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Réveil Communiste

Nouveau changement de société 4 septembre 2010

4 Septembre 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Publications

Fidel premier discours public : MESSAGE AUX ÉTUDIANTS CUBAINS (traduction plus photos et videos)

Chers compañeros

Je vous ai demandé de nous réunir tôt avant que notre soleil ne chauffe trop.

Ce grand escalier d’honneur où je pensais ne jamais revenir fait remonter en moi des souvenirs indélébiles des années où j’ai commencé à prendre conscience de mon époque et de mon devoir. Vous pouvez, certes, acquérir des connaissances et vous conscientiser  tout au long de votre existence, mais vous ne ferez jamais plus face à la vie avec la même pureté et le même désintéressement de votre jeunesse. C’est à cet âge-là que j’ai découvert mon vrai destin.

Je suis entré à cette Université, alors la seule du pays, une première semaine de septembre. Il est donc inévitable que j’évoque le souvenir de tant de compañeros que j’ai connus voilà exactement soixante-cinq ans, sans toutefois risquer à me demander ce que chacun est devenu : je préfère conserver le souvenir de l’époque où ils étaient tous jeunes et enthousiastes, et, en règle général, désintéressés et purs.

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L’Europe et le mythe d’Aristophane ou l’avenir d’une illusion… par danielle Bleitrach

Autrefois la nature humaine n’était pas ce qu’elle est maintenant explique Aristophane dans le Banquet de Platon où chacun commente sa conception de l’amour ; elle était bien différente. D’abord il y avait trois genres, et non deux comme maintenant, un mâle et une femelle ; s’y ajoutait un troisième genre qui participait des deux autres – dont l’appellation a subsisté – mais qui a lui-même disparu : il y avait un genre androgyne, dont l’aspect et le nom participait à la fois des deux autres [...]. Par ailleurs la forme de chaque homme était entièrement ronde, avec un dos arrondi et des côtes circulaires, avec quatre mains, autant de jambes et deux visages sur un cou d’une rondeur parfaitement régulière, mais une seule tête sous les deux visages regardant en sens opposés ; avec quatre oreilles, et deux sexes [...]. Ils étaient doués d’une force et d’une vigueur prodigieuse et d’une grande présomption. Ils s’en prirent aux dieux [...]. Après s’être torturé l’esprit, Zeus déclara : « Je crois tenir le moyen pour qu’il y ait encore des hommes et pour mettre en même temps fin à leur impudence : c’est qu’ils deviennent plus faibles. Je vais donc les séparer en deux [...]. » Sur ces mots il coupa les hommes en deux [...]. Ainsi leur corps était divisé en deux ; chacun alors, regrettant sa moitié, la rejoignait ; et ils se jetaient dans les bras les uns des autres et s’entrelaçaient dans le désir de s’unir, de ne plus faire qu’un ; ils mouraient de faim et généralement d’inanition, parce qu’il ne pouvaient rien faire les uns sans les autres [...].

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Retour sur le conflit des Universités en 2009 Entretien avec Bernard Paulré, Sophie Poirot-Delpech et Kamel Tafer
Le conflit des universités en 2009 a été une bataille dont on a sous estimé les enjeux et surtout la manière dont son échec préfigure une stratégie globale qui s’opère dans le cadre européen, alors même que celui-ci apparait de plus en plus comme une illusion en tant que projet mais une réalité dans la recomposition des sociétés nationales vers la privatisation et le marché. Il y a quelque chose qui heurte la raison dans cette course épedue à mettre en place un marché de l’enseignement, comme aujourd’hui un « marché des retraites » alors même que la crise passée par là témoigne de l’effondrement réel d’un tel projet. Le fond de l’affaire est partout la mise en place d’un projet qui s’accélère alors même que sa cohérence sociétale s »effondre et des mouvements sociaux battus dans leur résistance. C’est un paradoxe qui mérite d’être interrogé et qui porte un nom: l’absence de perspective politique qui se traduit en autre par un isolement sectoriel et que l’on croit vaincre par l’appel souvent incantatoire à la grève générale. Mais revenons sur l’analyse de ce conflit riche d’enseignement y compris dans ses échecs.
Le cahier de doléance des courtiers… A ça ira! A ça ira Axa à la lanterne !

Le mécontentement atteint désormais les catégories les moins suceptibles jusqu’ici de le manifester et qui sont comme ici les courtiers des grands groupes d’assurance. le ton visiblement se radicalise et ressemble à celui des cahiers de doléance, on se demande si la Révolution n’est pas proche? Ce témoignage qui nous est envoyé par Dimitri, qui s’excuse de ne pas avoir le temps de rédiger mais souhaite néanmoins apporter sa contribution à ce blog et qui explique : « ce texte me semble interessant car, il met en lumière les attaques du capital contre tout ce qui peut lui ôter un peu de profit ! On rogne sur les agents généraux d’assurance et leur rémuneration comme on rogne sur les retraites ou les salaires avec des argument falacieux. » Il ne faut pas pousser Dimitri, il reste sans doute à la fin plus aux courtiers qu’au salarié qui touche un salaire minimum ou un pensionné au même régime. Il n’empêche que nous sommes réellement devant une minorité de vampires quand on sait ce que représente Axa, et surtout qu’Axa espère bien que tout sera répercuté sur le client qui en définitive sera ici aussi appelé à compenser les jeux des sociétés d’assurance.

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Ecofascisme : leçons de l’expérience allemande, par Onno Maxada

Voici un article déjà assez ancien sur les racines réactionnaires, et notamment fascistes, de la préoccupation écologique. Il s’agit d’un bref résumé d’un ouvrage paru en Allemagne sur le sujet. Malgré le côté anarchisant du texte, il mérite l’attention, non pour réduire l’écologie politique moderne à son arrière grand-tante fasciste mais pour penser la menace, toujours présente, d’une dérive droitière de l’écologie. L’article a d’abord été publié sur  : http://www.larevolutionencharentaises.com/spip.php?article176 (Marc Harpon) Continue reading ‘Ecofascisme : leçons de l’expérience allemande, par Onno Maxada’

« Population Puzzle » déforme la réalité, par Simon Butler

Green Left Weekly (http://www.greenleft.org.au/node/45217)

Traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société


L’article qui suit traite d’ un documentaire raciste diffusé à la télévision australienne. L’auteur du film y soutient que la solution à tous les problèmes sociaux, mais aussi et surtout environnementaux, se situe dans une réduction de l’immigration, les étrangers étant présentés comme responsables de tous les maux. Il est significatif que, lors du débat qui a suivi le documentaire, la droite et la « gauche » australiennes, à travers leurs portes paroles attitrés, ne se soient finalement distinguées que par…d’invisibles nuances! A quand un mariage entre Europe-Ecologie et l’Union pour les Méfaits Présidentiels (UMP)? (Marc Harpon)

Population Puzzle de Dick Smith, un documentaire diffusé sur ABC 1 le 12 Août, ne fait pas dans la dentelle. Il va droit au but. Son message : « La réduction de l’immigration en Australie est un bon produit et vous devriez l’acheter ».

Il soutient qu’une Australie plus faiblement peuplée résoudrait non seulement un ou deux problèmes sociaux, mais des dizaines.

Le documentaire prétend que diminuer l’immigration réduirait la surpopulation de nos villes, les embouteillages et rendrait le logement moins cher. Cela réduirait les files d’attente dans les hôpitaux et la criminalité, améliorerait la santé publique et arrêterait le développement non-durable. Continue reading ‘« Population Puzzle » déforme la réalité, par Simon Butler’

La retraite mais aussi la question de la qualité de la vie à Cuba

Selon des experts nationaux, Cuba est parmi les nations dont la population les plus âgées  de l’Amérique latine et dans une date pas très lointaine, en  2025, un Cubain sur quatre aura plus de 60 ans. C’est toujours un problème d’avoir une population qui n’est pas en âge de travailler et la croissance démographique qui permet d’avoir une population jeune est en général recherchée. un des effets bien connu des sociétés modernes est le relâchement des liens de solidarité qui sont plus ou moins compensés par des solidarité intergénérationnelles institutionnalisées comme le droit à la retraite et à la santé. Et une des problèmes de nos sociétés capitalistes occidentales est que l’on rogne sur ces droits institutionnels alors mêmes qie les liens de solidarité ne cessent de se distendre. ce qui multiplie les situations inhumaines. Mais là dessus aussi Cuba a tenté d’innover en donnant un nouveau rôle aux anciens, en non seulement leur accordant des droits qu’aucune autre société pauvre ne leur accorde mais également en travaillant sur la question des  moyens pour qu’ils ne soient pas rejetés par la société.

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La Nouvelle-Zélande a-t-elle besoin d’une politique démographique au service de l’environnement?par Byron Clark

Traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

Source : http://workersparty.org.nz/2010/07/17/does-new-zealand-need-a-population-policy-for-the-benefit-of-the-environment/
Publiée par le Workers Party de Nouvelle-Zélande, maoïste, cette conférence a été prononcée par Byron Clark, lors du Marxism 2010, dans le cadre d’un débat avec John Robinson. Elle a le mérite d’aborder la question déjà brûlante des réfugiés écologiques. Comme le fait remarquer l’auteur, un ancien pêcheur du Nigeria, dont les rivières sont polluées par les multinationales, s’il quitte son pays, s’apparente autant à un émigré économique qu’à  un migrant pour raisons écologiques. Si, comme le prévoient des gens très sérieux, on doit s’attendre à faire face à des réfugiés du climat en grand nombre, il faut se préparer à répondre aux arguments d’une droite décomplexée qui risquerait de donner dans des politiques migratoires digne de ce qu’on pourrait nommer un écofascisme. S’il pêche par le caractère utopique auquel n’échappe pas celui qui, fût-il marxiste, prétend entrer dans la cuisine de l’histoire pour y élaborer des recettes plus ou moins épicées, Byron Clark a néanmoins l’intérêt de s’opposer à l’infamie que les droites néozélandaise et australiennes osent déjà porter dans le débat public, face à l’afflux de réfugiés politiques et de migrants économiques venus d’Asie et à la prévisible submersion de certaines îles du Pacifique. (Marc Harpon)

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Questions de cadrage par Laure Bordonaba : Judith Butler, Ce qui fait une vie. Essai sur la violence, la guerre et le deuil

Judith Butler

Toutes les vies n’ont pas la chance d’être regardées comme telles, et certaines, les plus précaires, se perdent dans l’indifférence. Comment expliquer cette démarcation ? Que lui opposer ? La philosophe Judith Butler, qui s’est fait connaître comme théoricienne du genre, revient sur la manière dont la guerre et ses discours enserrent la gauche libérale dans des contradictions qu’elle se doit d’invalider.

Recensé : Judith Butler, Ce qui fait une vie. Essai sur la violence, la guerre et le deuil, trad. Joëlle Marelli, Paris, Zones, 2010. (Frames of War : When Is Life Grievable ?, Londres et New York, Verso, 2009). 176 p., 15 €.
Mariela Castro: «Je veux porter sur le terrain de la sexualité la révolution que Fidel et Raúl ont faite il y a 50 ans.» (Béatrice Devènes)

Cet entretien est remarquable et prouve l’avancée cubaine… Non pas seulement parce qu’un groupe humain que l’on a voulu transformer en espèce hors humanité à cause d’une dimension de lui-même trouve sa place dans la Révolution, mais parce que cela pose effectivement dans le grand chantier qu’est Cuba, la question fondamentale de l’articulation entre droit humains collectifs et individuels, la sexualité et le genre étant comme Marx l’avait envisagé dans les manuscrits de 1844, la marque du degré de civilisation qu’une société à atteint dans le respect que l’être humain se porte à lui-même. Autant je ne supporte pas que l’on utilise ces questions pour masquer la nécessité de la transformation révolutionnaire du mode de production, forces productives et rapports de production, autant il est fondamental de ne pas les laisser en chemin sous prétexte soit qu’elles dérangent les préjugés des combattants, soit que cela serait « secondaire »… Il faut avancer pas à pas, dans le dialogue dans une pédagogie qui fasse grandir l’humanité et la lucidité de Mariela est exemplaire, jamais elle n’oppose, toujours elle conserve le but révolutionnaire, c’est ce que marx Appelait « l’unité de l’objectif », il passe par la conviction et l’avancée des consciences: personne ne peut faire taire un Cubain dit-elle, c’est pour ça que la Révolution est encore vivante. Là encore il faut réintroduire la dialectique et ne pas opposer, ne serait-ce que pour contrebalancer et dénoncer les hypocrisies liberal-libertaire s bien réelles- ce qui est indissolublement lié dans une perspective d’émancipation humaine. A propos, j’espère que vous l’avez remarqué, avec l’article de Marc Harpon et celui-ci, le nouveau blog est arrivé…  A toi Marc, je te conseille de mettre le remarquable article sur l’écologie et le changement climatique à travers la Nouvelle Zélande que tu nous a préparé mais tu es maître à bord. Note de danielle bleitrach

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