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Réveil Communiste

A Cuba, vers la fin du plus long embargo de l’histoire

7 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Cuba

Envoyé par l'auteur, article du Diplo, consultable sur abonnement


Le 17 décembre 2014, La Havane et Washington annonçaient le rétablissement de leurs relations diplomatiques. « Cela ne veut pas dire que le problème principal est résolu », a observé le président cubain Raúl Castro lors de son allocution télévisée. Demeure en effet la question de l’embargo, que seul le Congrès américain peut lever. Depuis bientôt cinquante-trois ans, celui-ci étrangle l’économie de l’île.


par Salim Lamrani, janvier 2015

Aperçu :

Les premières mesures de rétorsion économique — la réduction des importations de sucre en provenance de l’île — ont été imposées à Cuba en 1960 par l’administration républicaine de Dwight D. Eisenhower, officiellement en raison du processus de nationalisations entrepris par le gouvernement révolutionnaire de Fidel Castro. En février 1962, John F. Kennedy étend les mesures et décrète un embargo.

L’impact est dramatique. Les Etats-Unis ont toujours constitué le marché naturel de Cuba. En 1959, 73 % des exportations de l’île étaient destinées au voisin du Nord ; 70 % des importations en provenaient. En quelques semaines, ces échanges s’assèchent totalement…

La rhétorique justifiant cet état de siège économique a évolué au fil des années. En 1960, Washington mettait en avant l’expropriation d’entreprises américaines. A partir de 1961, la Maison Blanche justifie sa position par le rapprochement de l’île avec Moscou. Plus tard, ce seront le soutien aux guérillas latino-américaines en lutte contre les dictatures militaires ou encore les interventions cubaines en Afrique qui fourniront aux Etats-Unis la justification de l’embargo.

« Semer le désordre »

En 1991, le bloc soviétique s’est effondré. Au lieu de normaliser les relations avec Cuba, les Etats-Unis choisissent d’accroître les sanctions : il s’agit, désormais, d’exercer une pression susceptible de précipiter le rétablissement de la démocratie et de favoriser le respect des droits de l’homme.

Débute alors la plus grave crise économique de l’histoire de Cuba, due à la disparition de l’URSS, son principal partenaire commercial : entre 1991 et 1994, le produit intérieur brut (PIB) de l’île plonge de 35 %. Trois ans après l’arrivée de M. George H. Bush au pouvoir, en 1992, le Congrès américain adopte la loi Torricelli, qui intensifie les sanctions contre la population cubaine au prétexte de promouvoir les droits humains. L’objectif, selon le représentant Robert Torricelli ? « Semer le désordre dans l’île » (The Baltimore Sun, 30 août 1994). La loi (...)

Taille de l’article complet : 2 062 mots. La suite  : http://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/LAMRANI/51971

 

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