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Réveil Communiste

Elections cantonales, quelques réflexions à livrer aux débats

24 Mars 2011 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Élections

Bernard trannoy (PCF Arcachon) nous envoie son texte :

Elections cantonales, quelques réflexions à livrer aux débats

Bernard Trannoy

PCF Bassin d’Arcachon

Analyse du vote FN et de l’abstention.

Deux type d’analyses sont possibles qui débouchent sur deux positions politiques différentes et de faites provoquent l’apparition de comportements différents voir opposés entre militants et électeurs communistes, mais pas seulement, cela va bien au-delà.

Première lecture possible :

Le développement de l’abstention et du vote FN est la conséquence de la politique de casse sociale menée par Sarkosy et l’UMP – Lecture confortable car elle nous absout de nos propres responsabilités et carences. C’EST LA FAUTE DE L’AUTRE. Cela déclenche, et c’est compréhensible, le bon vieux réflexe républicain

Deuxième lecture possible :

Cette abstention et le vote FN n’est que le reflet de l’état d’abandon dans lequel la GAUCHE dans son ensemble, à laissé le monde du travail. Et cela y compris de la part de la direction du PCF qui va jusqu’à confier la direction des opérations à un populiste. Et là un champ de réflexion devrait s’ouvrir, ce qui, confort supplémentaire n’est pas nécessaire dans la première lecture.

En un mot c’est : Que n’avons-nous pas fait ? Et là, le réflexe ci-dessus indiqué, n’est plus du tout évident. De quel projet ou visée sommes-nous porteur ? Voulons-nous porter des coups au capitalisme ? Et pourtant dans la crise que nous traversons 70% des français considèrent que le capitalisme est responsable ?? (Ou est la cohérence ???) Et en face des politiques qui NE VEULENT PAS REPONDRE A CETTE ATTENTE, y compris à gauche. Et là de toute évidence, nous rencontrons des fortes réticences dans ce cas à voter pour les candidats du PS.

Ces deux lectures sont bien éminemment respectables et doivent être respectées.

Conséquence de cette deuxième lecture :

La préoccupation fondamentale qui traverse nos concitoyens n’est donc pas dans la cuisine électorale, la combine (nauséabonde) des états-majors plus soucieux des fauteuils que des préoccupations citoyennes. En fait, le front de gauche est à cent lieus de leurs préoccupations, de leurs attentes. (Sinon ils auraient votés en masse Front de Gauche, ce qui est loin d’être le cas). Ce qu’ils voudraient entendre, c’est, comment sortir des précarités galopantes dans laquelle s’enfonce chaque jour toujours plus de nos concitoyens ? Quelles garanties d’accès ont-ils pour le droit au travail, le droit au logement, le droit à l’énergie, le droit à l’eau, le droit au déplacement, le droit à l’éducation, le droit à la santé (des gens meurent aujourd’hui, en France, parce que l’accès à la santé n’est plus fonction de la carte vitale, mais bien plutôt de la carte Visa (Gold si possible). La GAUCHE prend-t-elle en charge ces attentes ?

La réponse malheureusement, aujourd’hui, est de toute évidence. NON

Nos « camarades » du PS veulent-ils répondre à ces attentes ? Pour aujourd’hui c’est, il nous faut bien en prendre acte, visiblement, NON.

Faute de volonté d’affronter la nomenklatura du CAC 40 et de l’économie « CASINO », nos « camarades » vont se retrouver en capacité, non seulement de ne pas faire mieux que SARKO. Mais peut-être sous la contrainte de faire pire. (Loin des procès d’intention, il suffit d’examiner les politiques menées sous la férule du FMI de Strauss-Kahn par les PS Espagnol, grecque, portugais.

Mais d’ici 2012 le PS peut encore réfléchir, infléchir ??. Sinon il est, de fait, condamné à taper sur la tête de ceux qui commettraient la maladresse de voter pour lui.

L’enjeu c’est, quelle société voulons-nous ? Qu’est-ce que le vivre ensemble ?

En fait, peut-être sommes-nous à un tournant dans l’histoire, saurons-nous négocier intelligemment le virage ?

La mondialisation parlons-en. N’est en fait que le marché unique de la force de travail. Dans ce marché les salariés sont mis en concurrence LES UNS CONTRE LES AUTRES. Et à ce jeu ils finissent toujours par porter les armes les uns contre les autres. A la concurrence libre et non faussée, faisons le choix de l’entre-aide et des coopérations.

Troisième remarque :

Faire de la politique autrement : La trouille des appareils.

Certes, faire en sorte que les décisions soient prises au plus près, avec ceux, avec qui les choses se construisent n’est pas de tout repos. Oui, mais dans ce cas, les nomenklaturas n’acceptent pas que les décisions leurs échappent. Les foudres s’abattent alors sur vous. Mais bon peu importe.

Je comprends tout à fait la position de Lionel Cholon (Canton de Cadillac, Gironde), même si je ne partage pas tout à fait la démarche, mais peu importe. Il a, de faite, l’obligation morale de porter la décision collective. (Décision de se maintenir au deuxième tour, face au candidat PS !!) C’est une question éthique de première importance. C’est être fidèle à la parole donnée, cela mérite respect, et c’est si rare. Mais l’éthique était-elle encore une valeur si partagée que cela ?? - Nous avons là la démonstration du carcan que constitue le Front de Gauche qui de fait, ferme plutôt qu’il ouvre.

Quand à ce qui se passe sur le canton d’Audenge, nous avons là, grandeur nature, les conséquences de la guerre des chefs en Gironde. Les lieutenants de Rousset emmenés par Deluga contre les soldats de Madrelle. Devons-nous trancher ce débat ??????

En fait nous sommes placés en permanence par le PS et/ou l’UMP devant un chantage stérilisant pour la démocratie. C’est moi ou MARTINE. Discours réducteur s’il en fut, véritable entorse à la démocratie. Cela pour gouverner en ne faisant qu’à un appel continuel à la trouille.

Nous n’avons d’autres choix, pour nous, que de rétablir les fondements de l’acte démocratique. Surtout s’abstenir d’une démarche du « JE VOTE CONTRE », c’est totalement stérile. Mais bien de voter POUR des engagements prenant en compte vos, nos attentes individuelles et collectives. Et pour cela, nous devons veiller à ce que les engagements pris soient tenus. Les élus devant rester en permanence sous le contrôle des citoyens.

Cela passe largement par la nécessite pour le monde du travail de s’organiser, de penser collectivement au travers l’échange, du faire ensemble, et d’agir d’une manière collective, dans l’écoute de l’autre. Le « j’ai besoin de personne est pour ceux d’en bas mortifère » si ceux d’en bas oubli qu’ils appartiennent a une classe sociale. Ceux d’en haut, eux ne l’on jamais, mais jamais perdu de vue. Ceux là, pensent et agissent ensemble.

Nous devons prendre acte (principe de réalité) que dans ces situations, la pluralité est la règle que porte les citoyens.

Le temps est révolu où peut donner à l’emporte-pièce, des consignes comme autant d’obligation à faire ?

Alors pourquoi donner des « Consignes » qui de toute façon ne seront pas respectées. Et dire aux autres ce que l’on ne fera peut-être pas nous même ?? N’a-t-on pas un devoir de vérité ?

« Ceux qui pensent arrêter leur regard sur l’horizon et se bornent à regarder ce qu’on voit, ceux qui revendiquent le pragmatisme et de faire seulement avec ce qu’on a, n’ont aucune chance de changer le monde... L’utopie, c’est ce qu’il y a au delà de l’horizon »

Henri Lefebvre

« L’universel, c’est le local moins les murs. On n’accède pas à l’universel en détruisant le local, en délocalisant, c’est en abattant les murs qui séparent les cultures locales ».

« Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin des devoirs qu’ils dédaignent d’accomplir autour d’eux. Tel philosophe se flatte d’aimer les Tartares pour se dispenser d’aimer ses voisins »



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