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Réveil Communiste

"Cher camarades du PCF..." Un appel du Pôle de Renaissance Communiste en France

15 Juin 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

 

Pour information, tel quel sur le blog de Jean Lévy

 

 

A l'occasion du 90ème anniversaire du congrès de Tours,

 

pour faire face à la guerre de classe de Sarko-MEDEF et de l'UE du capital

contre le peuple de France,


IL FAUT FAIRE RENAITRE
 UN VRAI PARTI COMMUNISTE EN FRANCE

 

Chers camarades communistes du PCF,

 

Regroupés dans le Pôle de Renaissance Communiste en France, nous sommes des militants communistes dont certains ont milité pendant des décennies au PCF en lui donnant le meilleur d'eux-mêmes et parfois, en risquant leur vie pour l'idéal communiste dans la Résistance armée ou à l'époque des guerres coloniales. C'est pourquoi nous avons décidé de nous adresser à vous, nos camarades, car le plus important n'est pas l'appartenance ou pas à une organisation, mais le combat anticapitaliste que nous devrions mener ensemble face à un ennemi de classe de plus en plus fascisant.

 

Le congrès bâclé, auquel vous êtes convié, dans des conditions peu démocratiques, a suscité l'indifférence de la majorité des adhérents du PCF.

Et pour cause: il s'agit seulement d'avaliser une orientation réformiste qui mène tout droit à la dissolution du PCF, déjà totalement dénaturé par la "mutation", dans un "front de gauche" indéfini: or celui-ci ne peut être qu'un marche-pied pour le PS tant il promeut la même illusion que la social-démocratie: celle d'une impossible réorientation progressiste de l'U.E. du capital et de sa maudite monnaie unique, qui détruisent notre pays, son industrie et sa classe ouvrière, ses acquis sociaux, ses services publics et son secteur public industriel (EDF…), sa souveraineté, son organisation territoriale, sa laïcité, sa culture et jusqu'à sa langue, peu à peu liquidée par le grand patronat au profit du tout-anglais patronal.

 

Or la politique proposée par la direction "mutante" du PCF ne peut qu'aggraver ce que vous vivez: le délitement du parti, la pression permanente qu'exercent sur lui les éléments sociaux-démocrates les plus déterminés à coup de scissions à répétition: les "huistes", à genoux devant le PS, et les "refondateurs" de Braouézec, Martelli, etc. C'est normal: quand la direction du Parti s'abandonne au réformisme, renie l'apport de Marx et de Lénine, fait régulièrement allégeance au PS, accepte la criminalisation du socialisme passé et de Cuba au lieu de défendre, fût-ce de manière critique, le bilan du Mouvement communiste international, quand elle refuse de partir du socialisme et de la révolution, comment n'ouvrirait-elle pas la voie aux réformistes les plus liquidateurs… auxquels l'Humanité donne largement la parole alors que les communistes dits "orthodoxes" y sont censurés et caricaturés depuis vingt ans.


Pourtant, notre classe ouvrière en colère, notre jeunesse révoltée, notre paysannerie assassinée, nos agents des services publics désossés ont besoin plus que jamais d'un vrai parti communiste menant le combat de classe indépendamment du PS, dénonçant frontalement l'odieuse "construction" européenne du capital, défendant l'indépendance de la France, proposant une stratégie de rupture révolutionnaire rassemblant autour de la classe travailleuse l'ensemble des forces populaires contre le grand capital et son UE.


Car une autre voie que la soumission au PS ou au Front de gauche est possible, comme le propose le PRCF:

 - -reconstruire un vrai parti de classe tourné vers la classe ouvrière et le travail dans les entreprises et les quartiers populaires, au lieu de laisser les "bobos" faire main basse sur le parti;

 - -aider les syndicalistes de classe à construire le "tous ensemble en même temps", au lieu de laisser Thibault dévoyer la CGT en suivant pas à pas Chérèque et la Confédération Européenne des Syndicats inféodés à Maastricht et complaisante envers SArko-MEDEF;

 - -regrouper toutes les forces républicaines et progressistes sur la base des fondamentaux du Conseil National de la Résistance, progrès social, souveraineté nationale, rôle central du monde du travail, nationalisations démocratiques, démocratie, laïcité;

 - -sortir de l'UE du capital au lieu de cultiver le MENSONGE de l' "Europe sociale" qui farde de rose le Troisième Reich européen du grand capital, cette prison des peuples qui broie nos acquis;

 - -cesser de légitimer Sarkozy et sa clique fascisante: non un "président" qui démolit la République, les acquis de 1789 et de 1945, n'est pas légitime.

 

Qu'attend la direction du PCF pour accepter la proposition que nous faisons à tous les partis de gauche, non pas d'attendre 2012, quand il n'y aura plus un acquis à défendre, mais d'organiser une "MANIF DES MANIFS" pour permettre de synthétiser les multiples résistances, de commencer à sortir du "chacun dans son coin et successivement" pour créer du "tous ensemble et en même temps"?

 

Ces propositions n'ont rien d' "archaïque" et de sectaire. L'archaïsme c'est de répéter sans cesse la vieille stratégie d'union derrière le PS, le sectarisme c'est de s'entêter à défendre l'Europe sociale derrière Francis Wurtz, qui en est désormais à citer favorablement l'ultra-réactionnaire Robert Schuman! La modernité c'est, comme en Grèce où existe un vrai parti communiste marxiste et léniniste, de mener la RESISTANCE POPULAIRE sans souci de rester dans le sillage du PS de DSK. La modernité, ce n'est pas de rester dans les traités supranationaux du capital qui fondent l'UE de A à Z, c'est d'en sortir pour de nouveaux traités internationaux progressistes tous azimuts.

 

Ainsi ont procédé à l'appel de Cuba les pays latino-américains de l'ALBA qui n'ont pas cherché à "réorienter à gauche" l'union néolibérale américaine imposée par Washington, qui en sont SORTIS et qui ont créé l'Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA).

 

C'est pourquoi, cher camarade, nous faisons confiance à ton sens critique et à ton esprit de parti, celui qui consiste à servir le peuple et non un appareil sans idées et sans flamme, et nous t'invitons à rompre les anathèmes, à participer au dialogue marxiste que nous te proposons et à construire l'unité d'action de tous les communistes qui veulent mener le combat de classe.

 

Car au Congrès de Tours, les militants qui décidèrent à l'appel de Cachin d'adhérer à l'Internationale communiste de Lénine et de Clara Zetkin n'ont pas décidé de "remettre le parti socialiste sur les rails de la lutte des classes" mais de se séparer des réformistes et de s'unir aux communistes organisés hors de la SFIO pour donner à la classe ouvrière française un vrai parti de classe.


La poursuite de la voie réformiste conduit à la mort du PCF et à la dissolution de la République française dans l'Europe supranationale anticommuniste du grand capital.

 

A chacun d'avoir le courage de s'y opposer.

Le PRCF

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Jihad WACHILL 17/06/2010 15:40



Certes Gilles, mais la référence des communistes de France en la matière reste, très logiquement, la référence nationales du Congrès de Tours, c'est-à-dire une scission majoritaire. Et
je pense que ça marque profondément les esprits, et explique lointainement les ""réflexes légitimistes" au sein du PCF. Du moins en partie.


En l'occurrence, la stratégie du PRCF devrait être, d'un point de vue purement logique et vu son positionnement, non pas de se référer envers et contre tout au Congrès de Tours, mais plutôt
d'essayer de faire avancer l'idée qu'un Livourne est possible en France, c'est-à-dire qu'une scission communiste minoritaire peut prendre le dessus sur l'organisation "réformiste" dont elle
est issue au départ.


Mais même là, pas évident à argumenter: d'abord 1920 consituait un contexte bien différent qu'aujourd'hui; ensuite, l'avantage sur le PSI en Italie se fait aussi par l'absorption d'éléments
réformistes, ce qui entraîne sur du long terme la social-démocratisation du PCI et par effet de balancier sa décommunisation.



gilles questiaux 17/06/2010 12:59



E, Italie, la naissance du PCi au congrès de Livourne en 1921 fut le résultat d'une scission minoritaire. peut importe le chemin ...


(une seule règle générale :le trotskysme n'a jamais aboutit)



Jihad WACHILL 17/06/2010 05:02



Des choses justes sur le fond, mais des raccourcis historiques plus que gênants pour essayer de corroborer au forceps la thèse "il n'y a plus rien à espérer à essayer de redresser le
PCF". Faut-il rappeler aux camarades du PCF que les conditions dans lesquelles la SFIO devient SFIC (parce que c'est ainsi que ça se passe officiellement) n'ont pas grand chose à voir avec les
conditions actuelles?


Faut-il leur rappeler, eux qui mesurent chaque jour la dificulté de l'entreprise, la difficulté de reconstruire une activité communiste en "redémarrant de zéro"? Une difficulté que n'ont pas eu
les camarades de la SFIC puisque, majoritaires au Congrès de Tours, il ont récupéré l'essentiel des moyens de l'organisation (pour dilapider ensuite, dans les premières années qui ont suivi le
Congrès de Tours, les "points" marqués à cette occasion, permettant aux scissionnistes "SFIO maintenue" de rétablir la situation en leur faveur?).


Dans une certaine mesure (comparaison n'est pas raison), si: les fondateurs de la SFIC (devenue PCF) avaient, au départ, principalement à l'esprit de remettre la SFIO "sur les rails de la lutte
des classes". Et non de construire une nouvelle organisation, ce qui explique d'ailleurs que nombre d'entr-eux aient pu se sentir floués par des évolutions ultérieures... D'ailleurs, ce ne sont
pas eux qui se sont séparés des "réformistes" mais les réformistes d'eux, en refusant d'assumer le tournant voulu par la majorité des congressistes à Tours et ses conséquences.


La comparaison historique apparaît donc même contreproductive pour les camarades du PRCF: pour appuyer leur thèse, il leur faudrait au contraire argumenter sur la nécessité d'une rupture avec la
mythologie du "Congrès de Tours", qui laisse dans l'esprit de nombre de camarades l'impression que seule une "scission majoritaire" a une chance de perdurer.



JMP 16/06/2010 18:59



Si je comprends et approuve tout le descriptif de ce texte, j'ai un gros problème : je ne comprends pas cet appel du PRCF.


C'est un appel à quoi ?


 



MARAT EL MOKRANI 15/06/2010 17:06



Oui la situation de grave crise du capitalisme demande un rassemblement de tous les communistes qui n'ont pas renoncé ,nos camarades portuguais grecs japonnais pour s'en tenir aux pays dévelppés
montrent ce que peuvent faire des Partis combatifs.J'ai une pensée émue pour les camarades des ex pays socialistes qui malgré la défaite se battent courageusement . Ne baissons pas les bras, nous
devons aller vers le Peuple et ecouter ce qu'il nous dit par ses abstentions massives ,en tant que communistes Français nous devons reinserer le parti dans le mouvement communiste international
renaissant et lui redonner l'autorité qui etait la sienne!