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Réveil Communiste

Intervention au CN du PCF du 7 janvier 2011 : s'appuyer sur la colère populaire pour contrer la crise du capitalisme

14 Janvier 2011 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #CN du PCF

 

 

Avant propos


J’ai fait partie des 20 camarades inscrits qui n’ont pas pu s’exprimer pour réagir à l’ensemble du projet d’adresse aux communistes. Alors qu’il avait été convenu que chaque inscrit avait 4 minutes maximum pour s’exprimer, beaucoup de camarades, sans pour autant être rappelés à l’ordre par les animateurs, ont pu s’exprimer durant 6, 7 ou 8 minutes. Je ne parle pas des camarades qui étaient à la tribune qui eux ont largement mordu sur le temps de parole des inscrits qui n’ont pas pu passer pour manque de temps.


J’ai cependant pu intervenir succinctement avec mes amendements du texte en reprenant les arguments qui faisaient partie de mon intervention initiale.


J’ai fait partie des 34 camarades qui ont voté contre le texte. Certains ont voté contre par principe. En effet, le jour même, porter à la connaissance des membres du CN  ce projet d’adresse de 8 pages pour amendements, pour être remis  dès le lendemain à la conférence des secrétaires de sections, n’est ni démocratique ni très sérieux.


Le texte a été voté avec 80 voix pour, 34 contre et 3 abstentions.


Intervention initiale


A propos du projet d’adresse aux communistes, je constate que rassembler la gauche est l’enjeu principal du parti communiste. Je n’ai rien contre rassembler à gauche, dans les luttes, et débattre ensemble, à condition que le PCF reste visible dans ses propositions et que celles-ci s’appuient sur la colère et les revendications populaires.


Ce projet d’adresse aux communistes m’apparait en deçà des exigences et ambitions que notre Parti devrait porter dans un contexte de crise du capitalisme. Il y a plusieurs points dans le texte que je  voudrais souligner et il y a des amendements que je souhaite proposer :


Si comme il est préconisé, le mot d’ordre doit être partout, en toutes circonstances : « debout et solidaires contre la crise », il me semble très insuffisant et incomplet. Je propose de dire plutôt : « Debout et solidaires pour contrer la crise du capitalisme »


Je constate l’abandon de la nationalisation/socialisation des banques qui peut être effectivement en contradiction avec un autre point exprimé plus loin dans le texte, qui prône la création monétaire de la BCE. Je pense que l’on ne peut pas nationaliser et socialiser les banques si l’on prétend réformer la BCE même avec les meilleures intentions du monde.  Et si ce n’est pas contradictoire alors pourquoi ne pas insister pour que la nationalisation/socialisation des banques soit un de nos objectifs surtout dans le contexte de crise que traverse notre société ? J’attends, sur ce sujet, une réponse de mes camarades de la commission économie.


Nous sommes contre la personnalisation des hommes politiques mais dans ce texte le nom de Sarkozy revient de nombreuses fois alors que « droite » ne figure pas. « Battre Sarkozy » ce n’est pas  comme battre un tapis ! Il s’agit bien de battre la droite. Et le MEDEF.  Je propose d’ajouter « battre la droite  et le Medef» à la place de « Battre Sarkozy  et sa majorité».


Une camarade s’inquiète que notre Parti ne se saisisse pas de la question sur la sécurité. Elle a raison de poser la question. Il ne faut pas laisser ce sujet à la droite et à Marine Le Pen (qui monte dans les sondages en surfant sur les sujets sensibles qui intéressent de nombreux abstentionnistes). J’informe donc cette camarade que depuis deux mois, un collectif « Sécurité », auquel je participe, s’est mis en place. 


NB : Aucun de mes amendements n’a été retenu par le président de séance (Bob Injey) mais je suis remontée au créneau (en bon petit soldat)  et un d'entre eux a été (en partie seulement) retenu : « battre la droite » sans pour autant ajouter « et le MEDEF ». Aucun des autres n’a été retenu ni n’est passé, bien que j'aie interpelé les camarades notamment les plus intéressés par la question.


J’ai heureusement entendu au CN « nationaliser les banques » par la bouche d’un camarade, ainsi qu’à la conférence des secrétaires de section samedi, où le MEDEF a été cité comme ennemi principal à battre avec la droite. Mais quelle piètre consolation au vu des positions que devraient à mon sens tenir notre parti et qui plus est, dans un tel contexte !

 

Intervention de Pasquale Noizet (Paris)

 

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Michel Gourmel 11/01/2011 18:50



Suite et fin du message précédent


Ce rappel me paraît essentiel si on ne veut pas recommencer les erreurs du passé dans les mois qui viennent et alors que l’on prépare la présidentielles dans des conditions actuellement très
problématiques avec une désignation de notre candidat en juin 2011 si j’ai bien compris. Avec une direction tronquée, qui ne fait pas beaucoup confiance aux communistes, et un « programme
partagé » que nous devrions porter à bout de bras alors qu’on ne l’a pas discuté, qu’il nous a été imposé sans concertation. Sans oublier qu’il risque d’être abandonné contre le programme du
PS au second tour, programme que les élus PS n’appliqueront pas, comme à leur habitude, Ségolène qui n’a pas compris toutes les subtilités de ces magouilles, l’a avoué publiquement mais les
autres présidentiables PS n’en pensent pas moins.


 



Michel Gourmel 11/01/2011 18:44



Ne pas recommencer les erreurs du 35ème congrès.


----- Effectivement, Pasquale a raison sur la date d’élection, j’aurais dû m’en rappeler. Mais j’ai été induit en erreur par le site officiel du PCF !


----- En effet, très subtilement, on peut lire :


« 35ème Congrès du PCF - Le Conseil national élu »


« Mis en ligne : 8 juillet 2010 »


« Pour : 80,72% - Nuls : 19,28% »


Source et suite : http://www.pcf.fr/spip.php?article4941


Sur un autre document on lit : « 35ème congrès du PCF 18,19 et 20 juin 2010 »


Source et suite : http://www.pcf.fr/spip.php?article4887


----- Toute la subtilité est là, la direction, n’a pas voulu faire apparaître que les statuts n’avaient pas été respectés (c’est un euphémisme) et a eu recours à cette supercherie. Elle fait
croire sur son site officiel que nos camarades ont été élus au 35ème congrès et je suis tombé dans le panneau ! On ne peut
même plus faire confiance aux camarades dirigeants sur leur site, c’est grave !


 


Cette affaire des 209 élus me pousse à rappeler les conditions anormales du dernier congrès. Il me semble indispensable d’y revenir pour plusieurs raisons :


* On reporte le prochain congrès de l’automne 2011 à l’automne 2012, alors que 44 % des élus au CN n’ont pas siégé dans un Conseil National capital où 38 % des élus soutiennent la
direction ! 17 % de contre et 1 % d’abstention si on retient 209 élus. Ne serait-il pas temps d’élire un nouveau CN ?


* La désignation du candidat du PCF risque d’être aussi problématique que le 35ème congrès.


* Il ne faut pas que cela se reproduise pour l’élection Présidentielle, la direction risque à nouveau de fixer des règles au fur et à mesure de ses besoins sans tenir compte
des communistes,


* Les décisions essentielles se sont trouvées entérinées par la force : sans être discutées, sans mandat, et on a fait plancher les militants sur des
sujets bidons !


 


1) C’est le 10/06/10 que nous avions appris par le journal « Les échos » :


Jean-Luc Mélenchon et Marie-George Buffet partenaires du Front de Gauche se sont mis d'accord mercredi 9 juin 2010, pour « lancer un programme partagé » pour la présidentielle
de 2012


Source et suite : http://www.lesechos.fr/info/france/020595251413-melenchon-et-buffet-pour-un-programme-partage-.htm


Il n’avait donc pas été discuté par les conférences de sections et les congrès départementaux, et les délégués n’étaient pas mandaté pour en discuter, mais ayant été signé avant le congrès, cela
a permis à la direction de faire croire ensuite que c’était une décision des communistes !


Ce « programme partagé » devrait sans doute être l’axe principal des présidentielles, il faudrait donc que l’on porte ce programme dont on n’a pas discuté ! La direction a eu peur
d’en parler avant aux communistes, à cause de son contenu, seuls quelques communistes sont engagés, pas nous ! Çà commence mal !


 


2) Bien que le 35ème congrès du PCF devait avoir lieu quelques jours plus tard, les 18,19 et 20 juin 2010, « les échos » nous prévenaient : "le « programme
partagé » qui sera au coeur de la Fête de L'Humanité en septembre, a déclaré Marie-Georges Buffet". La direction n’avait pas prévu d’en discuter avec les délégués au congrès, c’était
trop important.


 


3) Au congrès, on ne savait pas les sujets sur lesquels les 2 textes - soumis au congrès - étaient sensés parler, vu que c'était noyé dans tout un fatras ... et donc on ne savait pas qu'il n'y
avait pas opposition entre eux ? !


Évidemment, il avait fallu attendre les congrès départementaux pour connaître les règles des congrès de sections déjà passés, donc fichus ! ! !


 


4) De plus le vocabulaire utilisé était inconnu : « gauche solidaire ». C'est du Martine Aubry nous a appris le M'PEP dans une déclaration du 5 juin 2010, connue beaucoup plus tard
- car elle n’a pas été reprise par la presse - donc après les conférences de sections et les congrès départementaux. Il fallait donc avoir sa carte au PS ou peut-être au M’PEP pour pouvoir voter en connaissance de cause au 35ème congrès du
PCF ! ! !


Nous on connaissait la « vraie gauche » et la « fausse gauche », clair net et précis. Mais Marie-George ne voulait pas en entendre parler et parlait de voter à gauche comme
panacée universelle, la confusion qu'elle entretenait faisant le jeu du PS dans toutes les élections.


La direction parle maintenant de « gauche solidaire », mais on n'a pas de dictionnaire. Merci pour la démocratie et la transparence ! ! ! Quand on sait à quoi servent les
nouvelles appellations au PS : donner des intitulés qui fassent « gauche » pour tromper les électeurs, pour donner l’illusion d’idées de gauche alors que ce sont des idées de
droite déguisées, les communistes peuvent s’inquiéter de cette notion de « gauche solidaire » … solidaire des PS européens et de l’ultra-libéralisme sans doute ?


 


5) Ah ! Et je ne parle pas de l'élection triomphale de Pierre Laurent, pour laquelle on a réunit le 35ème congrès pour entendre la messe, mais on ne nous a pas demandé notre
avis ! ! ! Voir le problème des 209 élus … du 34ème congrès.


 


Ce rappel me paraît essenti



pasquale 11/01/2011 11:29



Il est effectivement inquiétant de constater la démobilisztion des membres du conseil national (élus depuis deux ans et non 6 mois). C'est en partie dûe au fonctionnement peu démocratique du CN.
En effet ses membres sont convoqués le plus souvent en semaine (milieu de semaine, vendredi même si c'est déjà arrivé de bloquer un weekend de temps en temps. L'autre cause de démobilisation,
c'est le procédé méprisant vis à vis des membres du CN. Le temps de parole n'est pas respecté, tous les inscrits n'ont plus le temps de passer, le CN n'est plus le lieu de réflexion poitique et
de décision. C'est l'exécutif qui dit ce qu'il faut faire et qui décide. Pour faire voter le CN là où "c'est bien obligé" c'est quand il est certain qu'on aura tout fait pour qu'ils ne puissent
pas tous être présents pour les raisons évoquées plus haut.



Michel Gourmel 10/01/2011 10:44



J'ai trouvé la réponse à ma question de tout à l'heure :


Total élus en juin 2010 au CN du PCF :


209 si on en croit le site officiel du PCF


----- http://www.pcf.fr/spip.php?article4941


Le texte a été voté avec 80 voix pour, 34 contre et 3 abstentions. Soit en tout 117
votants


Manquent 92 camarades communistes élus ? ? ? ! ! ! près de
la moitié du CN et seulement 6 mois après leur élection ?



Michel Gourmel 10/01/2011 10:13



Je me permets de reprendre une interrogation de mon camarade Bernard Lamirand sur son blog http://ber60.over-blog.com/article-pcf-au-moment-des-choix-64593399.html


* La déclaration du conseil national votée par 80 voix pour et 34 contre et 3 abstentions.


Et que deviennent les autres élus(es) au conseil national ?


* Combien y-a-t-il d’élus au CN ?