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Réveil Communiste

Le Front de gauche ne fait pas trembler "Les Échos"

18 Mars 2010 , Rédigé par Réveil Communiste

Envoyé par André Gerin
Le Front de gauche masque le déclin du Parti communiste

Alliance du PCF et du Parti de gauche, le Front de gauche, qui a obtenu 5,8 % des voix au premier tour, n'a pas réussi à rééquilibrer les forces au sein de la gauche. Le Parti communiste pourrait perdre la moitié de ses élus.

L'union fait-elle la force ? C'est une question que se pose sans doute la direction du Parti communiste après le premier tour des régionales, qui a vu le Front de gauche, alliance du PCF, du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et de la Gauche unitaire, petite formation de Christian Piquet (ex-LCR), obtenir 5,84 % des voix. Ce résultat, comparable à celui des européennes de juin dernier (6,05 %), contribue, certes, à tourner la page après le traumatisme de la présidentielle de 2007 (Marie-George Buffet n'avait totalisé que 1,93 % des suffrages). Mais, si le Front de gauche a donné une forte audience au jeune et petit Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui aura à l'issue du second tour ses premiers conseillers régionaux, il n'en va pas de même pour le PCF, qui pourrait, quant à lui, perdre la moitié de ses élus (185 en 2004).

Comparaison peu flatteuse

Lors des régionales de 2004, les communistes avaient décidé de partir d'emblée à la bataille avec les socialistes dans 14 régions métropolitaines. La situation s'est pratiquement inversée cette année : 17 des 22 fédérations communistes ont préféré se ranger sous la bannière du Front de gauche. La comparaison des scores réalisés par le Front de gauche en 2010 et par le PCF en 2004, quand il combattait sous ses propres couleurs, n'est guère flatteuse. Le Front a réalisé un meilleur résultat que le PCF en 2004 en Aquitaine et en Auvergne (où il passe la barre des 10 %). Ensuite, il a fait un score quasi identique dans le Nord-Pas-de-Calais, où le PC devra donc partager le nombre d'élus avec ses amis du Parti de gauche. Enfin et surtout, cette alliance s'est révélée inféconde dans trois régions. Tout d'abord en Picardie, où, divisé entre Front de gauche et liste « dissidente » (celle de Maxime Gremetz), le PCF n'aura aucun élu, le seuil de 10 % n'ayant pas été franchi, (le parti avait atteint 10,86 % en 2004). En Franche-Comté, le Front de gauche a réalisé un moins bon résultat (4,05 % contre 4,18 %), alors qu'il avait l'espoir de dépasser les 5 %. Enfin, en Ile-de-France, le numéro deux du Parti communiste, Pierre Laurent, a réalisé une moins bonne performance que Marie-George Buffet en 2004 (6,55 % contre 7,20 %). Qui plus est, là encore, le PCF devra partager avec le Parti de gauche le nombre d'élus obtenus quand, en 2004, il en avait le même nombre seul.

Rapport de force

« Plus que le score, ce qui compte, c'est le rapport de force au sein de la gauche, explique un fin connaisseur du PCF. Le vrai objectif du Front de gauche était d'opérer un rééquilibrage en sa faveur. Or il y a bien eu un rééquilibrage, mais au bénéfice du PS et d'Europe Ecologie ». Certes, le Front de gauche a devancé le NPA et le Modem. Et il est devenu la cinquième force politique française, mais avec moitié moins de voix que la quatrième, le FN, qu'il voulait devancer.

Ce n'est que lorsque l'on connaîtra le nombre d'élus obtenus par le PCF dimanche soir que se mesurera son recul. Le Front de gauche, qui n'a pas encore réussi à être une force nouvelle, indépendante et populaire, ne pourra plus masquer alors le déclin du Parti communiste.

RENAUD CZARNES
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S
<br /> le peuple ne vote plus pour le parti . les ouvriers sont 6% au FDG .<br />   <br /> <br /> <br />    je suis surpris qu'il y en ait qui soient surpris de ce résultat . il n'y a plus de parti communiste sur le lieu de travail , comme il n'y a plus de parti communiste tout court , si ce<br /> n'est dilué dans le FDG un amalgame a forte tonalité anti communiste . tout a été fait au niveau des différentes directions qui se sont succédées a la tête du PCF pour qu'il en soit ainsi .<br /> souvenons nous quand par exemple les sections d'entreprises ont été cassées , je ne me souvient pas que cela ait fait un tollé au sein du parti , nous étions une minorité a gueuler comme toujours .<br /> par contre on entendait de plus en plus des refrains lancinant que le parti était trop ouvriériste qu'il fallait s'ouvrir sur la société , comme si l'entreprise ,ou le lieu de travail ne faisait<br /> pas parti de la société , mais venant d'avis autorisé il n'y avait plus rien a dire . et puis cette démarche allait de pair avec la dérive réformiste du parti . le problème est réglé , le parti<br /> n'est plus un parti ouvriériste . il faut arrêter de pleuré , le but est atteint non ?  sam 82 .  <br /> <br /> <br />
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J
<br /> Oui, c'est inquiétant. Le peuple ne vote plus pour le parti. Les ouvriers sont 6% dans l'électorat du FdG et 22% dans celui du FN. (source huma de mardi dernier)<br /> La direction du parti est trop boboisée.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> les résultats en tant que front (c'est à dire en terme de rassemblement ) ne sont pas très probants, c'est un fait. et les Echos ne s'y trompent pas, il n'y pas eu réappartion dans le paysage d'un<br /> gêneur comme le KKE en Grèce.<br /> <br /> Dans le XXème par contre, 10,5%, nous avons le meilleur résultat depuis 25 ans. Il est significatif et un peu inquiétant aussi que Paris apporte plus de voix que le 93.<br /> <br /> <br />
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E
<br /> Je suis assez surpris, pour ne pas dire déçu, de voir des articles d'un journal de droite sur ce site.<br /> La vérité sortirait-elle désormais de la bouche de nos adversaires ? Ou, serait-il des analystes plus neutres de la vie du Parti communiste ?<br /> <br /> Je ne reviendrai pas sur les analyses orientées de l'article.<br /> Et bien que vigilant sur la finalité ou l'utilisation du Front de Gauche par la direction du PCF, il faut quand même arrêté de cautionner des chiffres erronés pour démolir le FdG ! Il en va de la<br /> crédibilité de notre combat.<br /> <br /> Un seul élément : les 5,85 % du Front de Gauche. C'est sûr qu'en terme de "dilution", le fait de diviser les voix obtenues dans 17 Régions par le nombre d'exprimés dans 22 Régions permet de diluer<br /> notre score.<br /> Car, à échelle comparable (17 Régions), le Front de Gauche gagne 180 000 voix sur les Européennes. 15 Régions sont dans le vert, deux dans le Rouge (Aquitaine et Midi-Pyrénées). Sans compter la<br /> situation "complexe" en Picardie.<br /> <br /> Bref ! Pour critiquer la stratégie de la direction, trouvons des arguments solides et communistes ! Pas besoin de colporter les mensonges de nos adversaires !<br /> <br /> <br />
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