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Réveil Communiste

Le débat au PCF vu du Figaro : Pierre Laurent et les claqueurs de porte, Mélenchon, et André Gerin.

20 Avril 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ce que dit la presse

Le numéro deux du PCF veut retenir les démissionnaires 
Pierre Laurent, le 24 février dernier, devant le siège du Parti communiste, place du Colonel-Fabien, à Paris.
Pierre Laurent, le 24 février dernier, devant le siège du Parti communiste, place du Colonel-Fabien, à Paris. Crédits photo : Baptiste FENOUIL/REA

Candidat à la succession de Marie-George Buffet, Pierre Laurent défend la stratégie du Front de gauche mais ne veut débattre maintenant d'une candidature Mélenchon à l'Élysée. 

«Jamais, depuis des décennies, le Parti communiste n'a eu la volonté d'entreprendre un tel chemin de rénovation. C'est un défi historique !» Pierre Laurent a les mains calmement posées sur la table et les intonations de sa voix ne changent pas : lentes et mesurées.

Pourtant, on le sent désireux de passer outre cette allure nonchalante qui fait la marque de fabrique du numéro deux du PCF. De celui qui a déposé jeudi sa candidature pour prendre la succession de l'actuelle secrétaire nationale du parti, Marie-George Buffet, au congrès d'étape de juin prochain. Pierre Laurent est donc en campagne.

Et pour cela, il tente d'enrayer les départs de ses «camarades» : les députés Patrick Braouezec, François Asensi et Jacqueline Fraysse ou des historiques comme Pierre Zarka ou Roger Martelli, lesquels ont décidé de quitter le PCF en dénonçant le «raidissement dans la pratique démocratique» d'un parti qui «n'a pas réussi à se transformer». En tout, quatorze démissions du conseil national.

 

Un projet «partagé» pour 2012

De son côté, l'ancien ministre Jean-Claude Gayssot a dit craindre «le pire» si son parti persévère dans son «entêtement à refuser une véritable métamorphose». À tous ceux-là et aux autres, tentés par le départ, à qui il a envoyé une «lettre ouverte» en forme d'appel, Pierre Laurent dit savoir «leurs exigences sur ces questions». «Ce n'est pas le moment de partir, leur écrit-il, au moment où nous allons déployer nos propres transformations.» «Votre place est avec nous, dans la construction de ces avancées», a encore lancé le numéro deux du PCF.

En marge d'un conseil national qui s'est tenu vendredi, il a clairement indiqué que cette mutation du PCF passait par le Front de gauche et par son ouverture au monde syndical et associatif. En début de semaine, Pierre Laurent s'est adressé à ses partenaires du Front de gauche : Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) et Christian Picquet (Gauche unitaire). Il leur a proposé une «réunion au sommet» au plus vite pour discuter de la semaine de mobilisation sur les retraites début mai mais aussi de la présidentielle. Laurent veut débattre «autour d'un projet partagé» pour 2012.

 

Une campagne «petit bras»

Mais pas sur une candidature, tient-il à préciser alors que Mélenchon s'est jugé «capable» d'être le candidat commun. «Dans la crise, a-t-il dit dans Libération, c'est l'heure des personnes qui ont du caractère, pas des fromages pasteurisés ou des poissons lyophilisés.»

Question caractère, André Gerin, député PCF «orthodoxe» du Rhône, et cinq secrétaires fédéraux du Parti ont demandé à repousser le congrès de juin à décembre pour donner du temps au débat et coïncider avec le 90e anniversaire du congrès de Tours, qui a donné naissance au PC. Dans une lettre à Buffet, ils critiquent une campagne «petit bras» sur les retraites et «une cuisine sur fond de recomposition politique, une fusion-confusion PCF-Parti de gauche sans envergure».

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