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Réveil Communiste

KADHAFI CONDAMNÉ À MORT PAR WASHINGTON ET PARIS révélations du Canard enchaîné

26 Octobre 2011 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #A gerber !

     

C’est confirmé par l’édition d’aujourd’hui mercredi 26 octobre du canard enchaîné sur le blog de Danielle Bleitrach:

« Obama et Sarkozy ne voulaient pas qu’il s’en sorte vivant.De crainte qu’il ne parle trop lors de son procès devant la Cour pénale internationale.

Mercredi, 19 octobre en fin d’après-midi, un colonel du Pentagone téléphone à l’un de ses correspondants au sein du service secret français. Chargé du dossier « Kadhafi », l’une des priorités actuelles des généraux de l’équipe Obama, l’Américain annonce que le chef libyen, suivi à la trace par des drones Predator US, est pris au piège dans un quartier de Syrte et qu’il est désormais impossible de le « manquer ». Puis il ajoute que laisser ce type en vie le transformerait en « véritable bombe atomique ». Son interlocuteur comprend ainsi que la maison Blanche a rendu son verdict, et qu’il faut éviter de fournir à Kadhafi la tribune internationale que représenterait son éventuel procès.

Depuis quelques jours d’ailleurs, des commandos des forces spéciales américaines et françaises participaient ensemble à cette chasse au Kadhafi. À Paris, au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), à la Direction du renseignement militaire (DRM) et au service action de la DGSE, plusieurs officiers évaluaient à une cinquantaine de membres du COS (Commandement des opérations spéciales) les militaires présents à Syrte.

Leur mission : porter assistance aux unités du CNT qui investissaient la ville, quartier par quartier, et, selon le jargon maison utilisé par un officier du CPCO, « ´´traiter´´ le guide libyen et les membres de sa famille ». Une formule codée en cours à la DGSE : « livrer le colis à Renard », et agir en sorte que Kadhafi n’échappe pas à ses poursuivants (une unité du CNT baptisé « Renard ?».

Hypocrisie internationale.

À l’Élysée, on savait depuis la mi-octobre que Kadhafi et l’un de ses fils s’étaient réfugié à Syrte, avec gardes corps et mercenaires. Et Sarko avait chargé le général Benoit Puga, son chef d’état-major particulier, de superviser la chasse à l’ancien dictateur. Ce qu’il a fait en relation avec la « Cuve », le bunker souterrain où des officiers du CPCO sont en contact permanent avec tous les militaires engagés à l’étranger et les services barbouzards. À la DGSE comme à la DRM on ne se gêne pas d’ailleurs pour évoquer l’ «élimination physique »du chef libyen, à la différence des formules bien plus convenables employées par l’Élysée, s’il faut en croire un conseiller du Président.

« La peine de mort n’était pas prévue dans les résolutions de l’ONU qui ont permis à l’OTAN d’intervenir, ironise un diplomate français. Mais il ne faut pas jouer les hypocrites. À plusieurs reprises, des avions français et britanniques avaient déjà tenté de liquider Kadhafi en bombardant certains de ses repaires, à Tripoli ou en détruisant notamment un de ses bureaux. » Et le même de signaler que, lors d’un procès devant la Cours pénale internationale, « ce nouvel ami de l’Occident aurait pu rappeler ses excellentes relations avec la CIA ou les services français, l’aide qu’il apportait aux amis africains de la France, et les contrats qu’il offrait aux uns et aux autres. Voire plus grave, sait-on jamais ? ».

Le 20 octobre à 8h 30 du matin, l’objectif allait être atteint. Trois avions de l’OTAN s’approchent de Syrte. Rien à voir avec une mission de reconnaissance effectuée par hasard : une colonne de 75 véhicules fuit la ville à vive allure. Un drone américain Predator tire des roquettes. Un mirage F1CR français de reconnaissance suit un Mirage 200-D qui large deux bombesGBU-12 de 225 kilos guidées au laser. Bilan : 21 véhicules détruit et Kadhafi seulement blessé.

Soupirs de satisfaction.

Des forces spéciales françaises sont alors présentes sur les lieux. L’histoire ne dit pas à quelle distance de ce qui va survenir, et que raconte avec abondance de détails un officier des services militaires de renseignements : « Il est capturé vivant par des combattants surexcités. La foule scande ῞Allah Akbarˮà pleine poumons, le menace de ses armes et se met à le tabasser pendant que d’autres combattants qui peinent à prendre le dessus, crient de le maintenir en vie ».

On connait la suite, quelques images de ce lynchage suivi d’une exécution par balles sont apparues sur les écrans de télévision et dans la presse écrite. Mais la disparition de Kadhafi n’est pas la fin de l’histoire car, en croire une analyse barbouzarde, « la Libye est entrée dans un no man’s land politique, une zone de turbulences imprévisibles. » Voilà qui devrait inquiéter ceux qui, dans plusieurs capitales occidentales et arabes, ont poussé des soupirs de satisfaction que Kadhafi ne serait jamais la vedette d’un procès international.

Claude Angeli.

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Garnier Jean-Pierre 30/10/2011 06:44



Il est arrivé à Kadhafi ce qui est arrivé, selon d'autres modalitsés mais selon la même logique et en fonction des mêmes intérêts, ce qui est arrivé à Milosevic, à Sadam Hussein et à Ben Laden :
tout dirigeant qui s'oppose activement aux desseiens impérialistes ne doit pas mourir dans son lit. Préalablement diabolisé par des médias alignés, il sera de facto condamné à mort sans autre
forme de procès et liquidé d'une manière ou d'une autre. De façon plus générale, une nouvelle figure a fait son apparition depuis le triomphe du capitalisme sur « l'empire du mal » : le «
combattant ennemi illégal », incarnation individielle de mal absolu,  auquel le droit commun, fût-il celui de la guerre, ne saurait s'appliquer. D'où la légitimation officielle de la torture
— souvent « délocalisée » —, des prisons secrères, des exécutions de prisonniers, des assasinats « ciblés ». Un pas de plus vers la barbarie, faute davancées vers le socialisme.



GQ 27/10/2011 08:50



une réaction africaine sur LGS


26 octobre 2011


 


La destruction de la Libye et
le meurtre de Mouammar Kadhafi - vus d’Afrique (I Just Said That !?)





P. Ngigi Njoroge


 


 


Je suis terriblement bouleversé par ce qui se passe de nos jours, et j'avoue qu'il m'est difficile d'être impartial. Il y a pourtant un certain nombre de faits que nous devons garder en mémoire
si nous voulons rester assez sains d'esprit pour trouver le moyen de nous protéger des criminelles agressions européennes et américaines. Les voici : Mouammar Kadhafi venait d'une tribu arabe
libyenne. Il appartenait à une culture complètement différente de celle des Américains et des Européens. par conséquent il n'était pas —et n'a jamais prétendu être— le champion des soit disantes
valeurs occidentales de "démocratie" et de "liberté". Cela ne l'a cependant pas empêché de faire du bien à son peuple et à d'autres peuples de l'Afrique. Quand il a pris le pouvoir, il y a 42
ans, par un coup d'état PACIFIQUE —notez bien cela : il n'a pas eu besoin de verser le sang de son propre peuple pour renverser le gouvernement du roi Idriss (un gouvernement léthargique qui
laissait les Libyens vivre dans la misère et le (...) Lire la suite
»


 


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Jonathan 27/10/2011 07:18



Il faut se souvenir que l'intervention française en Libye a connu une accélération notable au mois de mars quand Kadhafi a déclaré avoir financé la campagne électorale de N. Sarkozy en 2007 et en
avoir la preuve. Etait-ce du bluff ? La résolution de l'affaire des infirmières bulgare à l'été 2007 et sa réception en décembre de la même année laissent entrevoir que Sarkozy avait de bonnes
relations avec lui et qu'il lui devait quelque chose...



GQ 26/10/2011 22:48



A Khadafi il faut ajouter les 20 000 tués de la guerre humanitaire (bilan du CNT qui ne saurait être minimisé) entreprise pour faire cesser une repression qui aurait fait environ 250 morts
de part et d'autres selon Amnesty International.


j'entend déjà les futurs "comment on en est arrivé là" et on nous servira des analyses psychologiques de Sarkozy comme on le fait de Hitler dans "Apocalypse".


L'indifférence des médias n'est pas pour étonner. Je conseille à chacun de relire les numéros du "monde" en avril 1994, au moment du génocide rwandais.