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Réveil Communiste

André Gerin écrit à Pierre Laurent : " du Mélenchon en promotion"

13 Septembre 2010 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Positions


http://www.leprogres.fr/fr/images/get.aspx?iMedia=10904715*************************

Cher Pierre,

La 80ème fête de l’Humanité qui vient d’avoir lieu est un mauvais cru pour le Parti communiste français.

Bien loin d’affirmer les valeurs qui nous unissent depuis 1920, la fête s’est surtout appliquée à assurer la promotion du Front de gauche, dont la seule raison d’exister est de servir de marchepied au Parti de gauche et à Jean-Luc Mélenchon, qui forment une succursale du PS destinée à nous phagocyter.

Sous ton impulsion, avec Marie-George Buffet, la fête s’est transformée en un vaste chausse-trape politique. Vous nous plongez dans le flou artistique alors qu’il y a des questions politiques qui appellent des réponses claires et précises.

- Quel programme communiste voulons-nous partager et porter dans notre peuple ? Nous avons entendu des phrases ronflantes, comme au beau temps du programme commun et de la gauche plurielle. Mais rien de concret, de tangible, de crédible.

- Quelle candidature aux présidentielles, quelle stratégie électorale pour les prochains scrutins ? Rien sinon la douce berceuse du Front de gauche.

- Quelle posture politique avec le Parti socialiste ? Il est temps de sortir de l’ambiguïté permanente.

- Je crains que dans le contexte actuel, nous assistions à une politique du fait accompli pour ne pas présenter de candidat du Parti communiste français aux présidentielles de 2012.

Voulons-nous empêcher à tout prix d’éventuelles candidatures, hors promotion du Front « Parti de gauche » ?

Tu le sais bien, plusieurs candidatures de personnalités communistes sont possibles. Au nom de quelle absurdité le Parti communiste devrait-il se priver de porter haut et fort ses couleurs, son identité, sa culture ? Quand la crise du capitalisme leur rend toute leur légitimité.

Ne pas être présent comme force politique nationale, c’est prendre un risque mortel pour l’avenir du PCF. C’est prendre le risque d’une victoire du Parti socialiste sur une ligne prolongeant la politique désastreuse de Jospin vers le centre et une partie de la droite.

L’absence d’un candidat présenté par le PCF se paierait cher pour notre peuple. Tu le sais, il y en a qui guignent la place. En l’absence d’un candidat communiste ancré sur ces valeurs, nous porterions la lourde responsabilité d’un score important, hélas possible, de la succession Le Pen.

La meilleure manière de répondre à ces questions c’est de consulter les communistes, Loin de la recomposition politique qui se mijote actuellement en coulisses, c’est aux communistes d’avoir le dernier mot.

Je crains que des décisions soient d’ores et déjà prises. Elles seraient inacceptables pour ceux qui pensent qu’il est possible de régénérer une gauche authentique dans notre pays. La perspective de rupture avec le capitalisme n’aurait aucun sens sans une candidature communiste aux présidentielles.

Nous sommes au pied du mur. Les évolutions de notre société exigent de rompre avec le capitalisme. Que face à l’ampleur de la tâche certains reculent, cela n’est pas fait pour nous surprendre. Mais la culture communiste est aux antipodes de tels renoncements. Plus que jamais nous avons à prendre nos responsabilités et faire preuve de cet esprit combatif qui nous caractérise si bien.

J’espère qu’il n’est pas trop tard et que s’ouvriront un vrai débat démocratique et une consultation nationale où chaque communiste aura son mot à dire et surtout le mot de la fin.

Reçois, cher Pierre, mes fraternelles salutations.

André GERIN

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DAN 69 14/03/2011 02:28



Suite du commentaire de DAN 69 du 6 OCTOBRE 2010 à 02:59, tronqué pour une raison inconnue, et déjà publié ailleurs fin septembre/début octobre (nous sommes actuellement à la mi-mars 2011) :


5°) Pour une candidature A. Chassaigne (OU un autre candidat PCF) qui ne soit pas purement virtuelle :


A l'élection présidentielle de 1969, après que le PCF soit allé chercher comme candidat le vénérable Jacques DUCLOS, celui-ci a finalement fait un bon score de plus de 21 %, à rebours des
sarcasmes initiaux de certaines âmes bien nées.


En même temps que de focaliser nos énergies sur les luttes en cours, on peut naturellement aussi faire une proposition toute simple et économe en moyens : accorder au moins à A. Chassaigne qui
semble un peu seul (ou à un autre candidat), quelques uns des moyens dont dispose le favori Jean-Luc Mélenchon, à savoir un minimum d'appui politique de la part de son propre parti, et une équipe
technique de campagne chevronnée comme celle bien rodée entourant JLM qui s'est lancé dans la campagne depuis 2 ans ;


et il y a urgence au vu du court laps de temps restant pour ré-équilibrer les chances entre les 2 hommes (ainsi qu' indirectement en creux les stratégies futures de la fédération incluant le
PCF), car les sondages qui seront effectués dans quelques mois par les nombreux medias-amis de N. Sarkozy testeront avec une insistance les hypothèses Jean-Luc Mélenchon et André Chassaigne (ou
un autre candidat du PCF).


Il est entendu que si la Direction du PCF présentait au vote des adhérents, 2 candidats PCF en même temps, cela équivaudrait à désigner JLM d'office.


Ne pas le faire (pas d'appui politique minimum ni d'équipe de campagne allouée) équivaudrait à ne laisser aucune chance à A. Chassaigne, avant le moment crucial proche où cela va basculer ; ce
serait comme courir un 100 mètres avec des sandales de plomb, comme une candidature virtuelle quant à la probabilité d'aboutir.


6°) Nécessité du débat interne réel, sans tabou et argumenté au sein du PCF :


* Il s'agit d'un débat de ligne politique future, induite nécessairement par le futur patron réel à moyen terme de la fédération du Front de Gauche incluant le PCF.


* Prononcer quelques mots de soutien au candidat de son propre parti, et lui allouer une équipe de campagne n'empêche pas de " penser aux retraites, à la politique raciste du gouvernement, au
remaniement territorial ".


* Si le débat n'a pas lieu maintenant, quand aura-t-il lieu ?


L'autocensure aseptisée et politiquement correcte régnant sur les médias dominés par la droite, n'est pas de mise entre nous, et il n'y a pas de sujet tabou.


* Il est peut-être symptomatique d'assimiler toute évocation non laudative de la personne JLM, comme étant une atteinte directe et essentielle au parti PG : pourtant, même si nous sommes dans un
pays de culture plutôt latine, ce parti ne se réduit sans doute pas à son président ;


et puisque c'est le projet qui prime et non les personnes, on peut être en accord avec beaucoup de positions du PG, sans être nécessairement favorable à une candidature JLM du FDG pour la
présidentielle.


* Pour être sereins, les débats doivent être argumentés.


* Pas mal de communistes partagent un certain nombre d'éléments cités ci-dessus.


* Si les modalités concernant la vie interne du parti ne sont pas claires, la gauche de transformation continuera à se fragmenter en petits partis, tandis que les Verts et Europe Ecologie ont
enclenché entre eux, malgré ce qui les divise, une dynamique de groupe positive, et l'hégémonie PS continuera.


* En regardant sur Wikipedia dans l'article sur le PCF, le paragraphe sur la composition du groupe des députés communistes et républicains, on s'aperçoit qu'actuellement les députés du PCF ne
représentent plus que la moitié du groupe, soit 12 sur 24, les autres étant le dissident M. Gremetz, 3 FASE Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, 1 CAP Convention pour une
Alternative Progressiste, 1 Parti communiste Réunionnais, 3 PG et 3 Verts.


Les modalités du débat au sein du PCF ne sont donc pas un sujet accessoire.


Très fraternellement,
le 5 octobre 2010
Dan 69



Xena 14/03/2011 00:16



euh c'est qui le "VOUS"? moi en tout cas, communiste, je ne voterai ni n'inciterai à voter DSK ni au premier ni au second tour, plutôt crever.



Valès 14/03/2011 00:01



A choisir, vous, qui appelez au désistement d'une éventuelle élection au 2ème tour pour un candidat P.S. souvent (candidat P.S. modéré ou droitier 80% de ce P.S.) moi Valès Maurice, je
préfère soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui a un comportement COURAGEUX que de soutenir GAYSSOT (P.C.F.) ex-ministre de Miterrand et pourtant je me sens proche du P.C.F. Je
suis pour l'unité et l'EFFICACITE à ramener un maximun de suffrages. Mélenchon n'a pas soutenu aux dernières élections, Frêche le  (Strauss-Khanien) mais Gayssot oui
! Alors où est la cohérence ?



DAN 69 06/10/2010 02:59



 


L'AVENIR DU FRONT DE GAUCHE ET DU PCF


 


1°)


Les élections cantonales, les législatives et le (troisième) tour social


Ce qui est important, ce sont les luttes, ainsi que les élections cantonales dans 8 mois puis législatives dans 21 mois, car le
poids du Front de Gauche FDG réside notamment dans ses élus de proximité, en plus des appartenances syndicales de ses membres ;


Pour les législatives, il n'y a plus maintenant de négociations préalables avec le PS, car le FDG (et probablement les Verts-EE), présente(nt) systématiquement des candidats en compétition avec
ceux du PS : ce changement de stratégie redonne toute son importance aux législatives, ainsi qu'au contenu des programmes respectifs de propositions concrètes :
entre Parti de Gauche PG, Verts-EE et PS, sera élu en grande partie le candidat dont le programme aura su séduire les électeurs.


Comme en 1936, ce qui compte lors de législatives historiques, c'est entre autres la position de groupe charnière qui est important. Lors du Front populaire, le Parti radical a
vu diminuer son poids relatif au sein de la gauche, mais c'est lui qui a mis fin au Front populaire. C'est pourquoi même avec un effectif non pléthorique, le groupe des députés Communistes et
rattachés sera primordial pour une majorité de gauche à l'assemblée nationale, donnant du poids au FDG.


Enfin, quel que soit le président élu en 2012, comme en 1936, le troisième tour social sera primordial en terme de rapports de force réels, et non pas fantasmés à propos
de fractions de pourcent d'écart entre 2 candidats différents hypothétiques du FDG (par exemple A. Chassaigne AC et Jean-Luc Mélenchon JLM) présentés sous forme de deux options lors de
sondages virtuels dans six mois en avril-mai 2011...


2°)
La

présidentielle


La campagne électorale présidentielle va durer de nombreux mois, et le contenu du
programme du (de la) candidat(e) PS sera influencé par le contexte politique et économique du printemps 2012, par les mouvements sociaux
éventuels dus à une accélération probable de la gravité de la crise économique, et par les programmes des autres partis de gauche.


Pour l'élection présidentielle, les électeurs votent pas mal pour des personnes, en plus de l'appartenance partidaire des candidats ;


à l'issue du 1er tour, le (la) candidat(e) du PS sait que les reports de voix FDG en sa faveur seront excellents lors du second tour ; et de plus il (elle) dira que le résultat est connoté de la
personnalité du candidat en plus du poids politique réel des formations qui le soutiennent ; il (elle) se fichera pas mal que le candidat du FDG soit par exemple à 6,5 % par
hypothèse avec Jean-Luc Mélenchon plutôt que 5 % avec A. Chassaigne ;


d'autant qu'en matière de rapport de force électoral global gauche/droite, le résultat du 2nd tour se déduit très souvent des résultats du 1er tour.


Il est d'ailleurs curieux de voir l'écart actuel entre d'une part ce que le FDG préconise officiellement en matière institutionnelle, à savoir une re-parlementarisation et une
dé-présidentialisation, et d'autre part avec l'importance démesurée qu'y accorde Jean-Luc Mélenchon.


3°)


L'avenir du PCF


le PCF est à un tournant historique de son histoire de 90 ans.


Il s'agit d'avoir une vision long terme, sachant que surviennent de temps en temps des moments cruciaux décisifs, avec des embranchements empruntés sur lesquels
on ne peut plus revenir.


On peut simplement observer que le candidat d'une formation politique à la présidentielle est ou sera à brève échéance le patron de cette formation ou
fédération, la probabilité étant fortement corrélée avec le plus ou moins grand appétit exprimé publiquement par ce candidat.


Et de surcroît, ce qui semble plus important, ce n'est pas en lui-même le match entre deux personnes pour être élue afin de représenter le Front de Gauche,
mais bien le positionnement politique futur du PCF !


Au-delà des apparences, le temps joue en faveur de JLM et de son choix stratégique, mais qui n'est pas celui du PCF tel qu'il
est actuellement ;


en effet l'objectif de JLM est d'assurer son leadership personnel sur une fédération de tout ce qui est à gauche du parti actuel des Verts, à gauche du PS, incluant des trotskystes modérés en
nombre croissant, ainsi que ce qui reste du PCF, et ceci en opposition réellement frontale à l'encontre du PS, c'est-à-dire un front unitaire pas tellement éloigné du NPA et relativement soft
pour ne pas indisposer excessivement ;

tandis que le choix collectif du PCF est d'être relativement très critique vis-à-vis du PS, mais en restant le maître du jeu à la charnière entre les 2 gauches, pour pouvoir peser sur la vie
politique française compte tenu du poids du PCF par rapport au futur ensemble (Verts + Europe Ecologie) et par rapport au PS.


4°)


JL. Mélenchon


 
  

En ce qui concerne l'homme JLM en tant que tel : chapeau l'artiste pour le parcours effectué jusqu'à aujourd'hui.


Mais les cultures trotskyste, libertaire et communiste placent toutes les trois la direction collective collégiale de leur organisation, fût-elle parfois très
coercitive, avant un destin individuel personnel.


Pourquoi une telle insistance et dès le début de la création du PG ? Par exemple, 3 mois après l'annonce par JLM de son départ du PS en novembre 2008, lors d'une réunion en province de l'ensemble
des partenaires de toute l'Autre Gauche à gauche du PS pour la préparation commune des élections européennes, le représentant du M'PEP provoque le sourire général, quand il fait une allusion "au
destin présidentiel vu par JLM".


5°)


Pour une candidature A. Chassaigne (ou un autre candidat PCF) qui ne soit pas purement
virtuelle


 


A l'élection présidentielle de 1969, après que le PCF soit allé chercher comme candidat le vénérable Jacques
DUCLOS, celui-ci a finalement fait un bon score de plus de 21 %, à rebours des sarcasmes initiaux de certaines âmes bien nées.


En même temps que de focaliser nos énergies sur les luttes en cours, on peut naturellement aussi faire une proposition toute simple et &e



DAN 69 06/10/2010 02:52



L'AVENIR DU FRONT DE GAUCHE ET DU PCF


.


 


1°) Les élections cantonales, les législatives et le (troisième) tour social


.


Ce qui est important, ce sont les luttes, ainsi que les élections
cantonales dans 8 mois puis législatives dans 21 mois, car le poids du Front de Gauche FDG réside notamment dans ses élus de proximité, en plus des
appartenances syndicales de ses membres ;


Pour les législatives, il n'y a plus maintenant de négociations préalables avec le PS, car le FDG (et probablement les Verts-EE), présente(nt) systématiquement des candidats en compétition avec
ceux du PS : ce changement de stratégie redonne toute son importance aux législatives, ainsi qu'au contenu des programmes respectifs de propositions concrètes :
entre Parti de Gauche PG, Verts-EE et PS, sera élu en grande partie le candidat dont le programme aura su séduire les électeurs.


Comme en 1936, ce qui compte lors de législatives historiques, c'est entre autres la position de groupe charnière qui est important. Lors du Front populaire, le Parti radical a
vu diminuer son poids relatif au sein de la gauche, mais c'est lui qui a mis fin au Front populaire. C'est pourquoi même avec un effectif non pléthorique, le groupe des députés Communistes et
rattachés sera primordial pour une majorité de gauche à l'assemblée nationale, donnant du poids au FDG.


Enfin, quel que soit le président élu en 2012, comme en 1936, le troisième tour social sera primordial en terme de rapports de force réels, et non pas fantasmés à propos
de fractions de pourcent d'écart entre 2 candidats différents hypothétiques du FDG (par exemple A. Chassaigne AC et Jean-Luc Mélenchon JLM) présentés sous forme de deux options lors de
sondages virtuels dans six mois en avril-mai 2011...


 .


2°)
La présidentielle

.


La campagne électorale présidentielle va durer de nombreux mois, et le contenu du programme du (de la) candidat(e)
PS sera influencé par le contexte politique et économique du printemps 2012, par les mouvements sociaux éventuels dus à une accélération probable de la gravité
de la crise économique, et par les programmes des autres partis de gauche.


Pour l'élection présidentielle, les électeurs votent pas mal pour des personnes, en plus de l'appartenance partidaire des candidats ;


à l'issue du 1er tour, le (la) candidat(e) du PS sait que les reports de voix FDG en sa faveur seront excellents lors du second tour ; et de plus il (elle) dira que le résultat est connoté de la
personnalité du candidat en plus du poids politique réel des formations qui le soutiennent ; il (elle) se fichera pas mal que le candidat du FDG soit par exemple à 6,5 % par
hypothèse avec Jean-Luc Mélenchon plutôt que 5 % avec A. Chassaigne ;


d'autant qu'en matière de rapport de force électoral global gauche/droite, le résultat du 2nd tour se déduit très souvent des résultats du 1er tour.


Il est d'ailleurs curieux de voir l'écart actuel entre d'une part ce que le FDG préconise officiellement en matière institutionnelle, à savoir une re-parlementarisation et une
dé-présidentialisation, et d'autre part avec l'importance démesurée qu'y accorde Jean-Luc Mélenchon.


 .


3°)
L'avenir du PCF

.


le PCF est à un tournant historique de son histoire de 90 ans.


Il s'agit d'avoir une vision long terme, sachant que surviennent de temps en temps des moments cruciaux décisifs, avec des embranchements empruntés sur lesquels
on ne peut plus revenir.


On peut simplement observer que le candidat d'une formation politique à la présidentielle est ou sera à brève échéance le patron de cette formation ou
fédération, la probabilité étant fortement corrélée avec le plus ou moins grand appétit exprimé publiquement par ce candidat.


Et de surcroît, ce qui semble plus important, ce n'est pas en lui-même le match entre deux personnes pour être élue afin de représenter le Front de Gauche,
mais bien le positionnement politique futur du PCF !


Au-delà des apparences, le temps joue en faveur de JLM et de son choix stratégique, mais qui n'est pas celui du PCF tel qu'il
est actuellement ;


en effet l'objectif de JLM est d'assurer son leadership personnel sur une fédération de tout ce qui est à gauche du parti actuel des Verts, à gauche du PS, incluant des trotskystes modérés en
nombre croissant, ainsi que ce qui reste du PCF, et ceci en opposition réellement frontale à l'encontre du PS, c'est-à-dire un front unitaire pas tellement éloigné du NPA et relativement soft
pour ne pas indisposer excessivement ;

tandis que le choix collectif du PCF est d'être relativement très critique vis-à-vis du PS, mais en restant le maître du jeu à la charnière entre les 2 gauches, pour pouvoir peser sur la vie
politique française compte tenu du poids du PCF par rapport au futur ensemble (Verts + Europe Ecologie) et par rapport au PS.


 .
  

4°)
JL. Mélenchon

 


 .


En ce qui concerne l'homme JLM en tant que tel : chapeau l'artiste pour le parcours effectué jusqu'à
aujourd'hui.


Mais les cultures trotskyste, libertaire et communiste placent toutes les trois la direction collective collégiale de leur organisation, fût-elle parfois très
coercitive, avant un destin individuel personnel.


Pourquoi une telle insistance et dès le début de la création du PG ? Par exemple, 3 mois après l'annonce par JLM de son départ du PS en novembre 2008, lors d'une réunion en province de l'ensemble
des partenaires de toute l'Autre Gauche à gauche du PS pour la préparation commune des élections européennes, le représentant du M'PEP provoque le sourire général, quand il fait une allusion "au
destin présidentiel vu par JLM".