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Réveil Communiste

Des ouvriers du Bangladesh incendient une fabrique de textile qui exporte des marques occidentales

30 Novembre 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Syndicalisme en débat, #Asie

Sur le blog de Danielle Bleitrach :

by histoireetsociete

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Un énorme incendie a détruit ce vendredi une fabrique de vêtements au Bangladesh qui approvisionne les principales marques occidentales selon l'information des autorités.

Le feu a été provoqué par les travailleurs furieux devant les rumeurs de la mort d'un employé mort sous un tir policier.

Le textile, le secteur le plus important dans ce pays asiatique, se trouve en pleine révolution après les révoltes récentes ouvrières qui exigent des salaires dignes et des améliorations de leurs conditions de travail aux fabricants qui exportent en majorité des vêtements pour de grandes marques occidentales.

Une série d'accidents mortels, comme l'écroulement survenu en avril d'un édifice qui a tué plus de 1.100 personnes, ont été le détonateur des mobilisations de travailleurs et des travailleuses du secteur, qui brasse des milliers de millions de dollars par an mais dont la richesse reste concentrée dans très peu de poches.

Dans l'incendie de ce vendredi, qui a détruit un édifice de 10 étages dans Gazipur, à 40 kilomètres de la capitale, Dacca, il n'y a pas eu morts.

Un photographe de Reuters sur les lieux a raconté que les vêtements brûlés étaient répandus sur le sol avec noms des marques comme celles des chaînes étatsuniennes American Eagle Outfitters, Gap o Wal-Mart Stores et Zara. Il y avait également d'autres vêtements portant des marques comme Marks and Spencer, Sears Canada o Fast Retailing Uniqlo.

La fabrique était l'une des dix plus grandes du pays, selon Mohamad Atiqul Islam, président de l'association textile du Bangladesh.

Environ 18.000 employés travaillaient dans la fabrique, a indiqué Reuters son propriétaire, Mosharraf Hossain. Cependant, la majorité avait abandonné le complexe peu de temps avant qu'ait commençé le feu.

La dernière série d'incidents au Bangladesh a révélé l'exploitation au travail à laquelle les ouvriers sont soumis tant par des entreprises locales comme occidentales, ainsi que la complicité du Gouvernement du pays qui durant des décennies a permis la violation réitérée de droits.

LibreRed (traduit par Danielle Bleitrach pour histoire et société)

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L

La révolte de ces ouvriers peut nous paraître excessivement radicale, mais il faut comprendre que ces usines
« ultra-rentables »  sont potentiellement des mouroirs où plusieurs milliers de prolétaires ont laissé leurs vies ces dernières années, le
plus souvent dans des incendies « accidentels » engendrés par ces dures conditions de « rentabilité maximum »…


Ces incendies illustrent tragiquement les propos de Lénine sur la « putréfaction » que représente
la circulation mondialisée des capitaux. Aujourd’hui ceux-ci commencent à fuir la Chine, où le niveau de vie reste très bas, pour le Bengale, où il est encore plus bas… Il n’y a pas de
développement réel, seulement l’illusion: toute cette spéculation repose sur l’exportation vers les pays « riches », qui sont par le fait en voie de désindustrialisation et donc
d’appauvrissement… (Jadis nous produisions l’essentiel de nos propres vêtements.) Si la lutte des ouvriers bengalis aboutit un tant soit peu, demain ces capitaux émigreront vers d’autres
« paradis » de la rentabilité, et enfers pour tous les prolétaires, tous les damnés de la Terre… !


Au bilan final, s’il n’y a pas de guerre mondiale, il y a néanmoins destruction des forces productives, et
non développement. Il y a régression sociale, et non progrès !


Une tentative d’analyse de cette évolution de l’impérialisme, avec la place qu’y prend l’impérialisme
français, se trouve actuellement sur Tribune Marxiste-Léniniste :


http://tribunemlreypa.wordpress.com     


 


 


 


 


 


 


 


    


 


 


 


 


 


 


 
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