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Réveil Communiste

Disparition de Raymond AUBRAC : L'Honneur et la fierté de la France

11 Avril 2012 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Front historique

 

Madame, Monsieur,

Veuillez trouver, ci-dessous, ma déclaration de presse suite à la disparition de Raymond Aubrac.

Cordialement

André GERIN

 



 

DÉCLARATION   DE   PRESSE

Nous pleurons ce héros de la Résistance, ce grand serviteur de la France libre et républicaine qu’il est resté jusqu’à son dernier souffle.

Tout au long de sa vie, Raymond Aubrac fut compagnon de route du Parti communiste français. Son nom restera à jamais indissociable de celui de Lucie.

Après que Raymond Aubrac se soit échappé de prison en 1940, avec Lucie il s’installe à Lyon. Puis il organise le mouvement de libération Sud.

Raymond, Lucie et le groupe franc armé et au péril de leur vie, ils participent à la libération de personnalités de la Résistance à l’hôpital de l’Antiquaille, opération qui se solde par une franche réussite.

Le 20 juin 1943, Raymond rencontre Jean Moulin à la maison du Goujon. Arrêtés tous deux le lendemain, ils seront interrogés par Klaus Barbie au siège de la Gestapo.

C’est encore Lucie qui réussi l’exploit de le faire libérer, avec l’aide du groupe franc de Libération lors d’un transfert du boulevard des Tchécoslovaques vers la prison de Montlluc.

Raymond Aubrac rejoint ensuite Londres et le Général de Gaulle.

En 1944, il sera nommé commissaire régional de la République pour la Provence.

Raymond Aubrac est une personne hors du commun. Il fait une rencontre inédite avec le Président Hô Chi Minh. Il crée un bureau d’études moderne dénommé : « le BERIM ». Il a également travaillé avec le gouvernement du Maroc auprès du secrétaire général des Nations-Unies à la FAO et devient un interlocuteur privilégié lors de la conférence de Paix à Paris qui mettra fin à la guerre du Vietnam en 1975. Après 1978, il va consacrer son activité à des travaux de coopération internationale dans le cadre de l’UNESCO.

J’ai eu l’immense privilège de le rencontrer, de discuter et d’échanger à plusieurs occasions avec lui.

Il m’a offert le livre de ses souvenirs en 1996 : « Quand la mémoire s’attarde » et notre dernière rencontre a eu lieu au Fort Montluc en juin 2010.

Avec son accord, sa discrétion et sa gentillesse, le 8 mai 2008 nous avons dénommé la médiathèque de Vénissieux : « Médiathèque Lucie Aubrac ».

Raymond Aubrac, c’est l’Honneur et la fierté de la France.

 

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