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Réveil Communiste

La commisson "transformation du parti" rend sa copie (peut mieux faire)

8 Avril 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

Lire le commetaire critique de MC Burricand :

Commision de transformation, où est le bilan des transformations en cours depuis Martigues? Réflexion critique de MC Burricand

 

 

Pistes de travail pour un Parti Communiste Français transformé


Dans la réalité, notre Commission n’a pas entamé réellement son travail. Ce
document vise à ouvrir le débat et à formuler de premières pistes de travail, pas à le
fermer. Il sera, dans les semaines qui viennent, du ressort de la Commission de
travailler et de formuler une proposition de feuille de route pour le Congrès. Ce
document n’est donc ni préparatoire, ni conclusif : il constitue de premières idées
pour la réflexion à venir de la Commission. Ce n’est donc pas la « plate-forme »,
celle-ci reste à rédiger par la Commission sur la base de notre choix de Congrès :
celui du parti et de sa transformation.


Pour penser et concrétiser les conditions de la transformation de notre parti, nous
devons nous inscrire dans les profonds changements, économiques, sociaux,
politiques intervenus à l’issue de la séquence électorale et du déclenchement de la
crise du capitalisme.


Nous avons à présent dans les expériences électorales que nous avons faites, dans le
débat politique qui s’est structuré, dans les conséquences sociales et idéologiques de
la crise, la matière pour tirer des enseignements solides quant aux nécessités devant
lesquelles sont placées les forces de transformation, les forces sociales et politiques
les plus critiques face au capitalisme, et le PCF en tout premier lieu.


Premier axe :


Les idées au premier plan


La crise a rebattu toutes les cartes. Le front idéologique s’est déplacé. Nous devons
passer de la critique du système à l’élaboration et au partage de solutions alternatives.
Cette perspective marque le besoin d’une rupture fondamentale des dynamiques de
travail, à la fois interne et dans le rapport aux forces sociales, politiques et
intellectuelles. En résumé, il s’agit de se donner les moyens d’un dispositif de combat
pour répondre aux questions nouvelles, pour la mise en débat d’idées, pour leur
partage. Il s’agit également de se donner l’ambition de construire les fondements
théoriques de notre action politique.


Trois propositions en ce sens :


1) Rassembler et organiser l’ensemble des moyens humains, financiers et intellectuels
existant au sein de la direction nationale du PCF et dans le parti autour d’une
« direction unique du projet » chargée de l’animation du travail autour d’un nombre
limité d’objectifs définis par le Congrès. Il ne s’agit pas en effet de « réélaborer
l’ensemble du projet » mais d’engager un travail précis sur quelques questions
saillantes. Un tel dispositif devra accroître notre réactivité et la capacité de forger en
peu de temps des idées communes en mobilisant les ressources militantes.


2) Assumer comme parti et comme direction nationale le besoin d’une discussion et
d’un partage par l’ensemble des communistes d’une culture commune, du débat et de
la diffusion d’un ensemble cohérent d’idées concrétisant notre projet de société. Cet
effort doit se concrétiser par la publication de brochures à destination de tous les
adhérents sur les thèmes de travail que nous fixerons.


3) Choisir d’engager un processus de travail public et ouvert à l’ensemble des forces
intellectuelles, sociales et politiques permettant la confrontation réelle sur les enjeux
d’une politique d’alternative. A l’appui de notre travail interne, nous pourrions décider
de plusieurs conventions thématiques se fixant comme objectif la confrontation et le
rassemblement sur des idées alternatives.


Deuxième axe :


Un parti du partage, de la coopération et de la démocratie


Dans les formes politiques qui naissent et meurent sous nos yeux, trois risques
existent : la tentation de « partis hypercentralisés », de vastes mouvements qui
dépossèdent les militantes et les militants de la réalité des choix politiques ou
l’affirmation de principe d’une vie démocratique participative sans concrétisation
réelle.


En affirmant notre choix de la forme « parti », nous affirmons dans le même temps la
nécessité d’un effort conceptuel et pratique qui repousse les limites des formes
politiques issues du XXème siècle. Nous voulons garder le meilleur de la démocratie
militante et gagner dans la réalité le meilleur de la démocratie de participation.


Trois propositions en ce sens :


1) Se donner les moyens pratiques de mobiliser les compétences existantes au sein de
notre organisation politique. Il s’agit, avec les fédérations et les sections, de procéder
à un « grand recensement » de toutes celles et ceux qui sont disponibles pour
travailler ensemble à l’élaboration de notre projet et de nos actions. Cela veut dire en
pratique un questionnaire simple, axé sur nos priorités, permettant de mettre en réseau
la richesse d’expériences et de compétences du parti.


2) Décider l’expérimentation sur trois au quatre grands axes de travail d’un processus
coopératif national impliquant l’ensemble des militantes et des militants. Il s’agit par
l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication de
créer des espaces de coopération réels. En bref, créer des réseaux de travail qui
« marchent ». Nous pourrions par exemple ouvrir un chantier visible sur notre
conception d’un « développement humain durable ».


3) Travailler avec la Commission « transformation » d’ici le Congrès à des axes de
réforme des statuts, en faire acter les « lignes forces », puis engager d’ici le Congrès
ordinaire la rédaction effective de nouveaux statuts. Ce travail devra viser à un effort
de cohérence de nos prises de décisions, à la capacité d’en faire respecter l’application
et à une gestion plus rigoureuse des conflits.
Troisième axe :



L’action militante comme moteur de notre organisation


L’héritage du XXème siècle nous place devant une contradiction apparente : une
structure « héritée » basée sur l’impulsion par « en-haut » et une évolution d’ensemble
des pratiques militantes comme du champ médiatique qui dans les faits redéploie le
militantisme de proximité. Cette contradiction n’est qu’apparente : en effet, les
besoins du militantisme local formule des besoins nationaux nouveaux. La réussite de
mobilisation récente autour des enfants « sans-papiers » en témoigne.
Quatre propositions en ce sens :


1) Créer une « direction de la vie militante » permettant l’impulsion, la mise en
réseau, le partage, l’efficacité du militantisme de proximité. Il s’agit d’ancrer notre
travail de direction à tous les niveaux dans une conception de mise à disposition
d’outils pour l’efficacité et la créativité militante. Ni exclusivement « montante » ou
« descendante », nous proposons d’engager une transformation de l’organisation de
notre travail de direction à tous les niveaux qui vise à démultiplier les champs et
l’efficacité du militantisme local, compris au sens large. Cela signifie que l’un des
points de départ de cette réflexion est la vie des collectifs militants, leur
développement.


2) Construire une stratégie de déploiement en direction du militantisme à l’entreprise.
Nous pourrions autour de deux ou trois priorités de développement, par exemple La
Poste, l’hôpital, l’enseignement ou le secteur automobile, procéder aux recensements
fédération par fédération des militants de ces entreprises, construire sur cette base une
communication nationale spécifique et réunir chaque année ces militants pour définir
des orientations communes de propositions et d’action. Nous devons également en ce
sens repenser notre dispositif de relation au monde syndical et social.


3) Libérer notre capacité d’intervention en direction des médias. La « société
médiatique » et ses évolutions nous place devant des défis d’intervention. Nous avons
besoin d’un « groupe action-formation » permettant à tous les niveaux de militantisme
d’intégrer une culture efficace de rapport aux médias, anciens et nouveaux.


4) Assurer pour chaque nouvel adhérent l’accès à un droit à la formation concrétisant
son accueil au sein de notre parti. Ce droit serait assuré par une « file active »
nationale permettant que chaque nouvel adhérent se voit proposer au bout de trois
mois un « stage de base » d’un week-end.


Quatrième axe :


Changer la direction nationale du Pcf


Chaque Congrès est l’occasion d’une construction « à chaud » de l’organigramme de
la direction nationale. Cette construction « à chaud » a un écueil principal et
handicapant : nous partons trop souvent des besoins de notre rassemblement politique
comme direction et pas assez de nos besoins réels pour l’avenir.
Une proposition :


Construire d’ici le Congrès un organigramme de fonctions et d’objectifs avant de se
poser la question du nom des militants responsables. En bref, il s’agit ensemble de
mettre en plat l’organisation de la direction nationale et de la soumettre à la discussion
du Congrès avant la discussion sur les noms.

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GQ 16/04/2010 13:33



Salut, oui mais quand tu tapes dans "recherche" statuts du parti tu trouves rien ... en tout cas c'était ainsi hier.



Eric RUIZ 16/04/2010 07:53



Bonjour Gilles,


Les statuts du Parti sont accessibles sur le site du Parti très facilement. Ils apparaissent à l'article http://pcf.fr/spip.php?article3338 .


On y accède soit dans la rubrique "adhérer/souscrire" au cinquième paragraphe (par un lien) ou dans la rubrique "Le PCF" en lien en bas de page.


Et, sans me tromper, ils y sont depuis très longtemps car je les ai trouvés ainsi il y a au moins un an.


Fraternellement.



GQ 16/04/2010 00:57



J'ai constaté avec satisfaction aujourd'hui que les statuts en ligne (voir le lien sur la page d'accueil de Réveil, colonne de droite) sont accessibles à nouveau. Par contre ils sont toujours
introuvables sur le site national.



Jonathan 12/04/2010 11:04



J'ai la même impression que Pasquale. Ce texte transpire le creux. A l'école, quand on rendait une copie de ce genre-là, le prof écrivait en rouge "VERBIAGE". Autrement dit, beaucoup de mots pour
ne pas dire grand-chose. Beaucoup d'emphase pour en rester au niveau du caniveau. Du lyrisme pour en rester à la médiocrité. C'est pareil quand MGB nous chante "le front populaire du 21e siècle",
alors qu'elle est infichue de dire qu'on ne veut plus de cette Europe libérale et fédérale, et qu'il faut en sortir, infichue de dire le beau mot de "nationalisation", c'est-à-dire de retour des
moyens de production à la nation... 


 



Pasquale 10/04/2010 12:03



ben vous n'avez rien compris camarades ! Ce texte c'est pour faire moderne, s'adapter à la réalité sociétale et surtout être d'jeune ! Et puis tout est dans tout et réciproquement,enfin je veux
dire rien n'est dans rien...Avec un texte comme çà on peut aller très loin et aussi nulle part, on peut parler à tous mais aussi à  un seul voire à aucun, à son chat ou à son chien.


J'allais oublier la musique : un joueur pipeau (ou pipo) pour faire avaler le tout ! Et surtout ranger les drapeaux !!!


Bon j'avais envie de me lâcher un peu ! L'humour ça fait aussi du bien : ;-))))