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Réveil Communiste

Patrice Bessac assume la modification arbitraire des résultats du vote

6 Novembre 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ce qui ne peut plus durer au PCF

Hier soir à 18 heures trente, les camarades de la section du Quinzième s'étant rassemblés au 120 rue Lafayette, avec des camarades solidaires d'autre sections de Paris, dont moi-même, Patrice Bessac, Monique Brun et Véronique Sandoval les ont reçus. De cette réunion improvisée, il est sorti que Patrice, secrétaire fédéral ( et pressenti comme secrétaire national) refusait de revenir sur la modification administrative des résultats du XVème au vote des communistes des 29 et 30 octobre. Cette manipulation est présentée comme une mesure de rétorsion envers la section du Quinzième, dont les cotisants verseraient des sommes trop basses par rapport à une norme fixée, si j'ai bien compris (on ne sait ni pourquoi ni par qui) à quinze euros.

Patrice a maintenu sa position, bien qu'il ne semblait pas très convaincu par ses propres arguments, et a renvoyé le secrétaire du Quinzième, Emmanuel Dang Tran, à la commission des conflits. Il va de soi, sans préjuger de la décision de cette commission, que c'est autant de temps gagné, pendant lequel les voix qui se sont portées sur le texte numéro 3 ne seront pas prises en compte. (ce n'est pas négligeable : avec les voix retirées arbitrairement au Quinzième, nous sommes à 27% et non à 22% sur Paris).

On avait l'impression d'avoir affaire à un patron de PME avec ses adjoints, face à ses salariés, tentant de trouver une échappatoire face à une demande légitime, plutôt qu'à un dirigeant politique.

Bien entendu le procédé  de déterminer arbitairement un résultat de vote est antistatutaire et illégal et Patrice le sait. Sa démarche est évidemment une provocation calculée, dont les buts directs et indirects importent peu.

Mais Patrice ne semble pas mesurer qu'il ne provoque pas que la section du Quinzième, sur la base d'un désaccord politique bien connu, mais aussi tous ceux qui se sont prononcés sur le texte 3, les 23% du XXème, les 33% du XIXème, et deux autres sections parisiennes majoritairement. Sans compter 25% du parti, dont les deux principales fédérations. Il est secrétaire fédéral de Paris et donc garant du respect de règles démocratiques élémentaires au PCF à Paris. Cette attitude ne le grandit pas, Celui qui peut décider de rayer d'un trait de plume 51 voix bel et bien enregistrées qui correspondent à des cotisants et des militants réels et actifs donne à penser qu'il peut en rayer 5000 si l'occasion se présente entre quatre murs.  Je ne crois pas que la guéguère de la fédé de Paris contre la section rebelle qui dure depuis dix ans vaille le coup d'une telle réputation d'antidémocrate patenté.

Sur le conflit XVème-fédé, où beaucoup répètent sans savoir que les camarades du XVème sont des "voyous" parce qu'il ont entendu quelques "autorités" plus ou moins prestigieuses dans le parti s'exprimer ainsi, il faut rappeler que la majorité dans cette section provient de l'appel des 500 qui était majoritaire sur tout Paris il y a dix ans, mais dont les défenseurs se sont vu éliminer et peu à peu pousser en dehors du parti dans les autres sections par des procédés administratifs arbitraires dont le but est de provoquer l'écœurement des militants. D'où notament le départ des camarades dans le groupe "Rouge vif". La fédé est passée de 30 000 à 2000 membres en 15 ans à cause de l'accumulation de petites mesquineries dans le genre de celles-ci et non de la chute du mur de Berlin. Il semble que l'espoir des subventions municipales, gouvernementales et européennes donne l'idée à certains dirigeants de pouvoir un jour se passer totalement de militants. Voilà qui serait très moderne, même posmoderne : un parti virtuel, qui ferait une opposition virtuelle au capitalisme.

Pour en revenir à Patrice, qui crée et entretien le conflit plutôt que de chercher à résoudre la crise, je ne peux pas croire qu'il s'agit d'une soudaine psychorigidité qui ne lui ressemble pas. Je crois malheuresement qu'il s'agit plutôt d'une contamination du style sarkosiste de communication : faire du scandale pour faire parler de soi, en utilisant les réactions indignées de camarades, qui sont stigmatisés depuis longtemps par toutes sortes de ragots et qui servent donc de bouc émissaires. Et ça sert aussi d'écran de fumée. Pendant ce temps là, on ne demande pas à Patrice de nous expliquer l'échec total de la communication de campagne de Marie George, dont il était chargé (souvenez vous du tract avec le cerveau dans la passoire). C'est bien joué! mais c'est pas comme ça qu'on fera plus de 1.9% la prochaine fois. GQ 5 novembre 2008

PS : je paye trente euros par mois de cotise, plus 15 de contribution volontaire, je peux voter trois fois?

PPS  Le résultat réel sur Paris est donc de 265 pour le texte 3, sur 996 exprimés, soit 26,6%


les résultats annoncés sur Paris : (exprimés, texte 1, texte 2, texte 3)
91.04% 638 67.51% 93 9.84% 214 22.65%

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G
"Réveil communiste" fait grincer des dents, mais si l'Huma faisait son boulot, si les communistes pouvaient s'informer des débats et des contradictions de leur propre parti, il n'y aurait pas de "Réveil Communiste". Et si les dirigeants nationaux ne se permettaient pas ce genre d'abus.A 1.9%, les dirigeants inamovibles ne peuvent plus compter sur le sommeil critique des militants.
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E
Patrice Bessac...archétype de l'arrivisme en politique?
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E
Quand on voit la "réussite professionnelle" des ex leaders des PC de l'est après l'effondrement des régimes "socialistes" (Eltsine et Poutine en étant de parfaits exemples), cela doit rendre jaloux nos dirigeants ! ils rèvent d'un avenir à la D'Allema et de maroquins ministériels. Finie la 307 ! Enfin la 607 blindée avec chauffeur ! !Ces méthodes, nous les connaissons depuis très longtemps. E tant que vrais communistes, nous savons qu'il ne faut pas courber l'échine et continuer le combat !Eric RUIZ, Evreux
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G
Le texte 3 unifie en effet la véritable opposiiton à la ligne postcommuniste, et ses composantes séparément ont toute fait l'objet de campgnes de discrédit, de tentatives de marginalisation. au PCF les vrais "staliniens" par leurs méthodes sont les postcommunistes. Ces réactions vaines et disproportionnées montrent simplement la faiblesse croissante du groupe dirigeant.
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C
Ce qui se passe avec le 15e est bien plus grave qu'une simple réaction sectaire. C'est une volonté délibérée d'écarter des camarades, de les pousser vers la sortie, parce qu'ils ne sont pas conformes, ni en actes ni en paroles, à la vision que des Bessac et autres veulent avoir du Parti.Cette situation, nous l'avons vécue en Seine-Saint-Denis au moment du 32e congrès et des élections législatives de 2002 quand Michel Laurent, alors 1er dirigeant de la fédération du 93, dans une entrevue en cercle restreint, nous a dit : "Si vous n'êtes pas d'accord, quittez le Parti, ce sera plus simple pour tout le monde." Puis, en bon démocrate, il a tenté - et failli obtenir - l'exclusion de Jean Jacques Karman. A l'époque, ce sont les refondateurs qui ont empêché cette exclusion en votant contre lors d'un conseil départemental épique qui n'était pas sans rappeler un petit "procès de Moscou".Il faut protester auprès de la fédération de Paris et de la direction nationale : ces pratiques sont ridicules et elles appartiennent à autre âge. Patrice Bessac peut-il se prévaloir de tellement d'adhérents à Paris qu'il puisse écarter une section entière ? Voilà en tout cas un dirigeant national dans la lignée de ceux qui fustigent l'expérience des pays de l'Est et qui emploient des pratiques staliniennes. Ils ont abandonné l'idéologie, il ne leur reste plus que les travers de la pratique. Quand la médiocrité se combine à l'impuissance politique, on obtient des réactions parfaitement imbéciles. Sur ce plan d'ailleurs, Patrice Bessac ferait un digne successeur de Marie-George Buffet.La fédération du Rhône, où la direction fédérale a tenté d'éliminer purement et simplement les résultats de la section de Vénissieux, a au moins eu l'intelligence de faire marche arrière. Il est vrai que le rapport de forces local est différent.Caroline ANDREANI
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