Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Réveil Communiste

Le rapport de force, par Antonio Gramsci

2 Octobre 2017 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Antonio Gramsci, #Front historique, #Théorie immédiate, #Communistes en Italie

En prison, Gramsci réfléchit avec et sur son expérience de journaliste et de dirigeant révolutionnaire. Il intègre et dépasse la défaite face au capitalisme fordiste en Occident, et la victoire provisoire du fascisme.

En prison, Gramsci réfléchit avec et sur son expérience de journaliste et de dirigeant révolutionnaire. Il intègre et dépasse la défaite face au capitalisme fordiste en Occident, et la victoire provisoire du fascisme.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

GQ 09/10/2014 10:35


Personnellement et après l'avoir un peu étudié quand même j'ai l'impression que Althusser et son école tendent à égarer plutôt qu'à éclairer. Le critère minimisant de la chaire me semble de bonne
méthode (même s'il conduit à minimiser des savants importants comme Henri Lefèbvre ou Michel Clouscard). Gramsci lui doit être jugé avec le critère maximisant de la praxis (comme Mao, ou Lénine,
Staline, Duclos etc). Pour le dire platement, on a moins de chance de perdre son temps en les lisant, même si ce qu'on lit sera peut être moins achevé, moins bien écrit (mais pour ça Althusser
...) moins cohérent, etc.

olivier imbert 09/10/2014 08:37


 Quant aux académiques à l'est,...et à l'ouest: ou le marxisme de la chaire: l'ecole normale supérieure, la chaire de Soboul, celle de Bloch ou de Salem,  celle de science de la matière
à Orsay ou Saclay ou au CEA, on peut peut-être les étudier en France comme en Italie et d'ailleurs cela peut aussi poser pour certains des problèmes de traduction et interprétation ne serait-ce
du mot structure ou du mot rupture épistémologique ou du freudo-marxisme.

olivier imbert 09/10/2014 08:24


j'avoue ne pas trop comprendre...pourquoi pas Althusser à pas grand chose et en aucun cas à avoir fait une révolution...mais Gramsci seul aussi...et ? Etudier ceux qui ont étudié marx, le capital
et le capitalisme fait partie du socialisme scientifique...comme du programme des immédiates transformations et des actions à développer avec ou à la suite des actions précédentes et spontanées
du mouvement ouvrier n'attendant pas la théorie pour casser ou prendre l'outil de travail ou l'argent ou le " pain et les jeux" voire les roses etc...les vidéos google internet, les cd et dvd, et
l'industrie du cinéma...Est-ce que la question c'est combien les cahiers de prisons de gramsci ont coûté au peuple travailleur d'Italie sous le gouvernement tolérant et utile à certains de
Musolini? Combien de voix et de pas en avant dans le compromis historique cela a rapporté au P.C.I.? donc ni Gramsci, ni Luxembourg, ni Luckacs ne valent plus que toutes les autres tentatives
conjointes ou successives d'accomplir le matérialisme historique hors de la bêtise où on peut nous enfermer ou s'enfermer...à mon avis là où il( Althusser à pas grand chose en effet mais pourquoi
rien) touche lui au ridicule c'est lorsqu'il parle de la philosophie comme arme de la révolution, sauf lorsqu'il rappelle que c'est arrivé entr'autre avec Lénine, ou Mao, ou Ho Chi Min, ou
Castro...donc,  en effet lui même se situe bien comme un étudiant et enseignant chercheur sur cela dont il est question aussi chez Gramsci et dont le rapport( le rapport des cahiers de
prisons) efficace et objectif au réel semble ne pas satisfaire beaucoup d'autres matérialistes historiques du monde contemporain( 1960-1970 en Europe de l'Ouest et aussi en URSS en 1960) En effet
au bout du compte cela à nous comme militant voulant en finir avec le capitalisme actuel là où nous exerçons notre profession donc une sorte d'académie et de scolastique, n'est, en effet, pour le
moment pas très utile et efficace pour nous débarrasser des bourgeois et de leurs courtisans dans leurs académies ou maisons d'éditions qui sont parfois les nôtres surtout après la victoire sur
le nazisme et le fascisme ou les phalangistes ou les autres à l'est pour quelques temps, aussi mais alors je ne vois pas ce qui distingue Gramsci de Thorez ou Kanapa ou Besse etc...ou en effet le
belge là hugo ou ugo...etc...donc pourquoi pas utiliser autant Althusser et Balibar ou Lefebvre sur les modes de productions y compris socialistes un peu mondiaux aussi et comme chef de parti
parfois aussi Gramsci ou Marchais par exemple pour parler du PCF et des élections ont peu pourquoi pas?

GQ 08/10/2014 13:36


Pour ce qui est des académiciens marxistes des pays de l'Est il faudrait que quelqu'un les étudie et les reédite et ça va être dur de faire financer ce genre de travail, sans compter les
compétences linguistiques rares.


Pour ce qui est d'althusser, pour moi, althusser à rien. Ou plutôt il sert à faire durer l'illusion qu'il puisse exister un marxisme et/ou une théorie révolutionnaire de la chaire.

olivier imbert 08/10/2014 09:57


je crois que la ligne de partage à la fois dnas le prince moderne ( efficace)que serait le parti ou l'historien matérialiste historique( objectif y compris devant l'inefficacité - voire
l'inexistence du frotn de classes, ou le recul devant la réaction) passe par l'analyse dans l'infrastructure de la consittution évolutive des alliance de classes et fractions de classe en terme
d'intérêts objectifs matériels divers et variés dans le temps et dans la structure complexe des rapports de productions et dans les compromis sans compromissions désutiles des superstructures et
appareil idéologique objet de luttes pour l'hégémonie( NB il n'y a pas de mal à être hégémonique chez gramsci le marxisme n'est en aucun cas une théorie de la réforme morale à en aps voulori de
dominations oumaîtrise sur l'humain et al nature et autres sottises confraternelles vertes convivialité heideggérienne zentrumnasdap- paysanne...)..en plus direct le travail de lutte chez les
paysans et les intellectuels un peu situ anti consummériste et adepte des langues et cultures nationales un peu artisanale ou artiste des savoirs faires des vietnamien et des chinois pris comme
position heuristique anti-italienne dans le cominform collectif ou chez Linhart ou Althusser 1965 contre la position exagérément évolutionniste( continuiste des formes et passsages sans
brutalité( ou trop de brutalité obligé) et économiste de l'expression conduire jusqu'à son terme tout ce qu'on contenait...ne colle pas avec l'indéterminisme et l'alé objectif des interventions
singulières et politiques révolutionnaires réussies sinon retour au fatalisme du capital mais par après en prononcer la necessité ou la fatalité et bien sur le fond d'un univers de possibles et
en effet on trouve des idées ainsi chez les matérialistes toujours un peu, dès Epicure non seulement le clinamen ou les déclinaisons, mais la pluralité des mondes hypothétiques....De là à en
venir à l'aléatoire et aux rencontres hasardeuses quand ce n'est pas hazardeuses c'est autres choses...même le matérialisme spéculatif de Lucrèce très empire romain en un sens n'est pas à l'abris
de dérives lunaires et délirantes, à la pic de la mirandole et cyrano de bergerac...moi je crois et au progrès dans les rapports de productions et dans les modes de productions et à la pluralité
des possibles à venir dans nos actions et rétroactifs dans notre connaissance de l'histoire des masses, je crois qu'Althusser et Balibar ainsi que ceux qui ont travaillé avec eux nous ont donné
des outils intellectuels avec les dirigeants et équipe de dirigeants parmi lesquels des académiciens académiques de différents pays du comintern et cominform pour cela.

GQ 06/10/2014 11:17


Gramsci attire l'attention sur la question des échelles de temps, mesure indispensable pour évaluer les situtions historiques, et aussi pour les juger. pour un communiste, aucun sacrifice n'est
trop grand pour réaliser l'objectif millénaire de la "fin de la préhistoire", ce qui ne signifie pas que cette grandiose perspective s'ouvre à tous les tournants dans tous les chemins.

GQ 05/10/2014 23:20


les deux axiomes sont repris de Marx dans l'Introduction de 1859 :


Il faut évoluer dans les limites de deux principes : 1. celui qu'une société ne se propose aucune tâche pour laquelle n'existent pas déjà les
conditions nécessaires et suffisantes ou des conditions qui seraient au moins en voie d'apparition et de développement; 2. celui qu'aucune socié­té ne se dissout et ne peut être remplacée tant
qu'elle n'a pas développé toutes les formes de vie qui sont contenues implicitement dans ses rapports. [2]
A partir de la réflexion sur ces deux règles fondamentales on peut arriver à développer toute une série d'autres principes de méthodologie historique.

GQ 24/09/2014 17:23


 


Pour Gramsci, avant 1914, les partis révolutionnaires marxistes ont développé une sorte de religion prêchant la nécessité et l'inéluctabilité de la révolution, qui s'est retourné contre leur
cause une fois qu'ils ont su s'emparer du pouvoir en dogmatisme stérile. Aujourd'hui, la conjoncture philosphique est bien différente et le préjugé moral qui mine notre cause n'est pas une trop
grande assurance d'être dans le sens de l'histoire, mais au contraire la fuite hors de l'histoire dont Losurdo a fait la critique. Il faut donc reconstruire une philosophie historique et une
perspective d'avenir. Et pour les plus "simples" une religion révolutionnaire est à reconstituer dont le noyau dur consiste en la réhabilitation de l'expérience soviétique, qui aille cependant au
delà du déterminisme mécanique de la philosophie populaire développée en Union Soviétique


"Quand on n'a pas l'initiative de la lutte et que lutte même finit par s'identifier avec une série de défaites, le déterminisme mécanique devient une
formidable force de résistance morale, de cohésion, de persévérance patiente et obstinée. « Je suis battu momentanément, mais à la longue la force des choses travaille pour moi, etc. » La volonté
réelle se travestit en un acte de foi, en une certaine rationalité de l'histoire, en une forme empirique et primitive de finalisme passionné qui apparaît comme un substitut de la prédestination,
de la providence, etc., des religions confessionnelles."

GQ 10/07/2013 23:11


Ce que AG nomme "syndicalisme" ou "économisme" est en fait le mouvement ouvrier anarchiste, et ses prolongements dans la petite bourgeoisie.