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Réveil Communiste

Communistes moldaves : tentation opportuniste et nostalgie soviétique

9 Novembre 2014 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #l'Europe impérialiste et capitaliste, #Europe de l'Est

Sur le blog de Danielle Bleitrach :

 

Le Puzzle Moldave ou le socialisme vingt ans après

Le 30 novembre il y a des élections en Moldavie et il s’agit d’un choix crucial pour ce pays. Comment expliquer les enjeux alors qu’ils se découvrent à la manière d’un puzzle. Disons tout de suite pour que les choses apparemment soient claires que tous les candidats sont unis contre le candidat communiste, Voronine, un renard aux tempes argentées qui a deux fois déjà été président de la Moldavie et que les sondages donnent en tête de tous les candidats.
La petite Moldavie est depuis 1992 divisée en plusieurs zones hostiles et ce qui se joue aujourd’hui est aussi la nécessaire réunification ou la disparition. La Moldavie serait avalée par l’UE, c’est-à-dire par la Roumanie sa voisine qui est accusée de tous les maux. Résultat, le candidat communiste Voronine est le porteur des espoirs d’une Moldavie réunifiée et souveraine contre l’annexion par la Roumanie autant que ceux d’une population qui n’en peut plus de la mise en coupe réglée par les partis dits démocrates. Là dessus, les sanctions de l’Europe contre la Russie et la réponse russe ont eu les conséquences les plus défavorables sur l’avenir du pays.

Première pièce : Tiraspol et la Transnistrie

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Nous avons assisté en Transnistrie au meeting des communistes en célébration de la révolution d’octobre qui a eu lieu comme chacun sait un 7 novembre. Sur recommandation du secrétaire régional d’Odessa du parti communiste d’Ukraine nous avons été reçues par le secrétaire du parti de Tiraspol.

Décidément il y a vraiment une nouvelle génération de dirigeants communistes. Pas de langue de bois ; ils répondent directement aux questions, ils ont une stratégie et ils ne racontent pas d’histoires sur le rapport de forces réel. Avec la fascisation de l’Ukraine, la Transnistrie est encerclée ; totalement isolée, invivable. Les communistes de Transnistrie espèrent de tout cœur que les élections moldaves vont porter au pouvoir le candidat communiste.
Il vient d’y avoir le 2 novembre à Minsk une réunion de tous les partis communistes de l’ex-Union soviétique plus ceux de la Transnistrie, de l’Abkhazie et l’Ossetie ; et ce n’est pas un hasard vue la position du président Biélorusse : Alexandre Loukachenko qui affirme volontiers n’avoir pas renoncé à l’idéal socialiste et à l’URSS, tout en étant le meilleur allié de Poutine.

Il faudrait encore expliciter les relations entre ce dernier et les partis communistes de l’ex-Union soviétique, à commencer par celui de Russie, disons comme le secrétaire de Transnistrie que c’est moitié moitié, il est des points sur lequel le soutien est total comme les positions internationales et d’autres essentiellement les relations à l’oligarchie ou c’est nettement plus mitigé. Parce que si Poutine a fait des efforts pour tenir la bête sauvage des appétits oligarchiques, son parti, ses proches sont plus que suspects. Cette classe parasite est vendue à l’étranger et empêche l’industrialisation que les communistes appellent de leurs vœux. Poutine est un homme seul et c’est un danger, seuls les communistes peuvent le relayer dans ses aspects les plus positifs pour la Russie, pour la paix mondiale. C’est là le résumé de ce que pensent tous les partis communistes de l’ex-Union soviétique et qui nous a été exposé dans les mêmes termes par le KPU d’Ukraine et celui de Transnistrie. Mais incontestablement ce rôle historique leur donne de la force, un optimisme, ils savent où ils veulent aller et sans le moindre gauchisme, sans l’art de prendre leurs rêves pour des réalités. Leur électorat voire les militants de base, les Russes surtout ne partagent pas toujours leurs préventions concernant Poutine et ils le considèrent volontiers comme l’homme politique le plus juste et le plus compétent qui soit.

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les jeunes komsomols font des jeux de drapeaux…
Donc après les élections d’Ukraine, celle dans le Donbass, qui font craindre le pire pour l’avenir de l’Ukraine, il y a les élections moldaves. Les enjeux ont beaucoup de points communs. En Ukraine, l’intervention occidentale a réussi à créer les conditions de l’impossibilité de la survie de ce malheureux pays malgré les efforts du secrétaire du parti communiste d’Ukraine Simonenko pour maintenir l’unité, ce dernier est vraiment un héros patriote dans une Ukraine déchirée et tous les partis communistes le soutiennent non seulement pour son pays et son parti mais avec beaucoup d’amitié. Le secrétaire de Transnistrie nous a répété de dire chez nous qu’il fallait intervenir en Europe pour que le KPU ne soit pas interdit, pour soutenir Simonenko.
Comment éviter à la Moldavie le sort de l’Ukraine ?
Les partis communistes de l’ex-Union soviétique ont tiré la leçon de l’Ukraine et ils veulent que la Moldavie soit un tout autre cas de figure. Vorodine, le candidat communiste est donc la pièce centrale du jeu. Mais en Moldavie rien n’est simple. Si l’Ukraine a été baptisée l’éternelle fiancée tant elle a de prétendants, la Moldavie est la femme mariée qui prétend financer ses secondes noces avec l’Europe en réclamant de l’argent à son premier mari la Russie. Ça a été plus ou moins la stratégie de Voronine quand il a été au pouvoir et il espère bien le reconquérir.

Résultat, le parti communiste de Moldavie a vu surgir pour ces élections sur ses flancs trois autres listes, dont l’une qui a exactement le sigle du parti communiste et qui est visiblement lancée par le pouvoir actuel, « l’alliance » de la social démocratie à la droite, pour éroder le vote en espérant qu’au moins O,5% s’égareront sur ce clone. Mais il y a deux autres candidats plus sérieux, un parti socialiste issu des rangs du parti communiste qui accuse Voronine de ne pas avoir de programme et surtout de ne pas être assez proche des Russes, de jouer le double jeu avec l’Europe. Son matériel de propagande est une ode à Poutine et à la Russie. Un autre candidat indépendant est également en lice pour récolter les voix des pro-russes, un homme d’affaires, jeune dynamique qui se présente sous le sigle de « patria », un candidat anti-corruption et qui organise des concerts gratuits avec les artistes les plus célèbres et les plus chers de Russie, comme Sofia Rotaru. Bizarrement dans la tente des militants du parti socialiste, il y avait une affiche du dit candidat.

Un poste du candidat socialiste dans lequel il y a la photo de l’autre candidat pro-russe.

IMG_20141106_155138Bien évidemment on se dit que les deux sont financés par le même, mais Qui ? S’agit-il du pouvoir actuel Moldave qui tente de diviser les voix anti-européennes ? pro-russes ? S’agit-il de Poutine lui-même ? Voire de ce vieux renard de Voronine qui ratisse large et conserve ainsi sa liberté pour jouer l’équilibre entre l’Europe et la Russie. A Minsk, il a affirmé et son matériel de campagne le redit qu’il va proposer un référendum aux Moldaves s’il est élu. Et ce pour éviter le drame ukrainien en donnant la parole aux citoyens : il proposera au plan international de poursuivre le contrat d’association avec l’Europe mais en modifiant certains termes qui interdisent le choix qui sera le sien, participer à l’Union douanière avec la Biélorussie et la Russie comme au projet d’espace euroasiatique. Référendum également qui devrait permettre la réunification de la Moldavie en se mettant autour de la table avec la Gagaouzie et la Transnistrie pour aboutir à une situation fédérale irréversible quel que soit le régime politique.
Le parti communiste de Transnistrie qui n’a pas le pouvoir dans cette République a néanmoins une forte influence surtout depuis l’élection d’un nouveau président qui a remplacé Smirnov lequel s’il cultivait les symboles de l’ex-URSS en fait privatisait, créait une oligarchie locale et empêchait ce type de projet de réunification dans l’autonomie et l’alliance avec la Russie. Le secrétaire nous dit qu’il y a un bon espoir de changement avec la venue des communistes au pouvoir en Moldavie. Comme nous nous interrogeons sur le score de Voronine, il nous répond qu’ils sont trois et il cite le nouveau parti socialiste et même l’homme d’affaires qui offre des concerts.
D’où l’interrogation qui est la notre ? Qui finance ces concurrents du parti communiste et est-ce que Voronine a voulu couvrir tout l’espace ou est-ce Poutine qui en a assez des jeux d’équilibristes dudit Voronine. Ce qui est sûr c’est que face à la crise que traverse la Moldavie, les privatisations, les pillages des gens au pouvoir, l’ère Voronine bénéficie d’un préjugé favorable outre le fait qu’on l’estime désintéressé, son seul vice étant le goût du pouvoir et son réel patriotisme moldave.
Deuxième pièce au puzzle : les ex-pays socialistes
L’espace post-soviétique comprend non seulement les ex-pays soviétiques avec leurs partis communistes qui tentent une coordination assez réussie et qui s’appuient mutuellement, mais il y a pour comprendre la Moldavie, un autre espace à considérer celui des ex-pays socialistes européens. Les discussions que nous avons pu avoir avec des ressortissants de ces pays nous ont confrontées à un mécontentement franc et massif à l’égard de l’Union Européenne, même la Pologne qui peut paraître la plus attachée au nouvel ordre des choses se moque totalement de l’Europe et a choisi une alliance directe avec les Etats-Unis et l’OTAN. Un parti de droite en Moldavie la suit avec l’innocence moldave et affiche clairement qu’il est pour l’adhésion non seulement à l’Europe à laquelle plus personne ne croit mais à l’OTAN. Il s’agit du parti libéral du maire de Chisinau dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas le vent en poupe.IMG_20141108_115017 (2)
Plus intéressant encore il y a les sondages qui dans tous ces pays témoignent du fait que l’immense majorité de la population de ces pays regrette le socialisme et ne voit pas l’intérêt de l’UE. Plus significative encore la vague de grèves et de mouvements sociaux qui ont eu lieu en 2013 dans tous ces pays y compris en Roumanie comme dans l’ex-Yougoslavie. Il est d’ailleurs reproché à l’Europe occidentale et aux communistes français d’avoir ignoré ces grèves, de mépriser les populations d’Europe de l’Est.  Pourtant l’affaire ukrainienne a consacré une division dans les opinions avec dans certains pays l’adhésion à la Russie et dans d’autres la peur de la voir revenir.

Parmi ces ex-pays socialistes, la Roumanie a toujours joué cavalier seul et ses appétits nationaux préoccupent la  Moldavie, on l’accuse déjà d’avoir été à l’origine de la guerre civile avec la Transnistrie en 1992. Le général Lebed qui à l’époque était intervenu au nom de la Russie pour séparer le belligérants avait déclaré : « Vous arrêtez ou le matin je déjeune à Tiraspol, le midi je mange à Chisinau et le soir je dîne à Bucarest ! »
Les dirigeants actuels de la Moldavie sont ainsi accusés d’avoir un passeport roumain et moldave, d’avoir supprimé les programmes d’histoire concernant la Moldavie au profit de l’histoire roumaine. Et ici aussi la référence à la seconde guerre mondiale s’impose puisque les Roumains étaient les alliés de l’Allemagne nazie et qu’ils ont fait régner la terreur depuis la Moldavie jusqu’à Odessa, en se montrant aussi cruels et plus que les SS.
Il faudrait également pour être complet considérer la manière dont l’échec du socialisme, celui de l’Europe a engendré dans cet ancien espace des ex-pays socialistes une double tentation fascisante qui ne paraît pas à l’œuvre en Moldavie, simplement on peut y constater un enthousiasme pour Marine Le Pen qui peut nous paraître assez déplaisant à nous Français. Il n’y a pas de fascistes locaux, les Moldaves récupèrent la nôtre. Certes la télévision moldave leur a expliqué que c’était une fasciste mais qui peut croire pareille télévision qui ne cesse de mentir ; Marine Le Pen dit des choses tout à fait raisonnables, c’est un nouveau De Gaulle. Et les Moldaves qui n’ont aucune propension au fascisme et s’apprêtent à voter massivement communiste espèrent que Marine Le Pen va venir au pouvoir en France et que l’Europe va évoluer dans son sens, anti-américain pour une alliance avec la Russie, pour la mise au pas de tous ces oligarques corrompus.

Troisième pièce : la Gagaouzie
Mais c’est en Gagaouzie que tout cela nous est apparu le plus clairement.
D’abord nous y avons constaté cette terreur de l’annexion par la Roumanie autant que l’amour de la Russie dont les Gagaouzes disent que l’enfant le tête au sein de sa mère. Il n’a d’équivalent que chez les Bulgares et pour des raisons historiques assez proches. Les Gagouzes sont un peuple turco-mongol venu de l’AltaÏ, mais qui a atterri en Bulgarie et qui à l’inverse des autres peuples tatars n’a pas adopté l’islam mais la religion orthodoxe des Bulgares. Ils sont très croyants. Quand nous sommes arrivées ils célébraient avec la même ferveur le 7 novembre la Révolution d’Octobre, et le 8 la fête du retour de la transhumance à l’église pleine à craquer. Le secrétaire du parti à qui nous demandions si les communistes étaient croyants nous a répondu sans la moindre hésitation : « Tous à commencer par la direction ». Et il nous a vanté la position du patriarche Cyrille qui a supplié que la guerre fratricide s’arrête dans le Donbass. Quand il nous a expliqué la position de Voronine, le candidat communiste qui n’est pas contre l’Europe et veut garder de bonnes relations avec l’UE, il s’est référé à Poutine qui souhaite lui aussi conserver l’alliance avec l’Europe. Mais où le syncrétisme Gagaouze atteint un maximum c’est dans leurs relations désormais privilégiées avec la Turquie qui les aide beaucoup et ouvre des écoles où les garçons et les filles sont séparés et où on apprend le turc et l’anglais. Jusque là c’étaient des écoles privées mais la prochaine sera directement financée par le gouvernement turc. Bref si le communiste Gagaouze se méfie de la Roumanie, s’il rêve d’une Moldavie réunifiée avec ses frères de Transnistrie, il ne paraît pas voir malice dans le jeu de la Turquie. Et son seul amour c’est la Russie non seulement à cause de l’Union soviétique qui les a libérés des Roumains et des nazis, mais à cause de Catherine II qui a accueilli sur ces terres de Novorossia les malheureux bulgares et gagaouzes chassés par la misère et l’occupation turque. Elle les a aussi exemptés du service militaire, qui à l’époque était de 25 ans après tirage au sort. Autre raison de reconnaissance pour ce peuple de paysans. La dispense a d’ailleurs été renouvelée par Staline quand il a s’agi de lutter contre les nazis, cette fois sous le prétexte qu’il fallait préserver les petits peuples minoritaires. Peut-être Catherine II et Staline avaient-ils découvert que ces délicieux Gagaouzes étaient tout sauf des guerriers? Mais le fait est que leurs descendants parlent de ces dispenses renouvelées avec beaucoup d’émotion et entourent de beaucoup de vénération les tanks et autres vestiges de la 4e armée qui les a libérés.
Lors d’un récent référendum, les Gagouzes se sont prononcés pour le refus de l’UE et l’adhésion à l’Union douanière avec la Russie à 98%; le parti communiste y est de loin très majoritaire, ils s’appellent eux-mêmes la ceinture rouge de la Moldavie. Mais ce choix ne les empêche de pratiquer l’amitié avec tous, les communistes gagaouzes ont choisi le parti de la gauche européenne à cause des Grecs de Siryza et ils ont même adhéré à un groupement antinazi de die Linke présidé par le couple Karsfeld.

Il est clair que leur électorat est en train de se radicaliser et ce à cause de l’Ukraine voisine autant que des sanctions de Moscou en réponse aux sanctions européennes. La pauvre Moldavie qui n’appartient même pas à l’UE, mais a un contrat d’association ne peut plus vendre sa production à la Russie ce qui est une véritable catastrophe pour la paysannerie Gagaouze.
Sur la grande place où les militants distribuent leurs journaux, un dirigeant du parti un tantinet pompeux nous explique :  » Comme l’a dit Vorodine, nous ne sommes pas contre l’Europe et les valeurs européennes mais… » Il n’a pas le temps de terminer, un passant furieux lui jette :  » Tu n’es pas contre l’Europe, va demander aux Bulgares ce qu’ils en pensent de l’Europe  » , le reponsable lui crie « tu n’as pas entendu le MAIS », l’homme refuse la discussion et il râle… une femme nous dira avec la même énergie que Poutine est le dirigeant le meilleur et le plus juste du monde et elle ajoutera qu’en Gagaouzie tout le monde fait de la politique y compris une femme ordinaire comme elle parce qu’ils en ont marre d’être pris pour des imbéciles.

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des militants du parti communiste en Gagaouzie…


Notre militant communiste est accablé par la colère de son électorat et il craint que le parti socialiste n’en récolte les fruits alors que ses fondateurs issus du parti communiste ont en fait pratiqué une politique de collaboration avec la droite vendue non seulement à l’Europe et à l’OTAN, mais à l’annexion à la Roumanie.
Le matin Marianne partie se promener dans les rues a rencontré un car aux couleurs du parti démocrate, celui qui propose l’adhésion à l’OTAN. Des députés et des ministres s’y déplacent, la Gagouzie est pour eux une terre de mission difficile. L’animateur, un jeune homme et le chauffeur étaient là tandis que les autres occupants prenaient le petit déjeuner. Marianne engage la conversation, le jeune homme explique qu’ils ne disent pas ici qu’ils sont pour l’Europe parce qu’autrement personne ne voterait pour eux. La Gagaouzie vote à 90 ¨% communiste selon lui, ce qui est un peu excessif. Le chauffeur lui aussi est contre l’Europe ; totalement. Le jeune homme explique qu’ils vont recevoir de l’argent de l’Europe « pas de l’argent que l’on rembourse, non un cadeau, l’Europe l’a promis si la droite passe. » Sous l’assaut conjugué de Marianne et du chauffeur, il se résigne et déclare  » De toutes façon nous les petits nous ne sommes rien ce sont les gros qui décident ».

Ce qui est sûr c’est que jusqu’à présent nous n’avons pratiquement pas rencontré de gens qui soient pour l’Europe et en Gagaouzie moins qu’ailleurs… Simplement tout le monde à commencer par Voronine, le candidat du parti communiste qui devrait recevoir le plus grand nombre de suffrages se débattent dans un entrelacs invraisemblable de contraintes qu’ils tentent d’utiliser, une sorte d’art martial auquel sont contraints les habitants des petits pays consistant à utiliser la force de l’autre pour minimiser les dégâts.
Rendez-vous le 30 novembre.


Danielle et Marianne

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