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Réveil Communiste

Comment les grands médias bidonnent : le sondage sur la déchéance de nationalité

16 Août 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ce que dit la presse

 

Note de GQ:

l'analyse de Jean prouve de manière circonstanciée la pratique du bidonnage au plus haut niveau dans les métiers de la com. Ici, on peut le voir tout de suite, parce que la faction de la bourgeoisie qui soutient les provocation sarkosiste est minoritaire, la plupart des "décideurs" influents ayant l'air de préférer plutôt par les temps qui courrent une solution socialiste à la Papandréou. Sur le fond, l'équipe sarkosiste essaye de nouveau de tendre à la gauche le pioège des provocation de tonalité vichystes. Les belles âmes vont s'époumoner (même Rocard s'y met), et les militants qui leurs emboîtent le pas vont ainsi passer pour des défenseurs des délinquants. Il ne faut pas tomber dedans (alors que la quasi totalité des mesures sécuritaires proposées sont des impasses juridiques qui ne seront jamais appliquées).

 

Porte-parole de Nicolas Sarkozy, Le Figaro a voulu abuser les Français

par Jean LEVY, récupéré sur son blog

 

Le Figaro, du 6 août, a publié, en première page, un sondage Ifop, selon lequel 70% des personnes interrogées se disaient en faveur de la déchéance de nationalité pour les personnes d'origine étrangère, coupables d'atteinte à la vie d'une personne dépositaire de l'autorité publique.

 Le Figaro est le Journal officiel, sinon de la République, du moins du régime. Cette annonce, présentée comme une information de première importance, avait pour objet de faire croire, non seulement aux lecteurs mais également aux Français, que cette politique ultra sécuritaire était adoubée par la grande majorité de ceux-ci.

 On assistait là, selon le quotidien, à un retournement de situation quant à la popularité de Nicolas Sarkozy, abonné aux basses eaux depuis des mois.

 Il s’agissait donc d’un véritable évènement politique.

 Patatras ! Selon un sondage CSA, publié vendredi 13 août, on y apprend que 51% des Français sont «plutôt défavorables» au retrait de nationalité comme sanction (63% des sympathisants de gauche, 28% des sympathisants de droite).

 Et que 69% des sondés jugent cette politique sécuritaire inefficace. (27% pensant le contraire) Même les sympathisants de droite dénoncent son inefficacité, à hauteur de 53% contre 72% pour les sympathisants de gauche.

 Dans le détail, les Français dans leur ensemble estiment qu'elle s'est montrée plutôt inefficace pour lutter contre les atteintes aux biens (58%), les atteintes aux personnes (69%), la délinquance financière (72%) et surtout les violences urbaines (78%).

 Sur la question de la déchéance de la nationalité, évoquée par le chef de l'Etat pour les Français d'origine étrangère, coupables de certains crimes et délits, les sondés sont partagés.

 Ainsi, 46% se déclarent favorables à la mesure "car l'acquisition de la nationalité doit être remise en cause en cas d'acte grave" alors que 51% y sont plutôt défavorables "car tous les Français doivent être égaux devant la loi quelle que soit leur origine".Pour les trois-quarts des personnes interrogées, "les Français d'origine étrangère sont des Français à part entière".

 Interrogés sur les causes de l'augmentation de la délinquance, 73% l'attribuent aux inégalités sociales (dont 68% de sympathisants de droite).

 Enfin, les deux-tiers des personnes sondées par CSA (66%) estiment que les Français qui s'exilent pour ne pas payer d'impôts en France ne méritent pas la nationalité française.

Ajoutons que le sondage ifop du Figaro, effectué à partir d’internet, a été qualifié de « bidon » par les autres instituts.

Il ne visait qu’à influencer la population, en diffusant l’idée que, grâce à sa politique, ouvertement calquée sur celle du Front national, Nicolas Sarkozy récupérerait, comme en 2007, les électeurs de ce mouvement.

Le sondage de CSA prouve le contraire.

Même Alain Juppé « s'interroge sur la politique sécuritaire du gouvernement », jugeant que «notre pays n’est pas à feu et à sang». ..

Selon lui, «durcir la loi» (…) «est peut être nécessaire», «à condition que la loi nouvelle ne soit pas de pure circonstance ».

 Frédéric Lefebvre serait-il le dernier à croire Le Figaro ?

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