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Réveil Communiste

Nouvelles du Népal, 13 septembre 2010

13 Septembre 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #L'Internationale

L'affaire des écoutes téléphoniques fait de plus en plus de bruit au Népal (voir l'article 'Le PCNU-maoïste fait les dernières préparations pour la révolte décisive' ).

 

Le PCNU-maoïste a mis en cause l'ambassade des USA, l'ambassade d'Inde et l'Armée Népalaise dans cette affaire. Si le Parti n'a pas affirmé clairement que la cassette était fausse, Mahara a affirmé que sa voix est sûrement la sienne mais que la conversation a été créée de toutes pièces en utilisant les technologies de synthèse vocale.

 

Le Parti a principalement réagit en démontrant que cet enregistrement, qu'il soit vrai ou faux, montrait que les politiciens népalais étaient sur écoute et que cela constituait une grave menace pour la sécurité intérieure.

 

La campagne d'un mois contre l'interférence étrangère dans les affaires intérieures du Népal lancée par les maoïstes n'est sûrement pas étrangère à cet évènement.

 

Etrangement, les autres partis ne se sont pas saisis de l'affaire.

 

Seul le président du Parti des Travailleurs et des Paysans du Népal, Narayan Man Bijukchhe a accusé l'Inde de mettre le Népal sous pression pour faire reculer la formation d'un nouveau gouvernement.

 

"J'ai l'information qu'un officiel de haut rang de l'ambassade indienne et un agent du RAW [Research and Analysis Wing, agence d'espionnage indienne NdT] ont menacé Bijaya Kumar Gacchedar et d'autres dirigeants Madhesis afin qu'ils ne soutiennent sous aucune circonstance le Parti maoïste Unifié."

 

Il a également affirmé que la cassette impliquant le dirigeant maoïste Krishna Bahadur Mahara et un businessman chinois 'inconnu' faisait partie d'une conspiration montée par l'Inde.

 

Au sujet de l'UNMIN, il a affirmé : "L'inde veut que l'UNMIN s'en aille car elle veut envoyer sa Mission Militaire au Népal." "Si l'UNMIN s'en va, nous devrons alors rompre nos relations avec l'Inde." "L'UNMIN veut contrôler notre Armée Nationale mais l'Inde veut établir son contrôle sur tout le Népal."


Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /2010 14:05

La réunion du Comité Central du Parti Communiste Unifié du Népal - maoïste s'est conclue ce dimanche. Les différents rapports et déclarations publiques révèlent qu'une sérieuse lutte de ligne a animé cette réunion qui s'est étalée en durée sur presque un mois.

 

La lutte de ligne

 

La réunion avait commencé par la contestation du document présenté par Prachanda. Mohan Baidiya 'Kiran' et Baburam Bhattarai avaient en effet présenté leur propre document. C'était la première fois que cela arrivait lors d'une réunion du Comité Central du Parti.

 

Si Kiran et Bhattarai ont tout deux critiqué les méthodes de travail de Prachanda et notamment le manque de pratique du centralisme démocratique, le lignes qu'ils défendent respectivement sont en contradiction.

 

Kiran défend que depuis la réunion de Chunwang de 2005, le Parti avait abandonné sa ligne révolutionnaire et que les décisions de la réunion de Chunwang doivent être sérieusement modifiées.

 

La réunion de Chunwang était la réunion élargie qui avait adopté la ligne d'alliance avec les partis parlementaires, du processus de paix et du multi-partisme. A l'époque, Kiran (ainsi que Gaurav) étaient en prison en Inde. 

 

“Nous devons reconsidérer la trajectoire du Parti depuis les Accords de 12 point [de novembre 2005] et en adopter une nouvelle. Sinon, nous finirons par devenir un autre parti parlementaire," aurait affirmé Baidiya, cité par un membre du Comité Central.

 

Ainsi, il argumente que la collaboration avec les partis parlementaires doit immédiatement être stoppée et que les préparations soient faites pour la 'révolte populaire', comme décidé lors de la réunion élargie de Kharipati fin 2009 qui avait réunie plus de 5.000 délégués du Parti.

 

L'ennemi principal identifié par Kiran est l'Inde puisque selon lui les réactionnaires locaux agissent selon les intérêts du voisin du sud.

 

Il critique Bhattarai et Prachanda comme étant respectivement révisionniste et centriste. "Le Parti doit aller de l'avant par la méthode du centralisme démocratique, mettant au centre l'objectif de changement radical du Parti," aurait affirmé Baidiya, cité par un membre du Comité Central.

 

De l'autre côté, Bhattarai  affirme que le Parti doit plutôt renforcer et institutionnaliser la république démocratique et donc continuer à participer au processus parlementaire. Selon Bhattarai, le peuple se révoltera automatiquement si les réactionnaires empêchent l'écriture de la constitution populaire.

 

Il défend que la ligne définie lors de la réunion de Chunwang en 2005 doit être poursuivie.

 

Selon lui, l'ennemi principal sont les féodaux, les réactionnaires locaux.

 

Quant à Prachanda, il pense que les processus de paix et d'écriture de la constitution au travers du parlement doivent continuer et que la révolte soit préparée en même temps.

 

Selon lui, l'ennemi principal est composé de deux parties : l'Inde et les réactionnaires locaux.

 

Il affirme également que le Parti avance selon la ligne définie lors de la Convention Générale de 1999 plutôt que selon la réunion de Chunwang de 2005.

 

Selon un membre du Comité Central, voici ce qu'aurait affirmé Prachanda lors de la conclusion de la réunion :

 

"Nous devons nous préparer à une nouvelle forme de révolution pour assurer la paix et la constitution." "L'indépendance nationale formera la base de cette nouvelle révolution." "Nous devrions essayer de promulguer la constitution populaire à partir du processus actuel et si les forces réactionnaires fomentent une conspiration, nous devrions aller vers la révolte populaire."

 

"La ligne de Baidiya est 'extrême' ce qui n'est pas scientifique, alors que Bhattarai amène toujours de nouvelles idées, ce qui rend sa ligne révisionniste. Mais les deux lignes ne conviennent pas pour accomplir la révolution."

 

Des critiques ont également été émises à l'encontre de certains dirigeants pour avoir un "style de vie bourgeois" et pour avoir abandonné la "culture prolétarienne".

 

Les décisions

 

Comme les documents ne peuvent être fusionnés et afin de prendre une décision finale sur la ligne à adopter, les documents vont être étudiés par le Parti au niveau des comités d'état et de district. Les délibérations auront lieu lors d'une réunion plénière prévue pour novembre.

 

De même, le Parti a décidé de lancer une campagne contre l' "interférence étrangère grandissante" dans les affaires internes du Népal. Elle devrait durer un mois, du 17 septembre au 17 octobre. Cette décision pourrait être en lien avec l'affaire des écoutes téléphoniques (voir  Sur l'affaire des écoutes téléphoniques et le rôle de l'Inde ).

 

Il est également fort probable que le Parti se retire de la course au poste de premier ministre. La décision devrait être prise après des consultations avec les différents partis qui ont soutenu Prachanda.

 

Par Comite de Solidarité Franco-Népalais - Publié dans : Analayses, témoignages,... - Communauté : Encyclopédie- Marxiste

Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /2010 08:24

Selon Hari Bol Gajurel, membre du Bureau Politique du PCNU-maoïste, le Parti serait en train de faire les dernières préparations pour mener à bien la "bataille finale".

 

Il a affirmé que l'Inde complotte actuellement contre l'Inde en utilisant le Népal, "Après que toutes les tentatives de l'Inde de marginaliser notre Parti de la [scène] politique népalaise aient échouées, l'Inde fait également tout ce qu'elle peut pour irriter la Chine." Il fait ici référence à un enregistrement audio décrite comme étant Krishna Bahadur Mahara (responsable des affaires internationales du Parti maoïste) demandant à un homme d'affaires chinois de lui donner 500 millions de Roupues pour acheter des voix pour son Parti. Cette cassette est très controversée puisqu'elle émane de l'ambassade indienne et d'un média privé népalais opérant d'Inde. Sa véracité n'a pas encore été démontrée.

 

"Nous sommes en train de préparer la bataille finale qui nous assurera la victoire." "La révolte décisive verra le sang couler comme de l'eau." Affirmant qu'en intervenant dans les affaires intérieures du Népal, l'Inde creusait sa propre tombe, il a continué : "Aucune révolution n'a jamais vaincu sans combattre des forces étrangères." "Aucun pays n'a jamais été déclaré vainqueur sans vaincre l'armée ennemie." ll a également précisé que la réunion actuelle du Comité Central explorait les différentes options et nouvelles approches pour mener cette révolte populaire.

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