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Réveil Communiste

Le nouveau "changement de société" est arrivé ... 2 septembre 2010

2 Septembre 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Publications

La retraite mais aussi la question de la qualité de la vie à Cuba

Selon des experts nationaux, Cuba est parmi les nations dont la population les plus âgées  de l’Amérique latine et dans une date pas très lointaine, en  2025, un Cubain sur quatre aura plus de 60 ans. C’est toujours un problème d’avoir une population qui n’est pas en âge de travailler et la croissance démographique qui permet d’avoir une population jeune est en général recherchée. un des effets bien connu des sociétés modernes est le relâchement des liens de solidarité qui sont plus ou moins compensés par des solidarité intergénérationnelles institutionnalisées comme le droit à la retraite et à la santé. Et une des problèmes de nos sociétés capitalistes occidentales est que l’on rogne sur ces droits institutionnels alors mêmes qie les liens de solidarité ne cessent de se distendre. ce qui multiplie les situations inhumaines. Mais là dessus aussi Cuba a tenté d’innover en donnant un nouveau rôle aux anciens, en non seulement leur accordant des droits qu’aucune autre société pauvre ne leur accorde mais également en travaillant sur la question des  moyens pour qu’ils ne soient pas rejetés par la société.

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La Nouvelle-Zélande a-t-elle besoin d’une politique démographique au service de l’environnement?par Byron Clark

Traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

Source : http://workersparty.org.nz/2010/07/17/does-new-zealand-need-a-population-policy-for-the-benefit-of-the-environment/
Publiée par le Workers Party de Nouvelle-Zélande, maoïste, cette conférence a été prononcée par Byron Clark, lors du Marxism 2010, dans le cadre d’un débat avec John Robinson. Elle a le mérite d’aborder la question déjà brûlante des réfugiés écologiques. Comme le fait remarquer l’auteur, un ancien pêcheur du Nigeria, dont les rivières sont polluées par les multinationales, s’il quitte son pays, s’apparente autant à un émigré économique qu’à  un migrant pour raisons écologiques. Si, comme le prévoient des gens très sérieux, on doit s’attendre à faire face à des réfugiés du climat en grand nombre, il faut se préparer à répondre aux arguments d’une droite décomplexée qui risquerait de donner dans des politiques migratoires digne de ce qu’on pourrait nommer un écofascisme. S’il pêche par le caractère utopique auquel n’échappe pas celui qui, fût-il marxiste, prétend entrer dans la cuisine de l’histoire pour y élaborer des recettes plus ou moins épicées, Byron Clark a néanmoins l’intérêt de s’opposer à l’infamie que les droites néozélandaise et australiennes osent déjà porter dans le débat public, face à l’afflux de réfugiés politiques et de migrants économiques venus d’Asie et à la prévisible submersion de certaines îles du Pacifique. (Marc Harpon)

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Questions de cadrage par Laure Bordonaba : Judith Butler, Ce qui fait une vie. Essai sur la violence, la guerre et le deuil

Judith Butler

Toutes les vies n’ont pas la chance d’être regardées comme telles, et certaines, les plus précaires, se perdent dans l’indifférence. Comment expliquer cette démarcation ? Que lui opposer ? La philosophe Judith Butler, qui s’est fait connaître comme théoricienne du genre, revient sur la manière dont la guerre et ses discours enserrent la gauche libérale dans des contradictions qu’elle se doit d’invalider.

Recensé : Judith Butler, Ce qui fait une vie. Essai sur la violence, la guerre et le deuil, trad. Joëlle Marelli, Paris, Zones, 2010. (Frames of War : When Is Life Grievable ?, Londres et New York, Verso, 2009). 176 p., 15 €.
Mariela Castro: «Je veux porter sur le terrain de la sexualité la révolution que Fidel et Raúl ont faite il y a 50 ans.» (Béatrice Devènes)

Cet entretien est remarquable et prouve l’avancée cubaine… Non pas seulement parce qu’un groupe humain que l’on a voulu transformer en espèce hors humanité à cause d’une dimension de lui-même trouve sa place dans la Révolution, mais parce que cela pose effectivement dans le grand chantier qu’est Cuba, la question fondamentale de l’articulation entre droit humains collectifs et individuels, la sexualité et le genre étant comme Marx l’avait envisagé dans les manuscrits de 1844, la marque du degré de civilisation qu’une société à atteint dans le respect que l’être humain se porte à lui-même. Autant je ne supporte pas que l’on utilise ces questions pour masquer la nécessité de la transformation révolutionnaire du mode de production, forces productives et rapports de production, autant il est fondamental de ne pas les laisser en chemin sous prétexte soit qu’elles dérangent les préjugés des combattants, soit que cela serait « secondaire »… Il faut avancer pas à pas, dans le dialogue dans une pédagogie qui fasse grandir l’humanité et la lucidité de Mariela est exemplaire, jamais elle n’oppose, toujours elle conserve le but révolutionnaire, c’est ce que marx Appelait « l’unité de l’objectif », il passe par la conviction et l’avancée des consciences: personne ne peut faire taire un Cubain dit-elle, c’est pour ça que la Révolution est encore vivante. Là encore il faut réintroduire la dialectique et ne pas opposer, ne serait-ce que pour contrebalancer et dénoncer les hypocrisies liberal-libertaire s bien réelles- ce qui est indissolublement lié dans une perspective d’émancipation humaine. A propos, j’espère que vous l’avez remarqué, avec l’article de Marc Harpon et celui-ci, le nouveau blog est arrivé…  A toi Marc, je te conseille de mettre le remarquable article sur l’écologie et le changement climatique à travers la Nouvelle Zélande que tu nous a préparé mais tu es maître à bord. Note de danielle bleitrach

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Quand l’histoire russe marche sur ses pieds : John Arch Getty et le nouvelle soviétologie anglo-saxonne, par Marc Harpon

Marc Harpon

Ce blog proposera régulièrement à ses lecteurs de penser avec ou contre les connaissances, authentiques ou de contrebande, qui circulent sur les expériences socialistes d’hier. Les sources qu’on utilisera alors seront d’abord et surtout empruntées à la recherche historique anglo-saxonne qui, notamment depuis la chute de l’Union Soviétique, a exploité abondamment des archives jusque là indisponibles. Mais le choix de faire découvrir les travaux empiriquement fondés d’auteurs comme Sheila Fitzpatrick, John Arch Getty, Moshe Lewin (malheureusement décédé cet été) ou d’autres (comme Rittersporn en France) répond aussi à des préoccupations et convictions d’ordre plus théorique : comme toute expérience sociale, les expériences socialistes sont étudiées d’un point de vue, individuel et collectif. Ainsi, les manipulations d’un Stéphane Courtois ne peuvent pas se penser indépendamment de l’anticommunisme du personnage et cet anticommunisme ne s’interprète correctement qu’en référence à son passé de repenti, lui même rendu intelligible par les préjugés dominants, qui sont, bien entendu, ceux des classes dominantes. L’indignation morale d’un Courtois n’est pas un argument, mais seulement un symptôme, le symptôme d’une maladie économique appelée société bourgeoise. Ce premier article a donc pour but d’exposer les convictions qui fondent l’intérêt que l’on portera aux historiens dont il vient d’être question, et de présenter dans les grandes lignes leurs travaux et découvertes.

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de l’utilité en politique… par danielle Bleitrach

Quel est cet étrange pouvoir de déraisonner que la patience du peuple français semble avoir accordé à ses représentants qu’ils en osent à présent n’importe quelle sottise .  Nous avons désormais une nouvelle catégorie de  la chose publique, les « faillis de démission », c’est ainsi que monsieur Kouchner justifie ses faiblesses gouvernementales, « face à l’expulsion des Roms, j’ai failli démissionner! Et ce n’est pas la première fois »

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La Chine et les syndicats

Quoiqu’on en dise en France, il y a des syndicats en Chine , à la fin de l’année dernière, le pays comptait 1,84 millions d’organisations syndicales au niveau de base, rassemblant 226 millions de membres, d’après les chiffres de la FSCE. la vraie question est celle de leur implantation inégale, en particulier dans les entreprises privées, étrangères, et surtout en ce qui concerne les travailleurs migrants. C’est un problème que nous avons souvent posé dans ce blog. Nous assistons actuellement à une évolution importante.

La Fédération des Syndicats de Toute la Chine (FSTC) a recommandé ce week-end que des syndicats soient créés dans toutes les entreprises privées, y compris celles à capitaux étrangers ou celles à capitaux de Hong Kong ou de Taiwan.

La FSTC a publié une note urgente vendredi soir,en demandant que dans toutes les branches soit promue  une couverture syndicale afin d’améliorer la protection des intérêts des travailleurs, et en particulier celle des travailleurs migrants.Elle a exhorté les syndicats à favoriser la création d’un système de négociation collective des salaires, en accord avec les lois sur le travail et les syndicats, ainsi que d’aider les travailleurs qui sont affectés à une ligne de fabrication à obtenir un meilleur salaire. Les syndicats devront également inciter les entreprises à enrichir la vie de leurs employés, en organisant davantage d’activités sociales, de distractions et de sport.Dans le même temps il est prévue d’améliorer la réprésentativité syndicale qui a souvent été critiquée, en réclamant que davantage de responsables syndicaux soient désignés par la voie des élections de la base.

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From Communist Party of Israel: Des artistes israéliens refusent de jouer dans les implantations israéliennes en territoire occupé palestinien

Traduit par danielle Bleitrach pour changement de société.
Tel Aviv:Des centaines de personnes se réunissent pour soutenir le boycott des implantations par les acteurs

Hadash MK : « le théâtre israélien n’est pas un théâtre de marionnettes »

 Des centaines de personnes de  se sont rassemblé hier (lundi, le 30 août 2010) au Théâtre national Habima à Tel-Aviv pour manifester leur soutien à ses acteurs qui boycottent les manifestations culturelles qui auraient lieu à Ariel dans des implantation en Cisjordanie (Rive Ouest) en territoire palestinien accupé.

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L’affaire Alan Gross: Une « grosse »* peut-elle faire Cinq? Par Saul Landau

 [*une « grosse » est mesure un peu oubliée qui correspondait à 12 douzaines, ndt]

Quelqu’un, peut-être le protagoniste lui-même, a commis une erreur – tout au moins une « étourderie » comme les bureaucrates de Washington appellent leurs erreurs. Alan Gross,  en mission pour sa compagnie (la DAI), qui travaille pour l’USAID (Agence des Etats-Unis pour le Développement International)  avait demandé un visa  de tourisme pour voyager à Cuba dans le but de « promouvoir la démocratie », un euphémisme pour saper les gouvernements qui ne plient pas devant les dictats de Washington.

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Démontage de l’Université, guerre des évaluations et luttes de classes Par Yves Citton
à propos de Christopher Newfield, Unmaking the Public University, de Guillaume Sibertin-Blanc et Stéphane Legrand, Esquisse d’une contribution à la critique de l’économie des savoirs, et de Oskar Negt, L’Espace public oppositionnel
L’histoire du démontage de l’Université publique américaine que propose Newfield permet par comparaison et anticipation de mieux situer les enjeux idéologiques et politiques des « réformes » que l’on voudrait imposer en France. Deux autres ouvrages récents invitent, selon Yves Citton, à chercher la vraie réforme en cours là où on ne l’attendait pas.

Qu’on y voie briller la promesse d’un avenir radieux (riche, innovateur, autonome) de nos vieilles Sorbonnes européennes, ou qu’on y fantasme l’asservissement définitif du savoir sous la coupe du néolibéralisme, la référence à l’Université américaine joue un rôle central dans les débats français sur la redéfinition de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce rôle est invariablement leurrant, dès lors qu’on conjugue « l’Université américaine » au singulier – alors que ce qui caractérise la situation outre-Atlantique, c’est bien plutôt la juxtaposition détonante d’îlots paradisiaques et de misère endémique, d’initiatives admirables et de pressions inavouables. Les fantasmes américanophiles et américanophobes restent prisonniers de débats qui nous font répéter, avec vingt ans de retard, des erreurs depuis longtemps dénoncées comme telles outre-Atlantique. Pour sortir de ces ressassements d’arrière-garde, le mieux serait dès lors de prendre des nouvelles fraîches du front, tel que le décrivent ceux qui y combattent en première ligne.

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