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Réveil Communiste

Aperçus d'un premier congrès au PCF.

11 Février 2013 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

lepcf.fr :

 

Un résumé du 36ème congrès placé sous le "Communisme de nouvelle génération".

Jeune délégué pour la fédération du Var, je n’ai pu assister qu’aux débats de samedi et dimanche, travail oblige. C’était mon premier congrès et je ne pourrais pas dire que j’en garderais un franc souvenir.

D’entrée de jeu, les débats de la matinée se concentrent sur la stratégie du Parti au sein du Front de Gauche qui doit devenir ’’notre’’ nouvelle coopérative et nous devons nous l’approprier selon Cécile Dumas (Alpes Maritimes). Les différents intervenants se sont succédés, avec 90% des interventions en faveur de notre nouvel outil de rassemblement, certains camarades ayant pourtant déposés des demandes 24h à l’avance ne sont jamais passés, démocratie interne oblige - Pierre Laurent et ses amis tenteront tout de même de faire une petite parenthèse sur la non crainte à avoir concernant le Front de Gauche qui ne deviendrait jamais, non jamais, une nouvelle organisation supplantant le PCF. Visiblement un cartel d’organisations qui deviendrait une nouvelle coopérative de gauche radicale, incluant les micro partis de gauche et les Verts. Mais voila ceci est la saison 2 (je cite) du Front de Gauche. Visiblement l’alliance électorale de 2008 serait une saga en plusieurs saisons, telle la saison 2 de Plus Belle la vie !

La satisfaction était de rigueur pour nombre d’entre nous voyant l’entrée de représentants des textes alternatifs au CN comme une nouvelle forme de démocratie qui n’existait pas il y a 3 ou 4 ans. Pour moi ceci est cependant largement insuffisant : en effet il aurait fallu adopter une proportionnelle permettant d’obtenir une quinzaine de camarades du réseau représentant notre pourcentage national, cela aurait été beaucoup plus démocratique. Autrement j’ai été satisfait de voir nombre de camarades de notre texte à travers différentes délégations, de vétérans arborant fièrement les autocollants PCF avec les outils sous le regard médusé de certains camarades, de l’apport de jeunes au sein du réseau issus majoritairement des sections de Béziers et Vénissieux mais également de l’Eure et de l’Isère (section de Fontaine avec Floriane Benoit) dont Thibault Rémi, un jeune de 22 ans pour la section de Fontaine nouvellement élu au conseil national du Parti, une très bonne chose ! Son secrétaire départemental n’étant pas au courant de son appartenance au réseau lui aurait froidement déclaré "Si j’avais su, je ne t’aurais pas mis au conseil départemental du 38, en tout cas tu peux oublier ta carrière au sein du PCF’’.

Carrière ? Parle-t-on bien de politique là ? Visiblement il y aurait une ’’carrière’’ à faire au sein du Parti... C’est curieux je viens de l’apprendre alors !

Je terminerai sur l’apothéose de ce 36ème congrès avec l’intervention de Pierre Laurent souhaitant répondre au fameux débat concernant la disparition des outils sur la carte du Parti : (je cite) ’’Vous savez la faucille et le marteau n’existaient pas en 1920... ni en 1921... ni en 1922... ni en 1923 etc... Pareillement sur l’Humanité qui, même étant devenu un journal communiste, n’affichait pas la faucille et le marteau durant cette époque là. Nous devons savoir vivre avec notre temps et ainsi incarner l’avenir du Front de Gauche avec un communisme de nouvelle génération’’. Pierre Laurent a ainsi répondu de la sorte en jouant sur l’inexistence des outils aux débuts du Parti pour pouvoir la justifier à l’heure actuelle, ce qui donc n’est pas une fin en soi selon lui.

Une musique ’’boum boum’’ digne de l’impérialisme américain vint pour clôturer ce 36ème congrès, petit clin d’œil sans doute au PCF rock n’roll que Pierre Laurent avait évoqué il y a quelques mois. Ce doit être ça le "communisme de nouvelle génération" après tout. Ce communisme est bel et bien dans toutes les têtes des communistes. Navrant mais nous allons nous battre et nous ne lâcherons rien car nombre de raisons citées précédemment par la camarade Marie Christine Burricand nous poussent à croire en l’avenir et à ne pas baisser les bras. C’est mon combat, c’est votre combat, c’est notre combat. Vive le Parti Communiste Français à la faucille et au marteau !

Rémy Dimier

Bureau de section de Toulon

Entrant au Conseil Départemental du Var


Interrogé par le quotidien méditerranéen de gauche "La Marseillaise" j’ai été le seul délégué parmi 4 autres issus du Gard, Bouches-du-Rhône, Hérault et Vaucluse à évoquer notre texte alternatif - qui a fait près de 20% dans ma fédération - la dilution future du PCF au sein du Front de Gauche et le Front de Gauche représenté à 90% par le Parti localement sur Toulon comme bien souvent ailleurs. Les autres interrogés préférant bien évidemment évoquer notre superbe alliance électorale, Mélenchon et surtout le "communisme de nouvelle génération" qui annonce un avenir si radieux.

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Serge des bois 12/02/2013 11:22


Loin de moi l’idée de décourager notre jeune camarade du Var, mais je voudrais attirer son attention sur une réalité : Oui, on fait carrière dans le PCF !


Nous avons des jeunes militants qui entrent à la JC et deviennent permanents, tiens, au hasard ! Pierre Laurent qui, dés la fin de ses études, devient « journaliste » à l’Huma,
puis entre à la direction du PCF, en devient le secrétaire général, sénateur (faut bien assurer ses revenus, la retraite entre autre !), et secrétaire du PGE.   Si ça ce n’est pas
faire carrière, qu’est-ce ?


Comment peut-il avoir la moindre connaissance, autrement que par ouï-dire, de ce que peut vivre et ressentir dans sa chair et dans ses tripes un ouvrier confronté à la réalité de
l’exploitation ?  La peur de l’avenir, l’absence de perspective,  ne pas pouvoir donner à ses enfants les armes pour leur avenir (payer leurs études) ; plus grave,  savoir si
demain on aura de quoi les nourrir….


Entre savoir que cela existe et le vivre au quotidien il y a un monde ! Entre être obligé d’accepter les humiliations dans le travail,  l’obligation de fermer sa gueule pour garder son
emploi et les réceptions à l’Elysée, au sénat ou lors des voyages officiels à l’étranger il y a un monde !


En quoi est-il représentatif du monde du travail de la classe ouvrière ?


Quand son « emploi », car il s’agit de cela, dépend du bon vouloir de nos « camarades » socialistes, qu’est-ce que cela entraine ?  50% des recettes du parti
proviennent du reversement des élus, donc de leur nombre qui dépend d’un accord avec le PS ……


Pourquoi l’assemblée nationale n’est-elle composée que de professions libérales, de patrons ou de fonctionnaires pouvant retourner dans leur fonction d’origine en cas de perte de mandat ?


Je prends là l’exemple du sommet, mais pour un permanant de base, c’est encore pire.  S’il perd son emploi, comment peut-il espérer retrouver du boulot : « bonjour, ça fait X
années que je suis permanent au PCF, vous auriez un travail pour moi ? »    Quel patron va l’embaucher ?  Quand tout son avenir dépend de son acceptation ou non
de « la ligne officielle » quel est sa véritable liberté de choix ???


Pourquoi une revendication simple qui existait en 1974 dans le programme commun, reprise dans les 101 propositions du candidat Mitterrand, à savoir  « le statut de l’élu »,
n’a-t-elle jamais vu le jour malgré plusieurs gouvernements à participation communiste ?


Voilà quelques réflexions que je soumets à la discussion, elles rejoignent mon commentaire en réponse à GQ, sur ma tribune libre concernant la réalité de la démocratie dans la préparation du
congrès :   http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-creer-un-nouveau-pcf-pas-si-simple-un-texte-pour-polemiquer-115241241.html.


Je n’entends donner de leçons à personne, je souhaiterais simplement qu’une véritable réflexion s’engage sur ces sujets  qui expliquent  bien des dérives.


Fraternellement