexion sur la maîtrise démocratique du progrès.

 

 

OGM: Bientôt l'étude Seralini en DVD 3D

Ainsi en va-t-il de l'étude Seralini sur un OGM avec un protocole tenu secret et dont les résultats sont communiqués en exclusivité à quelques médias triés sur le volet. Et comme on a pensé à tout à l'avance depuis des mois : un livre et un film sortent immédiatement après l'étude avec des titres à sensation. Il manque quelque chose pourtant : pourquoi ne pas avoir prévu la sortie d'un DVD avec vision 3D des rats, DVD dont la vente  aurait pu être prévue dès le lendemain de la conférence de presse ?....On est loin ici d une démarche scientifique normale ou même d'une controverse honnête digne de ce nom. Pensons par exemple à la prudence et à la précaution lors de l annonce de la part d' une équipe de physiciens croyant avoir détecté des particules voyageant plus vite que la lumière: mille vérifications avant qu ils se résolvent à communiquer leurs résultats publiquement. Ils ne se sont pas précipité vers les médias à la première mesure sur le thème : « la théorie d'Einstein est fausse ! ».  Cet exemple montre qu'on peut informer les citoyens de façon rigoureuse en respectant l'éthique journalistique et scientifique, y compris sur des sujets sensibles. On nous objectera qu'un doute sur la vitesse de particules ne touche pas directement à la santé publique, que la comparaison n'est pas valable. Eh bien si justement! L 'enjeu est du même niveau : il s'agit ici pour les OGM d'un résultat qui bouleverse l 'ensemble des connaissances sur le sujet, y compris la méthodologie dans l ' évaluation : rappelons qu' à travers le monde aucune étude n 'a démontré leur nocivité, y compris sur le long terme. De la même manière, cela fait un siècle que toute la physique repose en partie sur l'impossibilité pour des particules de dépasser la vitesse de la lumière. Et indépendamment de cela, dans les deux cas il devrait s'agir de science, avec les même méthodes, la même démarche et normalement la même éthique. Si dans un cas on choisit la méthode Paris-Match, la précipitation et le scoop et dans l'autre non, c'est qu'il est question de tout autre chose ici que de science.  Et pourquoi assimiler l'étude d' un ogm à la nocivité de l'ensemble des ogm ? Si éventuellement l'enjeu est de pointer du doigt des conflits d 'intérêt ou un fonctionnement insatisfaisant des organismes chargés d 'émettre un avis sur ces produits, alors posons la question au niveau politique, faisons des propositions concrètes pour améliorer l'expertise, prévenir les conflits d' intérêt (à supposer que c'est ce noble but qui est vraiment poursuivit biensûr...). Mais a-t-on besoin de tels procédés pour cela ? A-t-on le droit d'user de la peur, de la démagogie et lancer des paniques pour cela ? N' y a-t-il pas d'autre façon de faire?  Lorsqu'on les pousse dans leurs derniers retranchements, une fois la nature médiocre de l'étude admise, les partisans (!) de cette étude avouent eux même le fond de leur démarche :  la «fin justifie les moyens», selon eux ce n' est pas si grave si on grille tous les feux rouge de la démarche scientifique et de l'éthique, du moment qu'il y a une «prise de conscience» et qu'on fait «bouger les choses», qu'on «fait du bruit»...bouger les choses? faire du bruit? dans quel but?  toujours dans le même sens rappelons le : si on n'y arrive pas par la science et par la reconnaissance des pairs, alors faire monter la pression par la voie des médias et le choc des photo, et marteler que les OGM sans distinction sont un poison, qu'ils provoquent des cancers, qu'on est plongé dans un complot permanent de Monsanto, et c'est clairement la principale profession de foi affichée par le CRIIGEN....Curieuse conception de l'expertise «citoyenne et indépendante», et de la démarche scientifique : on sait à l' avance ce que l'on va trouver. Ces méthodes cavalières, n'ont pourtant pas empêché le ministre de l'agriculture de se précipiter et d'abonder dans le sens de cette étude. Le résultat de tout cela : des mouvements de peur et une pression qui pousse à des décisions politiques opportunistes en dehors de toute démarche rationnelle. Cela aussi est très inquiétant pour la démocratie.

 

Comment en est on arrivé là?

La peur

Si ces associations existent sous cette forme, avec de telles pratiques et une telle audience médiatique c'est qu'elles répondent à un besoin, celui de rassurer et conjurer certaines peurs. D'abord précisons qu'il ne s'agit pas de n'importe quels peurs. Il y a des ressorts psychologiques évidents prioritairement autour de tout ce qui est invisible, nouveau, qui bouscule des tabous autour de la nature : radioactivité, manipulation génétique, onde électromagnétique. Il y a donc une hiérarchie des peurs : il y a des peurs qui font plus peur que d'autre pour résumer... On ne verra jamais par exemple d'association dont le but serait d' expertiser les conséquences sanitaires de l'utilisation massive de produits chimiques utilisés par le personnel de nettoyage dans les entreprises, avec de nombreux morts prématurés qui restent invisibles. Ce n'est pas un « créneau » de la peur porteur, qui peut trouver un échos et justifier que des militants s'en emparent et aillent jusqu’à créer une association, une improbable CRIIPM (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur les Produits Ménagers). Ces morts sont silencieuses, invisibles, que le nombre soit infiniment plus important n'est pas la question : cela ne touche pas à des technologies nouvelles avec les caractéristiques précitées. Il y a aussi le niveau social qui compte, c'est évident. Pour faire simple, disons que cela touche à la notion de risques acceptés par la société. Pour illustrer rapidement : 5000 morts sur les routes de France par an, c'est mieux accepté (ou moins rejeté) qu'un accident d'avion avec 300 victimes tous les ans. Dans le second cas, tous les aéroports fermeraient, et les avions seraient cloués au sol, démontés jusqu'à trouver la défaillance et y remédier. Mourir en avion c'est beaucoup plus inacceptable, beaucoup plus dramatique que mourir dans une voiture. De la même manière l'idée de mourir d'un cancer par une pollution radioactive est mille fois moins acceptée et mille fois plus traumatisante que l'idée de la mort d'un ou une employé qui aurait manipulé des produits chimiques toute sa vie. Il faudrait aussi parler du risque, imposé ou non . Je choisis de prendre la voiture donc j'accepte l'énorme risque que je prends, par contre il m'est insupportable de subir un risque que je n'ai pas choisi (en tout cas en apparence) : par exemple l installation industriel prêt de chez moi. Il ne s'agit pas ici de porter un jugement mais de constater et faire un peu de psychologie sociale pour bien comprendre l'étendue du problème.

La perte de confiance

La peur étant le moteur principal, ces associations peuvent alors prospérer sur le terreau d'une réelle perte de confiance entre les citoyens et l'expertise, notamment celle émanant d'institutions publiques. La perte de confiance peut s'expliquer par plusieurs affaires : l'amiante, le "nuage de Tchernobyl", le scandale du médiator, le vaccin de l'hépatite B...Tout cela serait dû à trop de confiance en la science, à la toute puissance de ses experts, à trop d'Etat à la solde des lobbies, et ce qui justifierait l'existence des associations « indépendantes» se substituant au missions de des services publics. En effet, dans toutes ces scandales, il y a du vrai et du faux. Et le citoyen, avec les difficultés de la vie quotidienne et la situations sociale, n'a pas toujours le temps de s'informer précisément : il aura donc tendance à tout rejeter en bloc et développer une « hyper méfiance »  systématique vis à vis des expertises officielles, et à l'inverse il aura tendance à accorder une « hyper  confiance » pour tout ce qui se présente comme « indépendant » de l 'Etat.

Il convient donc de crever l’abcès et de revenir sur ces différents vrais et faux scandales et de bien diagnostiquer ce qui a fait défaillance à l'époque.

Amiante, Médiator, retombées de Tchernobyl, vaccin hépatite B

Amiante.

1976: le CIRC, Centre International de Recherche sur le Cancer, classe l'amiante comme cancérigène avéré. Ce qui était soupçonné depuis des dizaines d'années, étouffé par des lobbies privés, éclate au grand jour comme une vérité communément admise dans les milieux scientifiques. Pourtant il faudra attendre 1996 pour voir son interdiction en France. Entre temps, pendant 20 ans, le lobbying des entreprises de construction a fonctionné à plein, ce qui culminera avec la création d'un comité permanent pour l'amiante (CPA) en 1982, véritable bras armé des producteurs d 'amiante, chargé de donner des avis sur ce sujet. « En clair on a confié la veille sanitaire au secteur privé » comme l'a résumé un des avocats des victimes de l'amiante. Point ici d'évaluation par une improbable agence publique avec des experts fonctionnaires qui travaillent suivant les règles normales de l' évaluation scientifique (contrôle par les pairs, croisements et redondances des études, transparence etc etc...), avec pouvoir de sanction, de retrait d'un produit etc

Médiator

Même si cela ne va pas aussi loin, c'est à peu près la même mécanique qui est à l' œuvre  concernant le scandale du Mediator, avec un médicament dont l'expertise est confiée au … fabricant lui-même!. La plupart des experts sollicités par l'agence chargée d'évaluer les médicaments, travaillent pour des firmes pharmaceutiques avec des conflits d’intérêt évidents ; Cette agence ne dispose que de très peu de fonctionnaires complètement indépendant et travaillant à temps plein. Et Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, qui a fait éclater le scandale par sa pugnacité et son courage, de conclure que c'est l'absence de financement public en matière d'évaluation de médicament et la place trop importante laissée aux firmes pharmaceutiques qui en sont la cause première. Ce n'est donc pas le «trop de service public» qui est en cause mais plutôt le «pas assez». Et ce n'est pas l'expertise scientifique en soi qui est en cause mais les conditions de sa réalisation: ici la recommandation du docteur Frachon est clairement le choix d' une expertise publique comme garantie d indépendance.

 

Nuage de Tchernobyl et cancers de la thyroïde en France

On nous objectera que certes pour les médicament et les bien de consommation (amiante et autre), c est le privé qui est en cause et le manque d'Etat. Mais pour le «nuage de Tchernobyl», c est bien un scandale d Etat non? Examinons ce point qui revient systématiquement dans les débats.

Rappel des faits : le SCPRI (Service central de protection contre les rayonnements ionisants), ancêtre de l'IRSN, aurait affirmé que le nuage de Tchernobyl (avril 1986) se serait arrêté aux frontières : un mensonge répété des milliers de fois n'en fait toutefois pas une vérité, même s'il est démultiplié aujourd'hui par internet. Quiconque fait le travail sérieux et honnête de visionner les vidéo des JT de l'époque, ou plus simplement de noter minutieusement les déclarations dans la presse jour par jour (il suffit d'aller dans une bonne bibliothèque où l'archivage existe), pourra constater par lui même que ces accusations sont tout simplement, complètement fausses. La succession des titres du journal Libération à l'origine de cette phrase, qui n'a  pourtant jamais été prononcée mais inventée par ce quotidien, ce qui n'empêcha qu'elle soit reprise partout, est éloquente[5]. Le SCPRI par voix de son directeur, le Professeur Pellerin, et par des communiqués successifs, n'a jamais nié qu'il y ait eu des retombées radioactives sur le territoire national. Par contre il a affirmé que les conséquences sanitaires seraient nulles compte tenu des doses (c'est la dose qui fait le poison) : c'est cela qui apparait choquant, car il est communément admis quand on parle de pollution nucléaire, qu'il faut forcément aboutir à une alerte sanitaire, qu'il y a forcement des cancers induits, sinon cela signifie qu'on est dans le mensonge d'Etat. Mais alors pourquoi se saisir d'une expertise scientifique si la réponse est connue à l'avance? L' accusation n 'est pas légère ici : il est question de centaines de cas de cancer de la thyroïde dont serait responsable l'incurie de l'IRSN. En réalité, le taux de cancers de la thyroïde augmente régulièrement depuis les années 70, nuage de Tchernobyl (1986) ou pas, partout en France quelques soit le niveau des retombés de l'accident, la courbe continue d'augmenter imperturbablement. Même phénomène en Amérique du nord où le nuage n'est pourtant pas passé. Les causes seraient plutôt à rechercher ailleurs : pollution chimique? dépistage plus fin due à l'amélioration des techniques? autres raisons? C est ce qui est admis dans les milieux professionnels[6]. Et c'est ce qu'a rappelé le tribunal de Paris  blanchissant complètement  le professeur Pellerin  après 25 ans de calomnie et de propos diffamants à son égard.

 

Cependant le mal est fait : pour beaucoup, persistera l'idée que des institutions publiques pourtant chargées de nous protéger et nous alerter, nous auraient menti. Et pourquoi ne pas avoir interdit la consommation des salades ? Des champignons ? Bien sûr il faudrait prendre le temps d'expliquer que cela eut été inutile compte tenu des doses : qui mange plusieurs kilogrammes de champignons tous les jours, matin, midi et soir, pendant 15 jours non-stop? Et même dans ce cas précis, cela équivaudrait à une sur-dose équivalente à ce que recevrait un parisien passant 6 mois à Clermond Ferrand ![7] ...C'est la raison pour laquelle il n y a pas eu de consigne à l'époque tout simplement afin d 'éviter des mouvement de panique qui ont conduit par exemple à un nombre considérable d' IVG injustifiées en Allemagne.

 

Il est intéressant de noter que ce «mythe», ce mensonge, constitue l'acte fondateur de la CRIIRAD . Pourtant cela n'empêche pas l'ASN (autorité de sureté nucléaire) de continuer à faire son travail  et de stopper le chantier de l'EPR de Flamanville lorsqu'elle considère que le béton n'est pas suffisamment de bonne qualité, de stopper une centrale parce qu'elle considérera que la sureté n'est pas totale. Cela n 'empêche pas l'IRSN d ' émettre des avis sur la santé au travail contraire aux intérêts des actionnaires d EDF. Dans ce sens, le nucléaire contrairement aux idées reçues est peut être le secteur le plus transparent et le plus contrôlé, où des contre pouvoirs existent vraiment et sont dans le giron du secteur public.  Il suffit de faire l 'expérience d'aller sur le site de l IRSN ou de l ASN . Rien de tel, et rien à voir avec ce qui se fait dans le domaine de la chimie par exemple. Cela n'empêche pas, privatisation oblige et recherche du profit à tout prix, les pratiques scandaleuses de la sous traitance généralisée pour les travaux les plus risqués : les fameux nomades du nucléaire employés dans des conditions très précaires, et qui reçoivent l 'essentiel des doses. La lutte ici est semblable à celles des salariés du secteur de la chimie par exemple, une question de rapport de force politique, syndicale, qui repense la place des travailleurs, leurs statuts, leurs droits et pouvoirs sur les lieux de travail.

 

Quelques conclusions et pistes de réflexion

Dans l'expertise, l'erreur est toujours possible, même chez les fonctionnaires. On peut lutter contre cela par la formation au plus haut niveau, en multipliant les études redondantes pour vérifier et encore vérifier. Y compris dans le cas du médiator, hormis le comportement douteux du laboratoire en question, il y a ces cardiologues qui ont manifestement fait une erreur collective de diagnostic en passant à coté du lien entre la consommation de ce médicament et les problèmes cardiovasculaires qu'il engendrait. Mais à travers les trois exemples cités plus haut, et en analysant l'enchainement des événements, on comprend que ce qui a tendance à  prévenir le plus les problèmes : ce sont les expertises émanant de services publics. Expertises avec financement public et des experts ayant le statut de fonctionnaire protégé, avec un salaire qui ne dépend pas du résultat de l'analyse, et produisant des études à caractère scientifique avec tout ce que cela suppose en terme de transparence, croisement des méthodes et évaluation par les pairs, possibilité de contester ..... La réponse est  dans les moyens et les outils qu'on se donne, le renforcement des services publics, la formation de qualité,  et pas vraiment dans une diabolisation des scientifiques et dans la dénonciation d'un improbable complot permanent de ceux ci au niveau mondial. Les associations qui font des expertises, et c'est  leur droit,  devraient avoir un tout autre rôle que celui de faire systématiquement la guerre aux services publics et créer un climat de suspicion permanent. Au contraire  elles devraient éclairer et aider à la compréhension des expertises, de leur importance, participer à un travail d'éducation populaire digne de ce nom. C'est ce que font d'ailleurs certaines associations, qui n'opposent pas systématiquement leurs expertises, réflexions, avec celles émanant du public. Mais curieusement, elles n 'ont pas le même échos médiatique, et c'est dommage car cela n'incite pas au comportement vertueux.

Pour les agences et instituts d'expertise existants au niveau national et européen, il faut travailler à éliminer tout conflit d' intérêt chez les experts. Croiser les études, garantir une total transparence. Des progrès ont été accomplis dans ce sens ces 3 dernières années suite à ces scandales, mais cela reste insuffisant. Il faudrait que ces agences puissent disposer d'un véritable corps de fonctionnaires complètement dégagé de la moindre influence des firmes pharmaceutiques. Un peu à l image de nos inspecteurs du travail (encore trop insuffisant hélas). Cette proposition est une hérésie dans le cadre de l'Europe libéral , il s'agira donc d'une vraie bataille politique. C'est au cœur de la lutte des classe car elle permet au peuple de ne pas laisser le capitalisme seul maitre à bord concernant la veille sanitaire. Cela est tout a fait envisageable et plus sain que de confier cela à des associations avec les dérives que nous venons de lister, ce qui est une fausse solution. On le voit la vrai bataille politique est dans les moyens, dans la revalorisation du statut de fonctionnaire, vrai garant de l'indépendance.

 

 

 

 

 

ANNEXE

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Petit Guide pratique pour disqualifier l'expertise publique à l'usage des « anti »

 

- D'abord toujours garder en tête que le mot « expert » est un gros mot et fait peur : désignez un intervenant de la sorte et déjà la salle gronde pleine de soupçons...vous avez déjà gagné la partie...eh oui, ne pas oublier que nous sommes en 2012, que Joliot Curie, Langevin, les valeurs de la science et la gauche, c'est loin tout ça...et surtout faîtes un peu de psychologie : pour beaucoup, les maths ça a été un vrai cauchemar à l'école, et les experts, c'est beaucoup de chiffres, de comparaisons, de formules, de courbes...

 

- Répéter sans cesse que la personne qui est expert en tomate et qui est en train de parler, a honteusement travaillé dans la production de tomates pendant des années et qu'avant de parler, elle a certainement opportunément téléphoné à son patron tomatier qui lui a dicté son discours. Ecoutons plutôt le cordonnier, il en sait un rayon lui sur les tomates...

 

- On n'est mieux servi que par soi même : improvisez vous donc expert! Quelques heures passées sur google, quelques chiffres et raisonnements à glaner sur les sites « sortir de truc chose » ou «stop machin» et le tour est joué. Après tout, le « Non » au referendum de 2005 le prouve : tout le monde a pu comprendre dans la campagne les implications du TCE et de la directive Bolkenstein sans pour autant être constitutionnaliste! eh bien la génétique, la médecine, la physique : ça doit être pareil!  tous expert, tous citoyen! comme en 2005!

 

- Organisez donc un débat en invitant les bonnes personnes! finies les émissions ennuyeuses avec des scientifiques tristes et barbants : invitez un jeune sympathique, expert et porte parole de l’association « stop ceci » ou « stop cela », avec des expressions tendances, qui explique avec des trémolos dans la voix qu’on est au bord de l’apocalypse ; mettez le en face d’un vieux scientifique du domaine bien précis, travaillant pour un organisme public  avec un nom complique qui fait peur : langage ringard et plein de prudence garanti, il se discréditera lui même. Et il ne faut pas oublier la 3eme personne : l'arbitre, qui sera au dessus de la mêlée : un romancier ou mieux un professeur de culture générale comme a fait le journal Le Monde récemment...il n' y connaitra rien, vous êtes assuré qu’il va pencher du coté de la peur et de l' inquiétude (c’est tellement plus facile) tout en sortant quelques platitudes philosophiques qui lui attireront automatiquement la sympathie : «quelle planète allons nous léguer à nos enfants?», « l'homme est un apprenti sorcier», «Nous déchainons des forces que nous ne maîtrisons pas»...

 

- Invitez donc un «scientifique de service»! Vous n'en trouvez pas parmi les milliers qui travaillent dans le domaine? Y compris chez les retraités? Personne pour appuyer vos thèses? Pas grave, vous expliquerez que personne ne veut témoigner parce que il y a  l'opacité-et-le-culte-du-secret... mais ne désespérez pas, cherchez bien, il y en aura au moins un, avide d’ exposition médiatique...et vous n' en avez pas besoin de beaucoup: 2 ou 3 suffiront, ils seront par la suite systématiquement repérés et invités dans tous les médias...ou si vous n'en trouvez vraiment pas : cherchez dans une branche voisine. Un physicien des particules peut tout a fait contester l'avis formulé par des dizaines d’ingénieurs, sismologues, biologistes et géologues de l'ASN concernant la centrale de Fessenheim. Après tout, un cardiologue, ça peut donner des leçons à toute une équipe de neurologues sur les maladies du cerveau! c'est kiff kiff tout ça! ils sont tous médecin non? et le public n'y verra que du feu!



[1]      CRIIRAD :Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité, animé par des militants anti-nucléaires

       CRIIGEN :Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le génie GENétique, animés par des militants antiOGM

       CRIIREM :Centre de Recherche et d'Information Indépendant sur les Rayonnements ÉlectroMagnétiques, animé par des militants qui luttent contre l implantation de lignes HT

 

[2]             Auchan, Carrefour qui financent des études anti-OGM, et fait en même temps de la nourriture sans OGM une politique de marketing

[3]    L'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) effectue des recherches et des expertises sur les risques liés à la radioactivité.

[4]    Le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) est l'établissement public de référence dans les applications des sciences de la Terre pour gérer les ressources et les risques du sol et du sous-sol.

[5]    Dès le 2 mai, le journal  rapportait, Page 4 colonne 3, "Le Directeur du SCPRI, a annoncé hier que l'augmentation de radioactivité était enregistrée sur l'ensemble du territoire". le 12 mai,  ce même journal titre en première page "Le mensonge radioactif : Les autorités scientifiques françaises ont caché à l'opinion le passage au-dessus de notre territoire du nuage radioactif de Tchernobyl entre le 30 avril et le 4 mai"

[6]                Rappelons qu'en France, dans ce domaine précis, les «professionnels», ça s appelle des «Médecins», et pas des «militants anti-nucléaire»...

[7]    Les doses reçues dans le massif central due a la radioactivité naturelle  sont de 5 mSv par an, et a Paris de 2,5 mSv/an. Le mSv (mili sievert) est une mesure qui quantifie la dose réellement reçue en lien avec les risques pour la santé. Dans certaine région du monde fortement peuplé, la dose culmine à 20mSv/an (Inde, Pakistan)

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M

Tout va très bien madame la marquise.


Ce n’était pas le sujet mais bon.


Lorsque j’ai fait mes études de chimie, à l’époque, on nous a dit sur le problème des déchets nucléaires qu’on trouverait la solution. Près de 40 ans plus tard, …


* On a bien inventé le Mox « pour s’en débarrasser et le valoriser », mais cela pose plus de problèmes de déchets encore, la production risque même de se trouver restreinte du fait que
le Mox d’Areva se retrouve enfoui sous les plages de Fukushima pour quelques millénaires … c’est un produit hyper dense. Aréva n’a pas pourtant pas souhaité faire de la publicité sur ce fait… et
les médias ont censuré l’info. On se demande bien pourquoi ?


* Les militaires de l’OTAN, Israël, les USA, etc… - sous prétexte d’attaquer des bâtiments ou des tanks appartenant à des états voyous - ont aussi tiré sur tous leurs champs de
bataille quantité d’obus à uranium « appauvri », supposé être des déchets non radio-actifs de centrifugeuses. Les maladies y compris des militaires alliés (comme
les français) se retrouvant avec du
césium dans les os, celui-ci provenait donc non pas de sous produits des centrifugeuses mais de déchets radio-actifs de centrales nucléaires ! Et on ne vous parle pas de l’état des fœtus des enfants jamais
nés, du nombre de cancers des civils… sur les théâtres de guerres civilisatrices répandant la démocratie et les droits de l’homme sous la botte de l’OTAN ! ! !(*)


(*) http://www.internationalnews.fr/article-armes-a-l-uranium-appauvri-ou-en-est-on-64255044.html


* Des pays comme la Grande Bretagne, se sont débarrassés d’une autre partie de leurs déchets en les enfouissant chez … leur ennemi héréditaire … l’Écosse, c’est tellement bon et sain le déchet
nucléaire qu’on en fait cadeau aux gens qu’on aime le plus. Petit souci aucun lieu d’enfouissement n’est sur à 100 %. D’une part, il peut toujours se produire une faille. En plus, personne
ne vient vérifier comment ces déchets sont enfouis par les sociétés, grand règne du libéralisme oblige, ces déchets rassemblés ont fini par exploser… (Çà n’arrange pas les  risques de failles ni les vapeurs et autres fumées qui remontent en surface). Cela s’est produit peu avant que je fasse un voyage en Écosse début
1998… Ils avaient donc décidé à la suite de çà de ne plus rien faire et de
laisser leurs déchets … en surface en attendant de trouver une idée, je n’ai pas pu savoir si depuis ils en avaient eu une ?


La France avait, elle, vitrifié des « châteaux » indestructibles pour des millénaires, Greenpeace a pu filmer abondamment des « châteaux » fissurés qui s’étaient joyeusement
répandus dans l’océan atlantique, bien avant les millénaires calculés par les Experts.


ETC… ETC… ETC…


Près de 40 ans plus tard, et aucune solution n’ayant été trouvée par nos Experts du nucléaire, tout va très bien madame la marquise, « l'accumulation
des déchets nucléaires ne commencera à poser de problèmes que bien des siècles après que le réchauffement climatique aura rendu la terre inhabitable », pour l’instant ce ne sont que les
amuse-gueules.
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G

Aujourd'hui dans l'affaire de la dite "transition énergétique" la question se réduit au fond à choisir son camp : estime-t-on que les énergies fossiles ou le nucléaire civil présentent le plus
grand danger pour l'humanité? car les autres alternatives sont très loin d'être au point.


 


Or il est clair que l'accumulation des déchets nucléaires ne commencera à poser de problèmes que bien des siècles après que le réchauffement climatique aura rendu la terre inhabitable. Donc moi
je choisis le nucléaire contre le pétrole(ce n'est pas plus difficile que de choisir Staline contre Hitler ! Mais quand on ne choisit pas on se retrouve avec Pétain).
Répondre
M

Autres remarques :


* Vous dites :
« tout le monde a pu comprendre dans la campagne les implications du TCE et de la directive Bolkenstein sans pour autant être
constitutionnaliste! »


Hélas, pris la main dans le sac, les médias, le capital et les politiciens pro-UE, depuis, essaient de faire croire que le plombier polonais est une invention des ennemis de l’U.E., des
euro-septiques (jai déjà entendu cela dans différents médias). On trouve par exemple, mais c’est loin d’être seul, un document de Sciences Po : « le fantasme du plombier polonais
construit pendant la campagne référendaire sur la Constitution européenne »… Philippe De Villiers (l’inventeur du « plombier polonais »)8 … 8 Cf. Stéphane Marchand, L’affaire du plombier polonais, Paris, Fayard, 2006… Des Experts ces gens de sciences Po,
extrêmemnt formés et cultivés et qui en plus citent leurs références …


http://spire.sciences-po.fr/hdl:/2441/f5vtl5h9a73d5ls9751s7e194/resources/quovadis-lequesne.pdf


 


* Les problèmes d’indépendance et de se défier des
services publics et nationalisés y compris l’Éducation Natonale, c’est l’Union Européenne qui veut cela, pas les anti-OGM ! et l’U.E. est pourtant au service des lobbies ; si pour une
fois çà nuit à leurs immenses profits qui s’en plaindra ?


 


* OMS. Vous écrivez : « rejeter les travaux
de l OMS (organisation mondiale de la santé, de l'ONU) sous prétexte qu'elle a conclue des accords avec l'AIEA ».


Pour lui donner encore plus de poids dans votre expertise, vous soulignez qu’elle est une organisation de l’ONU.


Hélas, tous les machins en O, ONU, OMC, OMS (sans compter le FMI et la BM qui ne sont pas en O) se sont avérés être des instruments à la solde des USA en particulier et de l’OTAN en général, et
derrière, des lobbies les plus puissants du monde !


L’OMS s’est discréditée totalement au service des lobbies lors de l’épidémie de grippe H1N1 de 2009, qu’elle a mondialisé volontairement en trafiquant les résultats :


1°) Faisant apparaître la « pandémie » dans un pays à partir du moment ou un seul cas était signalé ! ! !


2°) Alors que dans un 1er temps, avant l’été, les relevés sur le décompte des cas de H1N1, étaient fait une fois par jour par l’OMS voir plus, fin juin, tout en décrétant une pandémie
mondiale qui en fait régressait, les Experts ont décidé de partir en vacances
et de ne plus faire de relevés pendant 3 semaines, puis de les reprendre une ou 2 fois par semaine, puis d’arrêter définitivement en donnant l’ordre de ne plus en faire, le 17
août 2.009 alors que la campagne de vaccination était annoncée ! ! !


http://www.who.int/csr/disease/swineflu/updates/en/index.html


http://www.who.int/csr/don/2009_10_16/en/index.html


 


* Peur. Vous écriez : La perte de confiance : La peur étant le moteur principal, ces associations peuvent alors prospérer sur le terreau d'une
réelle perte de confiance entre les citoyens et l'expertise, notamment celle émanant d'institutions publiques.


Vous oubliez les mensonges, la désinformation, et bien sûr et surtout le capital et le capitalisme…


Le problème du nucléaire ne doit pas être limité aux cancers de la thyroïde en France, réels ou supposé ! Il y a eu de nombreuses
catastrophes : Hiroshima, Nagasaki, Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima, les travailleurs du nucléaire, spécialement les vacataires contractuels,
sous-traitants, envoyés au charbon, pardon aux radiations, dès le moindre problème ou risque de problème sur les centrales … et bien sûr le secret, qui fait peur aux populations quand on découvre que ce secret tenu et entretenu savamment par des Experts
cache des catastrophes !
Répondre
M

Ainsi pour prendre les OGM, les trusts connaissent la plus part du temps les études qui vont sortir, par des Experts sérieux, et si un rapport leur nuit un temps soit peu, ils discréditent
totalement, dans l’opinion publique, celui qui va les sortir, c’est arrivé maintes fois, de telle sorte que des médias et/ou des journalistes
honnêtes (à supposer que les honnêtes ne soient pas au chômage ce qui n’est pas sur) n’accordent aucun intérêt à leurs travaux. De plus, comme la loi scélérate US le leur permet, ces sociétés refusent de
vendre, leurs poisons à toute personne suspecte. D’où l’obligation pour étudier sérieusement les produits Monsanto ou autres monstres, de se cacher et de se
« masquer » de manière particulièrement soigneuse de telle sorte que les trans-nationales n’arrivent pas à savoir ce qui se trame dans leur dos. Sans quoi elles
seraient capables d’absolument
tout pour faire stopper l’expérience ! ! ! Vous le savez très bien ! ! ! Mélanger ces OGM particulièrement juteux financièrement avec des
erreurs sur les particules voyageant plus vite que la lumière … qui ne sont pas pour l’heure génératrices d’immenses profits, on ne voit pas le
rapport … financier !


 


D’ailleurs, l’étude de G.E. Séralini a été discréditée 24 h après sa sortie, par de nombreux Experts, enfin présentés comme tels, alors qu’ils n’avaient absolument pas eu le temps de l’étudier et qui pour la plupart n’avaient même pas commencé à la
lire, vu le genre de critique, notamment sur les insuffisances, alors que c’est la plus grande étude et la plus complète jamais réalisée au monde ; la trouver insuffisante relève de la
manipulation d’esprit la plus odieuse !


 


Vous écrivez : « Auchan, Carrefour qui financent des études anti-OGM, et fait en même temps de la nourriture sans OGM une politique de
marketing »


Curieux. Il y a 3 manipulations des esprits dans cette phrase !


a) l’étude n’était pas une étude anti-OGM, mais au contraire, une étude des OGM ! Nuance d’importance, ce sont les OGM qui se sont avérés générateurs d’extraordinaires tumeurs, pas les
anti-OGM !


b) dans tout l’article, vous ne citiez pas d’autres sociétés privées, notamment dans les trafics d’expertises, c’est énorme comme censure ! surtout quand on écrit dans un média communiste,
on fait croire que ce sont les intérêts du capital qui sont du côté des anti-OGM, c’est scandaleux !


b) Vous oubliez de dire que les anti-OGM ont réussi à faire passer un tout petit bout de truc dans une Loi, mais qui pourrait permettre d’engager la responsabilité des distributeurs d’OGM, donc les
distributeurs : Auchan, Carrefour  … ont voulu enfin avoir une idée de ce qu’ils
distribuaient puisque les sociétés qui imposent leurs normes d’Expertises aux organismes supposés être de « protection publique », ont toujours bloqué les études au jour où apparaissent les problèmes :
le 90ème jour ! C’est sûr que l’information : savoir ce qu’on mange c’est scandaleux !


 


Vous dites : « de servir aux media sans prendre le temps de la vérification »


Vous retournez le problème exactement à l’envers, c’est Séralini qui a demandé que son étude soit entièrement refaite pour vérifier s’il n’y a pas la moindre erreur, et ce sont les Experts
pro-OGM, les « autorités sanitaires », et les sociétés agro-alimentaires, aux profits considérables, qui ont fait tonner leurs « Experts » pour que jamais au grand jamais on
ne puisse faire une étude sur 2 ans, la durée de vie des rats, mais qu’elle reste confinée à de moins en moins d’animaux, et AU MAXIMUM sur les 1ers 90 jours, pendant lesquels ils
prétendent qu’il ne se passe rien « de significatif » parce que les
femelles et les males n’ont pas les mêmes problèmes de santé ! ! ! C’est un obstacle majeur de l’expertise et des experts : cacher sous un vocabulaire
abscons des problèmes énormes pour les masquer à l’opinion publique !
Répondre
M

Le problème est très mal posé, et vous choisissez, pas par hasard, les exemples les moins parlants.


1°) L’expertise est vue, par le public, à travers 2 prismes déformants :


A) Certains domaines scientifiques sont extrêmement sensibles pour les riches transnationales qui n’hésitent pas à utiliser tous les moyens de pression - parfois énormes - pour parvenir à leurs
fins aussi criminels soient-elles. 2 exemples :


* l’agroalimentaires sont Monsanto est un exemple frappant mais pas le seul pour tout c e qui concerne la monopolisation et le brevetage du vivant, pour affamer les peuples du monde.


* Mais aussi bien l’armement sur les films visant à populariser et à faire admettre comme arme l’uranium appauvri qui permet de percer quasiment tout blindage ; supposé être des déchets de
la production de l’uranium, mais qui en réalité utilise en fait des déchets de centrales nucléaires hautement radioactifs contre les populations civiles (Irak, Palestine…).


B) les médias largement financés par le capital pour que les peuples pensent bien dans leurs intérêts (aux capitalistes) et nomment comme expert des gens parfois ignorant de la réalité mais qui
parlent bien.


 


Remarque. Parfois les très riches entreprises, vont aussi louer les services de sociétés tiers, pour faire leur propagande mensongère, de telle sorte que les âneries et autres mensonges débités
pour faire passer la pilule n’engage en rien la responsabilité des dites sociétés qui gardent donc toute leur aura sur l’expertise, leur professionnalisme inattaquable, etc…


 


Le problème médiatique n’est pas nouveau, un exemple entre tous, très connu, déjà en 1964 la télévision embauche un cancre notoire qui intègre la maison de la Radio : un certain Michel
Drucker. Les médias de l’époque comme beaucoup de médias aujourd’hui préfèrent un « journaliste » ignorant corvéable et malléable à merci plutôt que des journalistes instruits et
respectueux et connaisseurs des problèmes dont ils parlent. Le problème est d’ailleurs généralisable pour de nombreux domaines, tant qu’ils le peuvent, dans une certaine limite qu’elles poussent
à leur paroxysme, les sociétés publiques et privées préfèrent embaucher des gens dociles qui répètent la voix de leur maître et qui surtout ne risquent pas d’informer.


 


Quand à la liste des experts et domaines d’expertises, elle est beaucoup plus longue et plus large que celle citée ; Vous oubliez au moins 2 sortes d’experts qui sont sans doute les mieux
payés et peut-être aussi les plus pourris au monde qui ont marqué les esprits :


* on a eu droit à des Experts en notation des états qui se sont planté, vu qu’ils n’ont pas vu venir la crise des subprimes US … et les catastrophes actuelles de l’Union Européenne


* on a eu droit à des Experts du terrorisme depuis septembre 2001, voir : "L’imposture et le business des « experts ès terrorisme » Un clan
d’idéologues ultra-patriotards, camouflés en universitaires impartiaux, spécialisés dans la justification du militarisme des USA".


1/2 : http://www.reopen911.info/News/2012/11/21/le-business-fumeux-des-experts-es-terrorisme-12-video/


2/2 : http://www.reopen911.info/News/2012/12/03/le-business-fumeux-des-experts-es-terrorisme-22/


* Enfin, même si on a oublié il y a eu beaucoup de crises où les sciences et les entreprise agro-alimentaires se sont trouvées mêlées pour leur plus grands profits ; Vache folle/tremblotante
du mouton, veau aux hormones, destruction des abeilles (bien sur le Roundup (voir OGM), mais aussi les néonicotinoïdes qui sont une classe d'insecticides agissant sur le système
nerveux central des insectes, etc…


Voir pétition : http://www.pollinis.org/petitions/video_pesticides.html


 


Ces super-menteurs toutes catégories n’ont pas arrangé la réputation des Experts. Enfin, les lobbies menteurs, empoisonneurs et assassins, disposent de sommes fantastiques et de personnels ultra-payés, d’informations de
1ers plans, qui permettent de discréditer les vrais Experts.
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