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Réveil Communiste

Position d'Henri Malberg (que reste-t-il de la base commune?)

16 Novembre 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Correspondance au PCF

Reçu d'Henri Malberg, en accompagnement du texte de son livre, le 9 novembre. Ce texte a été retiré de son blog à cause des protestations des refondateurs de la Fédération de Paris GQ, 16/11/2008

Congrès du Pcf : pourquoi je m'engage

>
> Ce livre "Parce que le Parti communiste a un avenir" est un engagement clair, déterminé dans la préparation du Congrès des communistes.
> Aujourd'hui, plus que jamais, j'ai confiance en la force des idées communistes, au formidable potentiel des militants.
> Et pourtant j'ai peur.
>
> J'ai peur d'un nouveau Congrès dhésitation.
>
> J'ai peur d'un nouveau Congrès qui ne serait pas à la hauteur du potentiel de la nouvelle période historique.
>
> J'ai peur qu'une nouvelle fois se manifeste un décalage énorme entre d'une part une base militante qui aspire à la clarté, au combat, à l'action et une nouvelle direction nationale de compromis sans avenir.
>
> Pour la première fois dans ma vie de militant, j'ai la conscience aigue que sans l'intervention des militantes et des militants pour une ligne politique claire, communiste et unitaire, avec une direction nationale décidée à la mettre en uvre, ce Congrès pourrait être le dernier.
>
> Soyons lucide : malheureusement, une partie de la direction nationale du Pcf, favorable à la création d'une nouvelle force politique, fait le pari de l'échec, de l'immobilisme pour tenter dans deux ans de récupérer la
> mise.
>
> Soyons lucide : le choix exprimé ultra-majoritairement par les communistes lors des réunions de section et dans leur vote peut être dans les faits remis en cause par de "petits arrangements entre amis".
>
> Soyons lucide : c'est maintenant, c'est aujourd'hui que nous devons faire entrer le communisme dans le 21e siècle, arrêter de radoter notre impuissance et nos erreurs pour nous tourner vers le futur.
>
> Je n'ai aucune nostalgie. Je ne milite pour aucun retour en arrière.
>
> Je ne veux pas d'une pensée communiste qui se laisse aller à la facilité de la répétition, de l'archaïsme et du dogme.
>
> Aucun retour en arrière ne nous donnera un avenir. Et nous avons besoin dun parti ouvert, de débat et de confrontation. Mais le débat, ce nest pas labsence de choix. Le respect de la diversité, ce nest pas labsence de majorité. La démocratie, ce nest pas tirer à hue et à dia, cest la capacité de dégager des choix clairs.
>
> Alors, il est grand temps que les communistes réveillent leurs capacités créatives, leur esprit de combat et d'imagination, en un mot, le parti communiste a besoin d'une révolution.

                                                        Henri Malberg


Un commentaire de GQ posté sur son blog lien ici

La déclaration prise de position d'Henri me parait juste, mais un peu tardive. On voit bien avec la manœuvre conjointe des refondateurs, de la droite du groupe dirigeant autour de Patrice Cohen Seat, de Mélanchon, qu'il ne fallait pas soutenir une base commune fourre-tout et capitularde sur la question européenne, qui leur sert maintenant de prétexte, ne serait-ce que pour avoir ensuite la possibilité de renouveler politiquement une direction qui n'a pas fait la preuve ni de son efficacité, ni même de ses convictions. Le congrès finit par s'annoncer comme je l'avais prévu dès juin 2008 : une bataille entre communistes maintenus et postcommunistes. C'est pourquoi il fallait renforcer le texte 3 au lieu d'essayer de diaboliser les camarades parisiens qui l'ont soutenu. La révolution du PCF, c'est le texte 3 qui la porte.

Un autre commentaire, sur le blog de Danielle Bleitrach :

gilles questiaux 9 novembre 2008 à 12:33

Henri Malberg réitère la position qu'il a eu il y a deux congrès je crois quand il s'est rangé avec Marchand Dimicoli. Je crois que la situation en 2008 exige une plus grande prise de risque politique. La base commune est un texte nul, avec lequel on ne peut pas avoir d'accord sincère, sauf à s'en servir comme position d 'attente pour un nouveau parti de gauche mélanchoniste et en conséquence la soutenir était une erreur. De plus Henri et ses amis ont une position très hostile aux camarades du Quinzième qu'ils se plaisent à caricaturer. Le "poulain" parisien d'Henri, le "secrétarisable" du groupe Marchand Dimicoli, est, si on en croit Yves Dimicoli, Patrice Bessac, le secrétaire fédéral de Paris, qui vient de se singulariser en rayant d'un trait de plume 51 votes de la section du Quinzième pour le texte 3 sans motif autre que son animosité politique. Ce petit coup de force (ou plutôt accès de faiblesse!) montre assez je crois les limites de ce qu'on peut attendre du "centre gauche" boccarien du groupe dirigeant. Il forme avec les refondateurs mous de la base commune à la PCS un couple infernal qui se déchire pour durer le plus longtemps possible, sans aucune perspective politique à long terme.





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GQ 02/04/2011 09:48



Ce texte reçoit beaucoup de visiteurs depuis hier. Vu le passage de deux(sic) congrès depuis, il est largement périmé. Cela dit, si Malberg s'est trompé en s'associant à la base commune, je
reconnais m'être trompé sur le Quinzième qui ne s'est associé en 2008 au texte 3 que pour le faire capoter.



gilles questiaux 10/11/2008 12:18

Certes mais ça va pas ce faire en cinq minutes, et les positions peuvent changer du fait des conditions objectives.

pedrito communista 10/11/2008 11:01

La base commune est un texte non pas nul, mais NULLISSIME ! Qui n'a rien d'una analyse marxiste !! A rejeter d'un bloc !De plus, les têtes pensantes qui l'ont pondu et ceux qui le soutiennent sont des carriéristes, qui ont la main mise sur la plupart des fédés, alors qu" elles-mêmes  ne conçoivent que le droit des tenants du pouvoir, ce sont des légitimistes marrons, car eux comme tout le monde ou presque ont conscience des trafics et magouilles que s'autorisent certains sec. fédéraux !Il faut sauver le Parti COMMUNISTE des griffes des liquidateurs : à ce moment-là, nous accueillerons les anciens soces sincères, s'il y en a !!