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Réveil Communiste

Assises du communisme : Vrai succés,bon pour le moral (impressions de Paul Barbazange)

2 Juillet 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Réseaux communistes

 

Précisons que si Paul défend l'idée d'une liste aux européennes, la proposition du boycott a eu plus d'écho, il me semble (ndgq). De plus elle me parait avoir été défendue avec plus d'intelligence qu'il ne le dit, lorsqu'il en fait une simple posture de vertu.

 

lu sur lepcf.fr

Réactions sur des éléments du débat.

Débattre à 80 voix, plus de quarante intervenants chaque journée, ce n’est pas rien. Même si c’est compliqué, parfois très, la vie et les idées sont si différentes. Des observations personnelles en souhaitant la diversité qui permettra la poursuite de la mise en commun. rendez vous à la fête de l’Huma et après.

Assises du communisme 2013 : Vrai succés, bon pour le moral.

Je viens avec un peu plus de 80 communistes de toute la France de passer presque trois jours exceptionnels aux "Assises du communisme 2013" dans l’Usine Fralib à son 1004 ème jour de luttes. Le cadre et les luttes, le dévouement des militants de l’usine qui nous ont accueillis y sont certainement pour quelque chose. Cela a été pour nous une occasion de plus d’organiser la solidarité matérielle.

Je reviens très satisfait et plus optimiste dans les luttes à venir.

Pour la première fois depuis plus d’une dizaine d’année des militants inscrits aujourd’hui dans des pratiques nationales et locales différentes, dans des histoires politiques si différentes, individuelles et collectives ont échangé trois jours durant. Alors que semble dominer encore une logique tragique d’ émiettement s’accélérant avec la violence des agressions du capitalisme et nos grandes difficultés à organiser " l’ensemble"si nécessaire à l’efficacité de la réaction et des actions. Certes depuis Martigues nous n’avons pas tout perdu : il y a eu la victoire contre le "Smic jeune", et surtout celle du NON ... puis le fait que nous avons contribué à chasser Sarkozy (tiens deux moments électoraux et un de luttes). Mais il y a aussi l’énorme difficulté à rassembler la mouvance idéologique et politique communiste après la décennie 90, l’échec de l’union de la gauche...

Ces assises peuvent être un moment d’inflexion vers une dynamique nouvelle de rassemblement. Peuvent, seul l’avenir le dira. Un moment d’inflexion, ce moment essentiel où l’on passe ensemble de la logique d’émiettement à la construction de l’"en commun" nécessaire à l’organisation, l’action, l’idéologie communiste. Du "Je", nécessaire mais écartelé au mouvement rassemblant les "Je" dans le"Nous " de demain. Un "Nous" qui reste à définir. Je reste partisan d’un parti communiste de masse léniste. J’entends les oppositions fortes de certains camarades, leur désir de libertés.

Certains repartent avec de l’amertume, c’est normal, on arrive avec sa pratique on est confronté à autre chose, on l’accepte ou non. En tout cas, pour tous, les questions à la sortie se posent autrement. Non pas au négatif, la mise en commun a permis de saisir ce qui évolue et une partie de ce qu’il reste à faire. Au rayon des difficultés à venir certaines questions entre nous vont mériter un intense travail :

-Par exemple la réponse à porter à l’échéance électorale européenne comme aux luttes contre l’Europe du capital. Les éléments communs d’analyse sont forts, structurants. Reste de vrais questions, dont la principale : Comment répondre à l’échéance électorale quand les positions du PGE sont totalement innaceptables, massivement rejetées par le peuple Français ? Ne parlons même pas de celles des verts ou du PS. Allons nous attendre l’arme au pied la conférence organisée par le PCF à ce sujet en novembre ou même nous drapper dans une abstention vertueuse... Se voulant très vertueuse même, cela a été proposé par plusieurs groupes. Je suis fier, et je n’ai pas honte de l’écrire, d’avoir défendu le choix politique de la section de Béziers du PCF d’aller à cette année de luttes et d’élections sur le mot d’ordre "Pour construire maintenant, faire péter l’Europe capitaliste", ce mot d’ordre et son histoire ont été un moment au coeur du débat. Rien n’est résolu, c’est l’évolution du possible ou des possibles qui tranchera. J’ai été amené aussi sur la base des discussions à amener l’idée de "Listes régionales , communistes et rassembleuses contre l’Europe du capital". Perspective, audacieuse certes , mais dans les régions ou la question peut se poser va t on éviter l’obstacle ? Le premier semestre 2014 et la suite en changeraient quelque peu de couleurs. Nous verrons ensemble.

- Autre objet de débat : notre idée du rapport du communisme aux luttes, remarquons que si une vingtaine d’entreprises en lutte étaient représentées vendredi au meeting des salariés de Fralib et de la confédé CGT il ne restait plus que Fralib directement représenté le soir. Nous avons beaucoup de chemin à faire ensemble. D’autant que le contenu du discours du représentant de la confédé le matin en a interrogé plus d’un. La lecture de son interview en page 6 de l’Huma du premier juillet renforce nos interrogations.

Un objet de non débat aussi : Alors qu’autour de nous les citoyens peu ou prou intéressés à la politique nous interrogent sur les positions locales de chacun aux municipales, la question a été quasi totalement absente. Cela m’interroge, sur le fond. On ne progressera pas en communistes en dehors de nos rapports avec la masse des exploités. Et les moments électoraux sont par force (en dépit de l’abstention !) de puissants moments d’interrogation populaire. Il ne sera pas indifférent de savoir quel sera le résultat des municipales de la plus grande à la plus petite commune pour le devenir des luttes de classe. Pour le choix cardinal entre l’action pour augmenter "la prime de licenciements" face aux luttes pour "le maintien des emplois". L’admirable combat des Fralib sort aussi d’un rapport de forces. Remarque qui oblige d’ailleurs les uns et les autres à réfléchir à leur positionnement pour ces élections de mai : quels seront les programmes, quels seront les candidats ? Quelles seront les alliances pour battre droite-extrême et extrême droite ? Avec en paysage la question du Front de gauche dont il fut un peu parlé quand même.(Nord pas de calais, Alsace, Hérault)

Bien d’autres sujets seront à creuser ensemble, en allant souvent au delà des apparences : crise économique, etc, du capitalisme, internationalisme, devenir de notre mouvement.... Comment allons nous savoir décliner au plan local, régional le principe des assises ? Est -ce possible ?Est - ce prématuré ? Restons ici sur ce qui permet d’avancer immédiatement : la confirmation de l’intérêt d’une confrontation loyale des points de vue. La préparation de notre présence à la fête de l’Humanité, son organisation plus collective que l’année précédente. Celle-ci nous enrichira, et enrichira pour sa modeste part la fête. Des dispositions ont été prises pour rédiger plusieurs textes émanent de nos assises : Europe, luttes,.... Un collectif national d’organisation des assises a vu le jour.

Longue vie au rassemblement des communistes de France.

Paul Barbazange, secrétaire de la section de Béziers du PCF. Réactions personnelles.


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G

posté sur lepcf.fr sous le même article par GQ :


 



Le projet de la constitution d’une liste antieuropéenne aux élections européennes, sans parler de la question de sa faisabilité, n’est pas partagé par de nombreux participants aux Assises, qui
préfèrent le boycott, non pour endosser une posture morale, mais parce que cela peut sembler plus cohérent, lorsque l’on veut quitter l’UE, de ne pas participer à l’élection d’une assemblée
croupion sans pouvoir sur les institutions.


Le vote européen tend à renforcer leur légitimité, et voter aux européennes, c’est effectivement voter "oui" à l’Europe.


Cette position a aussi le mérite d’être complètement distincte de la position du FN, interdisant les amalgames médiatiques faciles.


De plus, pour ceux qui croient utile de voter à cette élection, le FDG l’utilisera pour tenter de "faire un coup", en espérant faire de nouveau un score à deux chiffres, et les communistes et
les progressistes peu nombreux qui se déplaceront seront tenter de s’y joindre, et de voter, encore un fois Mélenchon. L’espace politique d’une liste de "sortie de l’euro par la porte de
gauche" est donc très réduit.


Enfin, on notera que ces argument ne peuvent pas être généralisé aux élections nationales et locales. Si voter aux municipales, c’est voter "oui" aux communes, si voter aux législatives ou aux
présidentielle c’est voter "oui" à la France, ça ne me gêne pas du tout.

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