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Réveil Communiste

Il était une fois en Yougoslavie : sortie du film "Cinema Komunisto"

18 Septembre 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Initatives et rendez-vous

 

du 15 septembre 2013 au 26 septembre 2013

 

 Lu sur le blog de Jean Lévy 

Sortie nationale du film le 18 septembre, et des rendez-vous à ne pas manquer :

 

Jeudi19 septembre : Projection débat en partenariat avec le Courrier des Balkans

- à l’Espace Saint-Michel,

en présence de la réalistrice Mila Turajlić, avec Laurent Geslin.


Jeudi 26 septembre : Projection débat en partenariat avec le Courrier des Balkans 

- à l’Espace Saint-Michel,

en présence de Mila Turajlić, avec Jean-Arnault Déren

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G

Le film est intéressant à plus d'un titre, sans pour autant qu'il faille forcément adhérer aux différents discours qu'il véhicule. Il repésente la nostalgie nationale-patriotique de l'État
yougoslave qui est diffuse partout dans cet espace, et l'insatisfaction par rapport aux nouveaux États croupions qui l'ont remplacé. En ce sens il est normal que ce soit le "Figaro" qui en fasse
la promo (le journaliste qui mène le débat vient du FIG mag). La réalisatrice a affirmé au public que cette nostalgie n'était pas celle du socialisme mais d'une nation serbocroate perdue, et a
laissé voir sans la revendiquer explicitement une grande sympathie pour Tito, culte de la personnalité compris (le fil conducteur du film est le projectionniste de Tito qui est béat devant le
grand leader et ciment de la nation, qui s'avère avoir été un cinéphage vorace. Les contradictions parfois un peu ridicules du personnage sont exhibées avec une tendresse discutable.


Une camarade présente lui a demandé, si la nostalgie en question n'était pas le socialisme, c'était donc la nostalhie de quoi, et elle a répondu par une anecdote expliquant que dans un taxi à
Mexico, le chauffeur ignore totalement l'existence de la Serbie, mais réagit élogieusement au rappel de la yougoslavie, et de Tito. ce qui est dire à la fois la qualité du film et ses limites.
Mais tout de même, produire aujourd' hui un film à la gloire de Tito avec de l'argent de la "culture", il faut le faire !


Cela dit le film contient une révolte et une indignation réelle, et avec Tito et ses caprices de despote éclairé, c'est aussi le "monde perdu" du socialisme qui est évoqué. Le film a servi de
support à de nombreux débat dans toute la zone yougoslave, et à la surprise de la réalisatrice, au lieu de porte sur le vrai ou le fau deu cinéma de propagande qui sert de matériaux à ce
documentaire, toutes les discussions ont tourné à la lamentation collective autour du monde perdu.


L'un dans l'autre il reste que la rupture de 1948 avec le Kominform et l'URSS fut une faute, et la personnalité immodeste de Tito joue son rôle conjoncturel. Staline ne devait pas beaucoup
apprécier sa tendance croissante à se pavaner dans la jet-set. Et on sort de là en se disant que cette dictature communiste-là, qui cherchait à faire monter les enchères entre "les deux blocs",
n'était pas légitime, alors que les démocraties populaires tentaient vraiment de monter un nouveau mode de production. En RDA ou en Roumanie, les sacrifices demandés à la liberté individuelle y
avaient un sens, ou au moins un but.
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G

La destruction de la Yougoslavie pour la conformer à l'ordre européen pharisaïque, raciste et consumériste montre bien qu'il n'y a jamais eu d'alternative au "socialisme réel", quelque part entre
capitalisme et socialisme avec les avantages des deux à la fois. puisque la yougoslavie autogestionaire de tito prétendait être cela, et malgré tout son discours pluraliste l'Occident l'a
détruite.
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