Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Réveil Communiste

Népal : lutte entre plusieurs lignes au PCUN-maoïste sur la question de la prise immédiate du pouvoir d'État.

12 Septembre 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #L'Internationale

http://futurrouge.files.wordpress.com/2010/03/nepali-maoists_24014s.jpgNepal – Line Struggle Is Part of Making Revolution (titre de SAR) :

La lutte entre plusieurs  lignes fait partie  de la pratique révolutionnaire

 

Réunion du Comité central des maoïstes : les dirigeants maoïstes en désaccord  sur les prochaines échéances stratégiques

 

Post B Basnet

Katmandou, 25 août 2010 : dans son rapport additionnel, le vice-président Mohan Baidya a demandé une complète révision de la ligne tactique du parti telle qu’elle a été adoptée depuis la signature de l’accord des 12 points avec les autres partis représenté à l’assemblée [sauf erreur l’accord qui a entrainé la chute de la monarchie en 2006 ndgq] et la détermination d’une nouvelle route pour atteindre les objectifs politiques communistes.

Baidya, qui dirige l’aide “dure” du parti maoïste, a manifesté son insatisfaction devant la réticence de la direction envers la préparation du terrain pour une insurrection immédiate, comme il a été décidé à la réunion nationale de Kharipati, pour la prise du pouvoir d’État.

Pushpa Kamal Dahal, Baidya et un autre vice-président du parti, le Docteur Baburam Bhattarai ont présentés des rapports distincts à la réunion du Comité central qui a commencé au siège de Paris Danda, à Kathmandou, mercredi.

D’après un membre du comité central, Baidya aurait déclaré pendant la réunion “nous devons réexaminer la voie suivie par le parti depuis la signature de l’accord en 12 points, et en choisir une nouvelle. Sinon, nous allons finir en parti parlementaire,

D’après des dirigeants du parti, le rapport de Baidya s’est oppose à la fois à Dahal et à Bhattarai. ‘il a implicitement assimilé leur deux points de vue à des déviations de l’idéologie communiste. Pour lui Dahai est un centriste et Bhattarai un révisionniste (d’après une source maoïste).

Baidya se trouvait en prison en inde au moment de la signature de l’accord historique en 12 points entre le PCN (maoïstes) clandestin et l’alliance des 7 partis, et ne l’a jamais approuvé.

Cependant de son côté Dalal a déclaré que le parti devrait avancer résolument l’agenda de la paix et de la constitution, tout en préparant le terrain pour l’insurrection.

De son coté, Bhattarai a défendu l’idée que le parti devrait consolider les acquis sur le plan des institutions et prendre pour objectif la réalisation du processus de paix et la rédaction de la constitution, plutôt que préparer immédiatement l’insurrection.

 « Alors que le président du parti [Prachanda] veut avancer sur la voie du processus de paix et de la constitution, tout en préparant simultanément l’insurrection, Bhattarai est oppose à toute insurrection dans cette conjoncture précise », d’après un dirigeant maoïstes. ; Bhattarai pense que le peuple se soulèvera spontanément si processus de paix et la rédaction de la constitution sont entravés par des manœuvres conspiratrices, d’où qu’elles viennent.

Les trois dirigeants de premier plan sont d’accord sur le fait que le parti devrait lancer une insurrection pour la prise de pouvoir d’État, mais diffèrent sur la question du choix du moment opportun.

D’après certains participants au CC, des désaccords aigus se sont manifestés aussi sur la question de la détermination de l’ennemi principal. Dahal considère que les ingérences indiennes sont devenues prédominantes dans la situation, et portent la responsabilité de l’impasse actuelle. « Le féodalisme nationale et l’Inde doivent être désignées ensemble comme l’ennemi principal du parti. le parti doit lancer la lutte contre les deux », a-t-il déclaré.

Bhattarai pense quant à lui que le féodalisme national, plutôt que l’Inde, doit être désigné comme ennemi principal. « Il ne serait pas efficace de lancer une lutte simultanée. Nous devons initier des luttes pour nous débarrasser du féodalisme en premier » d’après une autre source à la direction du parti.

Sur cette question, Baidya a exigé que l’Inde soit déclaré ennemi principal. Selon lui les forces réactionnaires et les féodaux nationaux ont relevé la tête grâce à l’appui indien. Cependant, les trois dirigeants sont tombés d’accord sur un renforcement des actions, dans la rue, au parlement, et au gouvernement.

Les leaders principaux vont publier leurs points de vue respectifs à partir de jeudi

post@myrepublica.com         

Traduction rapide du texte publié sur South Asia Revolution par Gilles Questiaux, le 10 septembre 2010

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

gilles questiaux 14/09/2010 11:14



Mohan Baidya est connu aussi sous le nom de "Kiran"