Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Réveil Communiste

Créer un nouveau PCF? pas si simple ! (un texte pour polémiquer)

11 Février 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Correspondance au PCF

Lu sur Commun Commune.

 

Le texte ci-dessous est très proche de ce que je pensais en adhérant au PCF en 2005. Mais rester au parti ou le quitter pour aller dans un groupuscule, si c'est simplement pour accomplir dans les deux cas un rituel formel et ne rien faire de concret, c'est du pareil au même. Critiquer les "râleurs" incorrigibles qui n'arrivent jamais à s'unir est juste, mais que dire des suivistes sincèrement communistes et qui acceptent sans broncher qu'on vide leur parti de sa substance? J'en suis revenu, d'opposer une direction "mutante" à une base pleine de vertu. Pour beaucoup leur bolchevisme pur et dur n'est qu'un passe-temps bien tranquille qui ne fait peur à personne. Nous avons les uns et les autres les directions que nous méritons. GQ


 

Réflexion d’un militant de base qui ne cherche rien d’autre que de voir ceux qui ont lutté ensemble contre l’ennemi commun : le capital, retrouver assez de bon sens pour en revenir à l’essentiel.


Quand j’entends certains parler de la création d’un nouveau parti communiste tout en étant disséminés dans diverses organisations également communistes, je me pose la question : est-on plus efficace dans une de ces organisations plus ou moins confidentielles, ou à l’intérieur du PCF pour faire bouger les choses ?


Le PCF existe avec ces imperfections, ses défauts et ses qualités et il n’est, en tout état de cause, que ce qu’en font les adhérents. A quoi servirait un nouveau parti quand il suffirait que ceux qui râlent dehors rejoignent les cellules pour les animer et les réorienter ? L’union fait la force, non ?


Trop de camarades à la base ne bougent pas et se contentent de suivre ce qui vient d’en haut. Ils sont pourtant, je peux en témoigner, profondément attachés à ce parti, son histoire, ses symboles, et ne veulent surtout pas le voir disparaître dans le Front de Gauche.


Rien n’est simple, le mouvement communiste est traversé par des courants dont les points de fracture sont divers et variés. De la référence au marxisme, au léninisme, à l’héritage, en passant par l’Europe, l’Euro, le Front de gauche, le Parti de la Gauche Européenne, etc …, autant de points, autant de désaccords, et pas seulement entre les adhérents ou non, mais aussi dans le parti (voir les 4 textes du congrès), ainsi que dans chacune des organisations crées par des ex-membres.


Et ce ne serait rien si ne venaient s’y greffer les ambitions personnelles de bon nombre de ceux qui sont à l’origine de la création de tel ou tel groupe dont on cherche souvent en vain ce qui les empêche de fusionner, s’il n’étaient guidés que par l’intérêt de la classe ouvrière …


Il me semble donc hautement illusoire d’espérer unir le peuple sur un objectif commun quand ceux qui se prétendent animés du même objectif : la création d’une société sans classes, c'est-à-dire le communisme, s’entredéchirent continuellement et sont incapables de s’entendre, pire de s’écouter. Encore moins de créer un nouveau parti quand aucune de ces organisations, qui avaient déjà pour ambition plus ou moins avouée de remplacer le parti actuel, n’a soulevé un enthousiasme suffisant pour entraîner une adhésion massive.

 

Serge des bois

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Xuan 15/02/2013 18:35


Il faut envisager l'avenir du point de vue de ce qui naît et se développe et non de ce qui est en train de dépérir.


Ce qui est en train de mourir c'est la conception révisionnisme du marxisme-léninisme, qui se transforme en social-démocratie ordinaire.


Tandis que la crise du capitalisme nous pousse à étudier les théoriciens du communisme et les principes fondamentaux qui ont triomphé dans le passé, pour les appliquer à notre société. 

sam 82 15/02/2013 18:06


on a essayé il y a bien longtemps de faire bouger les choses a l'intérieur du PCF , ou étiez vous ? en tout cas votre silence était lourd . mais c'est vrai que les choses ont bougé au dernier
congrès , et avec votre accompagnement , quelle efficacité ! c'est vrai aussi que le PCF n'est pas confidentiel , et il pèse politiquement , les travailleurs n'en n'ont pas conscience quelle
ingratitude ! je sais bien que vous avez rallumé les étoiles , essayez quand même de revenir sur terre ça vous éviteraient de raconter des conneries . l'union fait la force , oui en théorie ,
dans la pratique c'est moins sur , car pour qu'il y ait union encore faut-il qu'il y ait accord politique , et avec ( les râleurs du dehors ) que nous sommes c'est loin d'être le cas , nous
n'avons pas pour habitude de passer sous la table nous . mais je ne veut pas gâcher votre plaisir avec l'enthousiasme qu'a crée le congrès du PCF qui vient d'avoir lieu c'est sur le monde va
changer de base ,les adhésions vont être massives . allons avant de donner des leçons balayez devant votre porte , montrez nous ce dont vous êtes capables , le moins que l' on puisse dire c'est
qu'aujourd'hui vous êtes d'une impuissance politique certaine . le PCF n'existe plus , vous êtes maintenus en vie artificielle par le PS , et c'est état politique comateux leur va bien , et vous
les aidez bien . sam 82

Xuan 11/02/2013 23:36

La question que
vous posez me préoccupe aussi, alors que je ne suis pas membre de votre parti. Je ne crois pas être le seul.

J’ai participé à l’expérience du PCMLF qui a échoué, mais je demeure convaincu qu’il faut
créer un parti communiste authentique où nous essaierons d'appliquer le centralisme démocratique.


Nous avons les uns et les autres des convictions différentes sur quelques questions, mais
la plus grande part d’entre nous sont sincères et aspirent à la révolution prolétarienne et au socialisme. Considérons ce qui nous sépare et ce qui nous rassemble, et non uniquement un des deux
aspects. En définitive ce sont les faits qui trient le vrai du faux.


Le capitalisme engendre son contraire le socialisme. Le révisionnisme ou la dégénérescence
engendrent aussi leur contraire : le parti de la classe ouvrière. Pour reprendre les propos d’un de vos camarades : « Camarade on continue ce combat ensemble,un pied dedans
l'autre dehors telle est la bonne stratégie ».


Salutations fraternelles

Serge des bois 11/02/2013 17:12


"Nous avons tous les directions que nous méritons". Je partage totalement cette vision de GQ.


Si j'ai, après 12 ans de séparation, décidé de ré-adhérer, c'est que je suis convaincu de la nécessité de l'existence d'un parti révolutionnaire, et pour essayer (modestement) de faire prendre
conscience à mes camarades de l'urgence de reprendre en mains la destinée de notre parti. Fort de mon expérience personnelle (j'ai adhéré à 15 ans et demi il y a 49 ans), j'essaie de mettre en
lumière les pratiques qui nous conduisent aux dérives que nous avons connues.


Un exemple : peut-on se débarrasser d'une direction déviante avec les méthodes de travail qui sont les nôtres depuis la création du parti ? Ma réponse est NON.


L'héritage du léninisme, la conception du congrès et ses mécanismes sont de l'enfumage. Car, qui vote quoi ?


Dans le meilleurs des cas, la réunion de cellule permet la discussion entre camarades et propose des amendements. Puis on approuve ce texte modifié qui devient le texte de la cellule. Je ne sais
combien il y a de cellules en France, mais à ce premier niveau, ce sont déjà des dizaines de textes différents qui sont votés.  Ils sont considérés comme LE MEME TEXTE puisque partant du
document commun qui s'en trouve ratifié.


On passe au niveau de la section, où le même procédé aboutit à un nouveau texte, toujours considéré comme un texte unique.


Puis vient le tour de la conférence fédérale qui se prononce sur un texte qui peut n'avoir aucun rapport avec les textes votés au niveau inférieur, mais qu'importe, C'EST LE TEXTE DE TOUS LES
COMMUNISTES DU DEPARTEMENT. Là encore autant de fédérations, autant de textes !


Vient le moment crucial, le seul qui a de l'importance : la désignation de la délégation au congrès. C'est là, en vérité, que tout se joue. Et ce fut particulièrement criant pour ce congrès.


Il suffit, pour la direction sortante, d'avoir une majorité dans cette délégation pour verrouiller le tout. Tout ce qui s'est dit ou fait au niveau inférieur n'a aucune valeur, seulement ce qui
se décidera au congrès fera loi.


Mon explication n'est peut-être pas très claire. Je vais prendre un exemple simple : la répartition de la cotisation :


Supposons qu'à tous les niveaux, la modification des statuts n'ait été acceptée qu'avec une répartition de 4/4, il suffit d'assurer dans chaque délégation au congrès, une majorité favorable aux
3/3 (ce qui est facile vu les places réservées d'office et la confiance que font, par principe, beaucoup de camarades à leur direction), et le tour est joué ...  Il sortira du congrès la
ratification par l'ensemble des communiste du passage aux 3/3, même si au niveau des cellules, une majorité, voire la totalité de celles-ci s'était prononcée pour les 4/4. CQFD.


Et en prime, on se félicitera du grand débat démocratique qui a permis ce résultat.


Le compte rendu du congrès de notre camarade MC Burricand ne fait que me conforter dans cette analyse.


Fraternellement.    


 

Roquet 11/02/2013 16:35


Tout-à-fait d'accord avec cette idée qu'il serait illusoire de vouloir créer un nouveau parti communiste. Il ne peut y avoir de Parti communiste pour les Français et pour la France que celui qui
existe et qui est inscrit dans son histoire. Reste que pour être membre d'un parti, la moindre des choses est de se sentir en communion d'idées avec lui et engagé à militer pour ses orientations
politiques. Adhérent en 1946 et militant depuis pour ce qui m'avait fait adhérer, le combat pour la marche vers une société socialiste, je ne me sens pas le moins du monde en communion d'idées
avec les envolées lyriques et creuses du 36e congrès, je ne me vois pas dire autour de moi :" je suis membre du parti rallumeur d'étoiles, je suis membre du parti de Pierre Laurent", j'en serais
malade. Mais c'est personnel. Pas un instant je ne reprocherai à un membre actuel du PCF de tâcher de continuer à l'intérieur du PCF et à contre-courant ce combat pour une société socialiste. Et
je souhaite qu'un jour ses efforts, avec peut-être un éveil révolutionnaire dans la Jeunesse Commuhiste comme ce fut le cas naguère, fassent que le Parti communiste en redevienne vraiment un.
Roquet