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Réveil Communiste

Le PGE et Pierre Laurent défendent l'euro : économiquement discutable, erreur politique

27 Décembre 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #l'Europe impérialiste et capitaliste

Voir aussi le post scriptum.

 

Pierre Laurent répond à une interview sur deux pages de l'Huma d'hier, sur le PGE et l'Europe, où il récuse tout "euroscepticisme" du PCF et affirme qu'il ne faut pas  quitter l'euro.


Il expose toute une série de propositions pleine d'intérêt, et dont l'origine est souvent à trouver dans les contributions de la cellule éco, qui soutient en ce moment la candidature Chassaigne. Elles portent pour faire court et sans vouloir caricaturer sur le bien que pourrait faire à l'économie européenne et aux travailleurs de ces pays une BCE dans un monde parfait, dont le "Parti de la Gauche Européenne" dont il est le nouveau secrétaire pourrait influencer les décisions, et lui faire appliquer, pourquoi pas les idées de Boccara.

 

Cette déclaration est incompréhensible sur le plan tactique car si on veut influencer en quoi que ce soit les décisions de la BCE il faut menacer de quitter la zone euro. Mais elle est surtout très dommageable à l'image du PCF comme parti de lutte.


Dans un gag de Claire Brétecher, la fille répond à la mère : "toi quand tu crois que c'est dépassé, c'est déjà revenu". On peut en dire autant pour la ligne du PCF, qui devient soixante-huitard avec Zarka trente ans après la bataille, en plein dégrisement collectif sur mai 68, et qui devient aujourd'hui le dernier défenseur de l'euro, quand les capitalistes n'en veulent même plus. Il faut parfois avoir le courage d'être à contre-courant, mais à bon escient.


Sur le fond, les idées développées par Pierre Laurent méritent une discussion plus profonde, ouverte et franche dans le parti. Mais le vrai problème, c'est qu'en abandonnant le terrain de la contestation du carcan européen à l'extrême droite, on lui ouvre un boulevard. Et si le PCF n'est même pas là pour lui barrer le passage à quoi sert-il?

 

GQ, 18 décembre 2010, PCF XXème

 

PS 27 décembre : sur la nature de "Die Linke", principale composante du PGE avec le PCF, lire l'article suivant :

Wikileaks balance la complicité de "Die Linke" avec l'OTAN. Gregor Gysi avoue à l'ambassadeur US que la "dissolution de l'OTAN" est un mot d'ordre bidon

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Emmanuel Lyasse 05/01/2011 15:33



Tiens donc ! Où il est confirmé qu'en chaque donneur de leçons il y a un huissier qui sommeille… et qui n'est pas long à se réveiller.


 


C'est beau comme du Bessac. D'ailleurs c'en est. Que voilà des méchants qui jouent à être une section du PCF injustement exclue et qui en fait sont d'horribles Rouges-Vifs ! Fi donc ! Des gens
qui ont osé être contre les privatisations de Jospin, ses guerres en Afghanistan et en Yougoslavie, le passage à l'Euro au mépris des promesses faites en 1997, le quinquennat, toutes choses dont
tous les observateurs de bonne foi peuvent constater aujourd'hui à quel point elles ont été positives, et comme la direction du PCF a bien fait de les soutenir ! Des fers, des huissiers, des
supplices, vous dis-je !


 


Pour ceux qui veulent des explications sur ce point, c'est ici http://62ruemontmartre.over-blog.com/article-vous-avez-dit-rouges-vifs--42995357.html .
Publié sur notre blog au moment même où nous avons lancé la pétition. C'est dire si nous avons tenté de dissimuler ce secret honteux !


 


Mais je ne pense pas que ceux qui ont découvert avec stupeur et tremblement que nous étions des Rouges-Vifs après nous avoir soutenu (clandestinement, semble-t-il, car on ne trouve pas trace de
leurs signatures sur la pétition) aient besoin de ces précisions. Car c'est là le plus drôle. Si les camarades du Rhône, de l'Isère, du Var, d'Arcachon… qui nous ont envoyé leurs signatures nous
avaient dit qu'ils nous retiraient leur soutien car ils avaient appris que nous étions des Rouges-Vifs, nous aurions déploré, désapprouvé, mais compris. Mais aucun ne l'a fait. Aucun. Cet
argument n'est venu que de la secte dantranienne, qui n'a pas signé et fait campagne pour en dissuader d'autres de signer. Il paraît que son gourou a découvert à l'automne 2009 que Simonne, Eric,
Dominique, moi-même et beaucoup d'autres adhérents de la section étaient rouges-vifs, et a conclu, devant cette révélation aussi surprenante qu'horrible, qu'il devait immédiatement prendre le
parti de Bessac contre nous. S'il est sincère (je ne saurais en douter), il est singulièrement amnésique: nous nous rappelons, nous, qu'il a participé à toutes les étapes de la fondation de
l'association, que c'est comme ça d'ailleurs qu'il a pu, grâce à l'aide idéologique et logistique venue du XIVe, prendre par surprise la section du XVe, et qu'il a tourné sa veste au dernier
moment en nous couvrant tous d'insultes pour devenir l'opposant entitre de Sa Majesté à la fédé de Paris (ce qui lui garantit un gagne-pain alors qu'il n'a jamais travaillé, ni d'ailleurs fait
d'études).


 


Messieurs les Huissiers, bonsoir !



GQ 02/01/2011 23:46



Salut Marat, je trouve que tu es un peu dur avec les RV, au moins ils sont cocos, il vallait mieux leur préter le local que celui du XXème à l'AMAP qui s'en sert pour vendre des poireaux !



MARAT EL MOKRANI 02/01/2011 21:23



je pense qu'en militant et en discutant avec les militants on peut reconquerir, cellule aprés cellule et section aprés section retourner la tendance au découragement,concernant le probléme de la
section du 2éme et 3eme arrondissement je les ai soutenu jusqu'au jour où j'ai appris que la secretaire membre des rouges vifs pretait le local à ce mouvement pour y tenir ses réunions!


Pour finir que me propose t'on comme alternative au PCF méme en mauvais etat c'est la qu'il faut etre pour en lui redonnant des forces et en regroupant les reseaux qui peuvent se constituer lui
redonner en effet sa raison d'étre au service du Peuple et de la Nation



GQ 01/01/2011 20:46



Ouais mais pour ceux qui ne sont pas tombé dans la marmite politique quand ils étaient petits le PCF reste le PCF en continuité depuis 1920. Si on veut atteindre en quoi que ce soit les classes
populaires on ne peut pas tirer un trait sur l'histoire, l'institutionnel etc. La politique se fait avec une masse de participants qui n'ont ni le temps ni les goût des nuances tendances et
débats interne, et qui regarde les militants s'échanger les grand mots et les gros mots avec indifférence. être au PCF permet aussi de ne pas fuir dans l'idéologique pur (sauf rue de Castagnary
).


Il ya une différence qualitative entre un parti doté d'une légitimité historique (oui je sais gare au fétichisme, d'accord) et un groupe aussi bien intentionné soit il dont la cohérence ne se
trouve pas dans la réalié sociale objective du pays mais dans le cerveau de quelqu'un qui a vient de lire Marx (ou qui le relit depuis cent ans)


Donc pour moi c'est simple : il faut rester au PCF si on y est, jusqu'à ce que la contradiction entre post communisme et le nouveau communisme murisse. Et je ne crois pas aux recompositions
politiques à froid. Il a fallu une guerre mondiale et une révolution russe pour faire le congrès de Tours. une occurence du même genre approche peut être... mais en attendant, je ne veux pas
devenir le gars qui sort de sa tanière à chaque manif pour diifé son tract en petit caractères et essayer de faire des disciples. Morbleu !


 



Emmanuel Lyasse 01/01/2011 19:28



Pas d'accord, Diablo. (pas d'accord non plus avec Gilles, quand il parle du pire)


On pouvait considérer le PCF comme un obstacle à éliminer prioritairement vers 2000, quand il avait encore une influence et que Robert Hue disait "Si j'étais cheminot, je ne ferais pas grève" ou
"Je suis solidaire des dirigeants américains", que Buffet se réjouissait de la "libération" de Kaboul.


 


Aujourd'hui, ce n'est pas sérieux. Le PCF ne trompe que ceux qui veulent être trompés (je précise que les camarades qui s'expriment ici n'en font pas partie). Sa disparition aurait à peu près
autant d'influence sur les événements que celle du parti radical valoisien.


 


L'obstacle, dramatique, c'est l'incapacité absolue de tous ceux qui partagent les mêmes positions sur l'essentiel (salaire, propriété, souveraineté nationale, antiimpérialisme) à s'organiser de
quelque façon que ce soit et à penser l'action politique en dehors d'un système politique qui, de Le Pen à Krivine, est organisé pour que ces positions, majoritaires ou potentiellement
majoritaires dans le peuple français soient étouffées. De ce point de vue, le PCF représente… 2% du problème.


 


Dire "c'est l'existence du méchant PCF révisionniste qui nous empêche de faire la révolution que nous aurions faite depuis longtemps sans lui", c'est un grand classique de tous les gauchos, maos
et trotskos. Ce n'était pas très sérieux en 68. Ce l'est beaucoup moins aujourd'hui. Et c'est toujours un moyen d'éviter de poser les problèmes réels.