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Réveil Communiste

Après Nation, Bastille.. Concorde ou République?

19 Mars 2012 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Élections

Lu sur le blog de Canaile le rouge :

 

S'il fallait s'en tenir qu'au nombre de manifestants et à la dynamique, l'initiative du FdG est un succès.


Et à voir qui y étaient, la Canaille y voit beaucoup plus d'intérêt que le rassemblement du Bourget et bien sur celui de Villepinte ou les messes Ku Klux Klanesques du "fn". C'est clair.  


Mais alors, pourquoi n'y étais-tu pas ? Vont me dire certains de ceux qui pour partager nombre des arguments déployés régulièrement sur ces p@ges n'en ont pas moins fait le déplacement.


Pour les mêmes raisons avant qu'après : L'élection présidentielle est une mascarade et la légitimité de celui qui sortira vainqueur du second tour, s'il a obtenu l'élimination du titulaire actuel, ne reposera pas sur les propositions de l'aiguillon mais sur le pas de la paire de bœufs qui tirera l'attelage à son rythme et là où le vainqueur qui tient le joug veut l'emmener.

 

Et comme ce chemin annoncé est planté de déconvenues annoncées…ce n'est pas là dans l'instant que se joue la transformation radicale de la société.


Ensuite au-delà du lyrisme des propos qui cascadent dans les sonos place de la Bastille, après avoir lu et relu les contenus, désolés mais là encore la déception est inscrite si …


Si quoi ? Si le mouvement populaire ne prend pas en charge les contenus transformateurs et imposent ainsi des choix qui ne sont bien évidement pas dans la plate forme du PS, pas dans le projet du FDG et n'existe plus dans celui du PCF.


Or aujourd'hui, audelà des effets de meeting, l'appel n'est qu'à soutenir. Les forces appelantes ne se mettent pas à disposition mais sollicitent soutiens et moyens.


Par contre cela ne doit pas conduire à mésestimer ce qui vient de se passer ce dimanche, bien au contraire. Si une authentique organisation révolutionnaire au service de cet espoir se structure si une force révolutionnaire tente de se reconstruire par une dynamique calée sur colère et espoir, il peut s'ouvrir la perspective d'une alternative. La marge est étroite mais ne pas la pointer serait injuste voir criminel.


Acquis à mettre au crédit des organisateurs : la dynamique qui se cherche en progressant fait monter la rage des possédants, au rythe de ses peurs génétiquement assistées. Au débit ce décalage entre le niveau de attentes exprimées y compris ce dimanche après midi et le peu d'ambition des propositions qui pourtant ont permis l'expression des exigences qui vont bien au-delà de ce que les organisateurs ont mis en débats.


Le point positif donc, cette dynamique qui peut dégager des pistes si elle se dépouille des oripeaux de l'Europe sociale, des pôles public opposés à la propriété collective publique, si l'appropriation des richesses fait litière de la taxation des profits et toutes solutions à l'eau tiède qui actuellement sont encore le cap avancé par le FDG.


D'ailleurs pour qui a regardé les pancartes et écouté les slogans, ce décalage est patent.


Il ne s'agit pas de surenchère mais bien du socle des ruptures indispensable pour sortir de l'ornière libérale qui trace le cap du capital.


Si la dynamique de ce jour permet d'en sortir, si le mouvement populaire dépassant les programmes mettait cela en construction, quel basculement du paysage politique.


Pour autant la stratégie des alliances et les désistements annoncés sans discussion sur les contenus qui pourtant semblent devenir un des points du débat (d'où l'appel de Tagada au vote utile) n'inclinent pas à avoir des espoirs de ce côté.


Si la dynamique dont cette manifestation se veut les prémices arrivait à subvertir ce qui vient d'être dénoncé, La Canaille devant ce constat serait le premier à dire qu'il s'est trompé.

 

Et ne cachons pas que se tromper dans ce cas serait une bonne nouvelle. 

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GQ 19/03/2012 11:06


En fait la majorité des intervenant sur ce blog et ceux avec lesquels ils fonctionnent en réseau vont voter Mélenchon. c'est mon cas (et celui de Pasquale Noizet) neserait-ce que par discipline
de parti, de Jean Lévy, de la canaille ci dessus, d'eldiablo, et dans le cadre du réseau FVR Paul Barbazange. Ce qui ne va sans doute pas changer le monde, mais respecte un principe de réalité
que quelques un oublinet : on ne fait pas la politique seul, ou réuni à vingt dans une cave.

Jonathan 19/03/2012 10:53


Je suis un peu agacé des réactions de dénigrement de la campagne de Mélenchon. Je me suis, comme beaucoup d'autres, prononcé contre sa candidature et, certes, les arguments que beaucoup de
camarades portent contre lui sont justes.


Mon agacement provient de ce que, depuis qu'il a été désigné, le courant plus ou moins proche du réseau FVR-PCF a été complètement incapable de définir tant soit peu une ligne à tenir pour la
campagne présidentielle. Cela s'est traduit par le débat surréaliste à la Fête de l'Huma au stand du 62 où, comme l'a dit Gilles Q., il y avait "une position par intervenant", et j'en suis sorti
franchement déçu.


Et maintenant on viendrait nous dire que faire la campagne pour Mélenchon, c'est ceci ou cela ? Je suis bien conscient des arrières-pensées liquidatrice qui animent le président du PG et ses
fervents soutiens à la tête du PCF. Mais est-ce que vous croyez que je peux me payer le luxe de bouder et de laisser le débat plan-plan Sarkozy-Hollande se dérouler gentiment, et prendre le
risque de laisser la France reprendre 5 ans de taule avec Sarkozy ? Non, désolé...


Alors, permettez, chaque chose en son temps. Commençons par débarasser la France de Sarkozy, et de faire faire à Mélenchon le score le plus élevé possible. Déjà, nos débats en seront bien plus
sereins qu'il y a 5 ans.


Et ensuite, les discussions de Congrès qui ne manqueront pas d'arriver seront une autre étape pendant laquelle il faudra réaffirmer l'obligation du maintien du PCF. Mais je le répète, si le
réseau FVR était parvenu à définir un semblant de ligne à adopter, plutôt que d'organiser d'énièmes "réunions d'échanges" qui ne débouchent sur rien, la critique de la campagne de Mélenchon
aurait un peu plus de consistance et de sérieux.


Là, elle n'apparaît que comme un bougonnement grincheux.