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Réveil Communiste

Jean Jacques Karman : Sur l’histoire communiste d’Auberviliers

17 Février 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Front historique

sur lepcf.fr

A l’occasion du 36ème congrès à Aubervilliers

L’identité communiste d’Aubervilliers

Pour la première fois, un congrès du PCF se tient à Aubervilliers. Étant le Conseiller général communiste de se secteur d’Aubervilliers, je souhaite vous présenter cette ville bien particulière, dans l’histoire communiste.

• Dès avant 1920, elle est marquée par le communisme par le biais du premier responsable du comité national pour l’adhésion à la 3ème Internationale, Fernand Loriot, alors instituteur à Aubervilliers.

• En 1920, la totalité des adhérents du Parti socialiste SFIO d’Aubervilliers adhèrent à la 3ème Internationale communiste et créent dans cette ville, la Section Française de l’internationale Communiste.

• La municipalité socialiste devient du même coup municipalité communiste, dès le 31 décembre 1920.

• En 1923, le Maire rejoint le Parti socialiste, mais la majorité des conseillers municipaux restent communistes. De ce fait, la municipalité est dissoute et de nouvelles élections sont organisées. C’est la première élection municipale, en France depuis 1920, Paul Vaillant Couturier est chargé par la direction du PCF de suivre son déroulement. Les communistes ont toutes les chances de gagner, mais les socialistes décident de faire alliance avec Pierre Laval, le futur premier collaborateur de France. Laval sera élu maire jusqu’en 1944.

• En 1922, le comité central du PCF se réunit à Aubervilliers. Et refuse, à la majorité, d’adopter les thèses du « front unique » préconisé par l’Internationale communiste.

• En 1924, aux élections législatives, où le PCF choisit de présenter ses candidats par ordre alphabétique, un ouvrier d’Aubervilliers est élu député, il se nomme Adam.

• Dès 1935, Charles Tillon, à Aubervilliers depuis 1930, est élu Conseiller général PCF de ce canton. Puis, en 1936, député d’Aubervilliers. Il sera pendant la guerre le commandant en chef des FTP et député maire à la Libération jusqu’en 1952, où il sera victime d’un véritable procès interne au PCF.

• En 1936, le premier secrétaire de section du PCF à s’engager dans les Brigades internationales est celui d’Aubervilliers. Il se nomme Gaston Carré. Il sera ensuite responsable de l’Organisation Spéciale (futur FTP) et fusillé par les nazis. Dans les fusillés de Chateaubriand, 3 étaient d’Aubervilliers.

• Pendant la guerre la totalité de la direction de la section communiste d’Aubervilliers est décimée par les nazis, avec l’aide de Pierre Laval. Des obsèques nationales officielles seront organisées au cimetière d’Aubervilliers. Deux maires communistes vont, depuis, fortement marquer cette ville : l’ancien résistant et déporté communiste André Karman, pendant 28 ans et l’ancien ministre communiste Jack Ralite, pendant 19 ans.

• En 1958, Aubervilliers élit un des 10 députés communistes, Waldeck Rochet, le futur secrétaire général du PCF.

• En mai 1968, Aubervilliers compte 74 entreprises en grève avec occupation (et drapeau rouge).

• Muguette Jacquaint, seule ouvrière OS de l’Assemblée nationale, a été députée d’Aubervilliers de 1981 à 2006.

• Patrick Le Hyaric, directeur de l’Huma, communiste d’Aubervilliers, arrive en tête sur la ville aux Européennes.

• La désindustrialisation touche notre ville comme l’ensemble de la Région parisienne. Aujourd’hui, cette ville a 77.000 habitants. Elle comprend 2 cantons, tous deux tenus par des communistes (Pascal Beaudet et moi-même), à chaque fois, il y a le maintien du candidat socialiste au deuxième tour.

• 29% de la population active est ouvrière, 35% des immigrés, 5.400 chômeurs, 50% des familles vivent avec moins de 700 euros par mois. Près de 6.000 demandeurs de logements.

• En 2008, aux dernière municipales, la liste conduite par le Maire communiste Pascal Beaudet est arrivée en tête au premier tour, mais, par le refus de désistement de la liste socialiste, une alliance entre eux et la Droite est opérée sur une base anticommuniste, avec le slogan suivant : « 60 ans de communisme, ça suffit » !

Voilà rapidement résumés quelques faits qui caractérisent cette ville « tendre et rude ».

Les conditions d’une victoire aux prochaines élections municipales grandissent de jour en jour. Une liste de large alliance, conduite par le PCF, à l’exception du Parti socialiste est en train de se constituer. De son côté, le Parti socialiste rencontre déjà le Modem dans la perspective d’un maintien, de nouveau, au deuxième tour.

Jean Jacques Karman, conseiller général du canton ouest depuis 30 ans, député suppléant de 1986 à 2001, maire adjoint jusqu’en 2008, membre du Conseil National.

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