Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Réveil Communiste

Le point de vue de la secrétaire de section du Bassin d’Arcachon, Val de l’Eyre (Gironde), membre du CD Gironde et du CN, Danielle Trannoy

13 Février 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

Sur lepcf.fr

Quelques impressions personnelles collectées dans le congrès pour en tirer les premières analyses qui seront enrichies par les camarades de ma section, textes à l’appui enrichis par la réflexion collective. C’est vers eux que mes pensées se tournaient ; ensemble nous avons « tant bien que mal » travaillé le texte et les statuts de ce 36ème congrès. Ils m’avaient mandatée pour défendre notre Parti.

Même si je pense que la préparation a désorganisé la réflexion des communistes, j’ai pu appréhender aux travers des interventions, qu’il y avait un certain bouillonnement et de nombreuses contradictions. Il y avait de nombreux jeunes, engagés, déterminés, curieux…

J’ai donc suivi très attentivement toutes les interventions et tenté de comprendre le sens politique du Congrès.

Ainsi que nous l’avions vu en conférence fédérale, les nombreuses questions qui auraient demandé un approfondissement se sont heurtées à la démarche imposée. Nous étions prévenus, le texte de base n’était pas amendable. Se voulant "poétique", il a mis les communistes en difficulté en raison de l’utilisation d’un "nouveau langage". Ces nouveaux mots, ces nouvelles expressions nous ont interdit de saisir le réel et de le penser en commun.

Etait-il judicieux d’examiner le texte par groupes de lignes ? Ne discernant pas ce qui était important de ce qui l’était moins. Car au final, le texte est sensiblement le même, parfois avec des ajouts que nous découvrirons à postériori.

Nouvelles orientations à partir du texte

Sur la question des nationalisations et de l’appropriation sociale des moyens de production, je n’y ai pas trouvé de réponse. Pierre Laurent parle volontiers de partage, de « mise en commun », des biens communs, mais est-ce bien la même chose et y mettons-nous le même contenu ? J’ai fait le rapprochement avec les luttes dans le pays, la sidérurgie, l’automobile, l’alimentation, tous les grands secteurs de l’économie… Je pense que nous sommes bien démunis face à toutes ces luttes, sans réponse concrète.

Comme en conférence fédérale, le débat a tenté de rebondir sur les choix fondamentaux. Notamment le projet, confronté au choix du socialisme pour aller vers le communisme, sur la spécificité de la crise économique qui n’est pas que financière.

Quelles pistes sérieuses, constructives allons-nous innover ? C’est l’intervention de Didier Le Reste qui a attiré mon attention. Il soulignait que notre responsabilité était totalement engagée face à la situation de crise, de luttes, de répression syndicale et policière et qu’elle ne peut tolérer la cacophonie de notre part. J’ai ressenti de l’inquiétude dans cette intervention.

Sur le rassemblement, pour un bilan du Front de Gauche, j’attendais beaucoup. J’ai perçu dans les interventions qu’au-delà de l’enthousiasme et espoir que certains y avaient mis, il y avait pas mal d’interrogations sur la fiabilité des partenaires et du mode de fonctionnement. Notre parti a payé le prix fort : la vérité est tombée à travers les lignes du rapporteur financier avec la perte des indemnités de 100 élus régionaux et de 10 députés, et du prêt bancaire contracté pour couvrir les frais de campagne présidentielle. J’ai appris que nos finances étaient exsangues, après la vente de tous nos biens immobiliers.

J’ai aussi entendu que Pierre Laurent évoquait les millions de citoyens qui n’avaient pas voté. J’aurais souhaité qu’il dise qu’il y avait eu 20 millions d’abstentions à la dernière élection législative. Et surtout, que c’était surtout les milieux ouvriers, les plus pauvres, les plus exploités, qui s’étaient abstenus. Nos propositions répondent-elles aux attentes ? Le rassemblement en partant du bas reste à construire, il me semble ! Pouvons-nous enfermer le mouvement social dans un cadre pré-établi ?

Sur le nouvel accord FDG signé le 28 janvier, nous avons été « rassurés ». Il nous est demandé « d’arrêter de se faire peur » sur la transformation du Front de Gauche en double structure ou en future parti politique. N’étant pas adepte de la méthode Coué, c’est bizarre, mais je ne suis pas encore très rassurée !!! Je crains que la saison 2 du FDG soit aussi mal engagée que la 1, elle tombe sur les communistes, dépossédés d’un vrai débat puisque tous les communistes ne sont pas en possession des textes.

Je ne suis pas convaincue que nous ayons les forces de faire vivre deux structures. Laquelle privilégier : le PCF ou le FDG ? Je suis communiste, engagée à faire vivre le parti communiste, pour qu’il soit autonome, identifié, porteur d’aspirations démocratiquement débattues par les communistes et le peuple dans son ensemble, pour le monde du travail. Mon choix est fait.

C’était vraiment émouvant de rencontrer toutes les délégations. En ce qui me concerne, j’aurais besoin de connaître vraiment le rapport des forces partout en Europe. Cela aurait été très intéressant de mieux appréhender la place prise par les nouveaux partis socio-démocrates "newlook" (ceux qui ont gommé le mot communiste de leur carte de visite). En Allemagne, en Espagne, en Italie et en Grèce (même si le contexte permet une avancée pour Syriza… mais sous l’œil du FMI), le monde du travail n’y trouve pas son compte pour résister. Leur représentation ne plafonne-t-elle pas autour de 3% aux élections ?

Je crains donc que la place prise par le PGE dans le texte et les déclarations de Pierre Laurent nous éloigne encore plus du monde du travail.

Concernant l’Europe, il nous avait semblé que l’ouverture d’un large débat était nécessaire sur cette Europe « prison des peuples » et qu’il était très important que le Parti Communiste Français réaffirme la place de la Nation et ouvre le débat sur le fédéralisme, sur la réforme des collectivités locales et l’éclatement des services publics pour combattre en France le capitalisme. Comment évacuer cette question qui est présente majoritairement dans l’opinion, sur les conditions à réunir pour maîtriser les prix, les échanges, l’économie ? Après Maastricht, la constitution, Lisbonne, le traité Merkel-Sarkozy-Hollande… il me semble important de clarifier notre orientation. Toutes les luttes ne partent-elles pas du cœur de la Nation ? L’espace laissé vide ne permet-il pas au « ventre fécond d’où est née la bête immonde » de renaître ?

Les statuts : décisions pour une nouvelle organisation

Sur le PGE : les amendements et vœux que nous avions portés n’ont pas été retenus. Nous demandions des précisions sur les orientations implicites qui figuraient dans le texte, les statuts et l’affiliation au PGE dont nous n’avions ni les statuts, ni la charte. Or, aucun d’entre nous n’a adhéré individuellement au PGE et ce symbole de la gauche européenne sur une carte nominative est un passage en force inacceptable.

La question de la faucille et du marteau supprimée de la carte au profit des étoiles de la gauche européenne est significative d’une nouvelle démarche.

A mon avis, ces symboles ne gênaient aucunement le "futur avenir radieux" du PCF et rien n’obligeait à les faire disparaître de la carte. Le discours de clôture de Pierre Laurent est éclairant : il faut rompre avec ce qui symbolise le communisme du 20ème siècle et donc en effacer les symboles. J’ai reçu comme une humiliation sa démonstration, elle prenait de haut des hommes et des femmes qui ont sincèrement engagé toute leur vie.

Je ne pensais pas que la nouvelle Direction pouvait ne pas prendre d’abord l’avis des communistes et les consulter en amont. J’ai été surprise de cette volonté de ne pas écouter. Quelle démocratie voulons-nous pour la société et quelles règles nous donnons-nous ?

De même pour la vie des cellules et l’organisation de la souveraineté des communistes, je ne pensais pas non plus que la nouvelle organisation de notre parti à partir des cellules serait avancée sans débat préalable. J’avoue que cela me surprend et me choque profondément. Les ajouts visant à renforcer la nécessité de l’existence des cellules et à plus fortes raisons à en faire des lieux de souveraineté ont tous été refusés sous prétexte que la nécessité de l’activité de proximité des cellules traverse tout le texte !

Le verdict est tombé : le débat a été rude sur le passage des 4/4 au 3/3, cette partie du texte est celle qui a suscité le plus de discussions et d’oppositions (426 pour, 203 contre, 22 abstentions). Reflet des débats dans les conférences fédérales, notamment en Gironde, nous nous étions prononcés contre la suppression des 4/4, pour la souveraineté des communistes.

Là encore, Pierre Laurent a du s’engager pour défendre les 3/3, ce qu’il a fait sans état d’âme et sans trop de fraternité pour tous ceux qui font vivre le PCF.

J’ai entendu des militants défendant les 4/4 avec esprit de responsabilité n’évacuant pas les difficultés financières, mais souhaitant les poser en termes politiques et non en termes administratifs.

J’ai perçu en échangeant avec des camarades d’autres fédérations qu’il y a un grand décalage entre ce que se disent les communistes et ce qu’ils sont prêts à faire pour faire revivre leur parti aussi bien à l’entreprise que dans les quartiers et villages, au jour le jour. J’ai entendu des camarades qui mettaient beaucoup d’espoir pour faire revivre leurs organisations de base. Très simplement et efficacement pour le long terme, refaisant du porte à porte, prenant des contacts avec les salariés des entreprises locales… Quelle richesse gaspillée si les cellules n’ont plus les moyens pour mettre en œuvre une présence politique.

Enfin, j’ai remarqué que la composition sociologique n’était pas très "ouvrière". D’ailleurs nous n’avons pas la composition sociologique exacte du congrès, au-delà du nombre de femmes, d’élus et d’actifs... combien d’ouvriers, d’hospitaliers, d’agriculteurs, d’enseignants, d’ingénieurs... mystère !

Très sensible sur la question des femmes, nous étions aussi très loin de mes camarades et amies qui ont perdu leur indépendance en raison des retraites et salaires de misère… Nous ramenant à des pertes de liberté inadmissibles. Cela m’inquiète ! Il ne faudrait pas que le fait sociétal masque nos carences en matière sociale.

On pourrait se décourager… J’ai aussi pensé au « Silence des communistes » italiens…

Mais il y a l’accord scélérat du Medef qu’il faut combattre, il y a la présence du parti communiste dans les quartiers, les entreprises et le mouvement social à construire. Il y a les camarades avec qui je milite et qui ont compté pour faire vivre le PCF depuis plusieurs générations et ces dernières années sans renier la confrontation des idées.

Les enjeux auxquels nous sommes confrontés ne nous autorisent pas à amoindrir notre combat de classe pour construire le rassemblement au plus près du monde du travail en renforçant le parti communiste. En cela, participer au 36ème Congrès a renforcé ma détermination.

C’est pour tout cela que je rends compte de ce 36ème congrès du PCF.

Danielle Trannoy, secrétaire de Section du Bassin d’Arcachon, Val de l’Eyre (Gironde).

Biganos, le 12 février 2013

A noter : Pierre Laurent a obtenu, certes, 100 % des 624 votes exprimés (92 blancs et nuls) sur les 716 votants (Il y avait 778 participants. 62 n’ont pas pris part au vote avec les 92 blancs et nuls cela fait 154 soit 20 %). Je tiens à donner ces chiffres pour donner un résultat complet : inscrits, votant, blancs et nuls... C’est vrai que depuis un certain nombre d’années, les pauvres ceux qui ne votent pas ou plus, n’apparaissent nulle part !!


Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C

@Serge


Je ne suis pas d'accord avec toi quand tu ecris que les organisations communistes a l'exterieur du P"C"F n'ont pas grand chose en commun dans leurs programmes.


Le PRCF, URCF, RAC et Communistes pour ne citer qu'eux sont tous d'accord pour sortir la France du Cartel Europeen des Etats Bourgeois (UE), sortir de l'OTAN, nationaliser les banques
,nationaliser les monopoles sans indemnites.


Rien que la,  ca serait deja du Venez Bolivarien sous steroides.


Par contre leurs differences sont mineures, tous partagent la conception marxiste-leniniste de l'histoire, meme si pour les uns le socialisme en URSS a cesse de l'etre avec l'avenement de Mr K et
de son discours au 20eme congres, alors que pour les autres 89-91 marqua la fin su socialisme reel.


A mon avis ces differences ne justifient pas l'existence d'organisations separees.


Au contraire en ce qui concerne le P"C"F, je pense qu'il n'est plus reformable. Il a depasse ce stade depuis longtemps. Il n'est plus un parti revolutionnaire, il est un parti
social-democrate, qui a honte du communisme historique et de son ideologie marxiste-leniniste. Le P"C"F a besoin de changer son nom . Comment peut-il continuer a se faire appeler
"communiste" quand tout ce que le communisme represente le fait vomir?


Ca , c'est pour la direction. Les militants de base , eux, c'est une toute autre histoire. Je pense que la majorite d'entre eux n'ont pas honte du communisme et de ce qu'il represente en theorie
et en pratique depuis 165 ans. Au contraire, je suis sur que pour eux c'est : " TOUCHE PAS A MON COMMUNISME! "


Ce qu'il nous faut en France c'est un KKE a nous !


Que les organisations marxistes-leninistes se rassemblent en un parti unique et que la majorite des militants du P"C"F fassent scission pour rejoindre ce parti unique. Ce qui resterait du P"C"F
ne serait que trop heureux alors pour changer son nom une bonne fois pour toutes, c'est ce qu'il veut au fond de lui-meme de toute facon. Une scission ne ferait que le pousser dans le sens ou il
penche.


Maintenant tu ecris qu'en Grece le KKE ne fait pas mieux que Syriza. Oui c'est juste. Mais il ne faut pas voir les choses de facon electoraliste. La bourgeoisie possede ses chiens de garde
meRdias dont le boulot c'est de faire du barrage d'artillerie ideologique a la Stalingrad sur le cerveau des gens du berceau au cercueuil. Evidemment qu'ils vont pas s'amuser a faire de la pub
pour le KKE. Par contre, Syriza ca peut passer car ca n'est pas une menace pour le regne des bourges. D'ailleurs le chef de Syrisa , le minet chou-chou des meRdias a droit a beaucoup de pub, il
vient d'etre invite aux US a faire des discours devant la creme de la creme de l'imperialisme , auquels il declare qu'il n'est pas une menace. Ca rappelle l'hollandais a Londres devant les
billionnaires de la City entre les deux tours l'annee derniere.


Plus le capitalisme pourrira, plus les exploiteurs serreront la vis sur les exploites et plus la bourgeoisie intensifiera son bombardement ideologique contre le communisme et la revolution
socialiste. En Grece la seule menace qui existe contre le capitalisme c'est le KKE. Donc , a aucun prix, la bourgeoisie ne peut laisser grandir l'influence du KKE dans le peuple grec. Les partis
du systeme, genre Syrisa, PASOK, ND ou Aube doree, eux ils peuvent grandir et alterner au pouvoir les uns les autres, pas de probleme.


Le communisme n'arrivera jamais au pouvoir par des elections bourgeoises. Il y arrivera par la revolution, pacifique ou non.


Sans la 1ere guerre mondiale, Lenine et ses Bolcheviks n'auraient jamais pu conquerir le pouvoir, tout le monde le sait. Il s'etait produit dans la Russie des tsars ce qu'on appelle en anglais
"the perfect storm" (la tempete ideale), ou toutes les conditions historiques furent alignees a un moment precis (octobre 1917) ou la prise du pouvoir fut aussi facile que de "soulever une plume"
(pour reprendre l'expression du Grand Lenine).


Perso je crois que vu la pourriture grandissante du capitalisme "mondialise" et de l'inevitable future  confrontation entre blocs imperialistes concurrents (US-UE-Chine-Russie et
imperialismes "emergents"), il est parfaitement possible que survienne "the perfect storm", l'Octobre Rouge du 21eme siecle.


Et a ce moment la , s'il existe, le parti communiste marxiste-leniniste pourra battre le fer quand il sera chaud.


 
Répondre
S

A la place de "tous nos mots", lire "tous nos MAUX" bien sûr, encore que   ...
Répondre
S

Je pense qu'il faut toujours se méfier des réponses trop simplistes aux problèmes, et ne pas trop rêver la réalité, mais prendre la situation à bras le corps et chercher comment avancer sans
cacher ses propres contradictions.


Aucune ligne politique claire ne fait actuellement l'unanimité dans les rangs de ceux qui se déclarent communistes. Sur l'Europe et l'Euro, il n'existe aucun consensus ; sur le retour à la nation
comme base des choix politiques, non plus, et c'est bien là que le bas blesse (voir les différents textes du congrès et les positions des diverses organisations se réclamant communistes). Je
pourrais défendre avec la même conviction et autant d'arguments, les deux positions qui sont pourtant inconciliables (à première vue).


La situation est très complexe. Si le capital a réussi à mondialiser l'économie, c'est qu'il savait bien que cela retirerait aux peuples beaucoup de leur possibilité d'action, la disparition du
"bloc de l'Est" lui ayant grandement facilité le travail.


Les tenants d'une ligne marxiste-léniniste pure et dure nous affirment que c'est l'abandon de cette conception qui est la cause de tous nos mots. Mais, sans vouloir polémiquer plus que cela, où
cette ligne a-t-elle triomphé d'une façon définitive ? En Grèce aujourd'hui, alors que le peuple y subit une régression sans précédent, le KKE fait-il mieux que Syriza ? Il est bon que toute
affirmation soit confirmée par la réalité, et c'est valable aussi pour ce qu'affirme la direction du PCF sur ce qu'a apporté le Front de Gauche ...


Je dis depuis des années que tant que nous n'aurons pas fait une véritable analyse critique de ce que furent nos analyses et notre action, y compris sur le mode de fonctionnement des
organisations communistes (donc de notre parti), nous n'aurons pas les moyens théoriques de faire des propositions d'actions concrètes crédibles (c'est le sens de mon commentaire sur le
fonctionnement du congrès).


C'est donc un combat à long terme qui s'annonce. C'est la théorie des petits pas opposée à celle du grand soir, en sachant bien qu'en matière de prise de conscience des masses et leur entrée
en action, personne n'a jamais été en mesure d'en prévoir le moment. Qui, fin avril 1968, avait prédit que 15 jours plus tard, il y aurait plus de 10 millions de grévistes ? Personne !


Je pense qu'il faut repartir des préoccupations très terre à terre des gens, réinvestir les associations de consommateurs, de locataires, d'usagers des services publics, les syndicats, etc, etc
...   Refaire le travail de base d'un militant communiste, être dans son milieu comme un poisson dans l'eau. C'est le rôle des cellules : passons outre les directives de la direction du PCF,
faisons-les revivre sur le concret de la vie de ceux dont les ressources ne proviennent que de leur travail (au service des classes laborieuses avant tout, comme le propose JMP ci-dessus). Le
petit artisan ou le petit commerçant ne trouveront pas leur clientèle à l'exportation mais si leurs voisins conservent leur emploi. Qu'ils le veuillent ou non, leurs destins sont liés, leur
ennemi commun c'est le capital (la finance). Les reportages dans les localités où des usines doivent fermer nous montrent que cette idée fait son chemin, à nous de nous en servir.


Dans le même temps, car cela ne s'oppose pas, continuons la recherche théorique adaptée à la réalité d'aujourd'hui pour élaborer des propositions d'organisation de société, dans sa phase de
transformation vers une société sans classes, qui rencontrent un écho favorable dans la tête des travailleurs. Les travailleurs marchent avec leur tête ...


Fraternellement.
Répondre
G

Je suis d'accord mais je pense qu'il ne faut pas mettre en premier les questions identitaires et symboliques. il faut mettre en avant les contenus les plus fédérateurs : sortie de l'euro et de
l'OTAN, réindustrialisation, organisation de la classe ouvrière, nationalisations, etc.
Répondre
Y

Cher(e)s camarades,


Je crois que nous sommes de plus en plus nombreux à être "écoeurés et dégoûtés" par la position de nos dirigeants.


Personnellement, je ne renouvelerai pas mon adhésion au PCF cette année. Il y a maintenant trop de divergences entre mes opinions et les actes du PCF officiel et du FDG.


J'ai tout de même une idée à vous soumettre : puisqu'ils ne veulent plus de la faucille et du marteau, symbôles ô combien importants à nos yeux, pourquoi ne pas les reprendre à notre compte et
créer, non pas un énième parti supplémentaire, mais un collectif, le Collectif des Communistes de France par exemple.


Notre combat serait celui du Peuple, un Front du Peuple en somme, où déçus du PCF, déçus du FDG, membres du MPEP ou d'autres, encartés ou non, gens de gauche ou de droite, nous rejoindraient pour
créer une véritable force du Peuple.


2017 est proche. Même si l'espoir est mince, restons fidèles à nos convictions et avançons !  
Répondre