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Réveil Communiste

Biller d'humeur d'Aimé Couquet (PCF Béziers) : Y a t'il un communiste, 2, place du Colonel Fabien ?

6 Mars 2011 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Élections


Depuis plusieurs mois, j'ouvre les journaux, j'écoute la radio, je regarde la télé et je ne vois plus, je n'entends plus la voix du Parti Communiste Français. Je sais que les médias aux mains de la classe dominante ne favorisent jamais les idées et les actes révolutionnaires, mais à ce point ! N'y aurait-il pas d'autres raisons ? Par exemple : compte-rendu de réunions politiques, débats, sondages, on y retrouve Mélenchon, président du Parti de Gauche (appellation qui entretien la confusion avec le Font de Gauche), exit les représentants du PCF. Sont-ils devenus aphones ? Peu-être pas, mais certainement inaudibles avec cette confusion entretenue par les uns et les autres.

Cette situation m'a remis en mémoire l'article d'un lecteur de l'Humanité quotidienne qui se gaussait des candidats UMP aux prochaines élections cantonales qui cachaient le plus possible leur sigle dans leur propagande. N'est-ce pas la même chose qui est entrain de se produire dans le comportement des dirigeants nationaux de notre parti ? Je réponds : oui. Est-ce que ce comportement d'effacement des communistes va permettre de mieux rassembler ? Je réponds : non. Pendant les manifestations organisées contre la réforme des retraites concoctées par le patronat et Sarkozy, avec les camarades de ma section, nous avons réalisé 34 adhésions au PCF en s'adressant clairement aux manifestants. Pourquoi cela ne s'est-il pas fait dans toute la France ? Les travailleurs en lutte ne se sont pas trompés. L'histoire de notre pays et de notre parti démontre que les grands rassemblements populaires et politiques, 1936, 1945, 1968 ont eu lieu avec un PCF organisé, de masse, présent dans les entreprises et les quartiers, les villes et les villages, porteur de l'idée communiste.

Alors pourquoi se cacher, avons-nous a rougir de cette masse de communistes connus ou inconnus qui a permis et participé, armes à la main, à la libération de notre pays du joug fasciste, a aidé les peuples à se libérer du joug colonial, a été de tous les combats avec les travailleurs exploités et des manifestations pour la paix ? Non, ne reproduisons pas l'erreur des années 1970 où nous sommes allés chercher François Mitterrand pour nous cacher derrière lui avec les résultats que nous connaissons. Cette fois-ci, il s'appelle Mélenchon. Comment peut-on faire confiance à un social-démocrate pour porter l'idée communiste ? « Errare humanum est, perseverare diabolicum. »


Aimé COUQUET.

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Michel Portal 02/06/2011 11:23



Bonjour Aimé Couquet,



Pour moi le rassemblement nécessaire ne doit pas se limiter à la gauche mais englober le centre et la droite. Dans l'esprit de l'immédiat après-guerre.


J'ai corrigé "Sauver la chose publique" ci-après: 


- en le rattachant au gouvernement provisoire de De Gaulle au sortir de la Résistance.


- jugeant FN, UMP et PS comme démocratiquement nuisibles ou inutiles.


 


C'est l'envergure du Conseil National de la Résistance qu'il faut retrouver: un rassemblement non pas anti-parti, mais dépassant ces pratiques et plus précisément les limites gauche/droite
devenues caricaturales.



 Sauver la chose publique    (01 06 11)



   Bien qu'un peu "intello", la proposition part de la situation telle
qu'elle est dans le cadre de la Vième république, sur fond d'embrouillamini immoral gauche/droite. Puis, elle cherche à introduire un comportement surprenant, voire déstabilisant mais correct
au final. Un comportement ne dépendant pas de la loi, mais de décisions personnelles courageuses pour retrouver
l'intérêt général.


Ce pourrait-il que quelques tirages au sort bien placés (technique
utilisée aux balbutiements de la démocratie) ouvrent une brèche dans des élections présidentielles promises à un second tour démocratiquement pervers?



    L'expérience du 21 avril 2002 a montré que l'éparpillement des voix résultant des libres choix des
électeurs au premier tour pouvait entraîner la victoire d'un candidat en réalité minoritaire dans le pays.


 


Seuls les deux candidats arrivés en tête sont qualifiés. Ce duel arrange l'oligarchie
dominante mais il est très dangereux pour ce qui reste de démocratie. Nous serions bien inspirés de construire un plan
spécial pour court-circuiter la malignité en marche.



  Les personnes dont les qualités et l'indépendance mériteraient qu'elles soient
un jour présidentes sont nombreuses dans notre pays. Je ne veux pas établir de liste ici, mais des noms viennent spontanément dans nos têtes. Pourtant, même portée par une organisation
politique consistante, aucune n'a pour l'instant de chances de se qualifier pour le second tour en dehors du FN, du PS ou de l'UMP. Ces
personnalités seront à chaque occasion accusées ou accusables d'être des "diviseurs".


 


Comment échapper à un vote "utile" tordu? Rassembler
évidemment, 


mais comment?



  La tentative de rassemblement est à mener avec des cercles citoyens libres
dans chaque circonscription législative: ils peuvent peser pour un programme de transition significatif. Mais la démarche doit aussi être menée avec tout ou partie des vrais
candidats non inféodés aux FN, PS et UMP. J'appelle "vrai candidat non-inféodé" celle ou celui qui satisfait quand même aux conditions légales des 500
parrainages (1). 


Sur ces candidats peut-être 5, 4, 3 ou 2 n'ont pas un égo "indécrottable" et ont su
ou savent se ménager quelque liberté par rapport à la formation qui les soutient. Ils peuvent donner une visibilité médiatique au "plan spécial".


   Un ou plusieurs de ceux-ci, d'orientations très différentes, pourraient
faire savoir qu'ils sont volontaires pour construire, ensemble, entre eux, un programme commun minimum afin de
sauver la chose publique.  


   Un esprit de rassemblement pourrait alors
cristalliser, même avec des composants hétéroclites.  ... Un peu comme celui qui a eu lieu avec le général De
Gaulle en 1944-46 au sortir du conflit de 39-45 quand l'éventail politique a uni pour un temps: droite (2), catholiques du centre, radicaux, socialistes et communistes.



  Cet effort républicain pourrait permettre une présence réellement démocratique
au second tour. Unis par le fait que la loi électorale les place dans une sorte de "purgatoire", ces candidats annonceraient ensuite qu'un tirage au sort entre eux
déterminera laquelle ou lequel représentera seul(e) leur entente dès le premier tour. Ce serait la naissance
d'un rassemblement, non pas anti-partis mais avec une dimension claire d'impartialité.


 


  - Ceux des prétendants qui ne se plieraient pas à la "discipline" du tirage au
sort montreraient un égo malade, de facto éliminatoire. 


 - D'autre part, une impossibilité de souscrire à un
"programme commun minimum" signerait une dépendance excessive vis à vis de leur parti... ou le caractère trop sectaire de celui-ci au regard des valeurs communes de
liberté, d'égalité et de fraternit&eacut