Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Réveil Communiste

Le Héron Mélancolique de l'extrême gauche libérale en plein brouillard, à l'Université Populaire de Lyon

6 Mars 2014 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Qu'est-ce que la "gauche"

par Gilbert Rémond :


Philippe Corcuff est une figure mélancolique d'un gauchisme sans issue, qui n'aspire qu'à glisser tranquillement dans les eaux tièdes de la petite bourgeoisie, cette autre forme de l’égoïsme contre lequel Marx n'avait pas encore décoché sa cinglante réprobation trop occupé qu'il était à rompre la glace de sa grande sœur "la bourgeoisie". Venu de la gauche du PS pour développer une pensée anarco -social- démocrate et écologiste à l'intérieur de la LCR, il fût un temps co bâtisseur du NPA avec son ami Ben Said qui lui, cependant,  gardait quelques hardes d'un léninisme édulcoré dans la quatrième internationale et les bavardages du 22 mars. Quoiqu'il en soit, Ben Saïd avait su garder dans la discorde révolutionnaire, son fond marxiste.

 

Philippe Corcuff, avait ouvert dans les années quatre-vingt -dix, un forum politique qui s'appelait le "pot de rouge". L'initiative avait recueilli la sympathie de tout un public d'ex et de plus jeunes qui venaient croiser leurs désillusions avec de nouvelles énergies. L'illusion la plus forte de ces rencontres  était le projet de vouloir de reconstruire une pensée progressiste sur les décombres du marxisme à partir des textes et travaux de compagnons de route des communistes qui dans les années d'après la Libération n'avaient jamais oser franchir le gué, se cramponnant aux veilles formules de l'idéalisme et du scientisme, anciens hegeliens et nouveaux phénoménologues qui avec  Merlaux-Ponty  et Bourdieux pensaient dépasser la lutte des classes et la psychanalyse avec la sociologie et l'habitus.

 

L'Université populaire est la poursuite de ce débat qui se mord la queue. La lutte qu'ils prétendent mener contre les partis fascistes en débusquant tout ce qui est national est un leurre habilement profilé pour justifier la mondialisation capitaliste et ses avatars libertaires au nom d'un internationalisme abstrait. Le fourre-tout libéral est ouvert. Y est jeté dans la confusion et la mauvaise foi, vrais fascistes et faux nationalistes. La nation est présentée comme repoussoir ... Elle est représentée comme étant la figure inversée de la belle âme, qui se doit d'être ouverte sur l'autre et donc sur le monde. Ainsi toute limite se trouve abolie. La frontière devient une notion archaïque honnie qui représente nos nouvelles chaînes . Dès lors les populations se trouvent dans de nouvelles  prisons, tenues par de nouveaux geôliers.

 

Tout est retourné. Ce n'est plus la société de consommation et son grand marché qui aliène et conduit en esclavage les classes populaires mais les barrières des nations qui entravent sa liberté d'action de libre renard dans le libre poulailler. Toute protection devient une contrainte, toute avancée sociale est assimilée à un handicap économique, toute lutte pour les préserver à un néoconservatisme et ceux qui à gauche prétendent à un discours différent sont immédiatement montrés du doigt et traités de désarmeurs d'une vision démocratique et internationaliste.

 

Néanmoins il est intéressant de partir des problématiques soulevées, pour pouvoir par d'autres chemins trouver les réponses théoriques que nous devrons reconstruire. Il peut être instructif de faire l'état des lieux des pseudos figures critiques de la nouvelle gauche, et des contorsions par lesquelles elles prétendent s'affranchir d'une idéologie qu'elle juge dépassée et bonne pour la casse, car nous savons en bon bricoleur de concepts, que c'est dans les casses que se trouvent les pièces détachées les plus rares et les moins chères, à partir desquelles peuvent se reconstruire les moteurs de l' histoire, tombés en panne. 

 

C'est pourquoi à partir d'un constat partagé: les années trente reviennent et la gauche est dans le brouillard, je pense qu'il sera utile de prendre connaissance de la démarche entreprise pour en sortir et donc de parcourir les trois séances proposées ci dessous.

 

 

Gilbert Rémond

 

Si j'ai bien compris, Gilbert considère Corcuff comme une épave à démonter 'avec des pincettes). Voici le programme type d'un répugnant praticien de l'amalgame  (ndrc) :

 

I - FN/Soral/Zemmour

 

A propos des trois séances de cours dans le cadre de l'Université Populaire de Lyon sur :

 

"Les années 1930 reviennent et la gauche est dans le brouillard" (février 2014)


1) "Retours du national et diabolisations du mondial"

2) "Quatre figures intellectuelles du brouillage idéologique : Laurent Bouvet, Jean-Claude Michéa, Eric Zemmour, Alain Soral"


3) "Quelles réponses de gauche face au Front national de Marine Le Pen?"

 

L’ouvrage de référence pour bâtir la problématique générale de ce cours en trois volets est le livre de Pierre Bourdieu, L’ontologie politique de Martin Heidegger (Paris, Minuit, 1988), et plus particulièrement son chapitre 1. Bourdieu s’y intéresse à l’émergence de ce qu’il appelle « une humeur idéologique » dite « révolutionnaire conservatrice » dans l’Allemagne de Weimar, entre 1918 et 1933. Une de mes hypothèses principales explore dans la France d’aujourd’hui des logiques analogues à celles analysées par Bourdieu. Ainsi une humeur néoconservatrice à tonalités xénophobes-sexistes-homophobes-nationalistes se consoliderait aujourd’hui dans les espaces publics. Cette humeur idéologique néoconservatrice pourrait être le terreau intellectuel facilitant le développement et la consolidation d’un « postfascisme », notamment sous la forme partisane du FN. Si je parle de « postfascisme », en référence à une notion avancée par le géographe libertaire Philippe Pelletier, c’est pour pointer des analogies, mais pas une identité, entre les années 1930 et la situation actuelle. L’émergence de ce néoconservatisme est à mettre en rapport avec le brouillard intellectuel, éthique et politique qui règne largement au sein des gauches aujourd’hui.

 

Lors de la première séance, sont analysées une série de figures critiques (Arnaud Montebourg, Emmanuel Todd, Frédéric Lordon, Cédric Durand et François Ruffin) qui tendent, par des chemins différents, à fétichiser le "national" et à dévaloriser le "mondial" (et l'"européen"). Ces figures critiques sont interprétées comme des "désarmeurs" des résistances internationalistes à gauche, dans un contexte favorable à la montée de nationalismes xénophobes en Europe, dans un rapport de forces idéologiques qui leur est alors favorable par rapport aux visions démocratiques de la nation portées par les figures critiques analysées.

 

Lors de la deuxième séance, sont abordés deux des bricoleurs principaux de ce néoconservatisme à tonalités xénophobes, qui en constituent, on pourrait dire, deux pôles : Alain Soral, pour le pôle antisémite à l’aura de "rebelle" dans l’underground d’internet, inspirateur de Dieudonné, et Eric Zemmour, pour le pôle à dérapages islamophobes  et négrophobes à l’aura de "rebelle" cette fois-ci dans les médias dominants. Ensuite, sont analysées certaines contributions de deux auteurs n'ayant rien à voir avec cette xénophobie : Laurent Bouvet, pour la galaxie autour du Parti socialiste, et Jean-Claude Michéa, pour la galaxie des gauches critiques et radicales (même si Michéa récuse l’expression "gauche"). Ils sont alors aussi traités comme des "désameurs" à gauche par rapport à ce néoconservatisme, contribuant d’une certaine façon à brouiller les repères par certaines de leurs analyses. Il n'y a donc pas d'amalgame entre Soral et Zemmour, d'une part, et Bouvet et Michéa, d'autre part.

 

Lors de la troisième et dernière séance, le FN est mis en perspective socio-politique, à partir d'outils de sociologie critique empruntés à Pierre Bourdieu (autour de l'hypothèse d'une compétition entre un clivage national-racial porté par le FN et la question sociale). Ensuite, sont envisagées quelques réponses erronées face à la progression du FN, puis des pistes alternatives.

 

Pour en savoir plus, on peut trouver les versions audio (à écouter en ligne), avec une présentation et les plans des trois séances sur Mediapart : http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-corcuff/280214/retour-des-annees-30-et-panade-gauche

 

Ou sur le site de l'Université Populaire de Lyon : http://unipoplyon.fr/enregistrements-unipoplyon-2013-2014

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
O
<br /> ho ce genre de "penseur", est commes les trois frangins assouline toujours sûr de finir plutôt SS avec monocle même après une rencontre avec les indigènes de la république très positives et<br /> créatrices selon le théme c'est possible, car ils sont des épiciers de la pensée mais de l'époque ou on a investi dans la grand distribution sans OGM sous la protection du pédagogisme CFDT-<br /> Freinet destruction de la Raison pour parler lukacs, mais à l'époque du pétard,  du sticks, de la chicha, et de la vaporette, nicorette, et bière avant de conduire  un velib de paris, à<br /> 2° d'alcool....<br />
Répondre