Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Réveil Communiste

André Gerin demande à Juppé d'intervenir en faveur des prisonniers politiques marocains

23 Février 2012 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #L'Internationale

Madame, Monsieur,

Hier mardi 21 février 2012, je m'adressais à M. le ministre des affaires étrangères pour l'alerter à propos de la situation de cinq étudiants marocains, arrêtés arbitrairement, emprisonnés et en danger de mort. L'un d'entre eux, Ezedine Eroussi est dans un état de santé très inquiétant.

Veuillez trouver, ci-dessous, pour votre information, la dépêche AFP confirmant les graves inquiétudes qui s'expriment aujourd'hui.

Cordialement

André GERIN




RABAT, 22 fév 2012 (AFP) - Un jeune étudiant qui observe en prison au Maroc une grève de la faim depuis plus de 50 jours est aujourd'hui en danger de mort, ont indiqué mercredi son père et une ONG marocaine de défense des droits de l'homme.
Ezedine Erroussi, un Marocain appartenant à un mouvement de gauche et étudiant à l'université de Taza (nord-est), observe une grève de la faim depuis le 19 décembre 2011 après son arrestation avec quatre de ses camarades 20 jours auparavant.
"J'ai vu mon fils lundi dernier et je peux vous dire qu'il est en danger de mort à cause de la grève de la faim qu'il observe depuis le 19 décembre" pour protester contre sa détention, a déclaré à l'AFP Driss Erroussi, le père de l'étudiant.
Les cinq étudiants arrêtés le 1er décembre à l'intérieur de la faculté alors qu'ils protestaient contre leur condition de vie à la cité universitaire, ont été condamnés à quatre mois de prison ferme.
"Le Procureur l'a visité en prison il y a une semaine. Il lui a demandé d'arrêter la grève de la faim et de signer un document pour une grâce royale. Mais mon fils a refusé", selon M. Erroussi.
Selon Khadija Ryadi, la présidente de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), "si rien n'est fait dans les jours qui viennent, Ezedine Eroussi risque de mourir".
Par ailleurs, dans une lettre dont l'AFP a obtenu une copie, le député communiste français du Rhône André Gerin demande au ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé "d'user de (son) pouvoir auprès des autorités marocaines afin que ces cinq jeunes soient libérés au plus tôt, il en va de leur vie". 
L'intervention du député s'est faite à la demande d'un comité de soutien en France adressée au groupe communiste de l'Assemblée nationale.
La ville de Taza a été récemment le théatre de troubles en raison de tensions sociales sur fond de chômage et de pauvreté.

Omar BROUKSY
Journaliste

 

lettre d'André Gerin :

 

Monsieur le Ministre d’État,

Je souhaite vous alerter sur le grave danger dans lequel se trouvent cinq étudiants marocains détenus dans les prisons de Taza près de Fès au Maroc et notamment Ezedine Eroussi.

Arrêté le 1er décembre 2011 pour son appartenance à la mouvance des Basistes de l’Union nationale des étudiants marocains (UNEM), centrale syndicale arbitrairement interdite, la vie d’Ezedine est gravement menacée.

En effet, après son arrestation, il a été enfermé à Taza dans une petite cellule avec des dizaines de prisonniers de droit commun dont la majorité relève de la psychiatrie. Il est victime de tortures tant physiques que morales et de coups et blessures.

Il a entamé une grève de la faim depuis le 19 décembre 2011 et son état de santé est jugé très préoccupant. Ses parents, qui ont fait part de leurs craintes à ce sujet, sont actuellement menacés.

A 120 km de là, quatre autres étudiants de l’université de Fez : Ibrahim Saidi, Mohamed Ghaloub, Mohamed Fettal et Mohamed Esaghdidi sont détenus à la prison d’Aïn Kadouss. Ils ont également entamé une grève de la faim depuis le 23 janvier dernier pour protester contre leurs conditions de détentions inhumaines et indignes.L’un d’entre eux, Mohamed Ghaloud, a subi de graves sévices sexuels lors de son interrogatoire. Ils étaient d’ailleurs perceptibles pendant son audience devant le juge.

Les autorités marocaines n’ont pas encore réagi devant ces graves violations des droits humains.

Le seul crime de ces cinq étudiants marocains est d’avoir un engagement militant au sein de l'UNEM et d’être des défenseurs des droits de l’Homme au Maroc.

C’est pourquoi je vous demande d’user de tout votre pouvoir auprès des autorités marocaines afin que ces cinq jeunes soient libérés au plus tôt, il en va de leur vie.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre d’État, l’expression de mes salutations les meilleures.

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article