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Réveil Communiste

La nouvelle direction analysée par des communistes de Clichy

18 Janvier 2009 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

jeudi 15 janvier 2009, 17:16

La nouvelle direction élue du PCF est-elle à même de mettre en oeuvre les orientations voulues par le Congrès ?

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M.G. Buffet et Pierre Laurent © Copyright by Photothèque du mouvement social

Le 34 èm congrès du PCF a marqué une étape encourageante dans la résolution de la crise que connaît le PCF. Le projet de base commune a été profondément amendé dans le bon sens. C'est le résultat de l'intervention très exigeante des communistes, et, pourquoi ne pas le dire, c'est le résultat d'une lutte politique, longtemps incertaine, dans laquelle beaucoup de dirigeants du Parti ont hésité, ou pris parti pour la création d'une autre force politique.
Les décisions de ce Congrès, le tournant possible qu'elles ouvrent, après des années d'hésitations, de doutes existentiels, de projets visant la construction d'une autre force politique peuvent jeter les bases d'une unité nouvelle des communistes pour l'action. Encore faut-il que la nouvelle direction élue soit composée de femmes et d'hommes résolus à mettre en œuvre ces nouvelles orientations voulues par les communistes. Est ce vraiment le cas du nouveau conseil exécutif national (CEN) élus aux côtés de Marie George Buffet et de son dauphin Pierre Laurent ?

Le message du 34 è Congrès, au final était clair: les communistes français veulent développer le PCF avec novation et ambition révolutionnaire. Ils veulent des transformations profondes mais pour mieux faire vivre l'identité communiste. Ceux qui prônaient sa dilution ou son effacement dans une nouvelle force politique, à l'italienne ou à l'allemande, ceux qui voulaient « sa métamorphose » n'ont pas obtenu gain de cause et se sont heurtés à la volonté majoritaire des communistes.
Or, par un tour de passe-passe dont MG Buffet et son entourage ont le secret, la nouvelle composition du CEN reflète très peu cette attente. Cette composition du CEN donne une image de changement refoulé, voire de conservation. On prend les mêmes - qui parfois ont un pied de dans et un pied à l'extérieur du parti, et on recommence !
Ainsi des camarades qui se sont prononcés pour la dilution sont confirmés ou promus dans les organismes de direction.
Franchement, il y a là une contradiction criante: qui peut croire que ces camarades sont les mieux placés pour mettre en oeuvre une orientation qui n'est pas la leur ? A l'inverse, par sectarisme, des camarades qui se sont beaucoup impliqués pour faire prévaloir les choix majoritaires des communistes, comme Nicolas Marchand, sont brutalement écartés.
Passé le congrès, les même pratiques politiciennes vont-elles l'emporter ? Les mêmes causes reproduiraient talors les mêmes effets : pratique de tendances, cacophonie, paralysie...
Répétons-le, les communistes veulent une direction qui mette en oeuvre les décisions majoritaires, que chaque dirigeant porte à l'extérieur les réponses du PCF sur les questions des services publics, des nouveaux droits des salariés, de l'augmentation des salaires, de l'articulation du travail des élus et des luttes pour le logement social, la santé, les transports, l'école de la réussite, la maîtrise publique du crédit. Bref, une direction efficace, offensive et inventive, tournée vers l'action et débarrassée des tentations du réformisme, du grenouillage de sommet et du doute existentiel.
J.J. B.

Par clichcom dans Congrès PCF

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gilles questiaux 18/01/2009 22:21

Je crois que les camarades sur la ligne Marchand-ANR auraient dus faire front contre la direction en exigeant un bilan. Parce que les lignes bougent mais les dirigeants restent. Ni Buffet ni Laurent ne peuvent relancer un PCF marxiste de lutte des classes parce qu'ils n'y croient plus (ou pas). L'appui au texte un sous prétexte de quelques phrases qui pouvaient paraitre préserver le parti, mais qui étaient contredites ailleurs a finalement passé pour un appui à la direction. Mais les appartchiks n'ont pas pardonné à Nicolas Marchand ses critiques ad-hominem, d'où son élimination de l'exécutif.