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Réveil Communiste

Article dans le soir de Bruxelles : Piccinin: «Ce n’est pas le gouvernement Assad qui a utilisé le gaz sarin»

9 Septembre 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Impérialisme

Envoyé par Patrice Jullien :

 


Le Soir 


Patricia Labar 

L’enseignant belge Pierre Piccinin, enlevé en Syrie en avril et libéré dimanche avec le journaliste italien Domenico Quirico, affirme avoir des preuves selon lesquelles ce sont les rebelles syriens qui ont utilisé des armes chimiques. 

 
L’enseignant belge Pierre Piccinin da Prata est arrivé à Bruxelles ce lundi matin à 05h40, en provenance de Rome. Enlevé en Syrie en avril dernier, il a été libéré dimanche soir avec l’Italien Domenico Quirico, journaliste au quotidien La Stampa. 

Interrogé par Luc Gilson pour RTL, l’enseignant belge Pierre Piccinin, a indiqué que le gaz sarin n’avait pas été utilisé par le régime de Bachar Al-Assad. 


« C’est un devoir moral de le dire. Ce n’est pas le gouvernement de Bachar Al-Assad qui a utilisé le gaz sarin ou autre gaz de combat dans la banlieue de Damas. Nous en sommes certains suite à une conversation que nous avons surprise. Même s’il m’en coûte de le dire parce que depuis mai 2012 je soutiens férocement l’armée syrienne libre dans sa juste lutte pour la démocratie » , a déclaré l’enseignant dans une interview qu’il a accordé à RTL-TVi. 


vidéo 

Il dit aussi : 


"Nous sommes entrés en Syrie par le Liban, le 6 avril, avec toutes les garanties nécessaires que je prends chaque fois avec l'armée libre. C'était mon 8e voyage en Syrie. Sous la protection de l'armée libre, nous sommes allés jusqu'à Al-Qusayr qui était une ville en partie assiégée. Notre objectif était de rester une journée pour éviter que le siège se referme sur nous.

Malheureusement, en quittant le 8 avril au soir, peu avant 20h, nous avons été assaillis par un groupe de bandits à coloration islamiste qui nous ont gardés deux mois dans Al-Qusayr parce que le siège s'était refermé sur eux-mêmes. C'était une trahison de l'armée libre qui nous a livrés à ce groupe" 


[...] "Cela a été une odyssée terrifiante à travers toute la Syrie. On a été beaucoup déplacé à de nombreux moments dans de nombreux endroits. Et disons qu'à certains moments on s'est retrouvé avec des groupes. Ce n'était pas toujours le même groupe qui nous détenait, avec des groupes très violents, très anti-occidentaux et des islamistes anti-chrétiens. Cela a été parfois des violences physiques très dures" 

Il a ajouté qu'il avait été victime "d'humiliations, de brimades, de fausses exécutions. Domenico a subi deux fausses exécutions au revolver. A un moment on a cru qu'ils allaient nous tuer parce qu'il nous ont dit que nous étions devenus un problème et qu'ils allaient se débarrasser de nous" 


Pour son confrère Domenico Quirico, détenu avec lui, c'était 
"comme avoir vécu pendant 5 mois sur mars" . 


[...] "Alors le grand problème, c'est que la révolution syrienne depuis 7, 8 mois a connu une évolution très importante. L'armée syrienne s'est quasiment évaporée. Et actuellement on est face à des vagues islamistes ou du brigandage de certains groupes qui rançonnent les territoires, qui contrôlent . Je pense qu'il est devenu très dangereux pour les occidentaux d'encore se risquer en Syrie dans les conditions actuelles d'une révolution qui est en pleine déliquescence et qui tourne à autre chose" 
source 

Après 150 jours de prison en Syrie, son compagnon Domenico Quirico a fait des premières déclarations dans 
la Stampa

Comment vous ont-ils traité ? 
« Pas bien » … « il se peut que j’ai été trahi par la révolution » … « Ce n’est pas la révolution que j’ai connue il y a deux ans à Alep, laïque, tolérante. C’est devenu autre chose » .

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