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Réveil Communiste

Nouveau sur le blog de Danielle Bleitrach, 29 août 2010

30 Août 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Publications

Message de fin d’été d’un homme aimé, et de Cuba qui va au bout de la résistance humaine… par Danielle Bleitrach

Il est des jours où tout paraît s’obscurcir, pour moi c’est toujours l’été, à la fin août quand tout est calciné et que vient septembre, j’ai vécu à cette époque là de l’année, dans le désert de la ville la mort de mon compagnon. Un homme est mort qui n’avait au fond  des yeux au fond du coeur que la soif de justice sur la terre. Il me laissa seule dans un monde hostile, avec un enfant malade que chacun fuyait et j’étais abandonnée, humiliée avec l’enfant erratique.L’homme disparut sans voir la débâcle de ce à quoi il avait cru toute sa vie, mais moi j’ai connu aussi cet anéantissement. 

En ce mois d’août, il me revient ce souvenir parce que je vis une sorte de caricature de cet effondrement.De cet isolement puisque tous ceux qui furent mes camarades ont voulu se déshonorer en me stigmatisant sans que je l’ai le moins du monde mérité. Cela m’importe peu simplement c’est une signe d’impuissance et je m’interroge: sommes nous condamnés ? . Et si je ne crains plus rien pour moi, je crains qu’une fois de plus ils se montrent inhumains, indignes de notre histoire tragique mais grandiose. je cherche la force d’être encore et toujours révolutionnaire dans l’espace qui est le mien.

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Les mutations de la pensée critique, à propos de Göran Therborn, From Marxism to Postmarxism? par Razmig Keucheyan
Comment et selon quelles modalités peut-on continuer à croire à l’idée communiste depuis l’effondrement de l’Union soviétique ? Telle est la question à laquelle tente de répondre Gà¶ran Therborn dans son denier livre à travers une cartographie de l’ensemble des « postmarxismes ». Mais, se demande Razmig Keucheyan, à trop se focaliser sur l’héritage marxiste, ne risque-t-on pas d’ignorer que cet héritage est loin de représenter le tout de la « pensée critique » contemporaine ?

Ce compte-rendu nous permet de percevoir la complexité de l’héritage « marxiste » contemporain. la plupart des réflexions dont celle de Perry Anderson se situent dès le lendemain de la chute de l’Union Soviétique. Comme le souligne le commentateur, il est un biais celui  du caractère très occidental du socialisme qui s’est effondré selon la formultaion classique… Et l’essor d’un marixme théorique plus ou moins détaché de la pratique politique appartient au monde occidental, en revanche ne faut-il pas pousser plus loin l’analyse sur l’impérialisme et interroger les expériences théorico-pratiques telles qu’elles ont continué et continuent à se développer dans les pays dits du Tiers Monde?  Rémy Herrera m’a annoncé un livre sur l’Amérique latine. Il est clair que nous n’avons pour le moment ici que du journalisme sur ces expériences qui mériteraient de donner matière à une réflexion plus poussée et dont nous avons un grand besoin. Cependant j’ai voulu vous exposer cette problématique parce qu’elle constitue le signe de la permanence d’une réflexion malgré ce que perry Anderson dénonçait comme la « pensée tiède » française qu’il opposait à l’effervescence intellectuelle des années soixante. Je voudrais également souligner que comme aux Etats-Unis ceux qui aujourd’hui semblent prendre le relais de la réflexion ce sont les universitaires, je vous en ai présenté quelques uns Judith Butler, Sassi Sasken, Mike davis qui n’est pas tout à fait un universitaire… Ils surgissent a contrario de l’anéantissement médiatique…Mais le problème est que leurs préoccupations et leurs enjeux sont ceux de l’Université sans parler d’un langage qui peut paraître abscon, alors que ceux qui tentent à leur risques et périls de continuer à participer à une pratique politique sont confrontés à des formes de stérilité qui n’ont guère évoluées ou à donner parfois en pure perte sans que l’on mesure ce qu’a pu représenter un tel don dans une période de terrible reflux, il ya eu une sorte d’histoire tragique qui elle aussi mériterait d’être contée…  j’ai voulu personnellement continuer à  faire le passage et je ne suis pas sûre que ce choix avait un sens… note de danielle Bleitrach

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Combien de liberté un homme peut-il supporter ?Pas beaucoup plus, mes chéris, pas beaucoup plus Par Joe Bageant*

La liberté existe sous de nombreuses formes en Amérique, et de nouvelles formes sont constamment créées. La dernière est d’être libéré de la sécurité financière de base. L’économie affaiblie a donné aux affairistes une excuse pour, comme ils disent, laisser partir les travailleurs. Ce qui sonne comme si les sociétés étaient en train de donner aux employés une sorte de liberté : Vas-y George, vingt ans au boulot c’est bien assez long, alors fiche le camp d’là. Fais-toi plaisir !
Par cette mesure, il n’y a jamais eu plus de gens libres. À présent qu’ils sont volontairement dégagés de leurs responsabilités professionnelles, des millions de gens sont libres de faire presque tout ce qu’ils veulent, aller pêcher — ou se mettre au banjo. Pour l’instant quatorze millions d’Américains se sont vu accorder la liberté, avec trois à quatre millions d’autres en attente d’être amnistiés avant que l’économie se stabilise, ce qui signifie que davantage de gens vont perdre leur boulot, mais à un rythme plus lent. Sur ces quatorze millions d’âmes libérées, six millions sont tellement libres qu’elles peuvent même emmener la famille en voyage autour du monde pour l’année, si elles le veulent. Elles n’ont plus besoin de se présenter au bureau (de pas) d’emploi parce que leurs droits ont expiré. Une petite suggestion pour leur voyage à l’étranger : rendez visite au gars en Asie qui a maintenant votre boulot. Avec un petit effort, je suis sûr qu’on peut passer par dessus les grillages d’acier surmontés de barbelés qui entourent le complexe de logement rattaché des employés de l’usine, dans la province de Sichuan(1).

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Michel Clauzier: en lieu et place de la conscience politique on trouve la délinquance en fait de réponse…

 28 août 2010 à 5:37 Il y a quelques jours j’écrivais ce texte dans un débat en forum : Je suis ouvrier, j’ai vécu dans une petite ville totalement sinistrée du point de vue économique et social, aujourd’hui je vis dans un village pas très loin mais touché aussi par des faits de délinquance puisque village limitrophe à la vallée du Rhône ( bureau de tabac braqué l’année dernière, un autre dans un village plus loin qui s’est fini par un coup de fusil et un mort côté délinquant), un de mes fils adolescent a un cercle de relations largement puisé dans dans l’ancienne ville où nous vivions, jeunes de cités de diverses origines ( depuis les parents), la plupart en rupture de scolarité ( à l’âge de 14 à 17 ans), je les connais, ils viennent chez moi. Cannabis, petits vols et différents trafics, violences diverses ( il y a 6 ans un jeune de 15 ans fut tué de plusieurs coups de couteau), collège devant être en zone sensible ( mais le principal s’y refuse) voilà ce que je connais de façon régulière en matière de délinquance très proche. Je ne suis pas quelqu’un de passif ni de permissif, devant certains problèmes depuis deux ans je me suis déplacé deux fois à la gendarmerie pour trouver des solutions ( je tiens à dire que j’ai trouvé une vraie écoute constructive avec ces gendarmes). Bien qu’ouvrier je lis, je réfléchis et j’ai eu la chance de recevoir une éducation où la tolérance à l’autre n’était pas un vain mot, pas la tolérance à la » voyouserie » mais la tolérance à celui qui est différent depuis ses origines c’est à dire quelque chose qui permet de ne pas faire de procès d’intention.

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Pascal Maillard: l’insécurité et la xénophobie d’Etat et pour une éthique de la résistance

Pascal Maillard*, qui conduit des recherches sur les rapports entre littérature et politique à l’université de Strasbourg, propose une réflexion d’ensemble sur «l’insécurité et la xénophobie d’Etat». Face à la «violence pure» du gouvernement, il appelle à «une éthique de la résistance».

 A Toni Gatlif, aux « Bohémiens en voyage », à tous les sans-papiers,

                           « Aux captifs, aux vaincus !… à bien d’autres encor ! »

 Peu le voient. Certains commencent à le soupçonner. La chose transpire dans maintes analyses, mais n’accède pas à une formulation directe, comme si cette vérité devait demeurer forclose en raison de sa monstruosité. Comme si au cœur de cette évidence il y avait un vide impensable. Il est urgent pourtant d’en formuler au moins l’hypothèse et d’en interroger la validité : le premier agent de l’insécurité, de la xénophobie et de la violence est devenu aujourd’hui notre gouvernement, leur principal producteur notre Etat, leur premier responsable notre président.

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Le PCE met sur le même plan la politique étrangère de Zapatero et celle d’Aznar tout en construisant la mobilisation pour exiger le retrait des troupes espagnoles d’Afghanistan
Le PC d’Espagne propose une initiative citoyenne pour exiger le retrait des troupes espagnoles d’Afghanistan

Centella met sur le même plan le gouvernement de Zapatero avec les pires décisions du gouvernement d’Aznar en matière d’interventions militaires

 Traduction JC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/Le secrétaire-général du Parti communiste d’Espagne, José Luis Centella, a manifesté sa solidarité avec la famille des Gardes Civiles et de l’interprète morts en Afghanistan, s’ajoutant à la douleur que cause une mort inutile dans une mission de plus en plus ouvertement belliciste. Il annonce aussi que, durant les mois de septembre et d’octobre, il promouvra une initiative citoyenne pour porter jusqu’au Parlement le débat sur la nécessité de retirer les troupes d’Afghanistan.        

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Un article de Garcia Marquez sur Hiroshima: « Le cataclysme de Damoclès »

Conference à Ixtapa, Mexique, 1986, traduit dimanche 8 janvier 2006, par dani(ce n’est pas moi, mais la traduction que j’ai trouvé sur un site intitulé « Se hace camino al andar).

 Une fois, dans la librairie de l’aéroport de La Paz, j’ai trouvé un livre —ou plutôt un petit fascicule— publiant le discours de Gabriel García Marquez lors d’une conférence pour le désarmement à Ixtapa, au Mexique, en 1986.

C’est, depuis, devenu pour moi un texte majeur car, au delà de l’engagement auquel je souscris pleinement et de la qualité littéraire sur un sujet politique, c’est une des rares propositions que je connaisse pour une philosophie d’action positive face à l’éventualité de disparition de l’espèce humaine.

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Une écologie de gauche aux USA, A propos de Joel Kovel, Par Michael Löwy
A propos de Joel Kovel, Enemy of Nature. The End of Capitalism or the End of the World?
Contrairement à l’image que l’on en a parfois en France, les États-Unis ne sont pas simplement le pays de la politique consensuelle : il y existe notamment une tradition d’écologie radicale, historiquement liée au féminisme et à l’anarchisme, qui dénonce dans le capitalisme la cause véritable de la catastrophe écologique. Michaël Löwy nous en présente ici l’un des représentants majeurs, Joel Kovel, avec qui il a cosigné un Manifeste écosocialiste international.
 
« . »Il n’y aura pas de solution à la crise écologique au sein de l’ordre capitaliste.
Ce sera soit le capital, soit le futur de l’espèce humaine

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Précipitez-vous pour voir ce chef d’oeuvre d’humanité, de sincérité face à la guerre , face à l’histoire… The city of life and death par danielle Bleitrach

je pense que j’inaugure ici quelque chose qui devrait se développer dans le blog, il s’agit d’une sorte de chronique sur des spectacles ou des livres . Alors je voudrais d’abord vous parler d’un très grand film. Il s’agit de city of life ou death, je préférais le titre originale Nanjing, Nanjing (les mystères du piyin font que ça se prononce Nantin, nantin…) C’est une sorte de cri sur une ville martyre, qui peut être un cri de douleur au souvenir du massacre mais aussi celui de l’assaillant s’emparant de la capitale d’une Chine trahie…Une magnifique épopée mais aussi un déchirement pudique… Le film vous laisse cloué sur votre siège à regarder se dérouler le générique de fin… cela fait la deuxième fois que je le vois et à chaque fois j’ai ressenti le même anéantissement devant ce dont l’être humain est capable mais sans pathos, et éprouvé  des instants fugitifs  de presque bonheur , surtout du respect pour le peuple chinois et … japonais, c’est là le miracle du film… L’idée qu’il n’y a ni vainqueur, ni vaincu mais que l’être humain est détruit par la guerre même le vainqueur, le temporaire vainqueur… La guerre est une énorme machine qui pousse le collectif humain vers la monstruosité et l’individu se débat en tentant de sauver du naufrage une petite part de ce qui faisait son identité, patrie, amour, pitié, amitié, tendresse pour l’enfant, le chemin de la vie contre la mort.

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Analyse marxiste du racisme, qui est l’idéologie des nazis L’obscurantisme au vingtième siècle, Article de Georges Politzer paru en février 1941 dans le numéro 1 de « La Pensée libre »

Dans la même rubrique du blog de Jean Pierre Combe   amidelegalite.free.fr :  Révolution et contre-révolution au XXe siècle , ce texte  de Politzer  sur les traditions de la Révolution française et ce que marx appelait « la clarté gauloise », tandis que Diderot ironique conseillait de « laisser aux grues le séjour des brouillards »… texte que je considère comme fondamental.dans un temps où le pouvoir pour flatter les plus bas instincts supposés des Français institue des degrès racistes dans la citoyenneté et chasse le tsigane… Mais l’obscurantisme n’est pas seulement là… Alors lisez celui qui mourut en criant au nazi qui l’exécutait « imbécile c’est pour toi que je meurs! »… (note de danielle Bleitrach)

-  Le discours que M. Rosenberg est venu prononcer à Paris en novembre dernier ( 1 940 ), et qui fut publié sous les titres « Sang et Or » et « Règlement de comptes avec les idées de 1 789 », était destiné à produire sur nous une très grande impression. C’est pour la première fois, en somme, que les mystères de la Rassenseele étaient révélés directement à l’usage des Français dans le cadre solennel et symbolique, du moins on le croyait, de la salle des séances de la Chambre des Députés. Et les Français devaient éprouver ou, selon la terminologie de M. Rosenberg, « erleben », « vivre » non pas simplement l’étalage de la force, mais la puissance de l’idée. Ils devaient retirer du discours de M. Rosenberg cette conviction que le « Règlement de comptes avec les idées de 1 789 » n’était pas uniquement le nom donné à la destruction de la démocratie par la force, mais l’avènement d’une idéologie « supérieure » ; qu’il y avait au fond du racisme hitlérien que M. Rosenberg appelle « l’idéologie du vingtième siècle », des vérités autrement vraies que celles que nous avons puisées dans les Essais, dans le Discours de la Méthode, dans les Provinciales, dans l’Encyclopédie et, d’une manière plus générale, dans la science et dans la philosophie ; que les pompes et les décors du racisme nous introduisaient dans l’intimité de penseurs autrement grands et vrais que ces Montaigne, Descartes, Pascal, Voltaire, Rousseau, d’Alembert, Diderot, Hegel, Karl Marx et autres « penseurs exaltés » qui ne doivent, en fin de compte, leur réputation surfaite qu’à l’habileté diabolique des francs-maçons et des juifs. Et la tribune de la Chambre des Députés devait apparaître aux Français comme un nouveau Mont Sinaï d’où M. Rosenberg leur révèle, par magnanimité, au son des fifres et aux accents du « Horst-Wessel-Lied », la nouvelle Table de nos valeurs intellectuelles.

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MANDELKORN 28/03/2011 15:04



J'ai lu POLITZER. Il est l'un des auteurs le plus sobre que j'ai connu. A le lire, il vous délivre parce qu'il emploie des mots simples pour des réflexions parfois ardues. Je me souviens du
marxisme, de l'université ouvrière, des termes sur la création du monde : le mot de hasard face à l'idée qu'il n'existe pas de dieu qui volontairement nous a créé, le hasard tient une grande
place dans son esprit, il ne croit pas à une création déterminée du monde, ni au symbolisme, il parle d'une explosion comme le font les scientifiques, il oppose vraiment l'existentialisme à
l'obscurantisme. Il parle très bien du matérialisme, il détruit l'idéalisme, ce qui ne se détermine pas le hasard. et qui serait le fruit d'un déterministe n'existe pasJ'ai apprécié ses idées sur
l'utopie, sur l'idée des maitres et des seigneurs, des serviteurs et des gens d'armes, des seigneurs et des serfs, des capitalistes , des patrons et des ouvriers, il y a eu dans l'histoire
l'exploitation de l'homme par l'homme, qui continue à se poursuivre et ce pour quoi, il faut lutter. Cela rejoint l'idée actuelles des déficits dits publics qui ne concerneraient pas les
travailleurs mais bien les banques, les grandes entreprise, les formes les plus actuelles du capitalisme, du libéralisme et non des salariés radicaux dans leur processus de désaliénation, de
luttes des classes...



gilles questiaux 28/03/2011 12:55



Joe Bageant, 1946-2011




After a vibrant life, Joe Bageant died yesterday
following a four-month struggle with cancer. He was 64. Joe is survived by his wife, Barbara, his three children, Timothy, Patrick and Elizabeth, and thousands of friends and admirers. He is
also survived by his work and ideas.

According to Joe's wishes, he will be cremated. His family will hold a private memorial service.


 




| Permalink



MANDELKORN 12/10/2010 13:38



 Je suis fils d’ouvrier, j’ai vécu dans la ville de MONTROUGE totalement à droite avant que cela change, enfin. Cette commune est sinistrée du point de vue économique et
sociale, aujourd’hui je vis ma vie professionnelle à PARIS  touché par des faits de délinquance comme il n’y en rarement eu comparativement à ce mal des banlieues qui n’est pas
mal non plus , nous nous vivions entre voisins sans chercher à se stigmatiser, on se posait pas l’idée qu’ils puissent exister des jeunes de cités de diverses origines ( depuis les parents)
et les autres, nous ne montrions jamais du doigt des voisins en rupture de scolarité ( à l’âge de 14 à 17 ans, nous les évitions mais sans plus), je connais en 2010, des jeunes qui n’hésiterais
pas de venir chez moi avec du. Cannabis, qui ont commis de petits vols et différents trafics, violences diverses ( il y a 20 ans une jeune fille  fut grièvement blessée d’un
coups de feu parce qu’il y avait du bruit, du tapage nocturne, moi même je n’arrivais plus à dormir. J’ai toujours eu des difficultés scolaires parce que mon collège devait être en zone sensible
( mais le principal c’était que le maire de droite ne se refusait pas à l’évoquer lors de ces discours quand j’étais gamin, je veux dire au collège). Aujourd’hui avec toute cette culture de
droite, on est plus gamin en secondaire, voilà ce que je connais de façon régulière en matière de délinquance très proche, je me suis occupé de taches nobles en matière de suivi des jeunes,
j’étais mal payé mais j’aimais cela. Je ne suis pas quelqu’un de passif ni de permissif, devant certains problèmes, j’ai constaté que dès qu’on se déplace à la Police ou à la gendarmerie pour
trouver des solutions, on constate qu’ils ne font pas du tout le boulot que je faisais ( je tiens à dire que j’ai trouvé une vraie écoute constructive avec le monde médical et psy). Bien que fils
d’ouvrier je lis, je réfléchis et j’ai eu la chance de recevoir une éducation où la tolérance à l’autre n’était pas un vain mot, pas la tolérance zéro mais la tolérance à celui qui est différent
depuis ses origines c’est à dire quelque chose qui permet de ne pas faire de procès d’intention. Mais il faut tout prendre sur soi, et faire ce boulot de A à Z. Les réseaux sociaux, c’est pas ma
tasse de thé…