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Réveil Communiste

L'Euro : en sortir pour ne pas "y rester"! Par Georges Gastaud

17 Mai 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #l'Europe impérialiste et capitaliste

Zône euro :

si la France n’en sort pas, elle « y restera » !

Un appel de Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF

 

Répondant à la crise majeure de l’euro par une nouvelle fuite en avant, les dirigeants de la zone euro, notamment l’axe Merkel-Sarkozy, ont pris plusieurs décisions d’une extrême gravité pour les peuples :

 

a)     avec la collaboration du « socialiste » Papandréou, ils ont mis la Grèce sous tutelle ; sous couvert d’ « aide », les usuriers Strauss-Kahn (FMI), Trichet (BCE), Merkel et Lagarde, tentent d’imposer aux travailleurs grecs un retour au 19ème siècle. Par bonheur, à l’appel de son parti communiste d’avant-garde, le KKE, et des syndicalistes de classe du PAME, le peuple grec donne aux peuples de l’UE le signal du soulèvement démocratique contre la dictature européenne sous le drapeau de l’indépendance nationale et du combat contre le grand capital ;

 

b)                  pour sauver à nouveau les spéculateurs et les banques et pour conjurer le naufrage de la « monnaie unique », les dirigeants de l’UE, RFA en tête, ont décidé d’un méga-plan de soutien dont le seul but est de satisfaire les « marchés », c’est-à-dire le grand capital. Le mensonge du « libéralisme économique » éclate : la « construction européenne » vise à étendre au niveau supranational les ravages du capitalisme monopoliste d’Etat : outre la classe ouvrière, l’ensemble de la société est et serait toujours plus lourdement ponctionnée par le dictatorial Etat supranational en construction au seul profit du grand capital !

 

c)                   bien entendu ces sommes énormes vont de nouveau être prélevées dans la poche des travailleurs, salariés, paysans, artisans, professions intermédiaires : cela signifie plus d’impôts pour les classes populaires et moyennes, mise à mort des services publics et des retraites par répartition, baisse dramatique du pouvoir d’achat des salariés, etc. Les créateurs « français » de l’euro, Mitterrand et Chirac, mais aussi le gouvernement Jospin à participation « communiste » (Buffet et Gayssot ont cautionné pendant cinq ans la mise en place de cette énorme machine de guerre anti-populaire qu’est l’euro !), promettaient la croissance. Aujourd’hui, notre pays en proie à l’euro est en voie de désindustrialisation totale, de crise agricole sans précédent, de casse sociale généralisée ; son existence nationale est menacée à terme par le pouvoir le plus antinational, le plus antidémocratique et le plus antisocial que la France ait connu depuis 70 ans !

 

d)      en effet, les dirigeants de l’UE ont résolu, sans aucun mandat des peuples (la France a refusé la constitution supranationale !) et en outrepassant le Traité de Lisbonne (déjà illégitime !), d’instaurer illégalement un « gouvernement européen » à la botte des institutions technocratico-financières de Bruxelles ; désormais Bruxelles validerait le budget des Etats membres en amont des débats parlementaires : c’est la mort à brève échéance des Etats-nations !

 

e)                   fidèle toutou de l’UE et du MEDEF, le gouvernement Sarko-Fillon prépare un nouveau super-plan d’austérité visant à démanteler la fonction publique, à déstabiliser les retraites par répartition, à plonger les masses populaires dans la pauvreté et à installer le pays dans la décroissance, conformément au redoutable schéma « déflationniste » des années trente. Comment dans ces conditions, les chefs confédéraux comme Chérèque et Thibault peuvent-ils encore cautionner les pseudo-négociations sur les retraites. On ne négocie pas les régressions, les vrais syndicalistes doivent se démarquer d’urgence des directions ouvertement collaboratrices !

 

Face à cette escalade anti-populaire, la social-démocratie n’est qu’un bouclier de papier : Strauss-Kahn (FMI), Lamy (OMC), Zapatero (Espagne), Aubry (le PS a voté le plan qui strangule la Grèce), sont aussi acharnés que l’UMP contre la souveraineté des nations et contre les acquis populaires : si bien que le soutien systématique du « Front de gauche » au PS obscurcit gravement la perspective politique. Alors que l’euro révèle sa nature de collier-étrangleur des peuples, le mot d’ordre d’ « Europe sociale », porté par la fausse gauche, y compris par son aile « anti-libérale », euro-écologiste, « eurocommuniste » et euro-trotskiste (NPA, LO), devient franchement indécent et social-collaborateur !

 

Dans ces conditions, le PRCF- -qui a toujours dit la vérité sur la maudite monnaie unique-,

 

a)     appelle ses militants à amplifier la campagne sous les deux drapeaux, rouge et tricolore, pour le « produire en France », le retrait de la France de la zone euro et de l’UE, pour une nouvelle République sociale, démocratique et souveraine en marche vers le socialisme ; plus que jamais le lien entre indépendance nationale et socialisme est fondamental ; c’est sur ce terrain que va se jouer l’affrontement entre l’oligarchie monopoliste et le mouvement populaire ;

 

b)    invite les organisations franchement communistes, membres ou pas du PCF, à engager une campagne communiste commune : solidarité avec le PC de Grèce ! Rupture avec l’UE sur des bases progressistes et anticapitalistes ;

 

c)     met en discussion l’idée d’une « manif des manifs » pour dénoncer l’ensemble de la politique euro-sarkozyste, sans crainte d’affirmer que le régime UMP (11% des inscrits aux régionales !) et l’UE, recalée par le référendum du 29 mai 2005 et par l’abstention massive aux européennes, n’ont aucune légitimité pour casser notre pays ! Prenons des initiatives concrètes et unitaires pour le « tous ensemble », n’en restons pas aux slogans de manifs sabotés par les directions confédérales !

 

d)    appelle tous les progressistes à participer au rassemblement du 29 mai 2010 à l’Opéra-Bastille à Paris à 16 h, à l’appel de l’Arc Républicain de Progrès. Disons à la fois à bas l’euro-dictature, oui à une alternative politique fondée sur les principes immortels du CNR : indépendance nationale, progrès social, nationalisation des monopoles bancaires et industriels, laïcité, rôle politique central du monde du travail, paix et coopération internationale entre peuples libres, égaux et fraternels.

 

 

 

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Stop à la collaboration avec la CFDT 17/05/2010 23:55



A tous les cheminots,
 
Voici l' extrait du document d'orientation sur les retraites du gouvernement. (16.05)
 
"Engagement n°13 : poursuivre la convergence entre les régimes de retraite du public et du privé.
Conformément au principe d’équité qui doit présider à la réforme des retraites, les mesures destinées à augmenter la durée d’activité s’appliqueront à l’ensemble des
salariés, du public comme privé. "
 
La direction de la SNCF et le gouvernement vont tenter de désamorcer la mobilistation en faisant croire comme en 2003 que les régimes spéciaux de retraite ne seront pas touchés. Certains
syndicats comme la "légendaire" CFDT utilisent un langage diplomatique de démobilisation pour qu'aucun mouvement paralyse le pays.
 
Voici l' extrait du site de la confédération CFDT. (17.05)
 
"Le texte d’une quinzaine de pages ne permet pas de connaître réellement les intentions de l’exécutif."
 
Comment peut-on dire que l'on ne sait pas les réelles intentions du gouvernement alors que le ministre du travail, Eric Woerth, a rendu ce document public le 16 mai avec l'attaque en règle contre
les régimes de retraites, qu'ils soient du public ou du privé avec allongement de la durée de cotisation (extrait du document d'orientation sur les retraites du gouvernement: "l’augmentation de l’âge d’ouverture des droits à retraite.")
 
Pour confirmer la nouvelle trahison en cours de l'appareil dirigeant de la CFDT, il suffit de lire l'appel à la mobilisation du 27 mai pour se rendre compte qu'il ne mentionne jamais le mot
grève.
 
http://www.cfdt.fr/rewrite/article/26309/actualites/emploi,-pouvoir-d-achat,-retraites:tous-mobilises,-le-27-mai-!.htm?idRubrique=6864
 
Faut-il attendre une nouveau coup de couteau dans le dos de la part de cette organisation comme en 1995, 2003 et 2007?
 
Pour rappel, François Chérèque en 2007 avait déclaré à propos de la grève contre la réforme du régime de retraite de la SNCF "Aujourd'hui, excusez-moi l'expression, mais on emmerde tout le
monde pour pas grand-chose, on rend désagréable la vie de dizaines de milliers de personnes qui vont travailler" (voir le lien vidéo suivant: http://www.dailymotion.com/video/x3iuxr_francois-chereque-cfdt-sur-rtl-audi )
En 2010, le même personnage réédite ses propos en déclarant que le mouvement de la CGT et Sud Rail "n'a rien apporté" et "a été inutile". (voir l'article sur la
réaction de la CGT Cheminots au propos du leader CFDTiste: http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-04-30/la-cgt-juge-offensants-des-propos-de-chereque-sur-les-greves/917/0/450007 )
 
Pour conclure, voici un lien vidéo qui explicite la position de la confédération CFDT sur les régimes spéciaux de retraites, en disant leur position lors de leur 46e congrès du 12 au 16 juin 2006 à Grenoble: "Harmonisation pour tout le monde" et "Trouver des moyens d'action qui pénalisent le moins possible les usagers" (voir à partir de
la 5e minute de cette vidéo en lien ci-contre: http://www.dailymotion.com/video/x3iuxr_francois-chereque-cfdt-sur-rtl-audi
 
La question centrale à l'issue de ce constat: comment peut-on pratiquer encore le "syndicalisme rassemblé" avec une organisation qui dénit la grève comme moyen de défense des
travailleurs? Comment peut-on accepter de collaborer avec un syndicat qui se prononce clairement pour la fin des régimes spéciaux de retraites?
 
Posons les questions aux dirigeants de notre CGT.